Vivre autrement, qu’ils disent !

4 décembre 2019 à 1:19 | Dans Bible et vie | Laisser un commentaire

 

Ouverture : vidéo « Nous avons tous de grands pouvoirs » 2’03

https://lareclame.fr/publicisconseil/realisations/campagne-de-sensibilisation-4

 

Introduction : Sur la perversité de la communication (ici publicitaire) qui n’est qu’une propagande de manipulation. Dans cette vidéo, le but final est d ‘offrir un smartphone dernière génération à son enfant. Tout le discours à base morale est en fait une préparation marketing à la promotion du produit.

Nous allons nous intéresser à toutes ces injonctions qui nous sont envoyées par les divers pouvoirs qui nous régentent.

 

Thème 1 : Nous sommes littéralement bombardés d’injonctions à changer de comportement

 

  • Le plus visible est l’automobile, fondement de notre civilisation occidentale actuelle : le diesel est caca, l’électrique est vertueux. Montrer les prix des voitures hybrides ou électriques et rapprocher cela du salaire médian, du nombre de précaires et du taux de pauvreté en France.
  • Les modes de déplacement doux sont promus : après avoir encouragé à tout vat le mode automobile, les camions et l’avion, il y a une campagne de masse sur les déplacements en vélo électrique, en trottinette (ou autres engins du même type), sur la marche à pied ou même le cheval (Yves Cochet). Tout cela, évidemment lié à la ville.
  • L’habitat : là aussi virage à 180° ! Depuis les années 1970, il y a eu des campagnes publiques pour encourager l’habitat individuel, pavillonnaire en priorité. Ceci était couplé à l’industrie automobile et pétrolière. Aujourd’hui, c’est la proximité urbaine qui est le nouveau modèle, avec la notion de densification des banlieues ; les tours, tant décriées et détruites, font leur retour. L’objectif de Bordeaux Métropole est d’atteindre 1 M d’habitants (avec trois (bientôt quatre ?) ponts intra-urbains, dont un fermé à la circulation !
  • La transition énergétique est devenue le Saint Graal, après le Développement Durable, ce cliché oxymorique rentré dans les mœurs. Voici donc les nouveaux comportements, à la fois ceux qui sont condamnés et ceux qui sont dits « vertueux » pour la planète. Il faut donc abandonner incessamment les chaudières au fuel, passer au bois ou à l’électricité « verte » ( une nouvelle escroquerie sémantique). Quitte à commencer la destruction spéculative des forêts. Le modèle vertueux repose sur le nucléaire, devenu aujourd’hui LA solution, même pour les écologistes ! Bien sûr totalement sans danger et sans hypothèque pour les générations futures. Nos maisons sont brutalement devenu des « passoires énergétiques qu’il faut refaire du sous-sol au combles !

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  • L’indispensable numérique : Tout est fait pour nous pousser à entrer sans réserve dans ce monde technique où nous abandonnons nos droits, notre souveraineté. L’administration dématérialise tout, toutes les informations passent par internet ; le standard Androïd exclut de fait ceux qui n’ont pas un appareil adapté ;  Le recours à des applis et des appareils connectés est incessant (le frigo, la cafetière , le chauffage, la genouillère…)

 

Pour culpabiliser ou discréditer ceux qui ne jouent pas le jeu, on a inventé la notion d’ « illettrisme numérique » baptisé « illectronisme ». Qui oserait nier que tout cela est uniquement une affaire de gains, d’argent et d’actionnaires et dividendes, et pas la « vie bonne » des philosophes grecs !

 

Thème 2 : La réalité économique est bien plus sordide et amorale

 

  • Tous ces changements sont promus d’abord pour doper l’industrie, la recherche et in fine, le totem mondial de la croissance, sans laquelle il n’y a point de salut pour nos économies. Depuis Al Gore, « Green is gold » est la règle des chefs d’entreprises innovants aux Etats-Unis et ailleurs. Notion de « croissance verte » qui devrait nous faire bien rire !
  • Tous ces changements sont fondés sur l’adoption d’une autre consommation, dite « verte », « équitable », « vertueuse », « circulaire »… qui ne demeure cependant qu’une consommation, dans la société du même nom.
  • Tous ces changements « vertueux » épuisent les ressources naturelles : après les hydrocarbures, c’est le lithium, les terres rares ou les minerais qui deviennent la clé de ces produits (batterie, smartphones, économie connectée, data centers…). Le changement climatique en est aussi augmenté.
  • Tous ces changements sont impulsés par l’alliance des politiques avec les industriels et les financiers. On veut convaincre, par le matraquage de la propagande, que c’est le vœu des citoyens.

