{"id":909,"date":"2022-11-30T00:09:39","date_gmt":"2022-11-29T23:09:39","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=909"},"modified":"2022-12-02T19:29:10","modified_gmt":"2022-12-02T18:29:10","slug":"nager-pour-combattre-la-barbarie-sur-le-nageur-dauschwitz-de-renaud-leblond","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=909","title":{"rendered":"Nager pour combattre la barbarie &#8211; Sur Le nageur d\u2019Auschwitz, de Renaud Leblond"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Retrouvez l&rsquo;interview de Renaud Leblond par J.M Dauriac, \u00e0 la fin de cet article, dans le cadre des Foul\u00e9es Litt\u00e9raire, salon du livre sportif de Lormont, vendredi 25 novembre 2022<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous connaissez Alfred Nakache?&#8230;&#8230;\u2026.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous non plus&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Voici un \u00e9change qui pourrait se retrouver tr\u00e8s souvent prononc\u00e9 entre vous et vos amis. Ce n\u2019est pas un message cod\u00e9, c\u2019est une interrogation tout ce qu\u2019il y a de plus l\u00e9gitime. Si vous m\u2019aviez pos\u00e9 cette question cet \u00e9t\u00e9, j\u2019aurais aussi r\u00e9pondu&nbsp;: \u00ab&nbsp;Non\u2026 Ce nom ne me dit vraiment rien&nbsp;\u00bb, \u00e0 part le fait qu\u2019il sonne \u00e9videmment comme un nom juif et ressemble \u00e0 celui d\u2019un personnage de <em>La v\u00e9rit\u00e9 si je mens<\/em>. Pourquoi donc faudrait-il conna\u00eetre Alfred Nakache&nbsp;? La r\u00e9ponse \u00e0 cette question apparemment incongrue est apport\u00e9e brillamment par le <em>livre Le nageur d\u2019Auschwitz<\/em>, de Renaud Leblond<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/renaud-leblond-4987710-250-400.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"248\" height=\"323\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/renaud-leblond-4987710-250-400.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-912\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/renaud-leblond-4987710-250-400.jpg 248w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/renaud-leblond-4987710-250-400-230x300.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 248px) 100vw, 248px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-Nageur-d-Auschwitz-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"340\" height=\"340\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-Nageur-d-Auschwitz-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-911\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-Nageur-d-Auschwitz-couv.jpg 340w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-Nageur-d-Auschwitz-couv-300x300.jpg 300w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-Nageur-d-Auschwitz-couv-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Alfred Nakache est un fran\u00e7ais d\u2019origine juive, n\u00e9 en Alg\u00e9rie fran\u00e7aise, en 1915 et mort en France, en 1983.&nbsp; Particularit\u00e9&nbsp;: nageur de haut niveau<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, qui obtint plus de vingt titres de champion de France, fut recordman du monde, d\u2019Europe et de France \u00e0 plusieurs reprises sur 100 et 200 m, participa aux Jeux Olympiques de 1936 et de 1948 \u00e0 Londres. Il fut professeur de sport.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Nakache ne fut pas un nageur talentueux comme les autres. Il est rest\u00e9 comme le \u00ab&nbsp;nageur d\u2019Auschwitz&nbsp;\u00bb. Et c\u2019est sur cette p\u00e9riode de sa vie que Renaud Leblond a construit son roman. Disons-le de suite, c\u2019est un tr\u00e8s beau livre, en d\u00e9pit de la noirceur de son sujet, suppos\u00e9e par le titre. L\u2019auteur a su tirer de l\u2019ombre un personnage que seuls les sp\u00e9cialistes connaissaient et en faire un portrait terriblement humain.