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Catégorie : les livres: essais

Populicide – Philippe de Villiers

Fayard, 2025, 386 p., 21,90 €.

Le précédent livre de de Villiers, Mémoricide a connu un très grand succès de librairie (230 000 exemplaires en tirage princeps), sur le thème de la destruction programmée de la mémoire (lisez l’Histoire) du peuple français. Avec ce livre, il récidive son succès, cette fois sur la destruction à venir du peuple français. D’aucuns diront qu’il exagère vraiment. Encore faut-il l’avoir lu pour pouvoir le dire.

Un homme qui aime son pays est-il un « fasciste » ? Un homme qui manie savoureusement et avec talent la langue de ses aïeux est-il un « fasciste » ? Un homme qui préfère son peuple à tout autre peuple est-il un « fasciste » ? Un homme qui se défie de l’Union européenne qu’il connaît sur le bout du doigt est-il un « fasciste » ? Un homme qui aime et cultive l’histoire de son pays est-il un « fasciste » ? Un homme qui a conçu, voulu et réalisé un grand spectacle vivant autour de l’histoire de France est-il un « fasciste » ? Un homme qui est catholique et pétri des traditions de sa religion est-il un « fasciste » ? Un homme né aristocrate est-il un « fasciste » ? Un homme, ami de Vincent Bolloré, et qui intervient régulièrement sur sa chaîne de télévision CNews est-il un « fasciste » ? Un homme qui réunit dans sa personne tous ces traits peut-il être autre chose qu’un « fasciste » selon la vulgate médiatique et bien-pensante du temps ?

Vous aurez reconnu Philippe de Villiers dans cet homme multiple, dont le mot « fidélité » est sans doute celui qui peut le mieux le définir. Depuis maintenant trente ans, il écrit. Et fort bien, et des livres aux thèmes importants qui parlent aux Français, ce que ses chiffres de vente disent clairement, et que ses adversaires ne peuvent pas lui pardonner, tant on aime dans une certaine caste de ce pays les échecs et l’élitisme. Je dois dire, pour être très clair, que je n’ai pas toujours apprécié le personnage, car j’ai été aussi victime de son lynchage médiatique permanent, surtout par les Guignols de l’Info. C’est lorsque je me suis mis à le lire que j’ai commencé à réviser mon jugement de fond. C’est d’abord la clarté, la beauté et l’humour de sa langue qui m’ont conquis. Puis, je me suis rendu compte que, sur le fond, je partageais nombre de ses analyses. Mais je dois dire que je ne suis pas d’accord, loin de là, avec toutes ses positions politiques, que je trouve assez souvent trop conservatrices. Je ne suis pas non plus du même clan religieux, bien que chrétien engagé et convaincu, comme lui. Ce qui ne m’empêche pas de prendre un grand plaisir à le lire.

Le thème de ce livre est donc la crainte du « Grand Remplacement » – il n’emploie jamais lui-même cette formule qui sent le souffre de Renaud Camus, selon la gauche « antifasciste[1] » -, mais je le fais pour jeter un peu d’huile sur le feu, quoique maintenant cette formule soit « politiquement correcte », puisque c’est le dernier projet de société de ce malheureux Mélenchon, qui court de bêtise en bêtise, en détruisant consciencieusement la gauche française. Ce disant, Mélenchon a rendu un grand service au monde des idées, en permettant enfin que l’on évoque le risque que cette formule désigne : le remplacement progressif et inéluctable du peuple français par les vagues d’immigrants extraeuropéens et musulmans qui viennent vivre sur notre sol, tout en affirmant qu’ils haïssent la France (va comprendre, mon bon monsieur Michu, ce que ça peut bien signifier).  De Villiers construit son livre sur une lutte sans merci contre toute cette pratique et cette argumentation fallacieuse. Et il y a de quoi faire !

