{"id":335,"date":"2018-01-01T12:30:06","date_gmt":"2018-01-01T11:30:06","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2018\/01\/01\/genial-invivable-et-attachant-beethoven\/"},"modified":"2020-06-11T11:22:24","modified_gmt":"2020-06-11T10:22:24","slug":"genial-invivable-et-attachant-beethoven","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=335","title":{"rendered":"G\u00e9nial, invivable et attachant Beethoven"},"content":{"rendered":"<p><!--[if gte mso 9]><xml>  <w:WordDocument>   <w:View>Normal<\/w:View>   <w:Zoom>0<\/w:Zoom>   <w:HyphenationZone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:DoNotOptimizeForBrowser\/>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]--><\/p>\n<h1><\/h1>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Sur \u00ab&nbsp;<strong><em>Ludwig van Beethoven \u2013 \u00ab&nbsp;L\u2019art pour unique raison de vivre<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb &#8211; <strong>Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuill<\/strong>e, Le bord de l\u2019Eau, Lormont , 207, 262 pages&nbsp;; 2 CDs, 77 extyraits, 2 h 40 de musique. 32 \u20ac<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/beethoven-lhopiteau-couv.gif\" title=\"beethoven-lhopiteau-couv.gif\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/beethoven-lhopiteau-couv.gif\" alt=\"beethoven-lhopiteau-couv.gif\"><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Apr\u00e8s Mozart et Bach (J.S), Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuille s\u2019est attaqu\u00e9 au troisi\u00e8me et dernier des g\u00e9nies incontest\u00e9s de la musique classique occidentale. Sur le m\u00eame principe que ses deux pr\u00e9c\u00e9dents ouvrages, elle offre au lecteur un livre accompagn\u00e9 de deux CD d\u2019extraits musicaux \u00e0 \u00e9couter au fur et \u00e0 mesure de l\u2019avancement de la lecture.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Ludwig van Beethoven a r\u00e9ussi un exploit unique en son genre, que ni Mozart ni J.S Bach n\u2019ont accompli. Ce qui en fait v\u00e9ritablement le compositeur le plus connu au monde (pas le plus grand vendeur de disques cependant, les Beatles et Elvis Presley \u00e9crasant la comp\u00e9tition). Un de ses morceaux court la Terre enti\u00e8re. \u00ab&nbsp;L\u2019hymne \u00e0 la joie&nbsp;\u00bb a marqu\u00e9 l\u2019histoire musicale et politique de la plan\u00e8te, surtout au XX\u00e8me si\u00e8cle. Mich\u00e8le Lhopiteau a parfaitement saisi l\u2019importance de ce final de la 9<sup>\u00e8me<\/sup> symphonie et donne \u00e0 cette composition hors norme et unique en son genre \u00e0 l\u2019\u00e9poque une place importante dans son livre. Ce qui en fait au sens noble du terme un ouvrage \u00e0 la fois populaire et \u00e9rudit. Car elle met un point d\u2019honneur \u00e0 ne pas \u00e9crire seulement pour le petit monde des musicologues et m\u00e9lomanes du classique en France. Pour preuve l\u2019\u00e9trange construction de son livre qui d\u00e9bute par deux boites \u00e0 outils en g\u00e9n\u00e9ral rel\u00e9gu\u00e9es en notes de bas de page ou annexes terminales. Le pr\u00e9liminaire est un \u00ab&nbsp;petit lexique des formes et instruments en usage du temps de Beethoven&nbsp;\u00bb (lequel est bien s\u00fbr actuel pour toute la musique classique), qui d\u00e9finit \u00e0 la fois les formes, tels le rondo ou le canon ou la nature des pi\u00e8ces, comme le quatuor ou le concerto. Le lecteur pourra toujours s\u2019y reporter avec profit \u2013l\u2019auteur appelle entre parenth\u00e8ses ce lexique chaque fois que n\u00e9cessaire- et gageons qu\u2019\u00e0 la fin de ce livre, un lecteur attentif conna\u00eetra les bases de compr\u00e9hension des formes et combinaisons instrumentales majeures. Il y a donc l\u00e0 d\u00e9j\u00e0, avant m\u00eame de mettre en marche le corps du livre, \u0153uvre p\u00e9dagogique et donc populaire.