{"id":634,"date":"2021-04-17T22:37:13","date_gmt":"2021-04-17T21:37:13","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=634"},"modified":"2021-04-17T22:37:40","modified_gmt":"2021-04-17T21:37:40","slug":"petit-traite-litteraire-de-lart-de-la-biographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=634","title":{"rendered":"Petit trait\u00e9 litt\u00e9raire de l\u2019art de la biographie"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p><strong>A propos de <em>Mes vies secr\u00e8tes<\/em>\u00a0 Dominique Bona<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gallimard folio, 2020, 330 p.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avoue que je ne connaissais pas du tout Dominique Bona, cette acad\u00e9micienne sexag\u00e9naire, dont la bibliographie annex\u00e9e \u00e0 la fin de ce volume atteste qu\u2019elle s\u2019est acquis une belle r\u00e9putation de biographe, en sus des romans initiaux par elle publi\u00e9s. Mais je l\u2019ai entendu un jour, lors d\u2019une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, parler de sa vie et de son m\u00e9tier. Et elle m\u2019a s\u00e9duit par son apparente simplicit\u00e9 et sinc\u00e9rit\u00e9. La lecture de ce livre a confirm\u00e9 que ce n\u2019\u00e9tait pas qu\u2019une apparence ou une posture, comme trop souvent chez les artistes. Comme quoi, contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9tendent les intellectuels aigris, la t\u00e9l\u00e9vision a une utilit\u00e9 culturelle, y compris pour eux-m\u00eames s\u2019ils \u00e9taient moins imbus de leurs privil\u00e8ges de caste de \u00ab\u00a0sachant\u00a0\u00bb, selon l\u2019immonde expression en cours. Je n\u2019aurais jamais achet\u00e9 ce livre dans ma petite maison de la presse d\u2019Aigurande (36) si je n\u2019avais vu madame Bona sur le petit \u00e9cran. Il n\u2019y pas que France culture et les pages du Monde\u00a0!*<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/vies-secretes-D.-Bona-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/vies-secretes-D.-Bona-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-635\" width=\"244\" height=\"403\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>J\u2019ai abord\u00e9 ce livre avec un certain scepticisme, peut-\u00eatre \u00e0 cause de ma r\u00e9serve sur le membres d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, o\u00f9 le meilleur c\u00f4toie le m\u00e9diocre (voir mon texte sur Emile Faguet&nbsp;: <a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=626\">https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=626<\/a> ). Le d\u00e9but pouvait mal augurer de la suite&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp; <em>J\u2019\u00e9tais nue, compl\u00e8tement nue, au milieu de gens nus, sur le pont d\u2019un bateau \u00e9cras\u00e9 de soleil, au large de Majorque<\/em>.&nbsp;\u00bb p.11.<\/p>\n\n\n\n<p>Avouons que cet incipit peut pr\u00e9sumer d\u2019un livre de baba cool sur le retour. Mais d\u00e8s la derni\u00e8re phrase ce paragraphe, l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 est lev\u00e9e&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>J\u2019avais une excuse d\u2019ordre professionnel&nbsp;: j\u2019\u00e9crivais une biographie de Romain Gary<\/em>.&nbsp;\u00bb ibid.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on aura lu la suite du livre, il sera alors ais\u00e9 de mesurer la prise de risque de l\u2019auteure de commencer ainsi son livre, en donnant une vraie fausse piste et la possibilit\u00e9 d\u2019une image tout \u00e0 fait erron\u00e9e. Car ce que je retiens en ayant lu cet ouvrage, c\u2019est l\u2019id\u00e9e d\u2019une femme responsable et tout sauf baba cool ou \u00ab\u00a0\u00e9vapor\u00e9e\u00a0\u00bb, comme on disait autrefois. Tout ce que narre D. Bona est s\u00e9rieux \u2013 mais pas du tout aust\u00e8re et \u00ab\u00a0chiant\u00a0\u00bb pour le dire comme les \u00ab\u00a0djeun\u2019\u00a0\u00bb que les vieux copient souvent \u2013 et de bon aloi.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/D.-Bona-portrait.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/D.-Bona-portrait.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-636\" width=\"485\" height=\"243\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/D.-Bona-portrait.jpg 318w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/D.-Bona-portrait-300x150.