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Une représenattion du Dieu Mammon, dieu de l’argent

  • Tous ces changements sont extérieurs à l’homme ; ils n’affectent pas le cœur et l’esprit des humains, dont ceux qui l’impulsent se moquent comme d’une guigne.

 

Il faut donc se poser la question de savoir quelle attitude adopter, face à des risques réels et à des mauvaises solutions.

 

Thème 3 : S’il faut changer de mode de vie, que faire ?

 

  • Comme chrétiens libres – n’est-ce pas la définition même d’un protestant ? – et citoyens également libres et responsables – ce devrait être des pléonasmes -, nous devons nous entraider, dans le cadre d’abord de l’église locale, puis au-delà, de l’église universelle et au-delà encore de l’humanité entière, pour prendre du recul critique face à la force de frappe de la communication et aux objectifs de ce monde.
  • Comme « nouvelle création » :

« 17  Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

18  Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. » 2 Corinthiens 5 : 17-18

, par la grâce divine, nous pouvons accomplir un travail sur nous-mêmes – d’autres voies, non chrétiennes le permettent aussi, soyons honnêtes – pour arriver à un double résultat : 1/ Progresser dans notre vie spirituelle personnelle ; vers l’amour du prochain, la sanctification de nos vies et l’action ; 2/ mettre en œuvre du concret, pour aller dans la bonne vraie direction : recyclage et partage (vide-grenier gratuit et projets liés), solidarité avec nos frères et sœurs en difficultés, d’abord ici, puis ailleurs :

« 17  Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

18  Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » I Jean 2 :17-18

  • Soutenir les luttes justes et les « plus petits », comme l’a enseigné le Christ :

Matthieu 25:45 « Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. »

Car nous sommes bien « dans le monde », comme Jésus l’a dit dans sa prière :

« 11 ¶  Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous.

12  Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie.

13  Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

14  Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

15  Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.

16  Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

17 ¶  Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.

18                Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. » Jean 17 :11-18

 

Conclusion :

Il faut effectivement vivre autrement ; Mais pas selon les commandements changeants du monde et de ses puissants, mais selon la vie nouvelle en Christ. Nous devons être des forces de changement de vie, mais de ce changement le monde ne veut pas, car il remet en question tout ce qu’il considère comme bon et juste, qui est en réalité injuste et mauvais à tous égards. Nous en revenons toujours à l’injonction de Paul adressée aux Romains :

 

« 1 ¶  Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

2        Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12 :1-2

 

Jean-Michel Dauriac – Novembre 2019

 

 

 

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Des lectures pour l’été 2019

15 juin 2019 à 4:50 | Dans Non classé | Laisser un commentaire

 

L’été est souvent l’occasion de prendre un peu de temps pour se reposer en lisant, au calme et sans la pression quotidienne du reste de l’année. Notre contribution à ce ressourcement sera donc de vous conseiller quelques titres intelligents mais pas prétentieux.

 

Apôtres

Sur les pas des Douze

 

Tom Bissell

 

Albin Michel – 2018 – 25,90 €

 

 

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Ce livre a connu un beau succès de librairie. Ce n’est pas un livre religieux, mais une enquête sur les douze apôtres, menée par un auteur non croyant, mais qui a eu une éducation religieuse, et sait donc de quoi il parle. Il s’est intéressé aux sépultures supposées de chacun de ses apôtres fondateurs du christianisme et a remonté la piste. Passionnant et érudit. Chaque apôtre bénéficie d’une petite monographie, on peut donc lire dans le désordre ou au choix.

 


 

Montedidio

 

Erri De Luca

 

Folio- 7,40 €

 

 

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Erri De Luca est un écrivain italien qui s’est installé discrètement mais inexorablement tout en haut de la littérature contemporaine de son pays. Cela tient sans nul doute à sa vie et à sa conception de l’écriture. Ici pas d’esbrouffe, pas d’effet littéraire, mais une langue pure, taillée au scalpel, pourtant extrêmement lyrique. Lire De Luca est un pur bonheur que j’ai connu malheureusement assez tardivement ; depuis je rattrape mon retard et dévore ses nombreux ouvrages. Celui-ci est autobiographique. Il y raconte son enfance dans le sud de l’Italie, à Naples. Il peint sa ville et sa famille avec une immense tendresse et sans jamais juger les gens. Les sentiments sont magnifiquement rendus et les personnages inoubliables. Après ce livre, je suis sûr que vous ne pourrez plus lâcher cet auteur.