<span>&nbsp; <\/span>Le premier chapitre est une chronologie \u00e0 entr\u00e9es multiples (musique, histoire, culture g\u00e9n\u00e9rale, litt\u00e9rature\u2026) qui situe Beethoven dans son temps et par rapport \u00e0 ses grands pr\u00e9d\u00e9cesseurs et contemporains. Le chapitre II est intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Qui furent les destinataires des nombreuses lettres de Beethoven&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Nous touchons d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 \u00e0 un point de ce que je pourrais appeler la&nbsp;\u00ab&nbsp;M\u00e9thode Lhopiteau&nbsp;\u00bb, \u00e0 savoir s\u2019appuyer sur la correspondance de ses objets d\u2019admiration et d \u2018\u00e9tude. Pour le plus grand bonheur des amateurs, de nombreuses lettres de ces musiciens ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9es. On frissonne \u00e0 l\u2019id\u00e9e que les futurs historiens ou musicologues se penchant sur les cr\u00e9ateurs du XXI\u00e8me si\u00e8cle devront se coltiner des milliers de courriels, \u00e0 la condition plus qu\u2019al\u00e9atoire qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s&nbsp;! En utilisant ce proc\u00e9d\u00e9 \u00e9pistolaire, Mich\u00e8le Lhopiteau dresse en fait un petit r\u00e9pertoire des amis, relations d\u2019affaires, m\u00e9c\u00e8nes et \u00e9diteurs de Ludwig van Beethoven. Mais elle d\u00e9marre aussi, sans nous le dire sciemment son \u00e9tude, en posant le d\u00e9cor d\u2019une belle mani\u00e8re. J\u2019avoue, en commen\u00e7ant le livre, avoir \u00e9t\u00e9 d\u2019abord g\u00ean\u00e9 par ce proc\u00e9d\u00e9 que je trouvais maladroit, car un peu rebutant en premier contact. Mais une fois entr\u00e9 dans le livre, je me suis senti bien heureux d\u2019avoir avant eu ces informations et j\u2019ai pu y revenir en cas d\u2019oubli ou doute. J\u2019avais donc tort&nbsp;! A signaler aussi en ouverture une carte situant les principaux lieux beethov\u00e9niens (j\u2019avais \u00e9mis l\u2019id\u00e9e d\u2019une carte lors de ma lecture du \u00ab&nbsp;Mozart&nbsp;\u00bb de notre auteur).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/beethoven-couv-lhopiteau.jpg\" title=\"beethoven-couv-lhopiteau.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/beethoven-couv-lhopiteau.jpg\" alt=\"beethoven-couv-lhopiteau.jpg\"><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Commence ensuite l\u2019\u00e9tude elle-m\u00eame. Et l\u00e0 s\u2019\u00e9panouit la \u00ab&nbsp;M\u00e9thode Lhopiteau&nbsp;\u00bb, maintenant bien r\u00f4d\u00e9e. Le pi\u00e8ge, avec de tels sujets, est de verser dans la biographie anglo-saxonnes. Celle qui vise \u00e0 nous d\u00e9crire la vie de l\u2019individu \u00e9tudi\u00e9e jour par jour, voire heure par heure, sans omettre le plus petit incident ou al\u00e9a existentiel. Cela donne des ouvrages \u00e9normes qui d\u00e9couragent le lecteur, m\u00eame de bonne volont\u00e9, et qui ne sont lus que par des sp\u00e9cialistes ou des prisonniers. Ces livres se doublent en plus d\u2019une analyse serr\u00e9e des \u0153uvres, offrant souvent deux ouvrages en un seul. Tr\u00e8s bien pour le conf\u00e9rencier ou le fanatique monomaniaque,mais pas du tout populaire, le petit peuple ne pouvant et n\u2019osant m\u00eame s\u2019approcher de ces mausol\u00e9es de papier. Or le peuple repr\u00e9sente quand m\u00eame au moins 90% des sept milliards d\u2019humains. Ca fait un sacr\u00e9 march\u00e9, quand