{"id":346,"date":"2018-07-30T18:47:43","date_gmt":"2018-07-30T17:47:43","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2018\/07\/30\/la-crypte-des-capucins-musique-de-chambre-pour-un-requiem-annonce\/"},"modified":"2020-06-11T11:21:48","modified_gmt":"2020-06-11T10:21:48","slug":"la-crypte-des-capucins-musique-de-chambre-pour-un-requiem-annonce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=346","title":{"rendered":"La crypte des capucins, musique de chambre pour un requiem annonc\u00e9"},"content":{"rendered":"<h1 align=\"center\" style=\"text-align: center\"><span style=\"color: red\">La crypte des capucins<o:p><\/o:p><\/span><\/h1>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center\"><strong>Joseph Roth<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/span>Le Seuil, collection Points &#8211; 1983 -184 pages<o:p><\/o:p><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" alt=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\"><\/p>\n<p><\/a><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><\/a><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-couv.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-couv.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Lorsqu\u2019on parle de l\u2019\u00e9crivain Roth, tout le monde pense imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019Am\u00e9ricain Phlippe Roth, r\u00e9cemment disparu. Et si l\u2019on parle de Joseph Roth, certains vont m\u00eame juqu\u2019\u00e0 corriger le pr\u00e9nom, certains d\u2019une erreur. Et pourtant il y bien un \u00e9crivain appel\u00e9 Joseph Roth et c\u2019est un tr\u00e8s grand. Mais il appartient \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration sacrifi\u00e9e de la fin du XIX\u00e8me et de l\u2019entre-deux guerres mondiales dont on a retenu seulement deux ou trois auteurs pour mieux disqualifier tous les autres dans les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir. Ainsi Proust, Kafka ou Thomas Mann sont-ils, \u00e0 leur corps d\u00e9fendant, les fossoyeurs d\u2019une magnifique pl\u00e9iade d\u2019\u00e9crivains tomb\u00e9s dans l\u2019oubli des biblioth\u00e8ques m\u00eame (ils sont s\u00e9v\u00e8rement traqu\u00e9s lors des d\u00e9sherbages annuels, faute de lecteurs). Quelques-uns sont encore \u00e9dit\u00e9s, d\u2019autres plus du tout et quelques-uns en d\u00e9pit du bon sens. Ainsi vont les trompettes de la renomm\u00e9e qui sont, en effet bien mal embouch\u00e9es, comme le chantait Brassens. Sur Joseph Roth s\u2019est d\u00e9pos\u00e9e la poussi\u00e8re de l\u2019oubli. Un seul de ses romans est cit\u00e9 et connu, c\u2019est&nbsp;\u00ab&nbsp;<strong><em>La marche de Radetski<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, cr\u00e9pusculaire \u0153uvre sur la d\u00e9composition de l\u2019Empire Austro-Hongrois sous le long r\u00e8gne de Fran\u00e7ois-Joseph. Nous n\u2019aimons gu\u00e8re qu\u2019il nous soit rappel\u00e9 que les civilisation aussi sont mortelles et les empires fragiles. Cela pourrait cr\u00e9er des analogies qu\u2019il faut absolument \u00e9viter en ces temps de b\u00e9at optimisme num\u00e9rique.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">\u00ab&nbsp;<strong><em>La crypte des capu\u00e7ins<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb est la suite de \u00ab&nbsp;<strong><em>La marche de Radetski<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, tant dans le d\u00e9roulement du temps que dans l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale. Joseph Roth reprend la famille Trotta et choisit un jeune homme oisif de la classe favoris\u00e9e de Vienne juste avant la premi\u00e8re guerre mondiale. Autant La Marche \u00e9tait une \u0153uvre chorale peignant l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 austro-hongroise, autant \u00ab&nbsp;<strong><em>La crypte des capucins<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb est un roman intimiste. C\u2019est la m\u00eame finalit\u00e9 que le pr\u00e9c\u00e9dent, mais tout est vu, cette fois, \u00e0 travers un personnage principal qui est narrateur \u00e0 la premi\u00e8re personne et ses proches. Mais Roth r\u00e9ussit, d\u00e8s les premi\u00e8res pages \u00e0 imposer la m\u00eame lumi\u00e8re cr\u00e9pusculaire, il y a continuit\u00e9 totale d\u2019atmosph\u00e8re. Ici c\u2019est le monde viennois qui est cibl\u00e9. Imm\u00e9diatement le lecteur de La Marche retrouve la m\u00eame \u00e9criture pr\u00e9cise comme un scalpel, le d\u00e9tachement du t\u00e9moin impuissant voire complice de son propre an\u00e9antissement. Joseph Roth surnomme son personnage Fran\u00e7ois-Ferdinand, ce qui est \u00e9videmment lourd de pr\u00e9monition historique. Roth ne cache d\u2019ailleurs nullement son but et c\u2019est la chronique d\u2019une mort annonc\u00e9e. Mort d\u2019abord d\u2019un r\u00eave politique, l\u2019Autriche-Hongrie et de l\u2019Autriche nouvelle sous la conqu\u00eate des nazis. C\u2019est d\u2019ailleurs au moment de leur prise de pouvoir que le roman s\u2019ach\u00e8ve, car les d\u00e9s sont jet\u00e9s&nbsp;: les barbares ont pris le contr\u00f4le de la ville frivole, gracieuse et heureuse. \u00ab&nbsp;Le monde d\u2019hier&nbsp;\u00bb, comme le d\u00e9crivait Stefan Zweig dans son grand livre de souvenirs, est bien mort. Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0&nbsp;?<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; text-indent: 35.45pt\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/joseph-roth.jpg\" title=\"joseph-roth.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/joseph-roth.jpg\" alt=\"joseph-roth.jpg\"><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">La th\u00e8se romanesque de Joseph Roth est que cette mort est annonc\u00e9e depuis le milieu du XIX\u00e8me si\u00e8cle, avec la mont\u00e9e en puissance de la Prusse et de la Russie et que les Autrichiens n\u2019ont rien vu venir et rien voulu voir surtout&nbsp;; Le souvenir nostalgique de la puissance leur suffisait et la facticit\u00e9 de la vie viennoise de la Belle Epoque fut le plus formidable des anesth\u00e9siants. Les Trotta sont de ce point de vue une<span>&nbsp; <\/span>remarquable galerie de personnages qui suffisent \u00e0 sugg\u00e9rer le destin entier de l\u2019empire. Fran\u00e7ois-Ferdinand est jeune, il n\u2019est pas sot \u2013 ses remarques sont tr\u00e8s fines \u2013 mais vit de ses rentes dans une oisivet\u00e9 cultiv\u00e9e. Or le capitalsime besogneux a partout pris les choses en main et Vienne est comme le dernier village gaulois d\u2019Europe qui ne le saurait pas. Les caf\u00e9s sont tr\u00e8s importants dans ce roman, ils sont lieux de vie, d\u2019\u00e9changes, de rendez-vous, d\u2019information\u2026 C\u2019est d\u2019aileeurs dans leur caf\u00e9-point de ralliement que les survuvants de la g\u00e9n\u00e9ration de Fran\u00e7ois-Ferdinand apprendront par un jeune nazi la prise du pouvoir par la peste brune. Tous d\u00e9sertent alors, conscients que leur monde vient de voler d\u00e9finitvement en \u00e9clat. Au lecteur, dot\u00e9 de sa culture historique ou pas, de deviner leurs destins.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">La Grande Guerre est le moment o\u00f9 tout bascule. Mais comme dans la Marche Joseph Roth avait choisi de ne d\u00e9crire qu\u2019une escarmouche pour tuer son personnage, dans \u00ab&nbsp;<strong><em>La crypte des capu\u00e7ins<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb il se borne \u00e0 parler de la d\u00e9confiture des arm\u00e9es austro-hongroise en quelques jours et ses personnages sont aussit\u00f4t faits prisonniers et ne reviennent \u00e0 Vienne qu\u2019en 1918. Cette parenth\u00e8se de guerre fait Fran\u00e7ois-Ferdinand un autre homme&nbsp;; il comprend l\u2019inanit\u00e9 de la vie et l\u2019\u00e9chec de l\u2019Empire. L\u2019homme qui revient et tente de reprendre une vie \u00ab&nbsp;normale&nbsp;\u00bb n\u2019est plus le m\u00eame. Mais il s\u2019av\u00e8re incapable de faire face \u00e0 la nouvelle situation. Il ne prendra jamais un emploi, incapable de gagner sa vie. Il est obsol\u00e9te \u00e0 vingt-cinq ans. Son mariage est une fiction \u00e9trange&nbsp;; il devient p\u00e8re presque par inadvertance et finit abandonn\u00e9 par sa femme, son fils en pension \u00e0 Paris et sa m\u00e8re disparue. Tout s\u2019est effondr\u00e9 autour de lui.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Symboliquement, Joseph Roth situe la derni\u00e8re sc\u00e8ne, celle de l\u2019\u00e9pilogue, \u00e0 nouveau \u00e0 la Crypte des capu\u00e7ins, qui est le tombeau des empereurs et de Fran\u00e7ois-Joseph en particulier. Les Trotta sont consubstantiellement li\u00e9s \u00e0 Fran\u00e7ois-Joseph. Le grand oncle de Fran\u00e7ois-Ferdinand, notre h\u00e9ros, fut surnomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Le h\u00e9ros de Solf\u00e9rino&nbsp;\u00bb pour avoir sauv\u00e9 la vie de l\u2019Empereur lors de cette bataille. D\u2019o\u00f9 son ennoblissement et les soins que le pouvoir accorda \u00e0 toute la lign\u00e9e. Le livre se termine ainsi&nbsp;: \u00ab&nbsp;O\u00f9 aller \u00e0 pr\u00e9sent&nbsp;? O\u00f9 aller&nbsp;? Moi, un Trotta.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Il n\u2019y a d\u2019issue que la disparition avec le monde englouti&nbsp;; un Trotta ne peut vivre ailleurs qu\u2019en Autriche-Hongrie. Fin de l\u2019histoire.