{"id":389,"date":"2020-02-29T20:07:56","date_gmt":"2020-02-29T19:07:56","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2020\/02\/29\/une-si-jolie-musique-sur-franz-schubert-%e2%80%93-la-musique-au-coeur-michele-lhopiteau-dorfeuille\/"},"modified":"2020-02-29T20:07:56","modified_gmt":"2020-02-29T19:07:56","slug":"une-si-jolie-musique-sur-franz-schubert-%e2%80%93-la-musique-au-coeur-michele-lhopiteau-dorfeuille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=389","title":{"rendered":"Une si jolie musique ! sur Franz Schubert \u2013 La musique au c\u0153ur Michele-Lhopiteau-Dorfeuille"},"content":{"rendered":"<h2><em>Franz Schubert \u2013 La musique au c\u0153ur <\/em><\/h2>\n<h3><em>Michele-Lhopiteau-Dorfeuille<\/em><\/h3>\n<p class=\"MsoNormal\">Lormont, LE BORD DE L\u2019EAU, 2019<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">206 pages, 33 \u20ac<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">\u00a0<a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/image-02.jpg\" title=\"image-02.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/image-02.thumbnail.jpg\" alt=\"image-02.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center\" align=\"center\" class=\"MsoNormal\">Une si jolie musique!<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Franz Schubert est, pour beaucoup, r\u00e9duit \u00e0 \u00eatre l\u2019auteur de <em>La truite<\/em>, et encore dans sa version adapt\u00e9e en chanson plus ou moins enfantine. Pour la plupart des m\u00e9lomanes amateurs, sa musique de chambre en petites formations constitue l\u2019essentiel de son \u0153uvre. Schubert souffre, comme on dirait dans la novlangue de notre merveilleuse \u00e9poque, d\u2019un \u00ab\u00a0d\u00e9ficit d\u2019image\u00a0\u00bb. Mozart, Bach ou l\u2019incontournable Beethoven de cette ann\u00e9e 2020 (ann\u00e9e anniversaire\u00a0!) sont des stars, pour des raisons diverses. Le dernier membre de ce quatuor, lui, est ramen\u00e9 \u00e0 ce portrait tr\u00e8s classique qui orne la couverture de l\u2019essai que lui consacre Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuille\u00a0: un jeune homme aux cheveux boucl\u00e9s et \u00e0 la face sympathique, simplement barr\u00e9e d\u2019une fine paire de lunettes. De lui, il est retenu qu\u2019il mourut encore plus jeune que Wolfgang et moins sourd que Beethoven. Une des trouvailles de l\u2019auteur est de proposer d\u2019ailleurs comme explication de la mort du compositeur la m\u00eame piste qu\u2019elle avait explor\u00e9e pour Mozart\u00a0: l\u2019empoisonnement aux produits pseudo-m\u00e9dicaux \u00e0 base de mercure. Alors pourquoi donc Schubert est-il finalement beaucoup moins connu que ses illustres confr\u00e8res\u00a0? Citons l\u2019auteur, dans sa conclusion\u00a0:<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">\u00ab\u00a0<em>Car Schubert est de toute \u00e9vidence un homme moderne\u00a0: Bach avait son Dieu, Mozart et Beethoven, en bons fils des Lumi\u00e8res, leurs utopies et leur foi en l\u2019humanit\u00e9. Franz, malade et d\u00e9sargent\u00e9 dans un pays ruin\u00e9, prisonnier d\u2019une \u00e9poque \u00e0 tous points de vue r\u00e9actionnaire et dont l\u2019avenir illisible pr\u00e9figurait singuli\u00e8rement la n\u00f4tre, n\u2019eut rien de tout cela. Et en cela il nous ressemble.\u00a0<\/em>\u00bb (page 194).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">A la lecture de cet essai \u2013 je pr\u00e9f\u00e8re ce terme \u00e0 celui de biographie, en raison des choix de l\u2019auteur -, on d\u00e9couvre pourquoi, effectivement Schubert est notre plus-contemporain, par rapport aux trois autres compositeurs \u00e9voqu\u00e9s.<span>\u00a0 <\/span>Schubert est contemporain de l\u2019Empire napol\u00e9onien et de ses guerres europ\u00e9ennes, qui ont saign\u00e9 une partie majeure de l\u2019Europe, dont l\u2019Autriche. Son \u00e9poque marque le d\u00e9but de la fin (qui sera merveilleusement \u00e9voqu\u00e9e au plan romanesque par le grand \u00e9crivain Joseph Roth dans le dyptique <em>La marche de Radetski<\/em> et <em>La crypte des capucins<\/em>). Franz est essentiellement Viennois\u00a0: Mich\u00e8le Lhopiteau montre combien peu il voyagea, et pas tr\u00e8s loin quand il le fit. Sa vie pourrait \u00eatre sous-titr\u00e9e \u00ab\u00a0une histoire viennoise du d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle\u00a0\u00bb. Sa vie ne met en \u00e9vidence aucun fait saillant aucun scandale, aucun coup d\u2019\u00e9clat. Il est le fils surdou\u00e9 musicalement d\u2019un directeur d\u2019\u00e9cole, et lui-m\u00eame d\u00e9butera sa vie professionnelle en \u00e9tant aide-instituteur, un boulot ingrat et mal pay\u00e9 qu\u2019il n\u2019aimait pas et abandonna d\u00e8s qu\u2019il le put. Voil\u00e0 pour le portrait social superficiel. Mais<span>\u00a0 <\/span>l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019important.