 


 

L’humeur vagabonde

 

Antoine Blondin

 

La table ronde – collection Petite vermillon – 7,10 €

 

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Pour accompagner les vacances, rien de meilleur qu’un roman de Blondin. Cet écrivain du XXème siècle est connu pour avoir été un chroniqueur exceptionnel du Tour de France, pour le journal « L’Equipe ». Mais il est avant tout un des plus grands prosateurs du XXème siècle. Ce roman est une sorte de drame familial provincial, entre un fils velléitaire, une mère tyrannique et une belle-fille paumée. Mais tout est traité avec une ironie joyeuse et nous rions de ce drame auquel, par la grâce de l’auteur, on ne croit qu’à moitié. Les portraits sont savoureux et le style allègre. Vive Blondin !

 

Jean-Michel Dauriac

 

Président UPHG

 

 

 

 

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Libre parole - Etienne Balibar - Pour dire quoi?

31 décembre 2018 à 7:22 | Dans les livres: essais, Non classé | Laisser un commentaire

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Etienne Balibar

Paris, Galilée, 2018 ; 130 pages

 

Ce petit livre reprend trois conférences, plus écrites que parlées données dans les dernières années, sur le sujet de la parole et du pouvoir. La première a été dite en Turquie, le 17 janvier 2018, lors de lectures vouées au souvenir du journaliste Hrant Dink, Turc d’origine arménienne, assassiné le 19 janvier 2017, pour le faire taire. La deuxième fut prononcée au séminaire littéraire de l’université de Columbia de New York, le 3 décembre 2015. Ce séminaire a été créé par Edward Saïd, le grand penseur palestinien et s’inscrit donc dans une lignée intellectuelle post-coloniale. Enfin, la troisième a été énoncée lors des journées d’études « Michel Foucault et la subjectivation », à Créteil, le 1er juin 2016. Le lecteur un peu averti aura compris que l’on se trouve dans l’école de la déconstruction, chère à la côte Est des Etats-Unis et à l’intelligentsia universitaire française progressiste.

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L’intérêt de ces textes est inégal. Le premier est un exercice de style, destiné à faire passer des messages à la résistance intellectuelle turque à Erdogan. Il est titré « Démocratie et liberté d’expression par temps de violence ». Le propos est pesé au trébuchet, suffisamment alambiqué et déterritorialisé pour en pas donner lieu à des poursuites. Le but de l’exposé est de distinguer subtilement liberté d’expression et libre parole, ne les articulant autour de l’opposition collectif/individuel. L’idée n’est pas inintéressante mais elle est extrêmement délayée et l’ensemble est bien long pour si peu de vraies idées. Mais sans doute Balibar a-t-il eu le petit frisson de se sentir dans la peau d’un résistant. Je n’ai pas réussi à en sortir une seule citation tranchante.

 

La deuxième intervention est très liée au contexte des années de terrorisme de DAECH. Le titre en est « Liberté d’expression et blasphème ».. Il fait écho aux attentats de novembre 2015 contre Charlie Hebdo. Balibar revient sur la publication des caricatures de Mahomet, très vite, et disserte ensuite sur le cadre légal de la liberté d’expression, jusqu’à l’idée d’élargir l’échange d’informations au statut de bien commun. C’est ensuite qu’apparaît le glissement idéologique vers les thèses en vogue du post-colonialisme. La référence à Frantz Fanon est quasi-canonique dans ce contexte ; elle permet de justifier sans l’affirmer bruyamment une violence en réponse à la violence coloniale. Voici un exemple de formulation :

« La réaction de violence à la violence est aussi en tant que telle une forme-limite de liberté d’expression qui peut représenter la seule possibilité dont disposent les groupes opprimés (par exemple les peuples colonisés, les « damnés de la terre » de Fanon) ou les « minorités » qui cherchent à se faire entendre pour que leurs droits soient reconnus. » page 63.

Tout ceci n’est pas absurde, tout le monde sait bien que la violence est inévitable dans la plupart des mouvements de libération. Faut-il pour autant en faire un droit de liberté d’expression ?