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Pour nous faire sentir l\u2019in\u00e9luctable, la venue de la mort sous diff\u00e9rents aspects, Roth a une formule qu\u2019il r\u00e9p\u00e8te au fil des pages et enrichit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Au-dessus des verres que nous vidions gaiement, la mort invisible croisait d\u00e9j\u00e0 ses mains d\u00e9charn\u00e9es.&nbsp;\u00bb (p.26), qui devient plus tard&nbsp;: \u00ab&nbsp;La mort ne croisait pas seulument ses mains d\u00e9charn\u00e9es au-dessus des verres o\u00f9 nous buvions, mais encore au-dessus des lits o\u00f9 nous passions nos nuits avec des femmes.&nbsp;\u00bb (p. 73)\/ Tout est condamn\u00e9 \u00e0 la mort, rien ne subsistera de ce qui fut le monde des Trotta. Joseph Roth d\u00e9veloppe-t-il une philosophie de l\u2019Histoire&nbsp;? Pas \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Tolsto\u00ef dans \u00ab&nbsp;La guerre et la paix&nbsp;\u00bb, o\u00f9 il cl\u00f4t son livre par de longues consid\u00e9rations de ce type. Mais il est certain que Roth a une vision de l\u2019histoire pour l\u2019Empire Austro-hongrois. Il distille tout au long de ce court roman des remarques par personnages interpos\u00e9s. Il est \u00e0 peu pr\u00e8s certain qu\u2019il ne consid\u00e9rait pas cet empire bic\u00e9phale comme une prison des peuples, tel qu\u2019on l\u2019a pr\u00e9sent\u00e9 a post\u00e9riori. Pour lui, il n\u2019y a pas de nation autrichienne entre les deux guerres, mais il y avait une concience nationale austro-hongroise, incarn\u00e9e dans ce livre par Joseph Branco le slov\u00e8ne et Man\u00e8s Reisiger le cocher polonais, amis de Fran\u00e7ois-Ferdinand le Viennois. Il y a incontestablement chez Roth (comme chez Zweig) une nostalgie de l\u2019Empire, de la douceur de vivre de Vienne, de cette communaut\u00e9 de peuples reli\u00e9s par leur Empereur. La lumi\u00e8re du cr\u00e9puscule final est encore belle, mais c\u2019est la derni\u00e8re lueur.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; text-indent: 35.45pt\"><!--[if !supportEmptyParas]--><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-photo-vienne.jpg\" title=\"crypte-des-capucins-photo-vienne.jpg\" style=\"font-size: 1em\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/crypte-des-capucins-photo-vienne.jpg\" alt=\"crypte-des-capucins-photo-vienne.jpg\"><\/a>&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Il faut lire les deux romans \u00e0 la suite si on veut mesurer l\u2019importance de l\u2019entreprise de Joesph Roth. Symphonie pour l\u2019un, orchestre de chambre pour l\u2019autre, ils dressent \u00e0 eux deux le portrait d\u2019une Europe centrale disparue,celle o\u00f9 on circulait sans passeport d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre (ce que Zweig rapportait aussi avec insistance). Tr\u00e8s symboliquement, \u00e0 leur retour de camp, les deux \u00ab&nbsp;\u00e9trangers&nbsp;\u00bb \u00e0 la nouvelle Autriche d\u00e9membr\u00e9e, Joesph et Man\u00e8s ont un passeport qu\u2019il exhibent \u00e0 leurs amis. Le nouveau monde est celui des fronti\u00e8res, qui seront la cause directe de la Seconde Guerre Mondiale (\u00ab&nbsp; franchissement de la fronti\u00e8re et envahissement de la Pologne par l\u2019arm\u00e9e allemande).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\">Joseph Roth m\u00e9rite d\u2019\u00eatre connu, avec son pr\u00e9nom \u00e0 lui,<span>&nbsp; <\/span>et d\u2019\u00eatre lu&nbsp;; on trouve encore ces romans en poche, profitez-en \u00e7a peut ne pas durer.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; text-indent: 35.45pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">J.Michel Dauriac. 30 juillet 2018.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crypte des capucins &nbsp; Joseph Roth&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Seuil, collection Points &#8211; 1983 -184 pages &nbsp; Lorsqu\u2019on parle de l\u2019\u00e9crivain Roth, tout le monde pense&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=346\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">La crypte des capucins, musique de chambre pour un requiem annonc\u00e9<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,6],"tags":[],"class_list":["post-346","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-critiques","category-les-livres-litterature","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/346","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=346"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/346\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":488,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/346\/revisions\/488"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}