{"id":888,"date":"2022-10-01T18:45:35","date_gmt":"2022-10-01T17:45:35","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=888"},"modified":"2022-10-01T18:45:57","modified_gmt":"2022-10-01T17:45:57","slug":"journal-dun-cure-de-campagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=888","title":{"rendered":"Journal d\u2019un cur\u00e9 de campagne"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Georges Bernanos \u2013 Livre de poche LGF, 2015&nbsp;; 7,90 \u20ac<\/h1>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/journal-dun-cure-de-campagne-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/journal-dun-cure-de-campagne-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-889\" width=\"268\" height=\"432\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Attention chef d\u2019\u0153uvre&nbsp;! Ce roman a obtenu le Grand prix du roman de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise en 1929. Il est \u00e9crit dans la grande p\u00e9riode romanesque de Bernanos, qui a \u00e9crit <em>Sous le soleil de Satan<\/em> en 1926, et se ferme presque d\u00e9finitivement en 1937. C\u2019est donc un moment assez pr\u00e9cis de la vie d\u2019\u00e9crivain de l\u2019auteur, qui r\u00e9digera ensuite quasi-exclusivement des essais et articles de combat. Il est cependant fallacieux de s\u00e9parer fiction et essais, car la personnalit\u00e9 de Bernanos lui interdit de cesser de se battre contre toute la petitesse du monde, que ce soit dans un univers imaginaire ou dans le r\u00e9el. Dans ce roman, l\u2019auteur fictif, un jeune cur\u00e9 de campagne art\u00e9sien, juste nomm\u00e9 en charge d\u2019une paroisse rurale, tient un journal qui court sur quelques mois et au travers duquel nous apprenons \u00e0 conna\u00eetre ses luttes internes et ses combats quotidiens au sein des fid\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre incandescent et hallucin\u00e9. Incandescent, car le jeune pr\u00eatre br\u00fble au-dedans de lui, \u00e0 la fois symboliquement dans son minist\u00e8re et physiquement avec des maux d\u2019estomac tr\u00e8s agressifs. Hallucin\u00e9, car nous y retrouvons cette vision si particuli\u00e8re des hommes et du paysage picard, celui qui faisait tout le myst\u00e8re de Sous le soleil de Satan. Cette campagne art\u00e9sienne, si banale en soi, devient une sorte de nature fantastique, dont le trait effrayant est renforc\u00e9 par la pluie, le vent et la nuit. Tout le texte est \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne, comme il sied \u00e0 un journal intime. Seule la conclusion prend un recul ext\u00e9rieur. Village, nous ne saurons pratiquement rien, si ce n\u2019est qu\u2019il y a un ch\u00e2teau, un Comte et une Comtesse et leur fille. Le r\u00e9cit est comme suspendu au-dessus d\u2019une terre froide o\u00f9 s\u2019agitent des hommes et des femmes rudes, souvent brutaux, \u00e0 la limite parfois de la bestialit\u00e9, ce que Bernanos accentue encore par ses descriptions psychologiques. Les enfants sont des personnages centraux, comme souvent chez lui. Mais ils ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s par cette contamination morale&nbsp;; ils sont d\u00e9j\u00e0 des adultes en r\u00e9duction, dont la soci\u00e9t\u00e9 a tu\u00e9 l\u2019innocence. Elle refait parfois surface au cours d\u2019un bref \u00e9pisode, comme celui o\u00f9 la petit paysanne, d\u2019ordinaire si dure pour le pr\u00eatre, le ramasse allong\u00e9 et demi-inconscient sur le chemin de boue et prend soin de lui. Puis la parenth\u00e8se se referme et elle semble redevenir le petit monstre habituel, soumis aux coups et insultes de ses parents. Cependant, la lumi\u00e8re a lui et le petit cur\u00e9 l\u2019a saisie.