Survient ensuite la référence, aussi incontournable, à John Rawls et sa « Théorie de la justice », par le biais de l’expression « voile d’ignorance », qu’il applique à la répression de la prise de parole des subalternes. Il aborde alors la notion de blasphème et de sacré, qui sont consubstantielles. C’est ici que le discours est, à mon avis, glissant et dangereux. Car il établit très vite une équivalence entre le fondamentalisme musulman dans ses territoires –où la liberté d’expression est inexistante- et la laïcité qui serait répressive envers les musulmans (et els coloniaux au sens large). Ceci est proprement inacceptable. Au mieux cette démarche relève de l’aveuglement (le voile d’ignorance frapperait aussi les intellectuels les plus avancés !) ; au pire elle est une malhonnêteté intellectuelle, qui relève d’un militantisme anti-occidental qui ne veut pas dire son nom.  Voici une des affirmations :

« Les mêmes intervenants, qui dénoncent les effets d’oppression de l’institution du sacré religieux dans les sociétés non occidentales, sont aveugles et partisans dès qu’il s’agit des effets d’oppression du sacré laïque dans les démocraties occidentales. » p. 69.

Posé ainsi le fait semble relever de l’évidence historique, mais il est totalement faux et très facile à démonter, à condition que la parole de l’opposant soit audible. C’est caricaturer la loi de 1905 et le siècle qui l’a suivie de prononcer ces paroles. Mais à Columbia, voici des petites phrases qui vous posent un esprit libre !

Il introduit ensuite la triple notion d’universalisme civique, religieux et du marché, les posant en lutte.  Parlant de la liberté d’expression dans ce contexte, il écrit alors :

« …elle se distingue par principe des universalité religieuses aussi bien que de l’universalité du marché. Elle peut donc entrer en conflit avec leurs logiques respectives mais aussi essayer de les soumettre a des normes d’indépendance et d’égalité qui prennent sens pour une variété de sujets. » p. 76.

Le tour est joué, au nom de l’universalisme civique – non défini d’ailleurs – la liberté d’expression peut soumettre les discours religieux – premiers universalismes pourtant – à ses normes. Par cette prestidigitation verbale, tout contrôle du religieux et de l’économiques est justifié (mais sans être aucunement argumenté).

La fin du texte est d’une assez grande ambiguïté ; à dire vrai, je en comprends pas vraiment qu’elle est la position de Balibar, sauf à distinguer religion et sacralité, comme il le dit dans la dernière phrase. Ce que les faits ont déjà faits depuis longtemps, sans attendre l’aval des philosophes.

Cette deuxième causerie m’a laissé une impression de malais, celle de naviguer dans un univers intellectuel de contrefaçon très bien faite. Mais aussi d’être face à une certaine pauvreté argumentative.

 

La troisième conférence, « Dire, contredire : sur les formes de la parrêsia chez Michel Foucault ». Logiquement, le thème du courage de dire atteint ici son apogée. La libre parole est surtout celle de l’homme qui ose se lever dans l’agora pour contredire le discours dominant. Je ne m’étendrai pas sur le détail de ce texte. Je dirai simplement que celui qui alu Foucault sera en terrain de connaissance. Tout y est : le vocabulaire complexe et pédant, qui use et abuse des mots d’origine étrangère pour impressionner le chaland, les exemples exotiques, la fausse provocation. Ce n’est en fait que la cuistrerie, qui parvient assez mal à masquer le manque d’idées des auteurs de la galaxie foucaldienne. Paradoxalement c’est faire preuve de parrêsia que de se lever et dire que Foucault, et ses disciples avec lui, est très largement surévalué, par une sorte de dictature de l’université : essayez de faire une thèse de sciences humaines qui ne cite ni Foucault ni Derrida et vous verrez le résultat !

 

La lecture de livre me laisse dubitatif, je pense que le lecteur de cet article critique l’aura compris. Il y a là à la fois accumulation d’évidences déguisées en idées profondes et affirmations non démontrées au service d’un discours déstructurant qui se camoufle derrière les oripeaux du propos savants. La réalité est la pauvreté des idées originales, ce que Foucault a porté au zénith, avec une grande érudition et un immense travail de recherche en bibliothèque. Cela suffit-il à faire un penseur de premier plan ?

 

Jean-Michel Dauriac – le 31 décembre 2018, Les Bordes – Creuse.

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