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">L\u2019important est que Franz Schubert est un g\u00e9nie de la composition. Ce qui a \u00e9t\u00e9 clairement compris et dit par ses amis, et reconnu par ceux qui ont pu entendre sa musique. Car le probl\u00e8me principal est l\u00e0. Schubert, \u00e0 la diff\u00e9rence du trio majeur \u00e9voqu\u00e9 plus haut, n\u2019a pas eu<span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span>de m\u00e9c\u00e8ne ou de protecteur , et sa musique n\u2019a pas du tout obtenu l\u2019audience qu\u2019elle aurait m\u00e9rit\u00e9. Ajoutons \u00e0 cela que le doux Franz n\u2019est pas un animal de foire, virtuose d\u00e8s l\u2019enfance ou compositeur attitr\u00e9, comme Mozart, Beethoven ou Bach. C\u2019est l\u00e0 un des aspects passionnants de ce livre, de nous faire d\u00e9couvrir cette personnalit\u00e9 introvertie, que l\u2019on qualifierait, aujourd\u2019hui dans le cadre des mythologies de la r\u00e9ussite, de \u00ab\u00a0loser\u00a0\u00bb. Il n\u2019a jamais su s\u2019imposer, se pousser du col, ou simplement se signaler. Le r\u00e9sultat est impressionnant\u00a0: sa musique, de son vivant ne fut jou\u00e9e que dans des cercles restreints au sein desquels il \u00e9voluait. A l\u2019exception d\u2019un grand concert viennois organis\u00e9 par ses amis, en 1828, jamais sa musique ne fut offerte au grand public.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Parler de Franz, c\u2019est parler d\u2019un cercle d\u2019amis fid\u00e8les, qui l\u2019accompagn\u00e8rent jusqu\u2019\u00e0 sa mort et m\u00eame au-del\u00e0, se battant pour que sa musique soit jou\u00e9e et reconnue \u00e0 sa juste valeur.Tr\u00e8s judicieusement, notre auteur d\u00e9bute son essai par un chapitre titr\u00e9 \u00ab\u00a0La garde rapproch\u00e9e\u00a0\u00bb o\u00f9 elle brosse, par extraits de lettres et courtes notules biographiques le portrait de ce c\u00e9nacle schubertien. On y voit donc que le compositeur a eu la chance d\u2019avoir ces vrais fid\u00e8les autour de lui . Il est m\u00eame assez vraisemblable de penser que s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 seul, Franz Schubert aurait eu une petite vie terne et n\u2019aurait peut-\u00eatre pas cr\u00e9\u00e9 tout ce qu\u2019il a compos\u00e9.<span>\u00a0 <\/span>Car nous apprenons, entre autres choses, que Schubert n\u2019eut jamais de domicile vraiment personnel, mais v\u00e9cut chez autrui selon les circonstances, tant\u00f4t chez son p\u00e8re, son fr\u00e8re ou l\u2019un<span>\u00a0 <\/span>ou l\u2019autre de ses bons compagnons. Car ceux-ci, bons viennois au fait de la musique de leur \u00e9poque, avaient compris qu\u2019il \u00e9tait vraiment g\u00e9nial et firent tout leur possible pour qu\u2019il puisse composer et entendre se \u0153uvres. Plusieurs \u00e9tant de bons musiciens, mont\u00e8rent des formations \u00e0 cet effet. Un chanteur et une chanteuse de renom surent reconna\u00eetre la valeur de ses lieder et les firent conna\u00eetre du mieux qu\u2019ils le purent. Mais le bilan global des compositions jamais jou\u00e9es ou seulement en cercle priv\u00e9 est impressionnant. Tout autant que la couardise (ontologique) des \u00e9diteurs qui refus\u00e8rent sa musique, soit parce qu\u2019elle \u00e9tait trop complexe \u2013 ce qui \u00e9tait objectivement vrai -, soit parce qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas connue (le serpent qui se mord la queue), soit simplement par paresse.<span>\u00a0 <\/span>Bref, si Schubert eut un bel enterrement \u2013que la famille paya longtemps apr\u00e8s \u2013 suivi par de nombreux amis et connaissances, \u00e0 l\u2019inverse de Mozart (Mich\u00e8le Lhopiteau a aussi expliqu\u00e9 pourquoi dans un livre pr\u00e9c\u00e9dent), il mourut comme \u00ab\u00a0inconnu c\u00e9l\u00e8bre\u00a0\u00bb au-del\u00e0 de Vienne.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">C\u2019est finalement l\u2019acharnement de ses amis qui permirent d\u2019\u00e9viter l\u2019oubli et la foi de certains musiciens, comme F\u00e9lix Mendelssohn, pour le remettre \u00e0 sa juste place. Mais m\u00eame aujourd\u2019hui, le Schubert connu des musiciens et m\u00e9lomanes reste celui des lieder et de la musique de chambre.<span>\u00a0\u00a0 <\/span>Son \u0153uvre religieuse et symphonique est m\u00e9sestim\u00e9e et m\u00e9connue. Ses op\u00e9ras ne sont pas jou\u00e9s\u00a0: mais l\u00e0, il y a selon Mich\u00e8le Lhopiteau, la raison objective de la faiblesse des livrets. Il y a encore une grosse marge de progression pour la reconnaissance de Franz Schubert.