{"id":710,"date":"2021-08-18T18:38:19","date_gmt":"2021-08-18T17:38:19","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=710"},"modified":"2021-08-18T18:38:36","modified_gmt":"2021-08-18T17:38:36","slug":"et-moi-je-vis-toujours-jean-dormesson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=710","title":{"rendered":"Et moi je vis toujours \u2013 Jean d\u2019Ormesson"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">(Folio) Gallimard, 2020<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/et-moi-je-vis-toujours-jean-dO-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"341\" height=\"500\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/et-moi-je-vis-toujours-jean-dO-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-711\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/et-moi-je-vis-toujours-jean-dO-couv.jpg 341w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/et-moi-je-vis-toujours-jean-dO-couv-205x300.jpg 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Jean d\u2019O, comme l\u2019appelaient ses amis, est mort en 2017. On en avait une image m\u00e9diatique qu\u2019il avait bien voulu aider \u00e0 forger, celle d\u2019un bel esprit superficiel, d\u2019un s\u00e9ducteur au magnifique regard bleu. Lorsqu\u2019on l\u2019\u00e9coutait parler ou r\u00e9pondre \u00e0 des interviews, c\u2019\u00e9tait un feu d\u2019artifice de mots d\u2019esprit, d\u2019expressions qui claquaient et de citations merveilleuses, qui trahissaient l\u2019homme de haute culture derri\u00e8re l\u2019image de saltimbanque qui le prot\u00e9geait de la qualit\u00e9 d\u2019intellectuel. Rien n\u2019est plus faux. Je ne r\u00e9siste pas au plaisir de vous donner ci-apr\u00e8s la notice biographique du site de l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, o\u00f9 il fut un des plus jeunes admis.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<strong><em>N\u00e9 \u00e0 Paris, le 16 juin 1925, d\u2019une famille de conseillers d\u2019\u00c9tat, de contr\u00f4leurs g\u00e9n\u00e9raux des finances, d\u2019ambassadeurs de France et de parlementaires, parmi lesquels un chancelier de France et un d\u00e9put\u00e9 \u00e0 la Convention nationale.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure. Agr\u00e9g\u00e9 de philosophie.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00c9tudes, voyages, amours. Essais et erreurs. Travaux et postes divers. Acad\u00e9mies et distinctions.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Grand prix du roman de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise pour&nbsp;La Gloire de l\u2018Empire, 1971.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral du&nbsp;Figaro&nbsp;(1974-1977).<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, puis Pr\u00e9sident du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines \u00e0 l\u2019UNESCO.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00c9lu \u00e0 l\u2018Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, le 18 octobre 1973, au fauteuil de Jules Romains (12<\/em><\/strong><strong><em><sup>e<\/sup><\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;fauteuil).<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Mort le 5 d\u00e9cembre 2017 \u00e0 Neuilly-sur-Seine.<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/jean-dormesson.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"400\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/jean-dormesson.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-712\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/jean-dormesson.png 600w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/jean-dormesson-300x200.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Comme on peut le voir, le dilettante avait quand m\u00eame un tr\u00e8s beau CV et une carri\u00e8re de haute vol\u00e9e dans le secteur culturel. Malheureusement pour lui il fut directeur du Figaro au moment de la fin de la guerre du Vietnam et cela lui a valu une chanson assassine de Jean Ferrat, \u00ab&nbsp;<em>Un air de libert\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, (en r\u00e9ponse \u00e0 un de ses \u00e9ditoriaux),&nbsp; dont voici le texte&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Les guerres du mensonge les guerres coloniales<\/em><em><br>C&rsquo;est vous et vos pareils qui en \u00eates