m\u00eame&nbsp;! Mich\u00e8le Lhopiteau a bien compris ce risque car elle conna\u00eet ces pav\u00e9s encyclop\u00e9diques. Elle a fait le choix d\u2019un autre chemin, car celui-ci est d\u00e9j\u00e0 fort encombr\u00e9 de gigantesques livres qui manquent juste de lecteurs. Non, son truc \u00e0 elle, c\u2019est l\u2019approche humaine, celle de la vie quotidienne, des amiti\u00e9s et des haines, \u00e0 travers lesquelles elle aborde le r\u00e9pertoire, mais sans avoir l\u2018air d\u2019y toucher et peut d\u00e9livrer des analyses et commentaires pertinents mais surtout jamais p\u00e9dants. La correspondance est tr\u00e8s pr\u00e9cieuse car elle offre des hommes (ou femmes) sans appr\u00eat et ayant lev\u00e9 la garde, car ils ne se doutaient point que leurs missives seraient scrut\u00e9es deux ou trois si\u00e8cles plus tard avec la plus grande attention. Pour Beethoven, il faut ajouter les \u00ab&nbsp;Cahiers de conversation&nbsp;\u00bb qui servaient \u00e0 ce sourd pr\u00e9coce \u00e0 communiquer avec son entourage.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Sur la base de ces informations, qu\u2019elle recoupe avec les meilleures sources (voir les r\u00e9f\u00e9rences cit\u00e9es en fin de volume), elle livre alors des chapitres th\u00e9matiques, variant les th\u00e8mes, alternant moments de vie et focus sur les \u0153uvres&nbsp;; C\u2019est habile et \u00e9crit de mani\u00e8re fluide, \u00e9maill\u00e9e de-ci de-l\u00e0 de petits traits d\u2019humour, comme elle le fait dans ses brillantes et vivantes causeries, notamment \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Populaire des Hauts de Garonne. Bref, on ne s\u2019ennuie jamais. L\u2019\u00e9coute des extraits permet une respiration et illustre imm\u00e9diatement&nbsp;: p\u00e9dagogie encore que l\u2019ex-professeur de musique n\u2019a pas oubli\u00e9e et qui est le secret du partage du savoir (et non de la communication, science du vide oral).<span>&nbsp; <\/span>Il n\u2019est pas question ici de d\u00e9tailler tous les th\u00e8mes abord\u00e9s, mais je puis vous dire, pour vous all\u00e9cher que les chapitres \u00ab&nbsp;Beethoven et les femmes&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Le neveu de Beethoven&nbsp;\u00bb sont passionnants et vous apprendront bien plus que des centaines de pages \u00e9rudites mais mortes de sp\u00e9cialistes. A l\u2019issue de cette lecture, il est d\u2019ailleurs tout \u00e0 fait possible que vous ayez envie de vous lancer dans la lecture d\u2019une des sommes sur Beethoven (le \u00ab&nbsp;Beethoven&nbsp;\u00bb de Maynard Salomon, le plus r\u00e9cent ou le \u00ab&nbsp;Ludwig van Beethoven&nbsp;\u00bb de Brigitte et Jean Massin, r\u00e9f\u00e9rences en langue fran\u00e7aise).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Une des originalit\u00e9 de la \u00ab&nbsp;M\u00e9thode Lhopiteau&nbsp;\u00bb est de mener des \u00e9tudes comparatives entre ma\u00eetres g\u00e9niaux de la musique, surtout s\u2019ils ne se sont pas crois\u00e9s. Deux cas sont pr\u00e9sent\u00e9s, celui de Beethoven-Mozart, qui, selon toute vraisemblance, n\u2019ont jamais eu de contact r\u00e9el et profond, et Beethoven-Joseph Haydn, qui se connurent mais dans un contexte initial de ma\u00eetre trop occup\u00e9 et d\u2019\u00e9l\u00e8ve peu soucieux du ma\u00eetre. C\u2019est dans ce genre de d\u00e9marche que je trouve notre auteur la plus convaincante, car oblig\u00e9e de puiser dans ses ressources propres. Les deux disques joints permettent d \u2018\u00e9tayer ses rapprochements musicaux, toujours pertinents et \u00e9vidents quand elle nous les a expliqu\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/michele-lhopiteau-dorfeuille.jpg\" title=\"michele-lhopiteau-dorfeuille.