Par des chapitres courts, il soutient l’attention de son lecteur et dénonce les errements politiques depuis cinquante ans (depuis le regroupement familial adopté sous Giscard d’Estaing). Il démonte les faux arguments des grands prêtres de l’immigration sans frein. Par exemple, en récusant cette affirmation devenue mantra : « La France a toujours été un pays d’immigration, elle s’est construite sur l’immigration. » Il montre que cela est une contre-vérité historique. La réalité est qu’il y a toujours eu des migrants venant sur le sol de France, mais en nombre limité et avec le désir – réalisé – de devenir Français. Ce qui n’est plus du tout le cas de nos jours. Il met en avant aussi le faux argument du besoin de main-d’œuvre, repris et amplifié par la technocratie européenne. Quand un pays compte 5 à 7 millions de chômeurs depuis près de quarante ans, il n’y a nul besoin de faire venir des immigrés pour travailler, il suffit de mettre les chômeurs au travail.  Il montre que les attitudes pro-immigration sont en fait impulsées soit par Davos et ses maîtres capitalistes du monde, soit par les survivants de l’internationalisme ouvrier mal compris. Il repousse les deux au nom de l’histoire. Précisons qu’à aucun moment il ne verse dans la xénophobie, comme ses ennemis ne manquent pas de la dire. Il est en effet vrai que depuis les années Mitterrand, il est impossible de parler de l’immigration sans être fascisé par la gauche la plus bête du monde. C’est ce qui a permis l’ascension irrésistible du FN puis du RN, ou de Zemmour. Il existe, en Europe même, des pays où la gauche a eu le courage de traiter ce problème  et où elle gouverne, approuvée par les électeurs, le Danemark par exemple. Mais l’immigration musulmane n’est qu’un des aspects du problème du populicide.

La mondialisation est tout aussi responsable, par l’uniformisation réductrice qu’elle promeut. Le consumérisme effréné est le moteur du capitalisme contemporain, qui n’a aucune limite décente. La diffusion de masse est la responsable d’un recul de la culture nationale et de la baisse d’exigence culturelle. Les jeunes Français se vêtent, mangent, pensent, dansent de la même manière que les autres jeunes du monde. Ils sont dénationalisés et déterritorialisés. Les réseaux asociaux répandent comme une trainée de poudre la pensée minimaliste et les songes des fake news, encouragent le complotisme et ruinent l’identité propre.

Face à ce raz-de-marée uniformisateur, de Villiers propose de refranciser nos populations. Ce qui implique de reprendre en main une école qui enseigne véritablement et ne fasse pas du « ludique » l’essence même de l’instruction. Il faut redonner le goût et l’amour de la langue maternelle débarrassée de tous ces anglicismes et des barbarismes colportés par la sphère journalistique de base. L’histoire du pays doit être sujet de fierté et non de honte wokiste. Il faut assumer le bon, le beau et le moins beau et le moche de notre longue histoire. Reprendre le pouvoir sur nos vies et la maîtrise de notre espace, en redonnant aux frontières leur sens premier de limites. Bref, l’auteur dresse le programme d’une reconquête culturelle et politique, qui passe par l’abandon de l’Europe telle qu’elle fonctionne actuellement.

Bien sûr, on n’est pas du tout obligé d’adhérer à toutes les positions de l’auteur, on peut trouver qu’il se répète assez souvent, mais c’est le risque de l’écriture satirique et pamphlétaire. Ces inconvénients sont largement compensés par le plaisir de lire une belle langue qui dénonce sans langue de bois les dérives et les abandons de souveraineté qui nous ont conduits dans l’impasse présente. On appréciera par contre la sincérité de l’auteur et les confidences autobiographiques qui émaillent son propos. Ce livre a des allures testamentaires. Il a le grand mérite de tirer, une fois de plus, la sonnette d’alarme ? puisse-t-il être entendu !

Jean-Michel Dauriac – Les Bordes – mars 2026.


[1] « S’il y des antifascistes, c’est qu’il y a des fascistes » est la justification première de ces combattants courageux d’un mal dont ils ignorent véritablement la nature.

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Rebelles de la foi – Les protestants en France XVIe-XXIe siècle – David Feutry

Belin, collection textes choisis, 2017.