tuteurs<br>Quand vous les approuviez \u00e0 longueur de journal<br>Votre plume signait trente ann\u00e9es de malheur<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><br>La terre n&rsquo;aime pas le sang ni les ordures<br>Agrippa d&rsquo;Aubign\u00e9 le disait en son temps<br>Votre cause d\u00e9j\u00e0 sentait la pourriture<br>Et c&rsquo;est ce fumet-l\u00e0 que vous trouvez plaisant<br><br>[Refrain]<br>Ah monsieur d&rsquo;Ormesson<br>Vous osez d\u00e9clarer<br>Qu&rsquo;un air de libert\u00e9<br>Flottait sur Sa\u00efgon<br>Avant que cette ville s&rsquo;appelle Ville Ho-Chi-Minh<br><br>Allong\u00e9s sur les rails nous arr\u00eations les trains<br>Pour vous et vos pareils nous \u00e9tions la vermine<br>Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein<br>Mais les rues r\u00e9sonnaient de paix en Indochine<br><br>Nous disions que la guerre \u00e9tait perdue d&rsquo;avance<br>Et cent mille Fran\u00e7ais allaient mourir en vain<br>Contre un peuple luttant pour son ind\u00e9pendance<br>Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains<br><br>[Refrain]<br>Ah monsieur d&rsquo;Ormesson<br>Vous osez d\u00e9clarer<br>Qu&rsquo;un air de libert\u00e9<br>Flottait sur Sa\u00efgon<br>Avant que cette ville s&rsquo;appelle Ville Ho-Chi-Minh<br><br>Apr\u00e8s trente ans de feu de souffrance et de larmes<br>Des millions d&rsquo;hectares de terre d\u00e9foli\u00e9s<br>Un g\u00e9nocide vain perp\u00e9tr\u00e9 au Vi\u00eat-Nam<br>Quand le canon se tait vous vous continuez<br><br>Mais regardez-vous donc un matin dans la glace<br>Patron du Figaro songez \u00e0 Beaumarchais<br>Il saute de sa tombe en faisant la grimace<br>Les ma\u00eetres ont encore une \u00e2me de valet&nbsp;.\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Comme on le voit, Ferrat n\u2019y allait pas avec le dos de la cuill\u00e8re. Et cela a fait du d\u00e9g\u00e2t dans la jeunesse de gauche&nbsp;: D\u2019Ormesson a \u00e9t\u00e9 catalogu\u00e9 comme un supp\u00f4t du fascisme. J\u2019avoue avoir \u00e9t\u00e9 une des victimes de cette chanson des ann\u00e9es durant, jusqu\u2019\u00e0 ce que je me mette \u00e0 vraiment \u00e9couter ou lire Jean d\u2019O. Entre temps, j\u2019avais \u00e9videmment bien compris que Ferrat s\u2019\u00e9tait compl\u00e8tement plant\u00e9 sur ce sujet, comme des millions de communistes ou de compagnons de route du PC. Mais il reste toujours quelque chose de cela dans les gens de la g\u00e9n\u00e9ration Vietnam.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, je suis convaincu qu\u2019il y a eu sur la personne et l\u2019\u0153uvre de d\u2019Ormesson un \u00e9norme malentendu. Le livre qu\u2019il a \u00e9crit juste avant de mourir et que je chronique ici ne peut que contribuer \u00e0 dissiper ce malentendu. Cet ouvrage est paru \u00e0 titre posthume&nbsp;; le titre pouvait laisser croire que d\u2019Ormesson faisait une \u00e9ni\u00e8me pirouette sur sa mort. Il n\u2019en est rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre fait la preuve d\u2019une immense \u00e9rudition dans tous les domaines. C\u2019est par ailleurs un objet litt\u00e9raire non identifi\u00e9. Ce n\u2019est pas un livre d\u2019histoire, bien qu\u2019il ne parle que de \u00e7a, mais ce n\u2019est pas plus un roman, car tout ce qui en fait la trame est attest\u00e9, ce n\u2019est pas une chronique ou un pamphlet. C\u2019est avant tout un immense hommage rendu \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 et \u00e0 son acteur principal, l\u2019\u00eatre humain. L\u2019id\u00e9e de base est de donner \u00e0 vivre les \u00e9pisodes que l\u2019auteur a s\u00e9lectionn\u00e9e dans l\u2019histoire du monde par les yeux d\u2019un acteur du moment. Mais cet acteur s\u2019av\u00e8re rapidement n\u2019en \u00eatre pas un car il reste toujours en jeu, tout en changeant de personnage. Le proc\u00e9d\u00e9 surprend au d\u00e9but, puis il finit par lasser au bout d\u2019une petite centaine de pages. D\u2019Ormesson s\u2019en est rendu compte, car il change alors subrepticement de m\u00e9thode&nbsp;: il introduit l\u2019id\u00e9e que son narrateur est l\u2019Histoire elle-m\u00eame. En r\u00e9alit\u00e9, m\u00eame si le proc\u00e9d\u00e9 n\u2019est pas vraiment abouti, la magie du r\u00e9cit fonctionne. Car ce qu\u2019il perd en clart\u00e9 constructive, il le gagne en intensit\u00e9 et en