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Catégorie : coups de gueule

De la bêtise journalistique à l’échelle mondiale

« Si l’on faisait une sérieuse attention à tout ce qui se dit de froid, de vain et de puéril dans les entretiens ordinaires, l’on aurait honte de parler ou d’écouter, et l’on se condamnerait peut-être à un silence perpétuel, qui serait une chose pire dans le commerce que les discours inutiles. Il faut donc s’accommoder à tous les esprits, permettre comme un mal nécessaire le récit de fausses nouvelles, les vagues réflexions sur le gouvernement présent ou sur l’intérêt des princes, le débit des beaux sentiments et qui reviennent toujours les mêmes… » La Bruyères, Les caractères De la société et de la conversation §4, p. 148-149, éditions La Pléiade.

Journalistes à la cafétaria

Nous assistons, médusés, à une démonstration d’ampleur mondiale de la bêtise journalistique dans toute sa splendeur. Quiconque observe les médias attentivement sur une période de plusieurs décennies, comme c’est mon cas, en simple lecteur, auditeur et téléspectateur, ne peut être que frappé par l’évolution régressive de cette corporation. Les belles âmes progressistes se sont longtemps gaussées des journalistes français à l’époque de l’époque du Général de Gaulle et son ministre de l’information. On a parlé de Franco, du fascisme, beaucoup moins souvent de l’URSS d’ailleurs, pour qualifier cette surveillance des médias français. Mais personne ne semble s’aviser qu’aujourd’hui il n’a même plus besoin de l’ORTF et du ministre associé pour que les journalistes soient aux ordres. Ils s’y mettent tout seuls, et immédiatement. Le bel exemple actuel l’illustre à merveille.

Je ne veux parler ici que de deux exemples : l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et la guerre en Ukraine. Le raisonnement pourrait être élargi à tous les sujets importants de l’actualité.

L’élection de Donald Trump et son arrivée au pouvoir sont emblématiques de la soumission grégaire des plumitifs français. Tant que la corporation n’avait pas envisagé sa victoire, il était traité assez durement, avec une ironie mordante par la grande majorité des médias. Puis, la tendance s’est inversée et son élection est devenue probable, et même certaine, devant l’incapacité de ses rivaux. Et toute la grande famille de l’information a alors changé son fusil d’épaule et commencé à le traiter en homme d‘Etat, couvrant sa campagne de manière très favorable. Depuis son élection, avant même sa prise de fonction, c’est devenu de la flagornerie générale : « président Trump » par ci, « président Trump » par là. Les mêmes qui ricanaient – à juste titre – de ses âneries relatent ses faits et gestes comme celles du pape ou de la reine d’Angleterre à sa grande époque. A ce jeu, les chaînes d’information continue font la course en tête, les autres chaînes ne pouvant rivaliser avec le temps d’antenne que l’on accorde aux propos et attitude du nouvel oracle américain. Que ce malade mental fasse les déclarations les plus absurdes, peu importe, elles sont reprises aussitôt et commentées ad nauseam par les pseudo-experts appointés des divers médias. Il veut annexer le Canada, acheter le Groenland et reprendre le canal de Panama, transformer Gaza en Riviera purgée de ses Arabes, faire la paix en Ukraine en une journée… J’arrête là l’inventaire. N’importe quelle personne dotée de tout son bon sens, lisant ces propositions, conclura à la folie de celui qui les profère. N’importe qui, oui, mais pas les journalistes qui, eux, sont bien plus perspicaces et ont compris tout l’intérêt de ces propos… Ces crétins en meute crédibilisent donc à longueur d’antenne les paroles de celui qui relève de la psychiatrie. Et le fait qu’il ait été élu ne prouve rien sinon la défaite totale de la démocratie et la stupidité de l’électeur moyen américain, hélas en passe d’être rejoint dans cet abîme de bêtise par les électeurs européens, tous séduits par leurs Trumps aux petits pieds. Pourquoi agissent-ils ainsi, me demanderez-vous ? Sans doute d’abord parce que leur esprit critique est de la taille d’un pois chiche. En cela, ils sont les purs produits de la formation française dégradée depuis plus de trente ans. Mais il y a autre chose. Ils craignent tous d’être privés de visa pour les Etats-Unis s’ils se signalent agressivement contre le dément en chef, qui pratique la vengeance sauvage à satiété. Et surtout, ils obéissent servilement à leurs chefs et propriétaires, qui sont tous, d’une manière ou d’une autre, en affaires avec les Etats-Unis. Il faut donc éviter de se fâcher avec leur président, quel qu’il soit et quelles que soient les énormités qu’il puisse proférer. Voilà ce qui gouverne l’information aujourd’hui. Tout le reste n’est qu’habillage cosmétique. On glisse juste un peu de critique pour faire crédible, et le tour est joué. Les Français sont nourris au lait de cette mamelle corrompue et répètent fidèlement dans les sondages ce qu’on leur serine à longueur de journée.