Voici un ouvrage fort intéressant, autant pour les amoureux de l’histoire de France que pour les protestants. L’auteur l’est-il lui-même ? A dire vrai, impossible de le savoir après lecture, tant il se cantonne strictement à son rôle d’historien. Ce qui est une des grandes qualités du livre, car il n’offre prise à aucune critique partisane. En 24 chapitres chronologiques et thématiques, c’est toute l’histoire du protestantisme français qui est évoquée. La structure de chaque chapitre est identique : un texte historique qui donne le cadre et les clés de compréhension et un ou deux textes d’époque, donnant la trace dans le passé. L’auteur opère selon une technique identique pour chaque thème : il introduit et pose une série de questions intéressantes. La suite du texte est la réponse à ces questions, dans l’ordre où elles ont été posées. Pour la clarté de l’exposé, les chapitres ont été regroupés en sept thèmes de longueur inégale.

Liste des thèmes du livre :

  1. Une coexistence polémique au XVIe siècle
  2. De Nantes à Fontainebleau, l’impossible tolérance du pouvoir royal (1598-1685)
  3. Mourir pour sa foi : la guerre des Camisards (1702-1710)
  4. La reconnaissance progressive des protestants en France (1705-1815)
  5. Les protestants dans la société
  6. Les protestants et les combats de la République (XIXe-XXE siècles)
  7. Histoire, mémoire et identité au XXIe siècle

Il n’est évidemment pas surprenant que la difficile émergence et existence du protestantisme en France occupe la majeure partie de l’ouvrage (quatre parties sur sept). Un des mérites de ce travail est de permettre de bien comprendre que la lutte fut très rude et très longue pour les membres de la RPR (Religion prétendument réformée). Les aspects guerriers sont évidemment abordés, à travers plusieurs chapitres, consacrés aux guerres de religion, à la Saint-Barthélémy, au Siège de La Rochelle, à la guerre des Camisards… Ces pages nous rappellent que la violence de cette époque vaut bien celle des conflits religieux actuels. Lorsque les armes prennent la place de la foi, il n’y plus rien qui vaille et l’on sort du message évangélique. Qui fut responsable des Guerres de religion en France ? Il est manifeste que ce furent les catholiques royaux qui allumèrent les premiers feux. Ensuite, l’engrenage des représailles s’enclencha. Mais il n’y eut jamais de Saint-Barthélémy à l’envers, il n’y eut pas de galères pour les catholiques, ni de Tour de Constance pour les femmes, pas plus que d’enfants arrachés à leurs parents pour les ramener à la vraie foi. Ces guerres et cette répression témoignent de ce qu’il advient d’une foi qui se compromet avec le pouvoir politique, quel qu’il soit. C’est le césaro-papisme toujours recommencé. Le choix des textes présentés est bon, car il alterne sources protestantes et catholiques. Il en ressort que le pouvoir est une malédiction pour le vrai croyant, un moyen sûr pour l’assoiffé de domination.

Une représentation de la Saint-Barthélémy, à Paris

Le deuxième aspect est la lente intégration des protestants à la vie publique de leur pays. Longtemps ils furent réduits à l’invisibilité et à la clandestinité. Il faut attendre 1787 pour qu’ils aient droit à l’état civil et la Révolution pour qu’ils aient véritablement droit plein de pratiquer leur religion. Dès lors, ils vont prendre place dans la société et y laisser des traces durables. L’auteur insiste sur leur grand rôle dans l’éducation publique, avec la naissance des Ecoles Maternelles et la naissance de l’école laïque républicaine. Ils furent surreprésentés dans l’entourage de Jules Ferry et pesèrent sur l’orientation du nouveau système, que ce soit par Ferdinand Buisson, Yves Pécaut ou Jules Steeg. Le protestantisme avait toujours mis l’apprentissage scolaire en avant et le taux d’alphabétisation chez eux était bien plus fort que chez les catholiques, surtout pour les filles. Il était donc naturel de les retrouver en première ligne dans le combat pour une école laïque et contre les écoles confessionnelles.

De même furent-ils très engagés dans le combat pour les deux grandes lois de 1901 et 1905 qui créèrent le droit associatif et la séparation de l’Etat et de l’Eglise. Ils avaient trop souffert de cette collusion inepte de César  et Jésus pour ne pas la vouloir faire disparaître. Mais leur combat allait au-delà cette séparation, il portait sur la défense de la République. Ils avaient parfaitement compris que seule celle-ci pouvait leur assurer une vraie liberté de culte.

