{"id":1485,"date":"2026-04-06T17:02:17","date_gmt":"2026-04-06T16:02:17","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1485"},"modified":"2026-04-06T17:02:18","modified_gmt":"2026-04-06T16:02:18","slug":"chiens-perdus-sans-collier-gilbert-cesbron-1954","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1485","title":{"rendered":"Chiens perdus sans collier \u2013 Gilbert Cesbron (1954)"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens-perdus-sans-collier-G-Cesbron-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"186\" height=\"270\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens-perdus-sans-collier-G-Cesbron-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1486\" style=\"width:348px;height:auto\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Oeuvres romanesques en douze volumes, Editions Rencontre, Lausanne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre est le plus connu des romans de Cesbron. Il s\u2019est vendu \u00e0 pr\u00e8s de 4&nbsp;000&nbsp;000 d\u2019exemplaires, ce qui est un chiffre absolument \u00e9norme et donne une id\u00e9e de la popularit\u00e9 de notre auteur au mitan des ann\u00e9es 1950. Cette popularit\u00e9 a encore \u00e9t\u00e9 augment\u00e9e par l\u2019adaptation cin\u00e9matographique de ce livre, en 1955, par le cin\u00e9aste Jean Delannoy, avec Jean Gabin dans le r\u00f4le principal.<\/p>\n\n\n\n<p>Disons-le d\u2019embl\u00e9e&nbsp;: ce livre a vieilli quant \u00e0 son cadre social. Ce qu\u2019il nous d\u00e9crit est un moment de transition dans le monde de la justice, celui o\u00f9 se met en place progressivement, et avec des t\u00e2tonnements dont rend compte le roman, une justice sp\u00e9cialis\u00e9e pour les mineurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 2 f\u00e9vrier 1945 est publi\u00e9 une ordonnance du ministre de la Justice de l\u2019\u00e9poque, Fran\u00e7ois de Menthon,dans le gouvernement du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle. Elle \u00e9tablit les r\u00e8gles d\u2019une justice sp\u00e9ciale pour les mineurs, en les soustrayant au droit commun et en organisant les pr\u00e9mices d\u2019un droit sp\u00e9cialis\u00e9. C\u2019est le cadre du roman. Depuis, la justice des mineurs a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e et notamment la cr\u00e9ation d\u2019un juge des enfants, au m\u00eame titre que les autres magistrats. Un des ressorts de notre r\u00e9cit est justement le statut du personnage principal, le juge Lamy, de fait juge pour enfants, mais en droit d\u00e9tach\u00e9 sur un poste pr\u00e9caire, sans avancement ni possibilit\u00e9 de carri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour des millions de Fran\u00e7ais, le juge Lamy a eu le visage et la voix de Jean Gabin, dont c\u2019est un des grands r\u00f4les, avec une port\u00e9e sociale assez rare dans ses films d\u2019apr\u00e8s 1945. Pierre Fresnay aurait aussi pu parfaitement \u00eatre le personnage. Je dois dire que, durant ma lecture, je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 me d\u00e9barrasser de sa pr\u00e9sence, tant il a marqu\u00e9 le film et les esprits.<\/p>\n\n\n\n<p>Gilbert Cesbron poursuit, avec ce roman, son exploration de l\u2019enfance. Significativement d\u2019ailleurs, le livre se cl\u00f4t sur la m\u00eame formule que les pr\u00e9c\u00e9dents&nbsp;: \u00ab&nbsp;Adieu donc, enfants de mon coeur&nbsp;!