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Catégorie : les critiques

rassemble tous les écrits critiques

Dans la série « Dans la bibliothèque de mon père… » : Illusions et trahisons de notre temps – le Concile et la « réforme » de l’Eglise romaine – L’oecuménisme et la fausse « unité » – Edmond Itty – sans mention d’éditeur –  1966.

Le principe de cette série d’articles est de présenter des livres trouvés dans la bibliothèque de mon père après sa mort, ou dans les bibliothèques de vieux chrétiens disparus. La plupart de ces ouvrages ne sont plus édités, mais peuvent se trouver d’occasion en cherchant sur le net ou à l’adresse suivante : https://chezcarpus.com/ . Ces ouvrages abordent des sujets souvent laissés de côté par la littérature chrétienne actuelle. Ils donnent aussi bien des positions évangéliques que calvinistes ou luthériennes selon les auteurs. Il me semble utile de cultiver ainsi la mémoire de l’Eglise et des générations antérieures, car une Eglise sans passé n’existe pas et c’est tant mieux !

Comme l’indique son titre, ce livre traite de la question des relations interéglises après le Concile Vatican II, qui a donné une impulsion très forte à la démarche œcuménique. Il est l’œuvre d’Edmond Itty, pasteur missionnaire baptiste.

C’est un ouvrage de combat, strictement sur les positions évangéliques strictes, qui ne cherche pas à faire de compromis[1]. L’auteur défend une position qui existe depuis la Réforme chez les protestants : l’erreur dans la quelle persiste l’Eglise Catholique romaine et, en conséquence, l’impossibilité de se rapprocher d’elle an doctrinal et pratique.

Le discours que tient le pasteur Itty était le discours dominant dans les années 1960-70 dans les congrégations évangéliques, de type baptiste ou pentecôtiste. Rome était le synonyme de l’erreur et des pratiques anti-bibliques. L’adversaire le plus ciblé était le pape, qui représentait le comble de la trahison, en se proclamant vicaire du Christ. L’Eglise avait également inventé tout le système sacramentel que les protestants rejettent en en retenant que les deux institués par le Christ lui-même. Il est donc impossible de se rapprocher d’une telle somme d’erreurs incarnée par le catholicisme. Et l’ouverture de Vatican II et les appels à faire l’unité sont de dangereux pièges dans lesquels les protestants historiques tombent, mais pas les évangéliques, qui sont les gardiens de la vraie doctrine biblique.

La charge est également très lourde sur les sacrements et la fonction qu’ils ont prise dans la vie des fidèles. Ils les privent de toute initiative et assurent une automaticité de résultats par le sacerdoce des prêtres. Il est donc impossible de pratiquer avec de telles personnes.

Une des cibles de ce traité est l’oecuménisme, symbolisé par le Conseil Œcuménique des Eglises. Il s’agit là d’une tentation satanique de faire chuter les vrais chrétiens. Il faut donc s’opposer à toute démarche de ce type. Fort logiquement, la communauté de Taizé est alors vilipendée, comme exemple du reniement protestant.

En contrepoint, l’auteur termine son livre par des témoignages de conversion de plusieurs personnes, issues de milieux différents. L’intention est claire : opposer le christianisme de conversion au christianisme de masse de Rome.

Certes, on ne peut qu’être gêné aujourd’hui en lisant ce texte très virulent, car les conditions mêmes de la foi chrétienne dans le monde ont changé. L’Eglise catholique est devenue minoritaire dans notre pays et connaît de graves problèmes de vocations sacerdotales et de renouvellement des générations. L’irrépressible sécularisation et laïcisation du monde est passée par là. Mais il faudra noter que l’auteur s’est renseigné et a travaillé son sujet, car il cite de nombreuses sources catholiques, à bon escient. Il prend aussi la peine de distinguer l’institution romaine, pour laquelle il est impitoyable, et les vrais chrétiens qui en sont membres, dont il reconnaît la foi et la sincérité.

Ce texte est intéressant, de mon point de vue à deux titres : d’abord, comme témoignage d’une époque et d’un courant protestant, hier minoritaire, mais aujourd’hui en passe de devenir le premier, celui des évangéliques fondamentalistes. Ce mouvement se construit en opposition au catholicisme et, assez souvent, aux Eglises protestantes historiques. C’est la rhétorique habituelle des revivalistes. Ils réinventent tous l’Eglise primitive !

