{"id":243,"date":"2015-02-09T19:39:06","date_gmt":"2015-02-09T18:39:06","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2015\/02\/09\/les-trois-fin-de-lhumanite-et-la-civilisation\/"},"modified":"2015-02-09T19:39:33","modified_gmt":"2015-02-09T18:39:33","slug":"les-trois-fin-de-lhumanite-et-la-civilisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=243","title":{"rendered":"Les trois fin de l&rsquo;humanit\u00e9 et la civilisation"},"content":{"rendered":"<p><!--[if gte mso 9]><xml>  <w:WordDocument>   <w:View>Normal<\/w:View>   <w:Zoom>0<\/w:Zoom>   <w:HyphenationZone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:DoNotOptimizeForBrowser\/>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]--><\/p>\n<h1 style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><\/h1>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">Un tel article n&rsquo;aurait pas pu \u00eatre \u00e9crit avant la p\u00e9riode contemporaine r\u00e9cente (depuis la fin de XIXe si\u00e8cle). Des mill\u00e9naires durant, l&rsquo;\u00eatre humain n&rsquo;a craint qu&rsquo;une fin cosmique de l&rsquo;esp\u00e8ce, mettant derri\u00e8re le cosmos des forces plus ou moins nombreuses et pr\u00e9cises (des divers panth\u00e9ons au Dieu Unique des trois monoth\u00e9ismes). Cette crainte ne s&rsquo;est pas dissip\u00e9e. La science moderne de l&rsquo;astrophysique tentant m\u00eame de donner des dates \u00e0 la fin de notre univers. Ces dates, tr\u00e8s lointaines, parlent moins aux hommes que le risque infinit\u00e9simal et concret d\u2019un choc avec une m\u00e9t\u00e9orite g\u00e9ante. Grain de sable dans l&rsquo;univers, pour reprendre un clich\u00e9 rebattu, l&rsquo;\u00eatre humain sait, de mani\u00e8re plus ou moins nette, sa fragilit\u00e9 et sa contingence et devine le jeu des forces qui peuvent le rayer de la vie \u00e0 tout moment.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">Ce que je veux \u00e9voquer ici rel\u00e8ve d&rsquo;une autre r\u00e9alit\u00e9 de la fin humaine, moins perceptible sans doute, mais paradoxalement sur laquelle l&rsquo;homme \u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre acteur. J&rsquo;identifie trois sc\u00e9narios de disparition possible de l&rsquo;humanit\u00e9. Les deux premiers sont incontestables et tout individu sens\u00e9 se doit de r\u00e9fl\u00e9chir. Le troisi\u00e8me rel\u00e8ve d&rsquo;un choix spirituel et peut donc \u00eatre \u00e9cart\u00e9 par ceux qui ne le font pas.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">La premi\u00e8re fin de l&rsquo;humanit\u00e9 peut \u00eatre <strong><u>\u00e9cologique<\/u><\/strong>. Nous vivons aujourd&rsquo;hui dans un monde o\u00f9 les hommes sont capables de saccager leur milieu jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extinction de l&rsquo;esp\u00e8ce. La seconde fin est <strong><u>biologique<\/u><\/strong>. Pour la premi\u00e8re fois, des auteurs, penseurs et scientifiques ont en main de quoi changer l&rsquo;homme au point qu&rsquo;il ne soit plus un Homo sapiens. Les biotechnologies et le courant de pens\u00e9e appel\u00e9 \u00ab transhumanisme \u00bb sont les armes de cette potentielle destruction. Enfin une troisi\u00e8me fin est annonc\u00e9e depuis longtemps par les trois monoth\u00e9ismes, une \u00ab fin du monde \u00bb terrestre qui ouvrirait sur une autre vie et une autre organisation que le Moyen \u00c2ge appelait le Paradis et que l&rsquo;on nomme prudemment aujourd&rsquo;hui l&rsquo;au-del\u00e0. J&rsquo;appelle cette fin <strong><u>eschatologique<\/u><\/strong>. Ces trois fins peuvent interagir dans leurs facteurs, ce qui peut donner toutes sortes de discours et de position. Mon propos ici n&rsquo;est point d&rsquo;entrer dans le d\u00e9tail, mais de faire un point synth\u00e9tique sur ces trois fins annonc\u00e9es et de voir comment le m\u00eame homme qui les fabrique pourrait y \u00e9chapper par ce que j&rsquo;appelle<strong><u> la civilisation.<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>* * * * *<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoFooter\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La fin <\/span><strong>\u00e9cologique<\/strong><span> est per\u00e7ue depuis environ 150 ans par quelques esprits perspicaces. Ainsi D. H Thoreau pars\u00e8me ses \u00e9crits d&rsquo;avertissement sur la destruction de la nature et les risques terminaux qu&rsquo;il entrevoit. Il analyse la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine et saisit la r\u00e9volution technique que son peuple est en train de mettre en oeuvre. Mais, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;artistes hyper-sensibles qui sentent le danger, l&rsquo;immense majorit\u00e9 des terriennes se pr\u00e9occupe pas de ce sujet. Il reste des terres \u00e0 explorer et \u00e0 atteindre jusqu&rsquo;en 1953, date \u00e0 laquelle Sir Edmund Hillary plante son piolet sur le toit du monde, l&rsquo;Everest. \u00c0 partir de cette date, le monde est fini et ne va pas cesser de r\u00e9tr\u00e9cir. Sous deux pressions qui s&rsquo;additionnent : celle de la vitesse de d\u00e9placement des hommes et des informations et celle de l&rsquo;augmentation de la population. De 3 milliards d&rsquo;humains \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 on passe \u00e0 6 milliards au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Il faut de l&rsquo;espace et des ressources pour tous ces habitants. La course est lanc\u00e9e depuis plus de cinquante ans. La Terre nourrici\u00e8re, l&rsquo;antique G\u00e9, est devenue une mine d&rsquo;o\u00f9 il faut tout extraire. Mais elle devient aussi le jardin commun de la maison commune, avec le partage des bons et des mauvais c\u00f4t\u00e9s. La pollution, sous ses diverses formes, la pr\u00e9dation sans fin sur certaines esp\u00e8ces, le massacre de la biodiversit\u00e9 et d&rsquo;autres th\u00e8mes associ\u00e9s (r\u00e9chauffement climatique, \u00e9nergie\u2026) deviennent \u00ab grand public \u00bb depuis 1992 et le Sommet de la Terre \u00e0 Rio de Janeiro. De ce sommet surgit un des plus beaux hochets de la pens\u00e9e commune et unique des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies : le \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb. Pourtant, l&rsquo;id\u00e9e initiale \u00e9tait belle, celle du Club de Rome ou du rapport Brundtland : r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 des hommes et \u00e0 la qualit\u00e9 de la transmission de la \u00ab maison commune \u00bb entre les g\u00e9n\u00e9rations. Mais une premi\u00e8re trahison fut l&rsquo;oeuvre de la traduction (comme souvent) : de \u00ab\u00a0sustainable devlopment\u00a0\u00bb (d\u00e9veloppement soutenable) on en arrive \u00e0 \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb. Mon propos n&rsquo;est nullement ici de discuter et pol\u00e9miquer sur ce concept mou, il me semble s&rsquo;\u00eatre suffisamment d\u00e9truit aux yeux de ceux qui prennent le temps de r\u00e9fl\u00e9chir : aujourd&rsquo;hui l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re est durable, la chimie de synth\u00e8se est durable, m\u00eame la restauration fast-food est durable\u2026 Le seul int\u00e9r\u00eat de la notion de \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb est d&rsquo;avoir ouvert un d\u00e9bat de fond. Celui-ci permet ainsi de faire resurgir des auteurs oubli\u00e9s ou mal compris. Et de poser la question syst\u00e9mique de l&rsquo;humanit\u00e9 sur la Terre. Car les voix qui pr\u00eachent dans le d\u00e9sert ne sont pas celles de fou mais des Jean-Baptiste annonciateurs, tel Jean Dorst et \u00ab\u00a0Avant que nature meure\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" title=\"_ftnref1\" name=\"_ftnref1\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[1]<\/span><\/span><\/a> en 1965 ou \u00abSilent spring \u00bb<a href=\"#_ftn2\" title=\"_ftnref2\" name=\"_ftnref2\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[2]<\/span><\/span><\/a> de Rachel Carson en 1962. Des analystes lucides, il y a plus de 50 ans, ont d\u00e9j\u00e0 averti que le choix de fonctionnement de nos soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tait suicidaire. Et il n&rsquo;y a eu aucune diff\u00e9rence sur ce point entre le communisme et le capitalisme, si ce n&rsquo;est, peut-\u00eatre, que le marxisme-l\u00e9ninisme sovi\u00e9tique ou chinois a encore plus saccag\u00e9 la nature que son adversaire id\u00e9ologique.