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Guerre à la bêtise déguisée en pensée progressiste

Je partage avec vous, lecteurs, cet article du Figaro . Il me semble parfaitement illustrer deux faits majeurs :

  • L’Europe a complètement échappé aux Européens et ce sont des hors-sols qui décident sans aucun mandat ce qui doit être pensé et dit dans ce cadre pseudo-démocratique. Moi qui ai beaucoup aimé l’idée d’Europe, je ne puis adhérer à celle-ci.
  • Le cancer de la pensée diversitaire agit partout. Comme chrétien je ne puis accepter ce refus de prendre en compte l’histoire longue du continent. Allez donc voir comment les musulmans ou les bouddhistes parlent chez eux, et vous verrez à quel point nous nous suicidons spirituellement. Comme intellectuel, je ne peux pas accepter que des idées totalement ascientifique – je parle ici du genre érigé en seul critère – et sans fondement sociologique réel puissent faire la loi dans une quelconque administration. C’est pourtant le cas à Bruxelles et dans pas mal de nos départements universitaires où résident des Che Guevara du stylo.

Nous ne pouvons pas rester muets et assister ainsi à la démolition –pardon, déconstruction – de notre civilisation bi-millénaire par des ignares aveuglés. Il faut parler, faire savoir au peuple ce qui se joue dans son dos, car il est l’objet haï de ces penseurs de pacotille.

Le combat pour l’égalité et la dignité est au cœur de l’humanisme et du message de Jésus ; arrêtons de confondre les Eglises, boutiques humaines livrée à tous les errements, et le message évangélique, véritablement universel et porteur d‘amour et non de haine putride comme toute cette pensée venue d’outre-atlantique où elle fait déjà des ravages. Nous ne sommes pas l’Amérique et nous ne voulons absolument pas lui ressembler. Alors agissons en conséquence !

Article publié dans l’édition du 1er décembre du Figaro

Noël, Marie… Ces mots « tabou » de laCommission européenne

Afin de «refléter la diversité », la commissaire à l’Égalité a proscrit

une liste de termes dans un guide interne. Face à l’émotion,

remontée jusqu’au Vatican, elle a décidé de retravailler son livret.

STÉPHANE KOVACS ET ANNE ROVAN

DISCRIMINATIONS, «Mesdames et mes­sieurs», « Noël », ou encore le prénom «Marie>’, voilà qui ne fait pas très «’in­clusif»… Dans le but de «refléter la diver­sité » et de lutter contre « les stéréotypes profondément ancrés dans les comporte­ments individuels et collectifs», la Com­mission européenne vient de publier un guide interne «pour une communication inclusive». Avec, listés dans des tableaux, toute une série de termes à « éviter» pour ne froisser personne.

«Annuler la dimension chrétienne de notre Europe»?, s’est ému le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège. Le document, dévoilé par le quoti­dien italien II Giornale, a ému jusqu’au Vatican. Face aux « inquiétudes » susci­tées par ce guide, concède son auteur, la commissaire européenne à l’Égalité, He­lena Dalli, fait marche arrière: dans un communiqué ce mardi, elle a annoncé avoir décidé de «retravailler» le livret, qui ne serait «pas encore abouti».

Dans un tweet publié le 26 octobre, la commissaire maltaise posait pourtant, brochure en main, «fière de lancer» ces consignes rédigées en anglais, destinées « à tous les collègues de la Commission» pour que « chacun soit reconnu dans tous nos supports, indépendamment de son sexe, de sa race ou de son origine ethnique, de sa religion ou de ses convictions, de son handicap, de son âge ou de son orientation sexuelle». Selon nos informations, de courtes formations d’une heure trente, dispensées aux fonctionnaires des diffé­rentes directions générales de l’institu­tion, devaient d’ailleurs commencer la semaine prochaine.

« Notre communication ne doit jamais présumer que les personnes sont hétéro­sexuelles, s’identifient avec le genre attri­bué à leur naissance, ou s’identifient de manière binaire», souligne le guide de la Commission. Évitez donc d’évoquer « les deux sexes» ou de débuter un dis­cours par « Mesdames et messieurs», re­commande-t-il, « de manière à ne pas invisibiliser les personnes intersexes ou queers». Même « le terme « homosexuel » peut être considéré comme offensant » parce qu’il «s’inscrit dans une optique médicale et qu’il est parfois utilisé par des militants « anti-gay »». Pour des enquêtes requérant un titre, un genre, incluez des options non-binaires, enjoint le tex­te: «féminin», «masculin », «non-bi­naire», «préfère ne pas dire ». Écartez aussi « l’utilisation de « M. » ou « Mme » basé uniquement sur le sexe assigné à la naissance: en cas de doute, utilisez « Mx » ». Ne demandez pas quel pronom une personne «préfère», insiste encore le document: « Cela présumerait que l’identité de genre est une préférence per­sonnelle, ce qu’elle n’est pas. »

« Prénom » ou « nom d’usage » plutôt que « nom de baptême » « Noël » l’a échappé belle. Dans cet aper­çu du nouveau manuel de savoir-vivre au sein de l’Union européenne, si on a encore le droit de prononcer ce mot, il faut l’entourer de mille précautions in­clusives. Car faire référence à des fêtes chrétiennes serait «supposer que tout le monde est chrétien». Au lieu de dire « la période de Noël peut être stressante», la Commission propose curieusement «la période des vacances peut être stressan­te». Même s’il semble possible, com­prend-on, de rajouter «pour ceux qui fê­tent Noël, ou Hanoukka». « Utilisez les termes « prénom » ou « nom d’usage » plu­tôt que « nom de baptême »», recomman­de-t-elle encore. «Dans les histoires, ne choisissez pas de prénoms typiques d’une religion». Et d’illustrer par cet exemple: au lieu de « Maria et John », parlez plutôt de «Malika et Julio».

Pour prendre en compte «les apatri­des » et «les immigrants », la Commis­sion préconise de ne pas employer le terme «citoyen ». Il s’agit aussi de «fai­re attention aux connotations négatives de certains termes »: plutôt que de la « colonisation de Mars», il serait préférable d’évoquer « l’envoi d’humains sur Mars »…

La semaine dernière, Helena Dalli avait déjà « interpellé fortement » la mi­nistre déléguée chargée de la Citoyen­neté, Marlène Schiappa, en recevant des représentants d’une association de jeunes musulmans. La discussion avait porté sur les «défis rencontrés en raison des stéréotypes, des discriminations et de la haine». C’est cette association, le Fe­myso, que la ministre a qualifiée de «faux nez de l’islamisme», qui est à l’origine de la campagne – finalement retirée – du Conseil de l’Europe sur la « liberté dans le hijab».

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Published in coups de gueule

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