<\/p>\n\n\n\n<p>Car, dans le monde romanesque de Bernanos, l\u2019homme n\u2019est pas vraiment pr\u00e9sent\u00e9 sous son meilleur jour, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire. La noirceur est partout, la couleur qui domine, m\u00eame els paysages, est le gris. Comme toujours chez cet \u00e9crivain, le monde est le th\u00e9\u00e2tre de la lutte sans merci entre le Bien et le Mal. Il ne va pas, dans ce roman, jusqu\u2019\u00e0 lui donner une vie physique, comme dans son premier livre, mais l\u2019incarnation du p\u00e9ch\u00e9 est bien pr\u00e9sente et pesante. Ici, elle prend principalement le visage d\u2019une jeune fille en r\u00e9volte, la jeune Comtesse. Le jeune cur\u00e9 sent instinctivement la pr\u00e9sence du Malin, mais il sent aussi qu\u2019il y l\u00e0 une \u00e2me \u00e0 d\u00e9livrer de ses griffes. Il ne sera pas assez fort et ne vivra pas assez longtemps pour y parvenir. Le h\u00e9ros bernanosien est un vaincu. Il est vaincu parce qu\u2019il cherche \u00e0 vivre pour le Bien et que le monde qui l\u2019entoure est sous la puissance du Mal. On ne saurait faire cadre plus \u00e9vang\u00e9lique. Bernanos dynamite toutes les utopies humaines de \u00ab&nbsp;l\u2019homme nouveau&nbsp;\u00bb qui se combattaient \u00e0 son \u00e9poque. L\u2019homme nouveau est le chr\u00e9tien humble qui souffre pour son ma\u00eetre et conna\u00eet \u00e9checs et rebuffades. Ce jeune cur\u00e9, issu d\u2019un milieu modeste, est un esprit brillant et cultiv\u00e9 qui se retrouve plong\u00e9, seul, dans la noirceur du monde sans Dieu. Il m\u00e8ne le combat spirituel sans rel\u00e2che, mais doit, en m\u00eame temps affronter ses propres luttes personnelles. Ainsi partage-t-il avec nous ce combat pour la pri\u00e8re. Il veut \u00eatre un homme de pri\u00e8re, mais elle se d\u00e9robe \u00e0 lui. Et il souffre, la poursuivant sans r\u00e9pit, la retrouvant parfois, la perdant \u00e0 nouveau\u2026 Ce faisant, il ignore qu\u2019il ne fait que mettre ses pas dans ceux des grands mystiques qui ont connu la \u00ab&nbsp;nuit&nbsp;\u00bb, comme le disait Jean de La Croix. Le jeune homme est souvent d\u00e9sarm\u00e9, face \u00e0 un monde qu\u2019il ne comprend pas, mais il ne renonce jamais. Il se bat avec ses armes, vaillamment, pour le salut de ces \u00e2mes frustes qui vivent au ras du sol. Il se heurte au m\u00e9pris de la famille comtale, qui r\u00e8gne encore sur les esprits du pays et le tient pour un original qui pourrait \u00eatre dangereux. La lutte des classes est bien r\u00e9elle, m\u00eame si elle n\u2019emprunte pas ces termes. Nous partageons les doutes et les questions du cur\u00e9, tr\u00e8s seul dans son presbyt\u00e8re. On lui donne des conseils, il devrait prendre une femme pour tenir sa maison, faire laver son linge, etc. Il est \u00e0 cent lieues de \u00e7a, se d\u00e9battant dans la sph\u00e8re de l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<p>Car son corps ne va pas bien. D\u00e8s le d\u00e9but du livre, nous apprenons qu\u2019il ne peut manger normalement et se nourrit presque exclusivement de pain tremp\u00e9 dans un peu de vin. Il est tr\u00e8s maigre et d\u2019une p\u00e2leur