Et c’est ici que l’on rejoint la guerre en Ukraine. Comme les deux sujets sont dorénavant liés par la grâce trumpienne, les journalistes font également tourner en boucle leur pseudo-information sur la situation en Ukraine et les projets de paix du génial taré d’outre-Atlantique. Trump va donc régler en quelques jours ce conflit qui pourrit depuis trois ans ! Qu’a-t-il promis à Poutine ? On se garde bien d’en parler. Mais ça, les Ukrainiens, eux , le savent, ils savent qu’ils ont déjà perdu définitivement les terres prises par l’armée russe, que l’annexion de la Crimée va être reconnue de fait et qu’ils ne pourront pas intégrer l’OTAN. Trump a vendu l’Ukraine à Poutine pour désengager son pays de l’aide à l’Europe, voilà la vérité toute nue, celle qu’il faudrait marteler : c’est un abandon en rase campagne, un retour à l’isolationnisme traditionnel américain. Mais on camoufle cela derrière l’espoir d’une paix bradée qui va abandonner l’Ukraine et l’Europe.

Mon propos n’est pas de développer davantage ces arguments : ils devraient être évidents pour toute personne qui réfléchit seule. Et pourtant ils sont aujourd’hui considérés comme déviants face au discours ultra-dominant du système médiatique national, lequel a retrouvé une belle santé de propagande depuis quelques années (disons depuis le Covid, pour faire simple). Les auteurs de ce crime contre la liberté de penser et l’esprit critique sont ces rédactions de clones fabriqués à la pelle dans les écoles de bien-pensance qu’on appelle de journalisme. Albert Londres, reviens, ils sont devenus fous !

Bilan : un crétin peroxydé, malade mental incontestable, délire en permanence et ses propos de malade sont repris et commentés comme des oracles par toutes les rédactions de France, sans aucun recul critique, sans signaler ce que ces paroles ont d’inepte et de dangereux pour l’ordre mondial péniblement maintenu depuis 80 ans. Si vous adhérez à ces discours et pratiques, sachez que vous préparez le chaos pour vos enfants et petits-enfants, lesquels sont déjà très menacés par de vrais périls, sans que ‘on rajoute celui de la bêtise journalistique.

Jean-Michel Dauriac – 17 mars 2025

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Deux morts de janvier sans chagrin : Claude Allègre & Jean-Marie Le Pen

À peu de temps d’intervalle, nous avons appris la mort de deux personnages publics célèbres en France, pour des raisons différentes. Je veux parler de Claude Allègre (4 janvier 2025) et  Jean-Marie Le Pen (7 janvier 2025).

J’oserai dire que ces deux disparitions ne m’ont causé aucun chagrin. Ces deux hommes avaient en commun une forme de haine qu’ils avaient exprimée de manière différente, mais très nette.