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Comment peut-on envisager la fin <\/span><strong>\u00e9cologique<\/strong><span> de l&rsquo;humanit\u00e9 ? Rien de plus facile. Quelques pistes pour nous faire r\u00e9fl\u00e9chir.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Tout d&rsquo;abord, il est infiniment plus logique au regard de l&rsquo;histoire de parier sur la folie collective que sur la sagesse. Aujourd&rsquo;hui, la folie est le nom que l&rsquo;on doit donner \u00e0 la propagande, au d\u00e9cervelage m\u00e9diatique, au mat\u00e9rialisme effr\u00e9n\u00e9 ambiant et \u00e0 tant d&rsquo;aspects de notre vie. Je pense aux arguments pr\u00e9sent\u00e9s par le g\u00e9ographe am\u00e9ricain Jared Diamond dans \u00ab Effondrement \u00bb<a href=\"#_ftn3\" title=\"_ftnref3\" name=\"_ftnref3\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[3]<\/span><\/span><\/a> et \u00e0 ce que la bonne connaissance du pass\u00e9 nous enseigne. Il serait tr\u00e8s surprenant que les soci\u00e9t\u00e9s mondiales prennent rapidement les orientations qui s&rsquo;imposent. Ensuite, il nous suffit de consulter s\u00e9rieusement les tr\u00e8s nombreuses donn\u00e9es \u00e9nerg\u00e9tiques, m\u00e9dicale, alimentaire, environnementales, pour voir que l&rsquo;avenir est mal engag\u00e9. La simple poursuite des tendances actuelles nous m\u00e8ne \u00e0 une crise tr\u00e8s grave qui peut, au pire, entra\u00een\u00e9 l&rsquo;auto-destruction humaine, au mieux, une r\u00e9duction drastique et dramatique de la population et un recul du niveau de vie. Pensons que nous sommes assis sur une capacit\u00e9 de destruction de N fois la Terre, avec les nucl\u00e9aires civils et militaires. Tchernobyl et Fukushima nous donnent un petit aper\u00e7u de la catastrophe que le nucl\u00e9aire porte en lui. Sans \u00e9voquer le probl\u00e8me du stockage des d\u00e9chet dudit nucl\u00e9aire. Nous sommes dans un TGV lanc\u00e9 \u00e0 pleine vitesse et sans conducteur. Un moment ou un autre marquera la fin de la ligne. La guerre, sous toutes ses formes, peut se coupler au facteur pr\u00e9c\u00e9dent. Notre monde ne conna\u00eet nullement la paix depuis 1945. Le discours l\u00e9nifiant de type onusien est un leurre, un pieux mensonge. Il est \u00e9galement faux de dire que nous allons vers un m\u00e9tissage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et harmonieux. Ceci est le r\u00eave martel\u00e9 de certaines \u00e9lites bien-pensantes qui croient servir ainsi la cause de l&rsquo;humanit\u00e9. Les haines religieuses et sociales (pour n&rsquo;en prendre que deux !) sont porteuses de lourds nuages dont l&rsquo;horizon se rapproche. Superpos\u00e9 \u00e0 la destruction terrestre et aux in\u00e9galit\u00e9s croissantes, le m\u00e9lange devient explosif et incontr\u00f4lable.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Enfin, nous devons revenir \u00e0 plus de modestie et savoir que la Terre peut tr\u00e8s bien se passer de l&rsquo;homme<a href=\"#_ftn4\" title=\"_ftnref4\" name=\"_ftnref4\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[4]<\/span><\/span><\/a>. Il y a eu (quelle que soit l&rsquo;hypoth\u00e8se retenue, scientifiques ou cr\u00e9ationnistes) un AVANT l&rsquo;homme, il peut tr\u00e8s bien y avoir un APRES l&rsquo;homme. Notre philosophie platonicienne, coupl\u00e9e avec les monoth\u00e9ismes, a produit des effets d\u00e9sastreux, convaincant l\u2019homme de sa sup\u00e9riorit\u00e9 sur l&rsquo;animal-machine et sur la nature mise \u00e0 disposition. Aujourd&rsquo;hui, ce discours autiste est repris par la science et la technique. La disparition totale ou majeure de l&rsquo;humanit\u00e9 ne serait un drame que pour les humains, pas pour les ch\u00eanes, les poissons, les oiseaux ou les insectes. Cessons de cultiver un nombrilisme de sup\u00e9riorit\u00e9 qui nous rend compl\u00e8tement stupide.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Il est urgent de comprendre que nous sommes des \u00eatres vivants aux c\u00f4t\u00e9s de multitudes d&rsquo;autres \u00eatres vivants et que, <\/span><strong>si(\u00a0?)<\/strong><span> nous avons un avantage, celui du langage de la pens\u00e9e, il doit nous servir \u00e0 penser ce tout. Nous devons aussi accepter la r\u00e9alit\u00e9 du bilan des ressources et des besoins. La poursuite de la croissance est suicidaire. Les 9 milliards d&rsquo;humains annonc\u00e9s pour 2050 peuvent vivre correctement sur cette plan\u00e8te, \u00e0 condition de devenir sobres et partageux. \u00c0 nous, les riches occidentaux, d&rsquo;impulser l&rsquo;exemple d&rsquo;un renversement de vapeur. Montrons au reste du monde que l&rsquo;on peut adopter la sobri\u00e9t\u00e9 volontaire et sachons faire pousser des fruits d&rsquo;une sociabilit\u00e9 apais\u00e9e. Nos modes de vie doivent changer, et pour cela, nos modes de pens\u00e9e doivent d&rsquo;abord changer : changeons l&rsquo;\u00e9cole, son discours et sa finalit\u00e9, modifions notre vision politique du monde, supprimons les pouvoirs, rempla\u00e7ons-les par des coop\u00e9rations \u00e0 tous niveaux. Remettons le bonheur au centre de nos pr\u00e9occupations. Voici le seul chemin qui permet d&rsquo;envisager une humanit\u00e9 pacifi\u00e9e et p\u00e9renne.