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jeune Alfred a une peur phobique de l\u2019eau. C\u2019est sur cela que d\u00e9bute le roman. Malgr\u00e9 l\u2019existence d\u2019un splendide bassin, \u00e0 Constantine, sa ville natale, le jeune gar\u00e7on n\u2019en go\u00fbte gu\u00e8re l\u2019avantage. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 il va y voir nager deux jeunes athl\u00e8tes venus s\u2019y entra\u00eener. Ceux-ci sauront tellement l\u2019impressionner qu\u2019il se mettra \u00e0 l\u2019eau et d\u00e9couvrira la joie de nager. A partir de ce moment, situ\u00e9 en 1928, la natation va devenir la passion de l\u2019adolescent et l\u2019eau son \u00e9l\u00e9ment. Il est dot\u00e9 d\u2019une musculature impressionnante et d\u2019une volont\u00e9 hors du commun. Tr\u00e8s vite il s\u2019impose en force dans les bassins et glane les victoires en Alg\u00e9rie. Il sera envoy\u00e9 en m\u00e9tropole en 1934 pour donner sa pleine mesure au niveau national. Mais entre-temps, il aura rencontr\u00e9 la jeune Paule Zaoui, juive elle aussi, d\u2019une famille de commer\u00e7ants constantinois. La femme de sa vie&nbsp;! Elle le rejoindra en m\u00e9tropole quelques temps plus tard, ils se marieront en 1937, elle deviendra, elle aussi, professeur de sport. Ils auront une petite fille, Annie, en 1941. Ecrite ainsi, leur vie est assez ordinairement banale. Ce qui est loin d\u2019\u00eatre banal, c\u2019est le contexte historique et social de cette jeunesse.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/alfred-Nakache.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/alfred-Nakache.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-910\" width=\"264\" height=\"470\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>                                                       Alfred Nakache, ann\u00e9es 1930<\/p>\n\n\n\n<p>La France des ann\u00e9es 1930 est entrain\u00e9e dans les convulsions politiques qui balafrent l\u2019Europe et en font, en 1939, le continent noir des totalitarismes (nazisme, fascisme, franquisme, stalinisme, sans citer les \u00ab&nbsp;petites&nbsp;\u00bb dictatures). Les id\u00e9es naus\u00e9euses du nazisme font de plus en plus d\u2019\u00e9mules dans notre pays. L\u2019antis\u00e9mitisme monte lentement et inexorablement dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. Les bassins des piscines n\u2019en sont pas \u00e9pargn\u00e9s. Alfred N. est un \u00eatre joyeux, sympathique, qui sait cr\u00e9er l\u2019amiti\u00e9 autour de lui. Mais ses performances suscitent la jalousie.&nbsp;Notamment celle d\u2019un tr\u00e8s beau et bon nageur, jusque l\u00e0 roi incontest\u00e9 de la brasse, que Nakache va d\u00e9tr\u00f4ner sans appel. Ce nageur s\u2019appelle Jacques Cartonnet, surnomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Carton&nbsp;\u00bb dans le milieu de la natation. Ce bourgeois parisien va vouer une haine tenace \u00e0 Nakache, dans et hors des bassins. Cartonnet est antis\u00e9mite et adh\u00e8re aux id\u00e9es de l\u2019extr\u00eame-droite. Quand le r\u00e9gime de P\u00e9tain s\u2019installe, il devient un collaborateur actif, r\u00e9dacteur de la feuille de chou haineuse et raciste <em>Je suis partout<\/em>, tristement c\u00e9l\u00e8bre pour ses articles odieux contre les juifs et tous les \u00ab&nbsp;d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s&nbsp;\u00bb d\u00e9nonc\u00e9s par les nazis. Nakache sera une victime de ce climat. Il sera radi\u00e9 de la fonction publique, comme sa femme<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> et se retrouvera sans emploi, ce qui va, entre autres raisons, le pousser \u00e0 \u00e9migrer \u00e0 Toulouse, o\u00f9 il sera accueilli \u00e0 bras ouverts par le club Les Dauphins (TOEC), ses dirigeants, son entraineur et l\u2019encadrement. Mais Carton le poursuit de toute sa haine et, engag\u00e9 dans la milice, il devient le responsable de la Jeunesse et des Sports de la Haute Garonne. Apr\u00e8s moultes p\u00e9rip\u00e9ties que je ne veux pas d\u00e9voiler ici, il d\u00e9noncera Nakache \u00e0 la Gestapo. Celui-ci, avec sa femme et sa fille, est arr\u00eat\u00e9 en d\u00e9cembre 1943.