Mais ce texte est également utile en ce qu’il nous rappelle qu’il y a des propositions inacceptables pour un protestant chez les catholiques et que cela ne saurait être passé par pertes et profits dans la démarche oecuménique. Nous pouvons nous rapprocher des autres Eglises chrétiennes, faire des actions communes, mais il y a encore des lignes rouges doctrinales infranchissables, notamment l’organisation ecclésiastique et certaines pratiques inventées au cours des siècles pour fidéliser la religiosité populaire (culte marial, culte des saints, culte des reliques, indulgences…). Fermer les yeux sur ces réelles différences serait renoncer à ce qui fait la nature même du protestantisme.

On peut parfaitement rejeter ce livre au nom de son intolérance et de son fondamentalisme. C’est le sens de la notule que j’ai citée en note. Mais on peut aussi essayer de bien comprendre cette attitude et ses racines, sans condamner les gens qui adhèrent à ce courant. Tout ce qu’ils disent n’est pas faux, même si c’est outrancier et, parfois, inconsciemment extrêmement prétentieux. C’est une source argumentaire à ne pas négliger pour nourrir de vrais débats contradictoires.

Jean-Michel Dauriac – août 2023


[1] Voici un compte-rendu bibliographique tiré de la Revue de Théologie et de Philosophie : « Ecrit du point de vue « évangélique» des fondamentalistes antioecuméniques, cette brochure n’est qu’un pamphlet manquant de la plus élémentaire charité contre tout le renouveau biblique et ecclésial de notre siècle. Les Eglises historiques, tant protestantes que catholiques, sont exécutées en un tournemain. La passion anticonstantinienne, la phobie du romanisme et de l’oecuménisme y tiennent lieu d’argument, à défaut d’intelligence véritable des problèmes. Retenons seulement, comme élément positif, une mise en garde contre le risque de négliger la puissance du Saint-Esprit en voulant revaloriser les sacrements. » source : https://www.e-periodica.ch/cntmng?pid=rtp-003%3A1969%3A19%3A%3A497

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Le bonheur, sa dent douce et la mort –  Barbara Cassin – Paris, Livre de poche, 2022 (1re édition Fayard, 2020)

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Encore un de ces livres achetés lors d’une promotion du Livre de poche, chez mon libraire d’Aigurande, pour faire vivre le petit commerce local. Je n’aurais sans doute jamais acquis ce livre s’il y avait eu un choix plus large. Mais c’est la règle du jeu, et aussi l’occasion de découvrir des titres qui sortent de ceux de mon spectre habituel.

Je connais Barbara Cassin en tant que philosophe contemporaine, mais je n’avais lu que des textes courts écrits par elle ; j’ignorais même qu’elle avait intégré l’Académie française. Le livre était mince, je me suis dit qu’il ferait une excellente lecture de dépannage – vous savez, le livre qu’on emporte dans certaines circonstances où l’on craint de devoir attendre ou de s’ennuyer.

Au bout d’une vingtaine de pages, j’ai failli abandonner, je dois l’avouer. Peur de perdre mon temps. J’ai cependant persévéré, en grande partie à cause des deux phrases extraites de la presse, qui étaient reproduites sur la quatrième de couverture. D’après elles, il y avait un sens à retirer de cette lecture. Je suis finalement allé au bout. Sans déplaisir, je dois le reconnaître. Car l’ouvrage contient des épisodes de vie intéressants, et que je suis, par nature, curieux de tout ce qui touche à l’humain.

Qu’est-ce que ce livre ? A vrai dire, un objet littéraire non identifiable. Ni autobiographie, ni essai, ni mémoires, il touche un peu à tout. On en apprend finalement un peu sur l’auteure, sur sa famille, sur son parcours humain et intellectuel, qu’il faudrait sans doute qualifier d’anticonformiste selon les critères actuels, mais qui ne l’est pas du tout en regard de sa génération. En effet, Barbara Cassin est le type parfait de la soixante-huitarde. Certes pas par son parcours politique, car je ne crois pas qu’elle n’ait jamais eu réellement de convictions en ce domaine. Mais elle en est le parfait exemple au plan sociologique et moral.