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>* * * * * *<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Parler de fin \u00ab <\/span><strong><u>biologique <\/u><\/strong><span>\u00bb de l&rsquo;humanit\u00e9 peut para\u00eetre un pl\u00e9onasme ou un oxymore. Car \u00ab bios \u00bb, c&rsquo;est la vie. Il semblerait y avoir redondance avec ce qui vient d&rsquo;\u00eatre dit sur la fin \u00e9cologique. Il faut entendre ici le mot \u00ab\u00a0biologie\u00a0\u00bb au sens propre de la science de la vie. Il faut en effet parler du risque que la biologie pr\u00e9sente (et future, a fortiori) fait courir \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce humaine. Cette menace est n\u00e9e au XXe si\u00e8cle. Sa pr\u00e9monition avait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e au XIXe si\u00e8cle, d&rsquo;abord par la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution de Charles Darwin, de mani\u00e8re indirecte, puis plus directement par des th\u00e9oriciens racistes comme Gobineau qui devaient influencer Hitler et le nazisme. En simplifiant, nous pouvons dire que ce sont les m\u00e9decins de la mort, dans les camps nazis, qui ont lev\u00e9 le tabou biologique. L\u00e0, en toute impunit\u00e9, ils ont pu disposer d&rsquo;un mat\u00e9riau humain en grande quantit\u00e9 et se livrer \u00e0 des exp\u00e9riences, certes inabouties, mais qui pr\u00e9figuraient la suite. La science biologique sovi\u00e9tique a fait de m\u00eame, disposant dans les camps du goulag d&rsquo;un r\u00e9servoir exp\u00e9rimental humain sans contr\u00f4le. Mais c&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ouest, en toute l\u00e9galit\u00e9, que les \u00e9tapes majeures ont \u00e9t\u00e9 franchies. La biologie et les biologistes ont bricol\u00e9 le vivant, les cellules, d\u00e9cryptant les ADN et ARN et jou\u00e9 aux apprentis-sorciers<a href=\"#_ftn5\" title=\"_ftnref5\" name=\"_ftnref5\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[5]<\/span><\/span><\/a>. Nous ne savons pas tout car une bonne partie de ces recherches est li\u00e9e au complexe militaro-industriel et donc, couvert par le secret-d\u00e9fense. Mais il suffit de lire la presse quotidienne de r\u00e9f\u00e9rence et les journaux de vulgarisation scientifique (en France : Science et Vie, Science et Avenir, la Recherche\u2026) pour suivre l&rsquo;\u00e9volution fulgurante de ce domaine de recherche. On sait maintenant cloner un organisme, introduire ou retirer des chromosomes ou des g\u00e8nes, identifier les caract\u00e8res g\u00e9n\u00e9tiques des organismes. En parall\u00e8le, la science informatique travaille sur l&rsquo;intelligence artificielle, la robotisation, alors que les nanotechnologies ouvrent des perspectives vertigineuses. Si tout ceci est crois\u00e9, et ce le sera si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait,<span>\u00a0 <\/span>et mis en synergie, il est r\u00e9aliste de penser que des organismes autonomes pourront \u00eatre fabriqu\u00e9s et programm\u00e9s tr\u00e8s rapidement. La seule limite reste, pour l&rsquo;heure, l&rsquo;incapacit\u00e9 des scientifiques \u00e0 cr\u00e9er la vie. Mais \u00e0 partir du vivant, ils savent r\u00e9aliser de plus en plus de prouesses. Ce que le bon docteur Frankenstein nous offrait comme frissons avec sa cr\u00e9ature est devenu la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Or il existe un courant de pens\u00e9e qui milite depuis plusieurs d\u00e9cennies pour le d\u00e9passement des limites de l&rsquo;homme par la science. Ceci porte le doux nom de \u00ab transhumanisme \u00bb. Ce courant de pens\u00e9e rejette l\u2019humanisme et son \u00e9thique. Il s\u2019appuie sur la convergence des sciences et la \u00ab\u00a0singularit\u00e9\u00a0\u00bb de l\u2019\u00e9poque exceptionnelle que nous vivons. On peut ici citer un des penseurs de ce courant, Gilbert Hottois (n\u00e9 en 1946), d\u2019abord ellulien, puis changeant radicalement de position et devenant technophile\u00a0: \u00ab\u00a0<\/span><strong><em>les technosciences ouvrent sur une transendance op\u00e9ratoire de l\u2019esp\u00e8ce\u00a0: elles permettent de d\u00e9passer effectivement des limites naturelles associ\u00e9es \u00e0 loa condition humaine.\u00a0<\/em><\/strong><span>\u00bb Je ne puis m\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 la parole du serpent en Gen\u00e8se 3\u00a0:5\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026et que vous serez comme Dieu.\u00a0\u00bb . Je renvoie mon lecteur au chapitre de synth\u00e8se consacr\u00e9 par Jean-Claude Guillebaud dans son dernier ouvrage, \u00ab La vie vivante \u00bb<a href=\"#_ftn6\" title=\"_ftnref6\" name=\"_ftnref6\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[6]<\/span><\/span><\/a>. Pour la premi\u00e8re fois dans l&rsquo;histoire (\u00e0 la fois courte et longue) de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine, l&rsquo;Homo Sapiens &#8211; qui porte ici bien mal son nom &#8211; est en mesure de mettre fin scientifiquement \u00e0 sa propre g\u00e9n\u00e9ration.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Cette fin<span>\u00a0 <\/span><\/span><strong>biologique<\/strong><span><span>\u00a0 <\/span>pourra prendre plusieurs aspects selon ce que nos soci\u00e9t\u00e9s permettront ou pas. Si nous laissons la bride sur le cou du couple infernal chercheurs\/entreprises de biotechnologies, tout peut aller tr\u00e8s vite et tr\u00e8s loin. Dans quelques dizaines d&rsquo;ann\u00e9es ou, au mieux, deux ou trois si\u00e8cles, l&rsquo;humain de la famille Homo Sapiens basique sera dans les mus\u00e9es aux c\u00f4t\u00e9s de Neandertal ou de Lucy. Le cerveau pourra \u00eatre enti\u00e8rement programm\u00e9, les foetus s\u00e9lectionn\u00e9s et am\u00e9lior\u00e9s g\u00e9n\u00e9tiquement (des \u00eatres OGM), les \u00e9lites clon\u00e9es et les organismes r\u00e9nov\u00e9s, r\u00e9habilit\u00e9s et auto-r\u00e9par\u00e9s. Tout cela \u00e0 la poursuite du double but de l&rsquo;immortalit\u00e9 et de la toute-puissance. Bien s\u00fbr il y aura des perdants. D&rsquo;abord, \u00ab les hommes sans qualit\u00e9s \u00bb, les humains ordinaires, un peu lents, stupides, ob\u00e8ses, vicieux ou paresseux\u2026 Ce seront les laiss\u00e9s-pour-compte de ce formidable progr\u00e8s. Quel sera leur sort ? Nul ne le sait, mais on peut envisager une hi\u00e9rarchie stricte qui ne sera pas sans rappeler les ma\u00eetres et les esclaves. Ensuite, les r\u00eaveurs, les cr\u00e9ateurs, les po\u00e8tes, les anarchistes, brefs tous les marginaux. Leur cas est plus probl\u00e9matique, car ils s&rsquo;opposent et proposent des alternatives. On peut \u00eatre pessimiste sur leur avenir. Quant \u00e0 la masse indiff\u00e9renci\u00e9e qui constitue l&rsquo;immense majorit\u00e9 des populations, elle sera lobotomis\u00e9e de mani\u00e8re syst\u00e9matique, soit chimiquement, soit m\u00e9diatiquement comme c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 en partie le cas actuellement. Ce syst\u00e8me binaire ne peut, par d\u00e9finition, accepter de tierce cat\u00e9gorie. \u00c0 mort donc tous les originaux. Peut-\u00eatre pas encore g\u00e9nocid\u00e9s, mais s\u00fbrement int\u00e9rioris\u00e9s ou rel\u00e9gu\u00e9s. Apr\u00e8s cela, il n&rsquo;est pas idiot \u00e9videmment de se poser la question de toutes \u00ab\u00a0les rat\u00e9es\u00a0\u00bb de l&rsquo;humanit\u00e9. Handicap\u00e9s, trisomiques, malades de maladies orphelines, vieillards atteints de maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives et pauvres d\u00e9ficients\u2026 Avec cette \u00e9volution scientifique, l&rsquo;eug\u00e9nisme ne peut que faire retour. Mais il se parera d&rsquo;autres noms et de justification plus acceptable. La fin de l&rsquo;humanit\u00e9 homog\u00e8ne est d\u00e9j\u00e0 en marche. Quoi de commun entre un homme et une femme d&rsquo;Afrique subsaharienne, \u00e0 l&rsquo;esp\u00e9rance de vie inf\u00e9rieure \u00e0 50 ans, et un homme ou une femme de la jet-set internationale, bard\u00e9s de proth\u00e8se au fur et \u00e0 mesure de son avanc\u00e9e en \u00e2ge, lift\u00e9s, liposuc\u00e9s et redessin\u00e9s par la chirurgie esth\u00e9tique, assist\u00e9s par un pacemaker et entour\u00e9s de tous les esclaves-machines ou humains possibles ? Rien \u00e0 voir avec les Rois de France et les serfs de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime, car la peste ou la grippe pouvaient les faucher indiff\u00e9remment. Aujourd&rsquo;hui d\u00e9j\u00e0, au moment o\u00f9 je trace ses mots sur la feuille, la vie n&rsquo;a presque rien en commun entre ces deux hommes ou femmes. Sauf le pneuma, le souffle vital, que nous ne savons pas encore influer et qui est la pierre philosophale, objet de toutes les attentions des chercheurs en biologie du monde entier. La fin de ce phylum commun est pour bient\u00f4t, si nous ne r\u00e9agissons pas tr\u00e8s vite. Peut-\u00eatre est-il d\u00e9j\u00e0 trop tard ! Le \u00ab savant fou \u00bb a c\u00e9d\u00e9 la place aux chercheurs efficaces et appoint\u00e9s grassement par des firmes multinationales sans autre morale que le chiffre positif du bilan comptable annuel.