Commençons par Claude Allègre. À son décès, tout le monde l’a présenté comme un savant immense, dans le domaine de la géophysique du globe. Je ne contesterai pas ce terme, mais je récuserai l’adjectif qualificatif. Que restera-t-il du savant appelé Allègre ? Je crains que l’histoire des sciences soit cruelle avec lui dans un avenir proche. Ce n’est pas à cette réputation de « pointure » scientifique qu’il doit sa célébrité. Mais à son incursion incongrue dans le monde de l’éducation. À part une maman institutrice, Allègre n’avait vraiment aucun lien avec la pédagogie. C’était un mandarin banal, comme il en sévit dans toutes les facultés de France. Pour avoir connu des gens instruits qui avaient été ses étudiants, et ayant confiance dans leur jugement, je dirais qu’il n’avait aucun sens de ce que peut être un comportement de pédagogue, c’est-à-dire, au sens propre et imagé celui qui chemine avec l’élève. Cela fut manifeste à deux moments de sa vie publique. D’abord quand il devint l’éminence grise du gris Lionel Jospin lorsque celui-ci fut ministre de l’Éducation nationale, de 1988 à 1992, si je me souviens bien. Je devrai d’ailleurs dire plutôt « âme damnée » tant son influence fut néfaste. Il est l’inspirateur de la massification de l’enseignement, une fausse bonne idée socialiste, celle qui mettait « l’enfant au centre du système éducatif » (sic). Cette formule, d’apparence anodine pour un non-initié, eut des effets extrêmement mauvais à long terme sur le service d’enseignement français. Je ne le développerai pas ici, mais cette formule est démagogique et stupide ; or, elle fut prise au mot et adoptée par la syndicratie qui cogère le ministère de la rue de Grenelle et engagea l’école sur la pente du renoncement peint aux couleurs de l’égalitarisme et de la pseudoélévation du niveau général des élèves et étudiants. Tous les professeurs honnêtes et expérimentés ont pu en apprécier la nocivité, pour les élèves en premier lieu. Le second moment de  célébrité d’Allègre fut son passage au ministère de l’Éducation, lorsque son ami Jospin se trouva Premier Sinistre. Pour comble de malheur, il fut flanqué de Ségolène Royal. Un véritable tandem infernal ! Ceux qui ont vécu ce ministériat se souviennent du mépris de ce ministre, de la baisse du pouvoir d’achat qu’il occasionna chez les professeurs (par baisse du paiement des heures supplémentaires) et de la haine farouche et aveugle qu’il eût pour les Classes Préparatoires et leurs enseignants – il devait y avoir une explication psychanalytique à cela -, qu’il qualifia de « Pilotes de ligne de l’Éducation nationale » pour les désigner à la jalousie de leurs collègues, qui n’avaient pas besoin de ça, je n’en dirai pas plus. Ce fut le temps où il voulait « dégraisser le mammouth » selon sa formule élégante, qui cadrait si bien avec son physique de brute néandertalienne. Même ses soi-disant collègues du Parti Socialiste en furent gênés pour lui, tant il accumula les gaffes. Ensuite, ce grand esprit se fit connaître par son climatoscepticisme, qu’il étala dans des livres et articles d’une bêtise remarquable. Puis il disparut des radars publics, atteint par l’obsolescence des crétins. Et donc, Claude Allègre était mortel et il est mort. Sans doute cela a-t-il affligé quelques personnes de son entourage ou de sa famille. Je crois qu’aucun enseignant n’aura été attristé par cette disparition. Je dois avouer que, pour avoir connu nombre de ministres de l’Éducation en quarante-trois ans de service actif pour la connaissance et la pédagogie, aucun n’a suscité autant de rejet et même de haine. Je dois dire que pour moi, c’était plutôt un mélange de mépris et de pitié, sentiments pas très chrétiens, je le concède, mais je n’ai pas réussi à les éviter.

Venons-en à Jean-Marie Le Pen. Sur ce personnage politique, j’ai deux points de vue, celui du professeur d’histoire que je fus et celui du citoyen français que je reste, à mon corps défendant.