Ils eurent à souffrir du même mal haineux que les juifs durant la période 1870-1914 : l’antisémitisme se couplait avec l’anti-protestantisme et la lutte contre la franc-maçonnerie. Le rapport à l’argent et le fait que les protestants furent durant ces années à la tête de banque d’affaires très actives, comme ils furent de grands capitaines d’industrie, tout cela alimenta ces fantasmes complotistes qui donnèrent l’Affaire Dreyfus. La guerre de 1914-18 mit fin à cette haine, pour au moins une vingtaine d’années.

Parmi les autres thèmes évoqués, il faut aussi citer le rôle des femmes protestantes au XXe siècle ou leur action dans la Résistance.

Lire ce livre, c’est soit découvrir l’histoire des protestants, soit rafraîchir sa mémoire. Dans tous les cas, c’est un voyage fort utile et bien guidé dans l’histoire des cinq derniers siècles du pays. Je recommande donc vivement l’achat de ce livre et sa lecture. Il sera très utile autant aux étudiants qu’aux pasteurs ou professeurs.

Jean-Michel Dauriac – les Bordes – Août 2025.

En complément de cette critique, le lien pour visionner le débat réalisé sur KTO :

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La meute – Enquête sur La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon

Charlotte Belaïch & Olivier Pérou – Flammarion, collection Enquête, 2025.

Ce livre est la première enquête journalistique d’envergure sur ce phénomène politique unique qui se nomme La France insoumise (LFI dans la suite). En tant que tel, il mérite déjà notre intérêt. Surtout lorsqu’on sait quel sort M. Mélenchon réserve à ceux qui osent le remettre en question.

Le travail d’investigation est considérable, car il a demandé d’approcher des dizaines de militants actuels ou défroqués de ce groupement « gazeux » comme le définit son fondateur. En quoi il a parfaitement raison, car LFI n’est pas un parti politique, c’est bien plus que cela. C’est ce qui ressort clairement des nombreux témoignages cités, à charge ou à décharge dudit groupement.

Les auteurs: Olivier Pèrou & Charlotte Belaïch 

Le livre est structuré par un plan chronothématique, où les thèmes l’emportent nettement sur la chronologie, qui est assez malmenée : ce n’est pas un travail d’historiens. Néanmoins, il débute par un petit essai biographique sur l’homme qui est au centre de tout cela : Jean-Luc Mélenchon. On le suit de ses premiers pas chez les trotskistes au Parti Socialiste qui fut sa maison durant plus de trente ans, et dont il fut un apparatchik de second rang. On y apprend son admiration et sa fidélité à François Mitterrand et Lionel Jospin, ainsi que ses amitiés avec certains de ses collègues, comme Julien Dray. Le jeu des courants est bien sûr présent et JLM y participe, mais sans parvenir à prendre la tête de l’un d’entre eux. C’est au moment de la campagne pour le traité constitutionnel européen, en 2005, qu’il bascule en marge du PS et finit ensuite par le quitter. On entre alors dans l’histoire du Jean-Luc Mélenchon que l’on connaît, inamovible candidat à l’élection présidentielle.

Les auteurs montrent bien, tout au long du livre, que seule cette élection et cette fonction le fascinent (le syndrome Mitterrand), et que toutes les autres fonctions ne le passionnent guère. Il fut un député de Marseille absent. Il a donc mis en œuvre une stratégie tout entière tournée vers la victoire pour l’Elysée. C’est la raison d’être de LFI.