French philosopher Barbara Cassin poses during a photo session on September 27, 2018, at her home in Paris. – The French National Centre for Scientific Research (CNRS) has awarded the institution’s 2018 gold medal, the highest scientific distinction in France, to Greek philosophy specialist Barbara Cassin, a first for a woman. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Fille de bourgeois, elle grandit sans soucis matériels, dans un milieu favorisé. Elle choisit de faire de la philosophie un peu par défaut. Elle rate huit fois l’agrégation de philosophie, mais se retrouve professeur d’université en fin de course. Elle tient un discours moral plus que flottant, qui se pare de termes datés pour cacher son évanescence. A-t-elle des convictions philosophiques ? A la lecture de ce livre, impossible de le savoir. Elle ne porte pas dans son cœur les grands Allemands Kant et Hegel, mais ignore le marxisme et semble, là aussi flotter sur des approches variables. En réalité, elle n’a de convictions que philologiques. Son domaine, c’est le grec ancien et les études de textes comparés. Et ici s’arrête vraiment son intérêt. Elle a pourtant publié des dizaines de livres, mais il ne s’en dégage aucune unité réelle, sauf la langue, la parole et les mots. Bref, que le lecteur curieux de philosophie passe son chemin, il ne trouvera rien de vraiment passionnant et neuf dans cet opuscule. Il lira quelques moments de vie juxtaposés et quelques rencontres. Plutôt léger comme contenu.

Et j’en viens à deux remarques perfides. La première est que c’est vraiment le comble du conformisme, pour une soixante-huitarde, de se faire élire à l’Académie française, ce cénacle symbolique de la plus belle tradition conservatrice française. Mais on touche là à un autre aspect que ce livre révèle : un ego surdimensionné et une haute idée d’elle-même. Ce qui ne rend pas le personnage vraiment attachant. On a envie de dire : « pauvre petite fille riche qui s’ennuie ». J’en viens à ma seconde perfidie. Ce livre aurait-il pu être publié si madame Cassin n’avait pas été académicienne ? Je réponds catégoriquement « non ». Ce recueil est un petit foutoir, sans aucune construction et, qui plus est, mal écrit. Je n’ai pas compté les phrases bancales, les tournures maladroites, les libertés coupables… Mais après tout, son style c’est peut-être ça.

Ai-je perdu mon temps en lisant ce petit livre ? Un peu, mais pas tout à fait, car j’ai pu me faire une idée assez précise de la personne et de l’auteure, et y lire jusqu’à la caricature la marque de cette époque faussement révolutionnaire que fut mai 1968. Il n’est cependant pas du tout certain que ce livre reste dans ma bibliothèque, il va certainement rejoindre une boîte à livre.

Jean-Michel Dauriac – Les Bordes – août 2023.

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Dans la bibliothèque de mon père…. Précis d’histoire de l’Église

Jules-Marcel Nicole

Éditions de l’institut biblique ; Nogent-sur-Marne. Date inconnue

Voici une autre perle trouvée dans la bibliothèque des anciens. Ce Précis d’Histoire de l’Église rappellera des souvenirs aux étudiants anciens de l’Institut de Nogent-sur-Marne et de la Faculté de théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine. En effet il rassemble le contenu des cours sur ce thème que J.M. Nicole a donnés pendant des décennies dans ces écoles. J’en ai entrepris la lecture par curiosité, je l’ai poursuivie et achevée par intérêt. En effet, dans un format de moins de trois cents pages, l’auteur réussit l’exploit de balayer vingt siècles d’histoire des Églises chrétienne. Le singulier du titre fait référence à l’Église universelle telle qu’elle est pensée dans le protestantisme, et non à l’Église romaine, qui se conçoit encore officiellement comme la seule Église.

Ce livre couvre donc les vingt siècles de l’histoire du christianisme à l’échelle de l’Europe. L’auteur a divisé ces 20 siècles en quatre périodes thématiques de durées inégales.