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">A la lecture de cette chronique aura compris toute la richesse de ce livre, qui s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 des trois autres (Mozart, Bach et Beethoven), que j\u2019ai chroniqu\u00e9s en leur temps. Je dois ici redire le coup de g\u00e9nie qu\u2019est le fait de joindre deux cd d\u2019extraits \u00e0 cette lecture. Ces extraits sont tous annonc\u00e9s dans le texte, cela permet d\u2019entendre aussit\u00f4t ce que l\u2019auteur explique ou cite. Les plages sont dans l\u2019ordre lin\u00e9aire du texte. Mais, comme pour les pr\u00e9c\u00e9dents, ces deux disques peuvent s\u2019\u00e9couter seuls, comme une sorte de <em>best o<\/em>f de Schubert (ce que j\u2019\u00e9cris l\u00e0 est un crime pour l\u2019amateur de musique classique\u00a0!).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Mes remarques critiques porteront sur la forme et non sur le fond, auquel je n\u2019ai rein trouv\u00e9 \u00e0 redire, l\u2019information \u00e9tant tr\u00e8s s\u00e9rieuse et l\u2019expertise de Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuille reconnue. Pourquoi ne pas mettre le lexique des formes et la chronologie de Schubert en fin de volume, comme cela se fait habituellement. C\u2019est assez aride de d\u00e9buter ainsi et le risque est soit que ce soit ignor\u00e9, soit que cela rebute le lecteur potentiel. Et il en faut peut, aujourd\u2019hui, pour rebuter un lecteur, \u00e0 l\u2019\u00e8re du zapping qui n\u2019\u00e9pargne rien ni personne.<span>\u00a0 <\/span>Quant au chapitre XV \u00ab\u00a0<em>Schubert et le septi\u00e8me art<\/em>\u00a0\u00bb, qui est une excellente id\u00e9e (celle de montrer l\u2019\u00e9tonnant succ\u00e8s de Schubert comme \u00ab\u00a0auteur\u00a0\u00bb de musique de films), il aurait sa place en annexe, comme je l\u2019avais indiqu\u00e9 dans l\u2019ouvrage sur Bach, \u00e0 propos du chapitre sur les \u00ab\u00a0baroqueux\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit simplement d\u2019une pr\u00e9caution formelle visant \u00e0 ne pas rompre l\u2019unit\u00e9 th\u00e9matique du livre. Tout en pr\u00e9servant ce travail int\u00e9ressant qui vient en compl\u00e9ment du reste. Car, il faut dire cela pour terminer, Schubert, bien plus que Mozart, Bach ou Beethoven, est un g\u00e9nie de la m\u00e9lodie pure et en a compos\u00e9 un nombre impressionnant (d\u2019o\u00f9 son succ\u00e8s au cin\u00e9ma), toutes plus belles les unes que les autres, ce que les deux disques permettent amplement de v\u00e9rifier.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Ce Schubert vient donc enrichir la connaissance des m\u00e9lomanes et l\u2019oeuvre de Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuille qui, discr\u00e8tement mais s\u00fbrement, s\u2019impose comme un auteur de premier plan en musicologie populaire \u2013 secteur d\u00e9sert\u00e9 par les sp\u00e9cialistes, car le peuple est inf\u00e2me et ne m\u00e9rite pas de jouir des tr\u00e9sors de la bourgeoisie \u00e9clair\u00e9e (c\u2019\u00e9tait la phrase Gilets Jaunes du jour) -, comme le d\u00e9montre aussi le succ\u00e8s de ses conf\u00e9rences de vulgarisation (de vulgus en latin, le peuple, beurk\u00a0!), notamment \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Populaire des Hauts de Garonne, o\u00f9 elle officie b\u00e9n\u00e9volement depuis des ann\u00e9es, pour partager sa passion de la musique avec tous.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Jean-Michel Dauriac<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Pr\u00e9sident-Fondateur de l\u2019Universit\u00e9 Populaire des Hauts de Garonne et m\u00e9lomane.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franz Schubert \u2013 La musique au c\u0153ur Michele-Lhopiteau-Dorfeuille Lormont, LE BORD DE L\u2019EAU, 2019 206 pages, 33 \u20ac \u00a0 Une si jolie musique! \u00a0 Franz&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=389\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Une si jolie musique ! sur Franz Schubert \u2013 La musique au c\u0153ur Michele-Lhopiteau-Dorfeuille<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,4,5,1],"tags":[],"class_list":["post-389","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-musique","category-les-critiques","category-les-livres-essais","category-non-classe","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=389"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/389\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}