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 485px) 100vw, 485px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>M\u00eame s\u2019il faut se m\u00e9fier des apparences, lorsque je regarde cette magnifique t\u00eate de femme m\u00fbre, je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre frapp\u00e9 par le regard franc et la retenue du l\u00e9ger sourire imprim\u00e9e sur le visage. Je prends le risque de dire que ce visage refl\u00e8te une vie empreinte de travail, de s\u00e9rieux et de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 une matrice sociale, ce qui n\u2019exclut pas la possibilit\u00e9 de l\u2019espi\u00e8glerie. Au fil de la lecture du livre, nous d\u00e9couvrons, par toutes petites touches impressionnistes, des d\u00e9tails de sa propre vie. Mais <em>Mes vies secr\u00e8tes<\/em> n\u2019est pas comme le titre pourrait, de mani\u00e8re tr\u00e8s subtile, le sugg\u00e9rer, une autobiographie, ou alors seulement en toile de fond.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai lu ce livre comme un trait\u00e9 de l\u2019art de la biographie qui a l\u2019intelligence de ne pas le dire et de le montrer. D. Bona a choisi un plan th\u00e9matique assez fin et des titres romanesques, qui brouillent les pistes si on ne fait que les survoler dans la table des mati\u00e8res. En r\u00e9alit\u00e9, on peut mettre en \u00e9quivalence de chaque titre de chapitre un ou plusieurs noms de personnages dont elle a trait\u00e9 la biographie. Ainsi le chapitre 1 \u00ab&nbsp;Le soleil de Majorque&nbsp;\u00bb =&nbsp; Romain Gary, le chapitre 5 \u00ab&nbsp;Les dames galantes&nbsp;\u00bb = Les s\u0153urs H\u00e9r\u00e9dia, et ainsi de suite. Pour chaque personnage ou lot de personnages, D. Bona nous met en situation et nous explique comment elle en est venue \u00e0 faire cette biographie et comment elle l\u2019a approch\u00e9e. C\u2019est en cela qu\u2019il s\u2019agit vraiment d\u2019un petit trait\u00e9 fort utile pour qui voudrait se lancer dans cet exercice. Mais ce livre a aussi un autre but, plus subliminal, bien que l\u2019auteure se trahisse en quelque endroit. Il convient de r\u00e9habiliter le travail litt\u00e9raire du biographe, qui appara\u00eet comme le parent pauvre de la litt\u00e9rature, aux c\u00f4t\u00e9 du roi Roman. Cet aspect me semble tout \u00e0 fait important et judicieux. Une bonne biographie est le roman vrai d\u2019une existence. Mais les lecteurs se pr\u00e9cipitent sur les romans, d\u00e9vorent les livres de t\u00e9moignage (confer le succ\u00e8s plan\u00e9taire, fort bien pr\u00e9par\u00e9, des m\u00e9moires de Barack Obama) et, finalement, boudent un peu les biographies, sauf si elles sont canoniquement historiques. Or, il faut de vrais qualit\u00e9s d\u2019\u00e9crivain pour r\u00e9ussir une bonne biographie. Si le biographe est aussi romancier, c\u2019est \u00e9videmment encore mieux. Pour moi, le mod\u00e8le absolu reste Henry Troyat et sa biographie de L\u00e9on Tolsto\u00ef. Ce livre surpasse de loin tous les autres \u00e9crits de caract\u00e8re plus ou moins biographiques de l\u2019auteur russe. En effet, Troyat a su m\u00ealer une abondance de faits av\u00e9r\u00e9s et v\u00e9rifi\u00e9s (souvent pris directement dans les sources russe, car il \u00e9tait bilingue par sa naissance)&nbsp; avec un art de raconter assez ind\u00e9passable, car il faut \u2013 et demeure \u2013 un des plus grands romanciers du XX\u00e8me si\u00e8cle. Sa biographie se lit comme un roman, mais ce n\u2019en est pas un, car elle est tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la vie de Tolsto\u00ef<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Le travail de Dominique Bona est donc tr\u00e8s utile pour remettre l\u2019art du biographe \u00e0 sa juste place.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais son livre a une autre vertu&nbsp;: celle de montrer comment se tisse une toile de relations qui guide le travail. A mesure que nous avan\u00e7ons dans la lecture des chapitres, nous constatons que se dessine une sorte de toile d\u2019araign\u00e9e qui, partant d\u2019un n\u0153ud, se d\u00e9ploie sur un autre, puis finit par revenir au premier. Cette structure r\u00e9ticulaire est confirm\u00e9e lorsque, parvenue \u00e0 la derni\u00e8re ligne et au point final, nous parcourons la liste des \u0153uvres de Dominique Bona, en fin de volume. Si le premier lin\u00e9ament se nomme \u00ab&nbsp;Romain Gary&nbsp;\u00bb, il est vite doubl\u00e9 par la galaxie \u00ab&nbsp;Rouart \u2013 H\u00e9r\u00e9dia \u2013 Morisot et consorts&nbsp;\u00bb. C\u2019est une sorte de jeu de miroirs auquel nous convie l\u2019auteur. Les premi\u00e8res explorations familiales et artistiques la mettent au contact de personnages qui l\u2019intriguent ou la passionnent, et les biographies s\u2019encha\u00eenent. Mais il y a aussi des \u00e9vitements ou des refus. La piste Gary est un cul de sac&nbsp;; Elle n\u2019y reviendra pas. On