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite est tristement connue&nbsp;: passage \u00e0 Drancy, dans ce centre de tri inf\u00e2me, puis d\u00e9part en convoi ferroviaire n\u00b066 du vingt janvier 1944, au d\u00e9part de la gare de Bobigny, destination&nbsp;: la Haute-Sil\u00e9sie polonaise, un camp du nom d\u2019Auschitz-Birkenau, qui restera dans l\u2019histoire comme le plus horrible des camps d\u2019extermination nazi. A l\u2019arriv\u00e9e, sur la fameuse rampe, a lieu le tri. On s\u00e9pare la famille Nakache&nbsp;: Paule et Annie vont \u00eatre emmen\u00e9es dans un camion, Alfred, reconnu par un SS est affect\u00e9 \u00e0 l\u2019infirmerie du camp. C\u2019est la derni\u00e8re fois qu\u2019Alfred voit les deux amours de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ici que le talent de l\u2019auteur intervient. Il a fait le choix de ne pas traiter l\u2019histoire de cette jeunesse sur le mode chronologique. Il va d\u00e9couper l\u2019\u00e9pisode d\u2019Auschwitz en chapitres qui seront distill\u00e9s entre ceux de la vie ant\u00e9rieure du couple. Si cela surprend pour le premier de ces \u00e9pisodes, le lecteur s\u2019habitue vite \u00e0 ce proc\u00e9d\u00e9, et celui-ci s\u2019av\u00e8re tout \u00e0 fait judicieux. Il permet de faire, au final, de ce livre un ouvrage optimiste. Non qu\u2019il gomme l\u2019indicible, mais sa dilution permet au lecteur de ne pas sombrer dans la noirceur.<\/p>\n\n\n\n<p>Nakache survivra \u00e0 Auschwitz et \u00e0 la \u00ab&nbsp;marche de la mort&nbsp;\u00bb que les nazis ont impos\u00e9e aux d\u00e9tenus lorsqu\u2019ils ont d\u00e9truit le camp. Il rejoindra Buchenwald, o\u00f9 il sera lib\u00e9r\u00e9 par les Alli\u00e9s, alors que sa mort avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e par la presse fran\u00e7aise quelques temps auparavant. Il nagera \u00e0 nouveau et ira donc aux J.O de 1948. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il mettra un terme \u00e0 sa carri\u00e8re de nageur. C\u2019est le moment que Leblond choisit pour terminer son r\u00e9cit. Car l\u2019auteur n\u2019a pas voulu livrer une biographie factuelle de la vie d\u2019Alfred Nakache. Il a choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de faire un r\u00e9cit romanc\u00e9 de la p\u00e9riode 1928-1948, celle o\u00f9 se forge la l\u00e9gende de Nakache. Ce livre est bien un roman&nbsp;; l\u2019auteur a invent\u00e9 des dialogues et des sc\u00e8nes, mais elles sont toutes appuy\u00e9es sur la vie de son h\u00e9ros, elles visent \u00e0 combler la froideur d\u2019une biographie, en lui donnant de la chair et du sang. Alfred est un \u00eatre joyeux, il est g\u00e9n\u00e9reux et empathique, on dirait aujourd\u2019hui \u00ab&nbsp;solaire&nbsp;\u00bb. Pour moi, je pr\u00e9f\u00e8rerais dire qu\u2019il est l\u2019incarnation de l\u2019homme jeune et heureux qu\u2019a chant\u00e9 Albert Camus dans <em>Noces<\/em>. Nakache est un h\u00e9ros camusien, victime d\u2019un monde absurde, mais il ne se laisse pas d\u00e9truire. Il nous donne, par l\u2019interm\u00e9diaire du romancier, une formidable le\u00e7on de vie<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Celle d\u2019un d\u00e9port\u00e9 capable d\u2019aller chercher un couteau dans les eaux glauques des bassins du camp et de le d\u00e9poser en le portant dans sa bouche aux pieds de l\u2019officier sup\u00e9rieur nazi qui avait invent\u00e9 cette \u00e9preuve abominable. Celle d\u2019Alfred Nakache qui, avec la complicit\u00e9 attentive de ses cod\u00e9tenus, ira nager, les dimanches de l\u2019\u00e9t\u00e9 1944, dans un bassin de r\u00e9tention du camp<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a> et retrouvera, malgr\u00e9 tout, quelques instants, cette sensation si importante pour lui, de l\u2019eau qui glisse sur sa peau. Symboliquement, et c\u2019est capital, il est mort en nageant, un jour de 1983, alors qu\u2019il s\u2019appr\u00eatait \u00e0 effectuer sa travers\u00e9e quotidienne de la baie de Cerb\u00e8re, o\u00f9 il avait \u00e9lu domicile.