Sur le plan historique, Le Pen a été un acteur non négligeable de plus de cinquante années de vie politique française. Il fut député, fondateur de parti, candidat à la présidentielle et opposant majeur aux divers gouvernements de la Ve République depuis 1974. S’il laisse une trace dans l’histoire, ce sera sans doute pour avoir atteint le second tour de l’élection présidentielle française en 2002, et peut-être pour avoir avoué à demi-mots avoir pratiqué la torture en Algérie, durant les « événements » comme on disait alors. Il laissera aussi le souvenir d’un grand tribun, un des rares orateurs de son époque, plus apte à produire des tâcherons du discours que des orateurs flamboyants. Lui fut de cette nature, par sa voix, sa présence physique et sa maîtrise de la langue française, sans oublier sa culture. Ceci est dit et reconnu, on ne peut le nier.

Sur le plan humain, il en va tout autrement. Le Pen fut avant tout un immense provocateur, jouant sciemment le jeu de la médiatisation.  La provocation peut être, dans une société conformiste, une belle qualité. Mais cela dépend de ses armes. Et celles de Le Pen étaient sales. Le « Menhir », comme on le surnomma, cultiva ce que les autres, ses ennemis, appelaient des dérapages, mais qui n’en étaient pas du tout, tout étant pesé au trébuchet. Chaque grosse saillie était préparée d’avance et lâchée de manière calculée. Les procès qui en découlaient étaient aussi des tribunes gratuites. Mais ce qui en fait un sale type, c’est le choix des sujets, des cibles et des termes. Je ne rapporterai pas ici ses calembours « hénaurmes » ou ses contre-vérités assénées. Le Pen était un vrai « salaud » au sens populaire du mot, on aurait aussi pu dire une ordure autrefois. Il maniait le racisme, l’antisémitisme et la haine raciale avec maestria et persévérance. Le fond de sa pensée était nauséeux, et il avait eu le bon goût de s’acoquiner avec ce que la politique de droite a produit de pire dans les pires moments de notre histoire. C’est la grandeur (et la faiblesse) de la démocratie de permettre à ces flots d’égout et d’ego de se répandre sans entraves, au nom de la liberté d’expression. Il savait merveilleusement en jouer.  Le Pen ne voulait surtout pas exercer le pouvoir au plus haut niveau. Il n’était pas capable de le faire. C’est seulement dans le rôle de l’opposant démagogue et populiste qu’il excellait. Il n’avait rien d’un homme d’Etat, il n’était qu’un histrion borgne.

Alors, évidemment, sa mort me laisse parfaitement indifférent. Je ne m’en réjouis même pas, pas plus que celle d’Allègre. Je prends note de la disparition d’un élément nuisible de l’espèce humaine.

Ce papier paraîtra peut-être dur à certains (on ne tire pas sur les corbillards !). Mais il y a des limites à la flagornerie médiatique et elles viennent encore une fois d’être franchies. Il fallait rappeler ce que ces deux hommes ont infligé à leurs semblables ; bien sûr je ne les mets pas sur le même plan : Allègre était juste un butor, rustre et pas futé, alors que Le Pen était de la race des tortionnaires et des chefs de milice.  Ils ne nous manqueront pas.

Jean-Michel Dauriac – 9 janvier 2025.

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Plutôt les transgenres que nos vieillards…

Titre du Figaro du vendredi 13 novembre : « La HAS veut un accès gratuit à la transition de genre à partir de 16 ans ».

Le titre surprend déjà, mais la lecture de l’article est bien plus dérangeante. Il s’agit d’un rapport officiel demandé à la Haute Autorité de Santé, organisme indépendant, qui doit être publié ces jours-ci et dont le texte est à la relecture. Qu’y apprend-on ?

Qu’un comité idoine a été créé suite à la demande de l’Etat pour ce rapport. Que ce comité est présidé et composé, soit par des transgenres, soit par des associatifs œuvrant pour eux ou par des personnalités ayant fait connaître leur soutien à cette cause. Comme pluralité d’avis, on peut faire mieux. Cela fait songer à la mascarade de la consultation sur le climat organisé par sa majesté de Bourbon-Macron, où tout était noyauté par des gens du même bord, soit des écolos purs et durs, sans aucune contradiction interne. Il est certain que c’est une conception particulière de la démocratie. Celle qui est dans la continuité de l’emprise woke, décoloniale et déconstructiviste qui gangrène notre université, nos médias et, de plus en plus, nos écoles. Pas de liberté pour les partisans de la liberté d’expression.