trouve \u00e9galement ce que j\u2019appelle les \u00ab&nbsp;candidats recal\u00e9s&nbsp;\u00bb de la biographie. D. Bona leur consacre un chapitre joliment titr\u00e9 \u00ab&nbsp;Les \u00e2mes errantes&nbsp;\u00bb. Elle nous d\u00e9voile l\u00e0 les noms de ceux qu\u2019elle a crois\u00e9s, suivis un moment, puis finalement laiss\u00e9s \u00e0 leur oubli. Je crois que ce mus\u00e9e des recal\u00e9s est le propre de tout \u00e9crivain. Chez le romancier, c\u2019est la famille des personnages transparents, de passage ou avort\u00e9s. Ils constituent l\u2019arri\u00e8re-plan de toute \u0153uvre, mais sont toujours&nbsp; et \u00e0 toujours oubli\u00e9s. Ce th\u00e8me des r\u00e9seaux et des oublis me semble de toute premi\u00e8re importance pour approcher une \u0153uvre et en faire appr\u00e9cier la coh\u00e9rence. C\u2019est l\u2019approche contextuelle de la th\u00e9ologie&nbsp;: une des grandes cl\u00e9s de compr\u00e9hension des textes. Mais, au-del\u00e0, je crois aussi que c\u2019est une cl\u00e9 pour comprendre l\u2019oeuvre d\u2019un lecteur. Car je suis convaincu qu\u2019un grand lecteur construit, pour lui-m\u00eame \u2013 et parfois pour ses proches -, une \u0153uvre par son cheminement dans la jungle de la litt\u00e9rature et de la pens\u00e9e. Or, nous proc\u00e9dons exactement comme Dominique Bona le d\u00e9crit dans son livre, par des rencontre d\u2019abord hasardeuses, puis des recoupements accidentels et , \u00e0 la longue, \u00ab&nbsp;avec le temps&nbsp;\u00bb, par une recherche d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de liens entre nos lectures. Il y a un temps pour tout dans la vie du lecteur&nbsp;: L\u2019adolescence et la jeunesse sont l\u2019\u00e2ge de l\u2019exploration, des engouements et des d\u00e9go\u00fbts, des culs de sac et des grandes perspectives&nbsp;; la maturit\u00e9 est celle de l\u2019accumulation qualitative, o\u00f9 l\u2019on explore encore, mais \u00e0 moindres frais. On revient sur certains itin\u00e9raires, on cible ses voyages. Puis vient l\u2019\u00e2ge de la maturit\u00e9, celui o\u00f9 l\u2019on commence \u00e0 savoir ce que l\u2019on aime et ce que l\u2019on n\u2019aime pas du tout, celui o\u00f9 l\u2019on sait que le temps nous est compt\u00e9. On se recentre sur les grands amours, sur les classiques, on d\u00e9couvre par la toile d\u2019araign\u00e9e qui s\u2019est construite sans&nbsp; qu\u2019on n\u2019y prenne garde. Les rayons de la biblioth\u00e8que s\u2019\u00e9claircissent et s\u2019homog\u00e9n\u00e9isent&nbsp;: peut-\u00eatre devient-on un peu sage. Il n\u2019y a pas de vieillesse pour le lecteur, seulement la maturit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Mes vies secr\u00e8tes<\/em> est bien l\u2019exemple parfait qui contredit un&nbsp; peu ce que je viens de dire \u00e0 l\u2019instant ci-dessus. Je n\u2019aurais jamais d\u00fb acheter et lire ce livre, si je m\u2019en \u00e9tais tenu \u00e0 l\u2019approche raisonnable d\u00e9crite. Mais, heureusement, il y encore de l\u2019impr\u00e9vu et des rencontres. Bien entendu, je ne regrette nullement d\u2019avoir fait ce d\u00e9tour. Et, en bonne logique de lecteur, je viens d\u2019acheter son <em>Romain Gary<\/em> et son <em>Berthe Morisot<\/em>. Je vous reparlerai donc sans doute de Dominique Bona&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Beychac, le 16 avril 2021<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> J\u2019ai \u00e9crit une th\u00e8se de th\u00e9ologie sur Tolsto\u00ef et donc eu l\u2019occasion des consulter toutes les biographies en langue fran\u00e7aise sur Tolsto\u00ef&nbsp;: celle de Troyat domine le lot de tr\u00e8s loin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos de Mes vies secr\u00e8tes\u00a0 Dominique Bona Gallimard folio, 2020, 330 p. J\u2019avoue que je ne connaissais pas du tout Dominique Bona, cette acad\u00e9micienne&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=634\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Petit trait\u00e9 litt\u00e9raire de l\u2019art de la biographie<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,6],"tags":[],"class_list":["post-634","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-critiques","category-les-livres-litterature","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=634"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":637,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634\/revisions\/637"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=634"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=634"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=634"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}