&nbsp;\u00bb (P.422). A chaque roman correspond un angle de vue sur l\u2019enfance. Ici, c\u2019est la d\u00e9linquance juv\u00e9nile et les enfants abandonn\u00e9s. L\u2019auteur s\u2019est impos\u00e9 un cadre pr\u00e9cis, celui de la justice des mineurs qui balbutie. Ses jeunes personnages ont entre cinq et seize ans et ont tous en commun d\u2019\u00eatre d\u2019abord des victimes de la vie, avant que d\u2019\u00eatre de la graine d\u00e9linquante. Pour Cesbron, il est \u00e9vident que la d\u00e9linquance est cons\u00e9quence de cet \u00e9tat social et moral anormal pour des enfants et il ne voit pas en eux d\u2019abord des gosses mauvais \u00e0 punir. Le juge Lamy est son porte-parole et, \u00e0 plusieurs reprises, Cesbron met dans sa bouche ce qu\u2019il pense de la situation et des \u00eatres en jeu. Certes, il sera ais\u00e9 de lui faire reproche d\u2019une trop grande na\u00efvet\u00e9, exactement ce que l\u2019on a ensuite reproch\u00e9 \u00e0 la gauche fran\u00e7aise en mati\u00e8re de d\u00e9linquance. Car, si l\u2019on pousse ce raisonnement \u00e0 l\u2019extr\u00eame, il n\u2019y a plus que la soci\u00e9t\u00e9 qui soit mauvaise et responsable. C\u2019est oublier la possibilit\u00e9 du choix. Evidemment, dans le cas des enfants qu\u2019il nous d\u00e9crit, la marge de choix est tr\u00e8s r\u00e9duite, d\u2019une part en raison de leur manque de maturit\u00e9 et, d\u2019autre part, par une d\u00e9pendance totale au monde des adultes. L\u2019enfant n\u2019est pas un adulte en plus petit. Il n\u2019est pas un adulte du tout. On ne peut donc pas lui opposer des arguments valables pour les majeurs l\u00e9gaux. C\u2019est toute la vision du juge Lamy, celle qui l\u2019oppose aux autres magistrats ou aux policiers. Lui choisit de faire confiance a priori, en \u00e9tablissant une relation humaine r\u00e9elle avec ses jeunes pr\u00e9venus. On peut lire le livre comme la somme de ses espoirs, de ses d\u00e9convenues et de ses regrets.<\/p>\n\n\n\n<p>Au c\u0153ur du livre sont les enfants. On sait que Cesbron leur voue un grand attachement d\u00e8s le d\u00e9but de son \u0153uvre et qu\u2019ils en constituent l\u2019\u00e9picentre. Il est donc l\u00e9gitime que le personnage qui traverse toute l\u2019histoire soit un enfant, ici appel\u00e9 Alain Robert.&nbsp; Il a onze ans et nous faisons sa connaissance alors qu\u2019il est convoy\u00e9 dans un centre \u00e0 Denfert-Rochereau, o\u00f9 l\u2019on re\u00e7oit et analyse sous toutes les coutures les enfants \u00e0 \u00ab&nbsp;probl\u00e8mes&nbsp;\u00bb qui y viennent.&nbsp; L\u00e0, il va \u00eatre interrog\u00e9 par le docteur Cl\u00e9rant, le psychiatre de l\u2019institution, que les gosses appellent entre eux le \u00ab&nbsp;docteur des fous&nbsp;\u00bb. Il est l\u2019alternative rationnelle et technique du syst\u00e8me, face au juge humaniste Lamy. Tous deux se connaissent et ont des regards diff\u00e9rents sur leurs dossiers, mais Cl\u00e9rant n\u2019est pas obtus et comprend bien la position du juge, m\u00eame s\u2019il ne partage pas son optimisme.