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Que faire ? Limiter la science avant qu&rsquo;elle ne conduise \u00e0 la catastrophe finale. Mettre un terme \u00e0 ce discours positiviste irresponsable issu de la r\u00e9volution technique du XIXe si\u00e8cle. Tout progr\u00e8s n&rsquo;est pas bon et m\u00eame souhaitable. La science, et la technique qui en d\u00e9coule, doivent revenir \u00e0 une position strictement subordonn\u00e9e aux besoins p\u00e9rennes de l&rsquo;humanit\u00e9. Il faut donc que la soci\u00e9t\u00e9, via les hommes et les femmes qui la composent, dans tous les pays du monde, reprennent le contr\u00f4le de la recherche et d\u00e9terminent o\u00f9 chercher et jusqu\u2019o\u00f9. Et que l&rsquo;on ne vienne pas me parler de dictature, d&rsquo;atteintes aux libert\u00e9s et aux droits de l&rsquo;homme. C&rsquo;est l&rsquo;inverse qui a lieu aujourd&rsquo;hui. Les droits de l&rsquo;humanit\u00e9 sont bafou\u00e9s par la science et le capitalisme qui la finance. La plupart des scientifiques sont aveugles sur ce point, refusant de poser toute question morale \u00e0 propos de leurs travaux. Il faut oser repenser le bien et le mal, le vrai et le faux, l&rsquo;utile dangereux, particuli\u00e8rement dans ce domaine de la biologie. Ce n&rsquo;est pas une attitude r\u00e9actionnaire et archa\u00efque, c&rsquo;est la seule condition de la survie de l&rsquo;humanit\u00e9. Songeons, dans l&rsquo;analogie de la parabole, \u00e0 \u00ab La plan\u00e8te des singes \u00bb de Pierre Boule. Voulons-nous un monde qui va toujours de l&rsquo;avant, au nom d&rsquo;une trompeuse libert\u00e9 et d&rsquo;un illusoire progr\u00e8s, ou sommes-nous collectivement capables de fixer des limites et des buts, en accord avec une philosophie humaine qui fasse sens ? La fin<span>\u00a0 <\/span><\/span><strong>biologique<\/strong><span><span>\u00a0 <\/span>de l&rsquo;humanit\u00e9 pourrait correspondre avec la fin<span>\u00a0 <\/span><\/span><strong>\u00e9cologique<\/strong><span> . Tout se jouera sur une \u00e9chelle de temps assez courte. Le couplage des deux peut \u00eatre redoutable. Ne repoussons pas ses id\u00e9es d&rsquo;un revers de main, au simple fait qu&rsquo;elles contredisent la Vulgate dominante. Il faut prendre vraiment conscience que l&rsquo;homme peut d\u00e9truire son milieu tr\u00e8s rapidement et se d\u00e9truire, lui, en se transformant, au nom d&rsquo;un progr\u00e8s qui n&rsquo;est qu&rsquo;aveuglement.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La r\u00e9sistance sur ces deux fronts de rassembler tous les amis de l&rsquo;humanit\u00e9, quelles que soient leurs opinions par ailleurs. Il faut avertir, avertir sans cesse, d\u00e9crypter l&rsquo;information, faire oeuvre de p\u00e9dagogie, prot\u00e9ger la libert\u00e9 par la vie humaine. Bref, tout un programme de combat.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>* * * * * *<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La fin<span>\u00a0 <\/span><\/span><strong>eschatologique<\/strong><span> de l&rsquo;humanit\u00e9 rel\u00e8ve de la foi chr\u00e9tienne. Elle est commune, sous des formes vari\u00e9es, au juda\u00efsme, \u00e0 l&rsquo;islam et au christianisme. Nous entrons ici dans le champ de la foi, de la croyance. Il est donc normal que certains lecteurs ne puissent me suivre. Je leur demande cependant de bien vouloir lire jusqu&rsquo;au bout car cette partie n\u2019annule nullement les deux pr\u00e9c\u00e9dentes et les rapide propositions de lutte. Disons que, selon la position du lecteur, il s&rsquo;agit d&rsquo;une fus\u00e9e \u00e0 deux ou trois \u00e9tages.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Que dit la Bible \u00e0 propos de la Terre et de l&rsquo;humanit\u00e9 ? Elle contient de tr\u00e8s nombreuses d\u00e9clarations sur les hommes et les femmes. Son registre est tr\u00e8s souvent moral (ou \u00e9thique, puisque ces deux mots sont strictement synonymes, n&rsquo;en d\u00e9plaise \u00e0 toute une partie de la France intellectuelle progressiste) : elle distingue le bon comportement du mauvais, elle parle clairement du bien et du mal. Le bien est associ\u00e9 \u00e0 Dieu, et \u00e0 la vie (bios revient), le mal est associ\u00e9 \u00e0 Satan et au diable, et \u00e0 la mort. Le texte le plus clair et le plus intemporel et dans le livre du Deut\u00e9ronome, dans le Pentateuque initial, au chapitre 30, versets 15 \u00e0 20. Voici quelques extraits significatifs :<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00ab <\/span><strong><em>Vois, j&rsquo;ai plac\u00e9 aujourd&rsquo;hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur. Si tu ob\u00e9is aux commandements de Yahv\u00e9, ton Dieu, en marchant dans ses voies [\u2026], Tu vivras [\u2026]. Mais si ton coeur se d\u00e9tourne et que tu n&rsquo;\u00e9coutes pas [\u2026] : Vous p\u00e9rirez s\u00fbrement [\u2026] ; C&rsquo;est la vie et la mort que j&rsquo;ai plac\u00e9es devant toi, la b\u00e9n\u00e9diction et la mal\u00e9diction. Choisis la vie, afin de vivre, toi et ta descendance\u2026<\/em><\/strong><span> \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Ce propos adresse au peuple h\u00e9breu il y a plus de 3000 ans, mais les monoth\u00e9ismes successifs l&rsquo;ont universalis\u00e9. Il y a un choix et nous trouvons, d\u00e8s le d\u00e9but du texte, une association double et antith\u00e9tique, vie \u00e9gale bonheur\/mort \u00e9galement malheur.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Ceci nous ram\u00e8ne \u00e0 la finalit\u00e9 de la vie humaine individuelle et en soci\u00e9t\u00e9. La vie est li\u00e9e au bonheur, le malheur, son contraire, \u00e0 la mort. La suite du texte enrichit cette opposition d&rsquo;un troisi\u00e8me terme, largement explicit\u00e9 par les comportements qui l\u2019 accompagnent. Nous avons alors une triple opposition : vie, bonheur, b\u00e9n\u00e9diction<\/span><strong>\/<\/strong><span>mort, malheur, mal\u00e9diction . Le troisi\u00e8me terme introduit explicitement le bien et le mal, qui sont dans l&rsquo;\u00e9tymologie directe des deux mots. B\u00e9n\u00e9diction \u00e9gale \u00ab propos qui disent le bien pour quelqu&rsquo;un ou quelque chose \u00bb ; mal\u00e9diction \u00e9gale \u00ab propos qui disent le mal pour quelqu&rsquo;un ou quelque chose \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Ainsi l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 qui se reconna\u00eet en un Dieu unique d\u00e9marre sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un choix. Il n&rsquo;est pas question ici de d\u00e9finir tous les termes de ce choix, ni de les \u00e9tudier th\u00e9ologiquement. Mais de faire appara\u00eetre une