effrayante. D\u00e8s le d\u00e9part, un autre personnage est omnipr\u00e9sent sans se montrer&nbsp;: la mort. Elle frappe les vieux paroissiens dont il doit assurer les services fun\u00e8bres. Elle l\u2019interpelle au quotidien. Au milieu du livre, il a le pressentiment de sa proximit\u00e9, quand il a ce malaise en pleine campagne. Il retarde au plus le rendez-vous avec un sp\u00e9cialiste lillois, et quand il s\u2019y rend, il commet une erreur de nom et consulte un g\u00e9n\u00e9raliste, lequel n\u2019a aucun mal \u00e0 poser le diagnostic, amis le fait confirmer par un professeur&nbsp;: cancer de l\u2019estomac en phase terminale&nbsp;! E\u00fbt-il consult\u00e9 avant, sans nul doute cela n\u2019aurait pas chang\u00e9 le cours de choses. Il est donc condamn\u00e9. Il veut revenir dans sa cure, mais auparavant rend visite \u00e0 un de ses camarades de s\u00e9minaire, qui a abandonn\u00e9 la pr\u00eatrise pour s\u2019installer dans le monde avec une compagne. Celui-ci est surpris, amis heureux de le voir. Il embellit toute la r\u00e9alit\u00e9 de sa nouvelle vie, qui est aussi mis\u00e9rable que celle du petit cur\u00e9. Celui-ci est pris d\u2019un grave malaise et en peut repartir&nbsp;: il mourra dans cette chambre Symboliquement pr\u00e8s de celui qui a quitt\u00e9 l\u2019\u00e9tat cl\u00e9rical, veill\u00e9 par son amie, ces deux \u00eatres en \u00ab&nbsp;\u00e9tat de p\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00bb selon l\u2019Eglise, mais qui seront ses accompagnateurs ultimes. Bien \u00e9videmment ce choix n&rsquo;est pas anecdotique. Bernanos est \u00e0 la fois anticl\u00e9rical et admiratif des destins individuels des religieux, toute son \u0153uvre le prouve, tant elle rec\u00e8le de magnifiques personnages de \u00ab&nbsp;saints&nbsp;\u00bb ordinaires en soutane. Mais ils ne sont pas saints parce que pr\u00eatres, mais ils sont pr\u00eatres parce que saints.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a dans ce livre un second personnage de pr\u00eatre absolument remarquable&nbsp;: celui du cur\u00e9 de Torcy. Il est le porte-parole de Bernanos, et ses propos ne sont pas tendres pour l\u2019Eglise et pour la soci\u00e9t\u00e9 de son temps&nbsp;! A vrai dire, il est r\u00e9volutionnaire, mais sans peut-\u00eatre le savoir lui-m\u00eame, simplement parce qu\u2019il est habit\u00e9 par l\u2019Evangile. Cet homme sage et intelligent est le seul ami de notre jeune cur\u00e9. Il a discern\u00e9 la richesse de cette pauvre vie et essaie, tant bien que mal, de l\u2019aider \u00e0 trouver son chemin. Il faudrait reprendre dans le d\u00e9tail les propos de ce pr\u00eatre, car ils sont le cri de Bernanos \u00e0 ce moment-l\u00e0. Mais il ne sera pas l\u00e0 dans les derniers moments du jeune pr\u00eatre, car lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 victime d\u2018une attaque cardiaque.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/bernanos-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/bernanos-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-890\" width=\"400\" height=\"336\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il y a un point central dans ce roman, une apoth\u00e9ose, tant spirituelle que stylistique. C\u2019est la longue conversation, je devrais dire le long combat entre le jeune cur\u00e9 et la Comtesse. Trente pages d\u2019un dialogue extraordinaire (p. 174 \u00e0 204) o\u00f9 l\u2019auteur d\u00e9ploie toute