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res pages du livre, l\u2019auteur nous fait un signe&nbsp;: alors qu\u2019un \u00ab&nbsp;convoyeur&nbsp;\u00bb accompagne Alain Robert \u00e0 Denfert, il leur faut traverser une bonne partie de Paris \u00e0 pied, depuis la gare. Le convoyeur essaie de faire d\u00e9couvrir les grands monuments de Paris au gosse que cela n\u2019int\u00e9resse nullement. Mais soudain, l\u2019enfant aper\u00e7oit un chien qui divague au milieu des automobiles et il est comme magn\u00e9tis\u00e9 par l\u2019animal, craignant qu\u2019il ne se fasse \u00e9craser. Alors que le chien va \u00eatre captur\u00e9 par des agents, un second chien survient, un berger allemand, qui encourage l\u2019autre \u00e0 fuir dare-dare&nbsp;; et tous deux s\u2019\u00e9chappent. Alain Robert a bien vu que ces chiens perdus n\u2019ont pas de colliers, c\u2019est m\u00eame \u00e0 cela qu\u2019on les reconna\u00eet. Voici pos\u00e9e la m\u00e9taphore du titre&nbsp;: les enfants de l\u2019Assistance ou de la justice des mineurs sont souvent des chiens perdus sans colliers, sans parents, sans famille, juste bons \u00e0 \u00eatre razzi\u00e9s dans les rues et conduits en refuges. Traite-t-on diff\u00e9remment les enfants des chiens&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Alain Robert est envoy\u00e9 dans un centre rural appel\u00e9 Terneray, au sud de Melun. C\u2019est le milieu que Cesbron va explorer principalement, car cela devient LE lieu de ces chiens perdus, m\u00eame s\u2019ils s\u2019en d\u00e9fendent pour certains. Terneray&nbsp;; c\u2019est un centre exp\u00e9rimental o\u00f9 les \u00e9ducateurs appliquent une m\u00e9thode bienveillante, o\u00f9 les grilles ne sont pas ferm\u00e9es, o\u00f9 les enfants ne sont pas maltrait\u00e9s. C\u2019est la possibilit\u00e9 dune r\u00e9habilitation selon les id\u00e9es du juge Lamy. Des enfants de cinq \u00e0 seize ans s\u2019y c\u00f4toient, avec des profils diff\u00e9rents&nbsp;: certains sont d\u00e9j\u00e0 des d\u00e9linquants av\u00e9r\u00e9s, d\u2019autres ont seulement commis une erreur, certains encore sont simplement abandonn\u00e9s. Il faut faire vivre ensemble tout ce monde, tout en lui apprenant des connaissances scolaires et en les initiant, pour les plus grands, \u00e0 un futur m\u00e9tier manuel. Il y a donc un instituteur, des \u00e9ducateurs, et m\u00eame une famille, celle du directeur, qui y vit. Chacun des adultes a un surnom, par lequel les enfants les appellent&nbsp;: le directeur est Croc-Blanc, sa femme Mammy, les autres sont \u00ab&nbsp;chefs&nbsp;\u00bb ou cheftaine, comme Fran\u00e7oise, qui va \u00eatre en charge d\u2019Alain Robert. L\u2019instituteur est surnomm\u00e9 Tomawak. Seul Robert, un \u00e9ducateur nouveau venu n\u2019a pas de surnom (c\u2019est celui qui n\u2019est pas fait pour ce m\u00e9tier). Tout cela constitue une microsoci\u00e9t\u00e9, avec ses joies, ses peines, ses bons et ses moins bons, voire ses m\u00e9chants. L\u2019auteur observe ses personnages, comme dans un vivarium. Le monde des adultes et celui des enfants se croisent, se chevauchent souvent, mais aussi sont disjoints. Le roman fourmille de remarques fines, sur des petits gestes, des pens\u00e9es cach\u00e9es&nbsp;; car ces enfants ont d\u00e9j\u00e0 souffert et appris \u00e0 se taire, \u00e0 dissimuler leurs \u00e9motions. Ainsi, Alain Robert ne veut pas montrer qu\u2019il s\u2019attache beaucoup \u00e0 cheftaine Fran\u00e7oise, et celle-ci sait qu\u2019elle ne doit pas s\u2019attacher \u00e0 lui, ce n\u2019est pas \u00ab&nbsp;professionnel&nbsp;\u00bb et \u00e7a fait mal quand ils partent.