humanit\u00e9 scind\u00e9e en deux par ses choix. Cela choque les bien-pensants ath\u00e9es ou simplement mi\u00e8vres. Tout le monde vaut tout le monde. On ne saurait ainsi discriminer. Toutes les pratiques et tous les comportements se valent. Et pour le bien et le mal, il y a la loi ! Ce relativisme moral est sans aucun doute un des facteurs qui conduit actuellement l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 sa perte. Prenons simplement le cas de la science et de la recherche \u00e9voqu\u00e9 plus haut. En ne posant aucune limite (au nom d&rsquo;une hypoth\u00e9tique et fausse libert\u00e9), nous refusons de faire le choix. Nous disons que faire des armes chimiques et fabriquer un d\u00e9tergent ou un m\u00e9dicament, c&rsquo;est toujours faire de la chimie, et que ce sont des emplois qui sont en jeu, que c&rsquo;est l&rsquo;utilisateur final qui doit faire le choix. Mais si les chimistes allemands n&rsquo;avaient pas pu fabriquer le zyklon B \u00e0 cause d&rsquo;un interdit de la soci\u00e9t\u00e9, il n&rsquo;y aurait pas eu de gazages de masse dans les camps. M\u00eame chose pour la bombe atomique ou l&rsquo;agent orange. Pas d&rsquo;Hiroshima-Nagasaki, et pas de Vietnam d\u00e9foli\u00e9 et de petites filles br\u00fbl\u00e9es. Cessons de nous voiler la face. Tout est affaire de choix dans la vie. Et le christianisme pose des bases claires pour faire ces choix. Le bonheur et le bien face au malheur et au mal. La vie face \u00e0 la mort.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Notons aussi que les deux fins qui nous menacent, <\/span><strong>\u00e9cologique<\/strong><span> et <\/span><strong>biologique<\/strong><span>, le font parce que nous refusons le choix de la vie et du bonheur. Il peut y avoir l\u00e0 un point d&rsquo;action commun entre tous les hommes, \u00e0 condition de poser les bonnes d\u00e9finitions et les bonnes questions. Le XXe si\u00e8cle nous a \u00e9clair\u00e9s sur toutes les facettes du mal et si l&rsquo;on veut \u00eatre cynique, le bilan humain du communisme ou du nazisme, comme celui des guerres coloniales est autrement lourd que celui de l&rsquo;inquisition, que le bon m\u00e9cr\u00e9ant croit malin d&rsquo;opposer aux chr\u00e9tiens. Soyons donc r\u00e9alistes, puisqu&rsquo;il faut en passer par l\u00e0. Le XXe si\u00e8cle a tu\u00e9 des centaines de millions d&rsquo;humains sous divers pr\u00e9textes dont nous savons pertinemment qu&rsquo;ils \u00e9taient le mal. Et nous refuserions aujourd&rsquo;hui de prendre position \u00e0 tout propos, nous r\u00e9fugiant derri\u00e8re des paravents lib\u00e9raux (tous les sens du mot) qui ne sont que le p\u00e2le voile de notre l\u00e2chet\u00e9 et de notre manque de conviction personnelle et de conscience.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La fin <\/span><strong>eschatologique<\/strong><span> du monde pr\u00e9sent est dans ce refus de choisir, que le christianisme appelle \u00ab p\u00e9ch\u00e9\u00a0\u00bb et qui, ainsi pr\u00e9sent\u00e9, ne nous fait pas honneur et efface la caricature trop facile que le discours commun colporte sur cette notion. Le p\u00e9ch\u00e9 est \u00e0 la fois le refus de choisir le bien la vie et Dieu. Le non-choix am\u00e8ne de fait \u00e0 laisser le champ libre au mal, \u00e0 la mort et au n\u00e9ant. Ne pas choisir, c&rsquo;est devenir un \u00ab\u00a0alli\u00e9 objectif\u00a0\u00bb du mal, pour reprendre une expression qui fleure bon la r\u00e9pression communiste. On peut choisir le bien et la vie sans accepter Dieu. Il y a une morale la\u00efque et ath\u00e9e<a href=\"#_ftn7\" title=\"_ftnref7\" name=\"_ftnref7\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[7]<\/span><\/span><\/a>. Elle est loin d&rsquo;\u00eatre celle qui r\u00e8gne dans nos soci\u00e9t\u00e9s. Ce qui r\u00e8gne aujourd&rsquo;hui ne peut se d\u00e9finir en termes n\u00e9gatifs, comme le non-voyant par rapport \u00e0 l&rsquo;homme normal. Nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales, et singuli\u00e8rement europ\u00e9ennes, sont dans le non-choix, la non-conviction et le non-engagement. Et tout le tapage m\u00e9diatique du landerneau intellectuel parisianiste vise \u00e0 cacher ce vide sous des arguments sp\u00e9cieux. On use ainsi de l&rsquo;influence des Lumi\u00e8res. En les r\u00e9duisant d&rsquo;ailleurs \u00e0 notre quarteron de \u00ab philosophes \u00bb du XVIIIe si\u00e8cle (Rousseau, Voltaire, Diderot, Montesquieu). Nous oublions au passage tout le reste du mouvement, notamment en Europe du Nord et du Sud. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;il pourrait nous g\u00eaner aux entournures, id\u00e9ologiquement. Nous nous sommes fabriqu\u00e9s un contenu sur mesure de nos Lumi\u00e8res, en occultant tout ce qui peut nous forcer \u00e0 bouger. Mais relisons donc ces quatre auteurs et nous verrons \u00e0 quel point nous les trahissons quotidiennement. Ce qui r\u00e8gne aujourd&rsquo;hui est en fait l&rsquo;esprit consum\u00e9riste \u00e9go\u00efste h\u00e9doniste d&rsquo;un certain capitalisme. Mais il nous est difficile d&rsquo;admettre que notre pens\u00e9e et notre morale d\u00e9coulent d\u2019un simple mode de production (rappelons que le capitalisme n&rsquo;est nullement une pens\u00e9e, une philosophie, mais simplement un syst\u00e8me de finance et de production).<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La fin <\/span><strong>eschatologique<\/strong><span> vient alors sanctionner l&rsquo;\u00e9chec de l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 faire les bons choix dans la dur\u00e9e. Et la Bible se cl\u00f4t par un livre nomm\u00e9 \u00ab Apocalypse \u00bb. Sans doute le plus mal connu et d\u00e9form\u00e9 de tous. \u00ab Apocalypse \u00bb, en grec, ne veut pas dire \u00ab catastrophe \u00bb mais \u00ab r\u00e9v\u00e9lation \u00bb ou \u00ab d\u00e9voilement \u00bb. Ce livre ultime l\u00e8ve le voile sur la fin de la pr\u00e9sente humanit\u00e9. Il se termine par deux chapitres qui d\u00e9crivent l&rsquo;apr\u00e8s-humanit\u00e9. Ainsi, le chapitre 21, d\u00e9bute par ces mots tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bres qui ont inspir\u00e9 tant d&rsquo;artistes :<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoBodyText\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">\u00ab Et je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la premi\u00e8re terre s&rsquo;en \u00e9taient all\u00e9e et la mer n&rsquo;est plus. \u00bb<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>L&rsquo;esp\u00e9rance chr\u00e9tienne n&rsquo;est pas dans la fin du pr\u00e9sent syst\u00e8me, car aucun homme, aucune femme ne peut souhaiter la disparition de sa propre esp\u00e8ce, de sa propre descendance ou lign\u00e9e. L&rsquo;esp\u00e9rance chr\u00e9tienne est dans le ciel nouveau et la terre nouvelle. Car l\u00e0, les choix sont faits :<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><strong><em>\u00ab Voici le s\u00e9jour de Dieu avec les hommes, et il s\u00e9journera avec eux et seront ses peuples, et Dieu lui-m\u00eame sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus ; car les premi\u00e8res choses s&rsquo;en sont all\u00e9es. \u00bb <\/em><\/strong><span>Versets trois et quatre du chapitre 21.