La particularité de LFI, c’est de n’exister que par et pour Jean-Luc Mélenchon. C’est ce que démontrent toutes les différentes parties thématiques du livre. Le mouvement est conçu pour être une machine politique à son service. La pensée politique n’existe que parce qu’elle est validée par JLM. Les élus ne sont que des « pions » comme le disent les auteurs. Chacun d’eux à son niveau est utilisé par le maître. Il existe bel et bien un phénomène d’emprise psychologique très fort au sein de LFI. Moi qui ai suffisamment vécu pour avoir de la mémoire et des points de comparaisons, je ne peux que penser immédiatement aux Jeunesses Communistes du PCF de ma jeunesse ou, encore plus caricaturalement, aux trotskistes des années 1970. C’étaient des machines à débiter des « éléments de langage » avant que l’on ait inventé cette expression stupide. Immanquablement, les mêmes arguments, les mêmes exemples, les mêmes formules revenaient au fil des conversations, quel que soit l’interlocuteur. Il en est de même pour LFI, que Mélenchon a organisé sur le modèle des structures qu’il a fréquentées jeune. Seul l’habillage a changé, pour s’adapter au temps. On parle de VIe République pour ne pas effrayer l’électeur avec le mot révolution, mais c’est bien à lui que l’on pense. Cela peut faire illusion auprès des jeunes inexpérimentés et idéalistes, mais ne devrait pas séduire les plus âgés ; or, il est clair que, même eux, se laissent séduire.

Les auteurs montrent avec quel cynisme JLM est capable d’abandonner ou de trahir ses amis pour servir sa cause. Pure stratégie stalinienne. Le mouvement va de l’avant par renouvellement, car il faut remplacer les déçus et les évincés. Evidemment, la question devient rapidement celle de la qualité des recrutements. Il suffit de considérer le lot des députés du groupe LFI à l’Assemblée pour avoir la réponse. Ce sont, pour l’essentiel, des primo-accédants de la politique, choisis pour cela : ils doivent tout à Mélenchon qui a assuré leur élection et peut tout aussi bien les priver de toute possibilité de se représenter. Les exemples de Corbières et Garrido, entre autres, sont éclairants. Dès que se fait entendre une voix dissonante, elle est observée de près, puis sermonnée. Si elle persiste, elle est retirée des boucles d’échanges et des groupes de discussion : elle disparaît, elle devient invisible. La mort numérique est aussi la mort politique. Les exemples cités sont nombreux et détaillés.

Toute l’argumentation de ce livre s’appuie sur des propos sourcés recueillis dans le temps long, qu’il est difficile de réfuter. Il se dégage de ce tableau une impression très désagréable. Celle d’avoir affaire à une grande entreprise de manipulation au service d’une ambition mégalomaniaque. Je dois dire que plus j’avançais dans la lecture du livre et plus j’avais la nausée ; j’ai rarement ressenti cela physiquement en lisant un ouvrage. J’ai pu aisément l’identifier, par rappel de souvenirs de lecture : c’est le malaise face aux ignominies des totalitarismes, nazisme, stalinisme, maoïsme et autres  « -ismes » du XXe siècle. LFI est, pour moi, incontestablement de la même nature. Seul le contexte change et le costume de scène. Mais si l’on donnait malencontreusement le pouvoir à cette nébuleuse, le pays irait immanquablement vers le totalitarisme, car tous  ses constituants sont là, à l’état latent : les discours de haine, la violence verbale ou physique (voir la crise d’hystérie de JLM lors de la perquisition de ses bureaux), les promesses démagogiques, le pacte avec le diable…

Il faut lire ce livre pour mieux saisir ce qu’est LFI et mieux s’en défendre. Surtout ne pas se laisser abuser par le discours de fausse compassion (très sélective chez eux) et voir en eux les défenseurs des petits et des invisibles de France. Leur pitié va uniquement aux Palestiniens de Gaza et aux musulmans de chez nous, victimes de ce nouveau mal qu’ils nomment islamophobie pour masquer leur antisémitisme hérité de l’extrême gauche trotskiste.

Ecrivant cela, je sais que je vais être vomi par certains. J’en prends volontiers le risque, au nom de tout ce que je crois et que JLM déteste : la France et ses modestes habitants, la civilisation chrétienne de l’Europe, les gens qui ont une histoire et en sont fiers, sans en écraser les autres… Tout ce qui sépare la gauche historique de Jaurès et Blum de cet ersatz piteux qu’est LFI.


Jean-Michel Dauriac- Les Bordes – août 2025.

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