culture. Le livre offre une ballade au fil des si\u00e8cles, de la plus lointaine pr\u00e9histoire des peintres rupestres \u00e0 nos jours. Ce qui est un vrai plaisir r\u00e9side dans les choix faits par l\u2019auteur \u2013 c\u2019est l\u00e0 que l\u2019\u00e9rudition intervient. Il nous prom\u00e8ne de l\u2019Asie \u00e0 l\u2019Afrique, de l\u2019Am\u00e9rique \u00e0 l\u2019Europe, bousculant parfois la chronologie par des sauts en avant et des retours en arri\u00e8res qui ne rel\u00e8vent pas de l\u2019arbitraire mais de la logique m\u00eame de ce qu\u2019il nous pr\u00e9sente. Dire quels sont les personnages que l\u2019on croise reviendrait \u00e0 \u00e9tablir une liste interminable de noms, aussi bien des premiers r\u00f4les que des seconds couteaux. Mais l\u2019on sent bien que Jean d\u2019O a ses chouchous dans ce vaste panorama&nbsp;: ils se nomment Alexandre le Grand, Jules C\u00e9sar, Thomas d\u2019Aquin, Napol\u00e9on ou de Gaulle. On lit ces pages comme des enfants revivant l\u2019histoire de France et du monde. Les chapitres sur les ma\u00eetres fran\u00e7ais du grand XVII\u00e8me si\u00e8cle (1610-1715 selon sa chronologie) sont absolument remarquables. Bien s\u00fbr, l\u2019auteur, en romancier chevronn\u00e9 brode un peu ou beaucoup, selon les cas. Mais la trame reste toujours strictement authentique. Le tour de force est r\u00e9ussi, malgr\u00e9 cette petite faiblesse du proc\u00e9d\u00e9 initial.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il y a une autre dimension \u00e0 ce livre. Quand on avance dans sa lecture, on comprend qu\u2019il est aussi une sorte de testament litt\u00e9raire et philosophique. D\u2019Ormesson a choisi de refermer son \u0153uvre par un tableau de tous ceux qu\u2019il a aim\u00e9s passionn\u00e9ment sa vie durant. Il faut lire les pages consacr\u00e9s \u00e0 Saint-Simon ou \u00e0 Corneille pour comprendre cet amour. La mort ne peut rien contre cette trame humaine qui avance sans cesse. C\u2019est alors que le titre prend tout son sens. La Fontaine, Platon, Hugo ou Rousseau sont morts mais ils vivent encore, tant que vivent les hommes et se poursuit l\u2019histoire. Ce que veut nous dire l\u2019auteur, c\u2019est qu\u2019il sait o\u00f9 est sa place&nbsp;: il mourra aussi, mais l\u2019histoire des hommes continuera de vivre. Il nous \u00e9pargne les discours m\u00e9taphysiques ou religieux&nbsp;; le chapitre le plus court, l\u2019avant dernier, est titr\u00e9 \u00ab&nbsp;Seul Dieu, peut-\u00eatre&nbsp;?\u2026&nbsp;\u00bb et dit en quelques phrases qu\u2019il est impossible de parler de Dieu&nbsp;: c\u2019est ce que disent tous les bons th\u00e9ologiens juifs ou chr\u00e9tiens. Apr\u00e8s quoi ils \u00e9crivent des trait\u00e9s entiers pour d\u00e9crire ce Dieu dont on ne peut ni ne doit parler.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un dernier chapitre tr\u00e8s court, l\u2019auteur, confirme que ce qu\u2019il a d\u00e9crit est tout simplement l\u2019histoire, avec ses noblesses et ses bassesses. Il termine par un petit pied de nez sur sa tentative pr\u00e9sente et sur la modestie de son livre. Et il tire sa r\u00e9v\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p>Celui qui a \u00e9crit ce livre \u00e9tait un homme du XVIII\u00e8me si\u00e8cle \u00e9gar\u00e9 au XX\u00e8me. Il a toujours su s\u2019abriter derri\u00e8re un masque superficiel, comme les grands clowns cachaient derri\u00e8re le fard de l\u2019Auguste leur m\u00e9lancolie personnelle. Jean d\u2019Ormesson est parti, et pourtant il vit encore par ses \u0153uvres qui ont fini par constituer une \u0153uvre. Celle-ci trouvera-t-elle sa place dans la grande litt\u00e9rature de son si\u00e8cle&nbsp;? Beaucoup lui ont refus\u00e9 par avance cette place. Bien malin en fait qui peut aujourd\u2019hui le dire. D\u2019Ormesson n\u2019est certes ni Aragon ni C\u00e9line, mais heureusement pour lui il n\u2019est pas non plus Duras ou Angot. Il y a sans doute place dans le panth\u00e9on des \u00e9crivain du tr\u00e8s noir XX\u00e8me si\u00e8cle pour une \u00e9criture l\u00e9g\u00e8re qui dit des choses profondes.<\/p>\n\n\n\n<p>J.M. Dauriac \u2013 Ao\u00fbt 2021<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Folio) Gallimard, 2020 Jean d\u2019O, comme l\u2019appelaient ses amis, est mort en 2017. 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