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Qui ne voudrait vivre cela, avec ou sans Dieu, avec ou sans la foi o\u00f9 la religion ? La fin <\/span><strong>eschatologique<\/strong><span> sanctionne un \u00e9chec, je l&rsquo;ai dit : celui du bon choix pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme antique. Mais elle offre un rem\u00e8de \u00e0 ce choix d\u00e9fectueux pour ceux qui font le choix de la foi, c&rsquo;est-\u00e0-dire de l&rsquo;esp\u00e9rance chr\u00e9tienne.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La fin <\/span><strong>\u00e9cologique <\/strong><span>ou <\/span><strong>biologique<\/strong><span> n&rsquo;offre aucune porte de sortie. Th\u00e9odore Monod a \u00e9crit \u00e0 plusieurs reprises que le calmar g\u00e9ant et les animaux de sa famille \u00e9taient, d&rsquo;apr\u00e8s lui, les mieux plac\u00e9s pour nous succ\u00e9der, apr\u00e8s notre disparition. Mais le poulpe n&rsquo;est ni l&rsquo;esp\u00e9rance, ni l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme. Il est une autre esp\u00e8ce. Voici la seule issue que laissent les fins <\/span><strong>\u00e9cologiques<\/strong><span> et <\/span><strong>biologiques<\/strong><span>. (Pour la fin biologique, l&rsquo;avenir et le robot ou l&rsquo;homme ou femme bionique, un non-humain \u00e9galement).<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>* * * * * *<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>En face de ces p\u00e9rils et de ces d\u00e9fis, je n&rsquo;ai \u00e0 proposer qu&rsquo;un seul mot : <\/span><strong>civilisation<\/strong><span>. Il faut refonder ensemble cette structure complexe que Fernand Braudel a merveilleusement \u00e9tudi\u00e9 dans sa \u00ab Grammaire des civilisations \u00bb<a href=\"#_ftn8\" title=\"_ftnref8\" name=\"_ftnref8\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[8]<\/span><\/span><\/a>.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoBodyTextIndent\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\">La civilisation, ce concept qui a si largement fait d\u00e9bat \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle lors des d\u00e9colonisations et des recompositions qui ont suivi, ne doit pas \u00eatre ignor\u00e9e. Il est le seul qui convienne pour brosser le programme qui nous attend. La civilisation est le contraire de la barbarie. Je sais parfaitement les critiques anthropologiques ou philosophiques qui peuvent accompagner cette notion de \u00ab barbares \u00bb, d\u00e9finie par les Grecs initialement. J&rsquo;accepte le risque de dire, qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les barbares sont ceux qui ne parlent plus le langage de l&rsquo;humanit\u00e9. Ceux qui d\u00e9truisent notre maison commune et pr\u00e9parent la modification de l&rsquo;humain sont des barbares. Ils ont pourtant le progr\u00e8s, la recherche et une certaine science de leur c\u00f4t\u00e9. Ils ont aussi la puissance financi\u00e8re capitaliste et son arsenal m\u00e9diatique. Mais ils sont ceux qui portent depuis plus de 100 ans les coups les plus rudes aux divers aspects de la civilisation humaine. Ils sont les barbares du XXIe si\u00e8cle, aux c\u00f4t\u00e9s des terroristes int\u00e9gristes de tout poil. Ils ne valent pas mieux qu\u2019eux, m\u00eame s&rsquo;ils ont des mani\u00e8res exquises et de l&rsquo;\u00e9rudition.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Sans doute faut-il accepter que la civilisation dominante actuelle, celle de l&rsquo;Occident mondialiste, ou disparaisse ou passe par une crise aigu\u00eb. Cet enjeu n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la fin de l&rsquo;humanit\u00e9 que j&rsquo;ai \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Aller dans les p\u00e2turages interdits de la bio g\u00e9n\u00e9tique ce n&rsquo;est pas entamer une \u00ab crise \u00bb, c\u2019est tourner d\u00e9finitivement la page de l&rsquo;histoire humaine. La seule r\u00e9action possible est la civilisation. Dans deux de ses livres<a href=\"#_ftn9\" title=\"_ftnref9\" name=\"_ftnref9\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[9]<\/span><\/span><\/a>, Jean-Claude Guillebaud \u00e9voque cette n\u00e9cessit\u00e9 et les bases sur lesquelles cela peut se faire. Cette r\u00e9flexion est pr\u00e9cieuse m\u00eame si elle est inachev\u00e9e. Nous avons, par la gr\u00e2ce de l&rsquo;histoire humaine et de ses acteurs, tous les \u00e9l\u00e9ments qui doivent servir \u00e0 construire cette civilisation. En n\u00e9gatif, l&rsquo;histoire permet de conna\u00eetre les temps de folie, les utopies mortif\u00e8res ou les crises qui ont mis \u00e0 mal des peuples entiers. En positif, nous avons aujourd&rsquo;hui \u00e0 notre disposition la pens\u00e9e et la cr\u00e9ation de tous ceux qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, les grands moments de fi\u00e8vre de l&rsquo;humanit\u00e9, la trace f\u00e9conde des temps forts de notre pass\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Le futur se construit dans le pr\u00e9sent sur les le\u00e7ons du pass\u00e9. Seul ce qui est advenu est vraiment \u00e0 nous. La seule histoire d&rsquo;amour que personne ne peut m\u2019oter est celle que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 compl\u00e8tement v\u00e9cue. C\u2019est l&rsquo;indestructible force du souvenir. C&rsquo;est pour cela que la phrase la plus forte du juda\u00efsme est\u00a0: \u00ab\u00a0Shema Isra\u00eal\u00a0!\u00a0\u00bb &#8211; Souviens-toi, Isra\u00ebl !\u2026 Ce qui a permis \u00e0 ce petit peuple s\u00e9mite de survivre \u00e0 la dispersion et \u00e0 la destruction tient en ces deux mots h\u00e9breux. Ce qui doit permettre de tenir bon aujourd&rsquo;hui pour avoir un demain d\u00e9sirable est la m\u00e9moire. Si l&rsquo;histoire et la m\u00e9moire ne servent \u00e0 rien, alors, oui, l&rsquo;humain m\u00e9rite ce qui lui arrive. Mais cela peut ne pas advenir.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>On ne d\u00e9cr\u00e8te pas l&rsquo;\u00e9dification d&rsquo;une civilisation. Seuls les tyrans destructeurs et les utopistes peuvent oser tenter la table rase. Nous savons, car cela est encore frais dans nos m\u00e9moires, l&rsquo;\u00e9chec de \u00ab l&rsquo;homme nouveau \u00bb qu&rsquo;on pr\u00e9tendait cr\u00e9er \u00e0 l&rsquo;Est de l&rsquo;Europe. Il faut donc partir de ce que nous avons d\u00e9j\u00e0, de ce que nous croyons perdu, de ce que nous estimons dangereux et nuisible. Il s&rsquo;agit, par principe, de la t\u00e2che des penseurs et des intellectuels. Mais la situation est trop grave pour leur laisser cette seule responsabilit\u00e9. Cet pseudo-\u00e9lite s&rsquo;est tellement coup\u00e9e du r\u00e9el et tellement compromise avec ceux qui voguent vers la fin qu&rsquo;il faut un travail collectif de tous. Le temps n&rsquo;est plus \u00e0 l&rsquo;Antiquit\u00e9 grecque ou \u00e0 la Chr\u00e9tient\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale des clercs. Les peuples sont de plus en plus instruits et aptes \u00e0 mener la r\u00e9flexion. Le r\u00f4le du penseur ou de l&rsquo;intellectuel doit demeurer, mais il a chang\u00e9. Sans doute sommes-nous arriv\u00e9s pr\u00e8s de ce point de non retour parce que nous avons laiss\u00e9 une classe dirigeante tout d\u00e9cider.