l\u2019ampleur de son talent. C\u2019est la lutte entre l\u2019humilit\u00e9, le pardon, la paix et le formalisme, la haine et l\u2019orgueil. Un v\u00e9ritable duel, o\u00f9 les fleurets ne sont nullement mouchet\u00e9s et o\u00f9, chacun \u00e0 son tour, les deux protagonistes essaient de porter l\u2019estocade \u00e0 l\u2019adversaire. L\u2019enjeu est ni plus ni moins le salut de l\u2019\u00e2me et le pardon. Le jeune cur\u00e9 combat avec toute sa fougue, mais aussi son inexp\u00e9rience, et bien des fois, il risque la mort. Mais il revient sans cesse \u00e0 la charge&nbsp;: il veut que la Comtesse fasse la paix int\u00e9rieure avec Dieu et se r\u00e9concilie avec sa fille qui la hait. Il finit par triompher, et la Comtesse c\u00e8de, vaincue par l\u2019amour. Il quitte le ch\u00e2teau, \u00e9puis\u00e9 par cette lutte. Peu de temps apr\u00e8s la Comtesse lui fait parvenir une lettre qui confirme sa reddition devant Dieu. Elle meurt dans la nuit suivante. On ne peut plus jamais oublier cette sc\u00e8ne quand on l\u2019a lue. Elle nous aimante par sa puissance et sa conception litt\u00e9raire. Car c\u2019est bien un exploit d\u2018\u00e9crivain que ce long dialogue sans aucune \u00e9chappatoire. On y retrouve le g\u00e9nie litt\u00e9raire qui avait d\u00e9peint la rencontre de l\u2019Abb\u00e9 Donissan et du diable personnifi\u00e9, dans Sous le soleil de Satan. Nous sommes l\u00e0 dans le m\u00eame degr\u00e9 d\u2019exigence stylistique et morale. Car l\u2019exploit est que jamais l\u2019un des aspects ne l\u2019emporte sur l\u2019autre. Bernanos \u00ab&nbsp;tient le coup&nbsp;\u00bb jusqu\u2019au bout&nbsp;! Il est donn\u00e9 au petit cur\u00e9 d\u2019avoir cette belle victoire de salut d\u2019une \u00e2me, avant de dispara\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce petit pr\u00eatre, nous n\u2019en savons ni le nom ni le pr\u00e9nom, il est LE cur\u00e9 anonyme. IL traverse la vie de cette pauvre paroisse durant quelques mois et puis s\u2019en va\u2026 \u00ab&nbsp;Bienheureux les pauvres en esprit\u2026&nbsp;\u00bb pourrait le d\u00e9finir. Il est, comme souvent chez Bernanos, la figure du saint ordinaire. C\u2019est bien pour cela que l\u2019on ne pourra jamais l\u2019oublier.<\/p>\n\n\n\n<p>Au service de ce projet tr\u00e8s resserr\u00e9 dans le temps et l\u2019espace, Bernanos d\u00e9ploie un style tr\u00e8s fluide, sans les asp\u00e9rit\u00e9s habituellement rencontr\u00e9es dans ses r\u00e9cits \u00e0 la troisi\u00e8me personne. Le style, c\u2019est l\u2019homme&nbsp;! Le cur\u00e9 est un \u00eatre intelligent et simple, son journal sera \u00e9crit ainsi. C\u2019est une grande r\u00e9ussite d\u2019\u00e9crivain. De mon point de vue c\u2019est, litt\u00e9rairement parlant, le meilleur des romans de Bernanos que j\u2019ai lu. Il a su ici gommer les lourdeurs qui plombaient parfois les autres livres. Sans doute le choix du genre, un journal, lui a-t-il en quelque sorte impos\u00e9 cette sobri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut, toutes affaires cessantes, lire ce livre habit\u00e9. Je ne prends pas beaucoup de risques en disant qu\u2019il restera grav\u00e9 en vous \u00e0 jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Septembre 2022.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Georges Bernanos \u2013 Livre de poche LGF, 2015&nbsp;; 7,90 \u20ac Attention chef d\u2019\u0153uvre&nbsp;! 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