<\/p>\n\n\n\n<p>Un beau et bon livre est un livre qu\u2019on lit avec passion, mais aussi un qui ne s\u2019effacera pas de notre m\u00e9moire<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a> et deviendra une borne de notre vie de lecteur et d\u2019\u00eatre humain. Le livre de Renaud Leblond est de ceux-l\u00e0. Lisez-le de toute urgence.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 27 novembre 2022.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>Le nageur d\u2019Auschwitz<\/em>, Renaud Leblond,&nbsp; Paris, Editions L\u2019Archipel, 2022, 238 pages.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn2\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Voir sa notice chez Wikipedia&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alfred_Nakache\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alfred_Nakache<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Abolition par le gouvernement de Vichy de la l\u00e9gislation ant\u00e9rieure sur la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, avec effet r\u00e9troactif imm\u00e9diat, ce qui est absolument contraire aux principes du droit fran\u00e7ais. Ces lois anti-juifs les privent de la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, acquise depuis 1932, et les interdisent de travail dans la fonction publique, o\u00f9 ils \u00e9taient nombreux (professeurs, instituteurs, magistrats\u2026). Ils sont r\u00e9voqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> il faut, apr\u00e8s avoir lu le roman, aller voir le tr\u00e8s beau documentaire consacr\u00e9 \u00e0 Alfred Nakache&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=CxwWa8XgbPo\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=CxwWa8XgbPo<\/a> &#8211; Christian Meunier,&nbsp;<em>Alfred Nakache, le nageur d\u2019Auschwitz<\/em>, 2001.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Avec un autre jeune d\u00e9port\u00e9 juif, Noah Klieger, qui survivra aussi aux camps et deviendra un grand journaliste sportif en Isra\u00ebl, notamment correspondant de l\u2019Equipe et autre grands journaux fran\u00e7ais. Il est mort en 2018.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn6\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Il faut signaler la r\u00e9ussite du graphisme de la couverture qui r\u00e9ussit \u00e0 symboliser l\u2019essentiel du livre avec un grande \u00e9conomie de moyens\u00a0: une piscine dont les lignes d\u2019eau sont s\u00e9par\u00e9es par des barbel\u00e9s\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;interview en audio sur Le nageur d&rsquo;Auschwitz:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Le-nageur-dAuschwitz-interview-R.-Leblond-par-JMD-25-11-2022.mp3\"><\/audio><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retrouvez l&rsquo;interview de Renaud Leblond par J.M Dauriac, \u00e0 la fin de cet article, dans le cadre des Foul\u00e9es Litt\u00e9raire, salon du livre sportif de&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=909\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Nager pour combattre la barbarie &#8211; Sur Le nageur d\u2019Auschwitz, de Renaud Leblond<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,6],"tags":[],"class_list":["post-909","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-critiques","category-les-livres-litterature","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/909","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=909"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/909\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":918,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/909\/revisions\/918"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=909"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=909"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=909"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}