  1. L’Église persécutée (30-313)
  2. L’Église dominatrice (313-1517)
  3. L’Église pendant le déclin du catholicisme (sans dates données, mais en réalité 1517 à nos jours)
  4. L’Église missionnaire, 1792 à nos jours

On pourra bien sûr contester ce découpage, notamment les deux dernières parties. Mais il est tout à fait recevable d’un point de vue protestant. Si on considère ce découpage au plan spirituel, il correspond à des moments caractéristiques de la vie des communautés. La première période est celle de l’Église Primitive, celle donc d’un certain foisonnement et d’interprétations diverses, mais aussi celle sans doute la plus proche de l’esprit initial du christianisme. Elle s’achève au moment de l’Édit de Milan (313), qui est un édit de tolérance  qui va permettre au christianisme de se développer ouvertement. Mais ce développement se paie au prix d’une collusion de plus en plus étroite avec le pouvoir impérial, jusqu’à l’édit de Théodose qui interdit les cultes païens, et fait donc du christianisme la religion officielle de l’Empire (387) . C’est le moment de l’institutionnalisation de la Grande Église, qui règnera sans partage sur la civilisation gréco-romaine occidentale pendant près de 12 siècles. C’est l’ère de la chrétienté. Le troisième moment est celui de la remise en cause de cette suprématie et la naissance d’une deuxième Église chrétienne en Occident, celle de la Réforme. Il y aura donc dès lors une double histoire, celle d’une résistance catholique romaine et celle d’une croissance protestante – c’est la lecture de l’auteur. C’est l’âge des confrontations en tous genres et celui de la montée du rationalisme. Le dernier âge est celui de la diffusion mondiale du christianisme. L’auteur démarre cette période en 1792, mais en fait elle débute en 1492, avec le début des Grandes Découvertes et les premières colonisations. C’est d’ailleurs sur cette périodisation que je suis en désaccord avec lui.

Pour chaque période, il offre une série de chapitres, souvent assez courts mais denses, qui correspondent bien au format d’un cours. Les périodes sont elles-mêmes divisées en sous-périodes qui éclaircissent bien l’approche. À la fin de chaque sous-période, il fait un récapitulatif chronologique de ce qui a été présenté. C’est très succinct mais très pédagogique. Ces aide-mémoire s’avèreront très utiles à tous ceux qui auront à parler d’un moment de l’histoire de l’Église ou, plus couramment, à tout chrétien qui aimera connaître l’histoire de sa famille spirituelle. On trouvera aussi des cartes de géographie historiques à diverses dates (200, 500, 768, …), afin de bien situer les lieux évoqués dans le texte. Très bonne idée, trop rare dans la plupart des livres de pensée ou d’histoire chrétienne, qui ignorent simplement l’espace géographique – alors qu’on trouve des cartes des voyages de Paul dans toutes les Bibles, à juste raison. Certes, ces cartes sont rudimentaires, mais elles sont d’une belle utilité. En annexe de l’ouvrage, une chronologie comparée des divers pays d’Europe par les souverains régnants. Et, très utile, un index des noms propres (lieux ou personnes), avec renvoi aux pages concernées. Bref, une conception intelligente vraiment adaptée à la transmission.

Je suis intimement convaincu que l’histoire de l’Église n’est pas une option réservée aux étudiants d’Instituts Bibliques ou de Facultés de théologie. Ceci constitue une des plus grandes erreurs d’appréciation des communautés chrétiennes contemporaines. Les fidèles n’ont aucune idée de la structuration chronologique de leurs confessions, si ce n’est par des lueurs ponctuelles venant des sermons ou autres rencontres. Les ministres du culte ne font aucune transmission générale de cette histoire ecclésiale. Ils n’ont pas compris, et leurs formateurs n’ont pas pu ou su leur faire comprendre, que cette histoire est en elle-même un outil d’édification spirituelle des croyants. En effet, qu’y-a-t-il de plus encourageant que les exemples de bénédictions passées et de plus utile que de connaître les erreurs des communautés qui nous ont précédés, car « il n’y a rien de nouveau sous le Soleil », comme le dit Qohélet. Pour les protestants et, plus encore les Evangéliques, il serait fort nécessaire de savoir que la foi chrétienne ne naît pas avec Luther, Calvin ou Billy Graham. Nous sommes des héritiers de toute la longue tradition chrétienne, avec ses erreurs, ses horreurs et ses grandeurs. Jacques Ellul ne dit rien d’autre dans son chef d’œuvre, La subversion du christianisme. Le livre de J.M. Nicole remplit fort bien cet office de mémoire collective. Mais il va au-delà.