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/michele-lhopiteau-dorfeuille.jpg\" alt=\"michele-lhopiteau-dorfeuille.jpg\"><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Enfin, revenons encore sur la cath\u00e9drale sonore de Beethoven, la \u00ab&nbsp;symphonie n\u00b0 9 en r\u00e9 mineur opus 125&nbsp;\u00bb. Mich\u00e8le Lhopiteau nous livre de belles cl\u00e9s d\u2019\u00e9coute, avec des extraits forts bien choisis dans cette construction titanesque. Elle ne cache pas la difficult\u00e9 d\u2019une telle \u0153uvre pour les musiciens et l\u2019innovation cruciale que fut l\u2019introduction du chant dans une symphonie ( ce que Gustav Mahler et d\u2019autres reprendront plus tard). Mais elle fait aussi un chapitre sur le mauvais usage que l\u2019on a pu faire de ce chef d\u2019\u0153uvre et de la force hypnotique qui s\u2019en d\u00e9gage. De Adolf Hitler, dont c\u2019\u00e9tait, h\u00e9las, un des morceaux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, aux dirigeants de la Rhod\u00e9sie ind\u00e9pendante et raciste, nombreux furent les ma\u00eetres en d\u00e9tournement. Mais il y eut aussi la chute du mur de Berlin et ces concerts de r\u00e9conciliation et le choix d\u2019en faire l\u2019hymne de l\u2019Union Europ\u00e9enne, un de ses plus fortes et belles d\u00e9cisions.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Comme j\u2019avais beaucoup aim\u00e9 le \u00ab&nbsp;Mozart&nbsp;\u00bb, qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9 apporter un \u00e9clairage nouveau et, sans doute d\u00e9cisif, sur les causes de la mort de Wolfgang-Amedeus, j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 aussi le \u00ab&nbsp;Bach&nbsp;\u00bb, merveilleusement illustr\u00e9 par les deux disques et rendant justice au g\u00e9nie de Bach et \u00e0 ses conditions d\u2019existence et d \u2018exercice qui rendent encore plus exceptionnelle sa musique,<span>&nbsp; <\/span>Ce Beethoven est tout aussi r\u00e9ussi. Cette fois-ci, c\u2019est le paradoxe entre la rudesse de Beethoven et la sympathie qu\u2019il inspira m\u00eame \u00e7\u00e0 ceux qu\u2019il rudoyait qui nous le rend aimable, quand on conna\u00eet l\u2019enfance tr\u00e8s difficile de Ludwig et le calvaire de sa surdit\u00e9, survenue \u00e0 27 ans. Le myst\u00e8re restera \u00e0 jamais de cet homme maltrait\u00e9 par la vie et qui cr\u00e9a des \u0153uvres tellement empreinte d\u2019optimisme et de beaut\u00e9. Ce n\u2019est pas le moindre m\u00e9rite de ce livre que de nous avoir introduit dans ce myst\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Jean-Michel Dauriac<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Pr\u00e9sident-fondateur de l\u2019Universit\u00e9 Populaire des Hauts de Garonne (Lormont)<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Sur \u00ab&nbsp;Ludwig van Beethoven \u2013 \u00ab&nbsp;L\u2019art pour unique raison de vivre&nbsp;\u00bb &#8211; Mich\u00e8le Lhopiteau-Dorfeuille, Le bord de l\u2019Eau, Lormont , 207, 262 pages&nbsp;; 2&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=335\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">G\u00e9nial, invivable et attachant Beethoven<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,4,5],"tags":[],"class_list":["post-335","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-musique","category-les-critiques","category-les-livres-essais","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=335"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":489,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/335\/revisions\/489"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}