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>La <\/span><strong>civilisation de la p\u00e9rennit\u00e9<\/strong><span> doit \u00eatre sans classe et sans monopole de pouvoir. Les classes sont l&rsquo;assurance d&rsquo;une lutte, larv\u00e9e ou d\u00e9clar\u00e9e. Il faut inventer une ou des soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 les distinctions de classe ne soient ni financi\u00e8res, ni intellectuelles ni mat\u00e9rielles. Servons-nous de tout ce qui a march\u00e9 et \u00e9chou\u00e9 pour inventer le mod\u00e8le futur. Les monopoles de pouvoir sont la plus grande source de nos mots. Visiblement, la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative n&rsquo;est pas la bonne solution. Elle nous a livr\u00e9s \u00e0 des politiciens kleptomanes qui se sont associ\u00e9s aux patrons kleptomanes pour fabriquer le d\u00e9sordre socio-politique actuel. L\u00e0 aussi, la recette n&rsquo;existe pas, toute pr\u00eate dans un quelconque grimoire. Elle doit na\u00eetre de la r\u00e9flexion, conjointe \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimentation. La <\/span><strong>civilisation de la p\u00e9rennit\u00e9<\/strong><span> doit ni un retour \u00e0 l&rsquo;obscurantisme pseudo-religieux, ni un abandon<span>\u00a0 <\/span>au<span>\u00a0 <\/span>simili-progr\u00e8s in\u00e9luctable des scientifiques et des \u00e9conomistes. Peut-\u00eatre pourrions-nous regarder humblement ce que la vie naturelle autour de nous fait, dans les for\u00eats, les lacs, les mers, les montagnes, ce que les peuples primitifs ou premiers ont construit avant que nous les d\u00e9truisions. Nous ne sommes pas \u00ab les seigneurs et ma\u00eetres \u00bb de la nature. Nous sommes partis prenante de toute cette vie. Retrouvons notre place dans ce syst\u00e8me terrestre en gardant toute notre sp\u00e9cificit\u00e9 et notre histoire, ce que les biologistes appellent la sp\u00e9ciation. Il n&rsquo;y aura de p\u00e9rennit\u00e9 qu\u2019en harmonie avec le v\u00e9g\u00e9tal, l\u2019animal et le min\u00e9ral. La Terre n&rsquo;est pas une mine \u00e0 ciel ouvert, un terrain de chasse ou un vaste champ agricole. Elle est le berceau de l&rsquo;humanit\u00e9. Elle \u00e9tait l\u00e0 avant nous, comme le berceau est avant le nouveau-n\u00e9. Elle pourrait devenir notre tombeau. Le tombeau survit toujours au d\u00e9funt.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><span>* * * * * *<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Pour autant, est-ce \u00e0 dire qu&rsquo;il faut choisir entre les deux types de fin, avec ou sans recommencement ? Bien \u00e9videmment, la r\u00e9ponse n&rsquo;est pas aussi simple et le retrait du monde pour attendre tranquillement sa fin, en s&rsquo;appuyant sur sa foi chr\u00e9tienne est une l\u00e2chet\u00e9 comparable \u00e0 celle du non-choix. Il n&rsquo;est pas plus question d&rsquo;opposer la lucidit\u00e9 et l&rsquo;esp\u00e9rance. La seule alternative positive et de lutter ensemble pour que ces fins n&rsquo;adviennent pas. On peut encore infl\u00e9chir la course destructrice du capitalisme, en revenant \u00e0 du vrai \u00ab durable \u00bb et non \u00e0 son ersatz r\u00e9mun\u00e9rateur. Durer, c&rsquo;est se donner du temps et pas n&rsquo;importe lequel. Le temps de ne rien faire ou peu (pourquoi pas la semaine de vingt heures si tout le monde a un emploi ?). Le temps d&rsquo;aimer nos femmes, nos hommes et nos enfants. De leur transmettre le respect de l&rsquo;autre et de la vie. Leur apprendre qu&rsquo;il y a un bien commun et un mal commun et que nulle compagnie ne dure sans morale. Nous pouvons aussi nous dresser r\u00e9solument contre le transhumanisme et la g\u00e9n\u00e9tique et exiger des limites et des r\u00e8gles. Nos descendants m\u00e9ritent que nous menions ce combat, pour eux et pour nous. Cela signifie accepter de vieillir, de se d\u00e9grader peu ou prou, et de mourir (en laissant la libert\u00e9 du moment de cette mort \u00e0 ceux qui le d\u00e9sirent). Refuser les artifices et les proth\u00e8ses qui, peu \u00e0 peu, nous conduisent \u00e0 franchir la ligne rouge. La fin <\/span><strong>biologique<\/strong><span> de l&rsquo;humanit\u00e9 est probable, mais elle n&rsquo;est pas certaine. Elle n\u2019est \u00e9crite nulle part. Elle d\u00e9pend seulement de nous. Ces deux combats sont \u00e0 mener ensemble car ils sont l\u2019avers et le revers d&rsquo;une m\u00eame pi\u00e8ce.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>Quant \u00e0 la fin <\/span><strong>eschatologique<\/strong><span>, elle rel\u00e8ve de la foi personnelle. Elle ne m&#8217;emp\u00eache nullement de mener l&rsquo;autre combat, elle m&rsquo;y engage m\u00eame formellement, si je pr\u00e9tends appliquer le seul commandement formul\u00e9 par J\u00e9sus : \u00ab tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame. \u00bb Il pr\u00e9cise, en disant que tout est l\u00e0. Si j&rsquo;aime l&rsquo;autre, alors je ne puis le laisser se d\u00e9truire et \u00eatre d\u00e9truit. Qu&rsquo;il y ait une fin de ce monde pr\u00e9sent \u00e0 un moment que nul ne conna\u00eet, est-ce bien diff\u00e9rent que de voir les humains se suicider collectivement par un mauvais choix de soci\u00e9t\u00e9 ?<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>D\u00e9cid\u00e9ment, tout est affaire de choix et des convictions qui les motivent.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: right; line-height: 150%\" align=\"right\"><span>Jean Michel Dauriac<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<h2>Bibliographie indicative<\/h2>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<h3>Ouvrages cit\u00e9s dans le texte dans leur ordre de citation<\/h3>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>1.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>Avant que nature meure, pour une \u00e9cologie politique\u00a0: pour que nature vive<\/em> <\/strong><span>\u2013 Jean Dorst \u2013 Delachaux et Niestl\u00e9 \u2013 2012 \u2013 (premi\u00e8re \u00e9dition 1965) \u2013 <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>2.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>Printemps silencieux<\/em> \u2013<\/strong><span> Rachel Carlson \u2013 Wildproject \u00e9dition \u2013 2012 \u2013 (premi\u00e8re \u00e9dition 1962)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>3.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>Effondrement\u00a0: comment les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9cident de leur disparition ou de leur survie <\/em><\/strong><span>\u2013 Jared Diamond \u2013 \u00e9ditions Gallimard , collection NRF \u2013 2006 (r\u00e9\u00e9dition Folio 2009)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>4.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>L\u2019homme dispara\u00eetra, bon d\u00e9barras<\/em><\/strong><span> \u2013 Yves Paccalet \u2013 Editions J\u2019ai lu \u2013 2007 (premi\u00e8re \u00e9dition 2006)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>5.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>La vie vivante\u00a0: contre les nouveaux pudibonds<\/em><\/strong><span> \u2013 Jean-Claude Guillebaud \u2013 Les Ar\u00e8nes \u2013 2011<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>6.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>La Bible, version TOB<\/em><\/strong><span> \u2013 Bibli\u2019o &amp; Le Cerf \u2013 2010<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>7.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>La morale anarchiste<\/em><\/strong><span> \u2013 Pierre Kropotkine \u2013 Editions Mille et une nuits \u2013 2004 (premi\u00e8re \u00e9dition 1889)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>8.