Il cite des hommes et des femmes de Dieu qui ont joué un rôle important dans leur temps et leur lieu et montre ainsi que la vie de l’Esprit a agi sans cesse et partout, à travers des grandes personnalités et des illustres inconnus. Il rend ainsi justice à cette « nuée de témoins » que l’auteur de la lettre aux Hébreux évoque au début du chapitre 12. Ce faisant il nous enseigne par l’action que nous devrions bien plus conserver et transmettre la mémoire et le nom de nos devanciers, dans nos diverses églises locales. Cette mémoire sera utile aux générations futures pour s’édifier et mesurer la fidélité de Dieu. Mais, si nous avons nous-mêmes perdu ces traces, qui en fera la transmission? Toutes les églises devraient avoir des livres de mémoires et pas seulement des registres des sacrements. Les Juifs ont su faire ce travail de mémoire. Tout simplement parce qu’ils n’avaient que cela pour garder le cap. Nous, les Chrétiens, et, très singulièrement les protestants, et, encore plus particulièrement les Evangéliques, nous ressemblons à un peuple d’amnésiques.

Mais l’auteur fait aussi œuvre de vulgarisation théologique, en évoquant, au fil des temps, les doctrines concurrentes, les « hérésies » et les débats au sein de l’Église. Certes, ce n’est pas le but d’une histoire de l’Église de développer ces aspects, mais il y a cependant pas mal de connaissances simples à glaner dans un tel ouvrage. Bien sûr, le lecteur les goûtera d’autant plus qu’il aura un petit bagage doctrinal, mais cela n’est pas strictement nécessaire ; il s’agit vraiment d’un livre à destination du grand public curieux.

Un des gros atouts de l’ouvrage réside dans les nombreux documents textuels qui sont cités en fin de chapitre. Nous trouvons ainsi près de 90 extraits de textes les plus divers, qui sont aussi une bonne introduction à la littérature chrétienne. Les Pères de l’Église voisinent avec les textes ecclésiastiques, les confessions de foi, les Réformateurs, les hommes de réveil, les précurseurs de la Réforme, les Evangéliques… De quoi donner envie d’aller plus loin.

Vous l’aurez compris, ce livre est un très bel outil pédagogique, dont il est aisé de voir qu’il découle d’une expérience d’enseignant, car il offre une diversité d’approches qui est garantie d’intérêt. On pourra lui reprocher de s’arrêter au milieu du XXe siècle, mais il est assez aisé de trouver des sources pour la période récente. Même si je suis en désaccord sur quelques points de détail, je ne peux que le recommander à tous. Il faut avoir ce livre dans sa bibliothèque, il sera un point de repère utile. Par ailleurs, il donne une bonne culture générale sur l’Église catholique, avec une réelle recherche d’objectivité.

L’édition que je présente est une vieille édition trouvée dans la bibliothèque des anciens. Mais le livre est toujours disponible. Vous pouvez le trouver, sous cette couverture :

Sur les sites suivants :

Amazon : https://www.amazon.fr/Pr%C3%A9cis-dhistoire-lEglise-J-M-Nicole/dp/2903100217

La FNAC: https://www.fnac.com/a957396/J-M-Nicole-Precis-d-histoire-de-l-eglise

Croisade du Livre chrétien : https://www.clcfrance.com/produit/precis-dhistoire-de-leglise-jules-marcel-nicole-ibnp010-9782903100216

Sur Jules-Marcel Nicole :

Jules-Marcel Nicole, à la fin des années 1980

Voir la notice Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules-Marcel_Nicole

Il est bon de se souvenir des anciens serviteurs de l’Église et de transmettre leur mémoire. Les protestants n’ont pas de saints à canoniser, mais ils ont des hommes et des femmes de Dieu à faire connaître. Puisse ce petit article y aider.

Jean-Michel Dauriac – avril 2023.

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