Le contenu qui est dévoilé (et qui a peu de chance d’être modifié vue les relecteurs !) pose de sérieux problèmes éthiques et sociaux. La grande idée est de créer un service public de la transition de genre pour aider tous ceux (sans doute des millions en France, si on en croit nos entourages !) qui le souhaiteraient et ce, à partir de 16 ans. Il est proposé que tous les soins, nombreux et coûteux, soient remboursés par la sécurité sociale. Il est également prévu des structures pour recevoir les parents pas convaincus et les faire changer d’avis. Tout un code pratique est prévu pour les personnels qui travailleront à cette grande cause nationale, code bienveillant qui enfourche tous les tics de langage et de posture apparus depuis quelques années. Il est également dit qu’aucune évaluation du comportement de la personnalité des demandeurs ne sera faite. On laissera donc seuls des jeunes de 16 à 18 ans, entre les mains d’associations pro domo. Tout cela brosse évidemment le portrait d’un futur effrayant.

La photographie qui illustre l’article du Figaro

Essayons de raisonner sérieusement sur ce sujet. Si le changement de genre (et non plus seulement de sexe !) est devenu un droit réclamé à corp et à cri par une toute petite minorité bruyante et agissante, c’est sans aucune considération de l’opinion publique des Français. Mais il y a un gouffre entre autoriser (sous certaines conditions) une démarche extrêmement lourde et médicalement dangereuse à terme et en faire supporter la charge par e système de santé commun auquel tous les travailleurs cotisent. Alors que, dans le même temps, obtenir des prothèse dentaires coûte toujours un fortune et disposer de bonnes lunettes n’est pas assuré par le fameux 100% santé. Qu’est-ce à dire pour la population ? Une bonne dentition, de bonnes prothèse ou lunettes ou des opérations castratrices ou reconstructives pour une minorité ? Où est l’intérêt général du peuple ? Ceux qui soutiennent ces dérives sont complètement coupés du réel, vivant dans des tribus sociétales de nantis ou de victimes de leurs propagandes. Nous savons tous que le budget de la Sécu n’est pas extensible à l’infini. Il faut établir des priorités, fondées sur la santé et le nombre de gens concernés. Dans ces deux cas, le phénomène transgenre est très périphérique.

Par contre, les mêmes qui vont soutenir ce programme et le faire arriver dans l’hémicycle parlementaire, se soucient comme d’une guigne du grave problème de la grande vieillesse et de la dépendance, pour être plus précis du scandale des EHPAD. Or, tout jeune militant des causes perdues est un futur vieillard. Tous, ou presque, nous avons des parents ou des proches qui sont concernés ; ils sont des millions à vivre dans des établissements indignes, quel que soit le standing extérieur affiché, car le problème est à la fois un problème de gestion financière (pour les actionnaires dans les groupes dominants, pour garder l’équilibre dans le secteur associatif) et d’éthique de la personne. Et, contrairement à la question de la transition de genre, on n’est pas dans un choix délibéré, mais dans un état contraint. Ce que subissent nos anciens dans ces établissements est scandaleux, nous le savons, les preuves ont été apportées. Il y a un manque crucial de personnel qualifié, en raison des bas salaires proposés et des conditions de travail. Alors, s’il faut choisir où mettre de l’argent, je le dis clairement, ; c’est dans l’amélioration de ces conditions et la reprise en main complète de ce secteur que dans un remboursement intégral des transitions de genre. La détresse de certaines personnes mal dans leur être est certes bien réelle, mais elle ne peut occulter celle de millions de vieillards, souvent seuls et sans défense.

Alors, puisqu’il FAUT choisir, je choisis sans hésiter nos vieillards et je rejette l’idée absurde de ce service public de niche. Libre à ceux qui me lisent de me traiter de « fasciste », insulte préférée de ceux qui ne pensent pas comme la coalition arc-en-ciel.

Jean-Michel Dauriac – 14 décembre 2024.

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