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>Grammaire des civilisations<\/em><\/strong><span> \u2013 Fernand Braudel \u2013 Editions Flammarion, collection Champs \u2013 2008 (premi\u00e8re \u00e9dition 1992)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>9.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>La refondation du monde<\/em><\/strong><span> \u2013 Jean-Claude Guillebaud \u2013 Le Seuil, collection poche \u2013 2008 (premi\u00e8re \u00e9dition 1999)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span>10.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0 <\/span><\/span><strong><em>Le commencement d\u2019un monde<\/em><\/strong><span> \u2013 Jean-Claude Guillebaud &#8211;<span>\u00a0 <\/span>Editions du Seuil \u2013 2008<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center; line-height: 150%\" align=\"center\"><strong><u>Ouvrages compl\u00e9mentaires<\/u><\/strong><\/p>\n<h1 style=\"margin-left: 21.75pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; font-weight: normal\">1.<span style=\"font: 7pt 'Times New Roman'\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><\/span><em><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'\">Sobri\u00e9t\u00e9 volontaire : En qu\u00eate de nouveaux modes de vie<\/span><\/em><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'\"> <\/span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; font-weight: normal\">\u2013 direction\u00a0: Dominique Bourg &amp; Philippe Roche \u2013 \u00e9dition Labor et Fides \u2013 2012<\/span><\/h1>\n<h1 style=\"line-height: 150%\"><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; font-weight: normal\">2<\/span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'\"> . <em>La d\u00e9croissance, une id\u00e9e pour demain\u00a0: Une alternative au capitalisme<span>\u00a0 <\/span>-Synth\u00e8se des mouvements<\/em> \u2013 <\/span><span style=\"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; font-weight: normal\">Timoth\u00e9e Duverger \u2013 Editions Le sang de la terre \u2013 2011<\/span><\/h1>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 150%\">3 .<span>\u00a0 <\/span><strong><em>Et si l\u2019aventure humaine devait \u00e9chouer<\/em><\/strong> \u2013 Th\u00e9odore Monod \u2013 Editions Grasset et Fasquelle \u2013 2000 ( premi\u00e8re \u00e9dition 1991 sous le titre \u00ab\u00a0Sortie de secours)<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 150%\">4 . <strong><em>Le capitalisme est-il durable\u00a0?<\/em><\/strong> \u2013 Bernard Perret \u2013 Editions Carnets nord \u2013 2008<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 150%\">5 <strong><em>.<span>\u00a0 <\/span>La voie<\/em><\/strong> \u2013 Pour l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9 \u2013 Edgar Morin \u2013 Editions Fayard \u2013 2011<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-left: 3.75pt; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<h1 style=\"line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/h1>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 150%\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<p id=\"ftn1\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref1\" title=\"_ftn1\" name=\"_ftn1\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[1]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0avant que nature meure, pour une \u00e9cologie politique : pour que nature vive \u00bb &#8211; Jean Dorst \u2013Delachaux et Niestl\u00e9 \u2013 r\u00e9\u00e9dition de 2012 (1965)<\/p>\n<p id=\"ftn2\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref2\" title=\"_ftn2\" name=\"_ftn2\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[2]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0Printemps silencieux\u00a0\u00bb &#8211; Rachel Carlson \u2013 Wildproject edition \u2013 r\u00e9\u00e9dition de 2012 (1962)<\/p>\n<p id=\"ftn3\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref3\" title=\"_ftn3\" name=\"_ftn3\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[3]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0Effondrement : comment les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9cident de leur disparition ou de leur survie \u00bb &#8211; Jared Diamond \u2013\u00e9ditions Gallimard, collection Folio \u2013 2009 (2006)<\/p>\n<p id=\"ftn4\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref4\" title=\"_ftn4\" name=\"_ftn4\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[4]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0L&rsquo;homme dispara\u00eetra, bon d\u00e9barras \u00bb &#8211; Yves Paccalet \u2013 \u00e9dition J\u2019ai Lu &#8211; 2007<\/p>\n<p id=\"ftn5\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref5\" title=\"_ftn5\" name=\"_ftn5\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[5]<\/span><\/span><\/a> Je prends le risque d&rsquo;une simplification extr\u00eame, sachant bien que tous les scientifiques ne sont pas inconscients des dangers de leurs travaux. Mais il suffit d&rsquo;une minorit\u00e9 agissante pour entra\u00eener une majorit\u00e9 silencieuse.<\/p>\n<p id=\"ftn6\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref6\" title=\"_ftn6\" name=\"_ftn6\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[6]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0La vie vivante\u00a0: Contre les nouveaux pudibonds \u00bb &#8211; Jean-Claude Guillebaud \u2013 \u00e9dition Les Ar\u00e8nes \u2013 2011. J\u2019emprunte \u00e0 celui-ci les \u00e9l\u00e9ments \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus.<\/p>\n<p id=\"ftn7\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref7\" title=\"_ftn7\" name=\"_ftn7\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[7]<\/span><\/span><\/a> Voir , \u00e0 titre d\u2019exemple, \u00ab\u00a0La morale anarchiste\u00a0\u00bb de Pierre Kropotkine \u2013 Editions Mille et une nuits<\/p>\n<p id=\"ftn8\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref8\" title=\"_ftn8\" name=\"_ftn8\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[8]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0Grammaire des civilisations \u00bb &#8211; Fernand Braudel &#8211; \u00e9dition Flammarion, collection Champs<\/p>\n<p id=\"ftn9\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref9\" title=\"_ftn9\" name=\"_ftn9\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span>[9]<\/span><\/span><\/a> \u00ab\u00a0La Refondation du monde \u00bb &amp; \u00ab Le commencement d&rsquo;un monde \u00bb &#8211; Jean-Claude Guillebaud &#8211; \u00e9ditions du Seuil<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Un tel article n&rsquo;aurait pas pu \u00eatre \u00e9crit avant la p\u00e9riode contemporaine r\u00e9cente (depuis la fin de XIXe si\u00e8cle). Des mill\u00e9naires durant, l&rsquo;\u00eatre&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=243\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Les trois fin de l&rsquo;humanit\u00e9 et la civilisation<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-243","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-divers","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/243","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=243"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/243\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}