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour pimenter son r\u00e9cit, l\u2019auteur fait fuguer Alain Robert, s\u2019enfuir son ami Marc avec deux voyous exp\u00e9riment\u00e9s. Il fait m\u00eame mourir un des petits pensionnaires, de maladie. A chaque fois, la question qui se pose est&nbsp;: comment l\u2019institution va-t-elle g\u00e9rer ces faits&nbsp;? Et, \u00e0 chaque fois, le juge Lamy, intervient pour essayer de sauver ce qui peut \u00eatre sauv\u00e9. Mais il n\u2019est pas tout puissant et certains de ses prot\u00e9g\u00e9s lui \u00e9chappent, repris par la machine judiciaire. Malgr\u00e9 tout, il ne se d\u00e9courage pas et poursuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est temps de dire que ce roman est l\u2019\u0153uvre d\u2019un romancier chr\u00e9tien social qui le revendique. Lamy est du m\u00eame bois, habit\u00e9 par un amour du prochain mis \u00e0 rude \u00e9preuve. Dans une des sc\u00e8nes du livre, Cesbron met en jeu un dialogue entre Croc Blanc&nbsp;, \u00e9ducateur chr\u00e9tien, &nbsp;et un directeur d\u2019\u00e9tablissement communiste. Les deux visions du monde s\u2019opposent, certes pas totalement, mais au moins sur le fond des causes de ces situations. L\u2019auteur ne prend pas position, il nous donne seulement \u00e0 vivre cette discussion, \u00e0 chacun ensuite de se positionner. A plusieurs reprises, le message chr\u00e9tien appara\u00eet, tout en filigrane, sans pr\u00eachi-pr\u00eacha, comme une des possibilit\u00e9s de r\u00e9paration du monde qui traite ainsi les enfants. Il existe d\u2019autres options, comme celle de la justice, incarn\u00e9e par un substitut du procureur, M. Doublet. Pour lui, il faut appliquer la loi, rien que la loi, mais toute la loi. Pour V\u00e9mard, l\u2019\u00e9ducateur communiste, il faut changer les rapports de base de la soci\u00e9t\u00e9. Pour Lamy et les \u00e9ducateurs de Terneray, il faut avant tout aimer et aider.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours du r\u00e9cit, nous assistons aussi \u00e0 la r\u00e9forme du syst\u00e8me&nbsp;: il va se professionnaliser et on va exiger des \u00e9ducateurs qu\u2019ils aient le baccalaur\u00e9at, ce qui, \u00e0 Terneray, va \u00e9liminer un bon \u00e9ducateur, Buffalo. Ainsi est pos\u00e9e la question de ce qui est \u00e0 mettre en avant&nbsp;: le niveau acad\u00e9mique ou les capacit\u00e9s concr\u00e8tes. De m\u00eame, le juge Lamy va-t-il devoir abandonner ses \u00ab&nbsp;chiens perdus sans collier&nbsp;\u00bb pour regagner la fili\u00e8re classique des magistrats et progresser dans la carri\u00e8re. Nous vivons, par le livre, une p\u00e9riode de basculement&nbsp;: l\u2019improvisation d\u2019apr\u00e8s 1945 se termine, l\u2019administration reprend la main. Nous connaissons la suite&nbsp;: une v\u00e9ritable justice des mineurs, avec ses tribunaux, ses \u00e9ducateurs d\u00e9di\u00e9s, ses centres divers et ses services administratifs, plus aptes \u00e0 g\u00e9rer des dossiers que des personnes. Tout cela est dans ce roman, mais sans aucun didactisme, au fil du r\u00e9cit humain.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens_perdus_sans_collier_14.webp\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"568\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens_perdus_sans_collier_14.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-1487\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens_perdus_sans_collier_14.webp 800w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens_perdus_sans_collier_14-300x213.webp 300w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/chiens_perdus_sans_collier_14-768x545.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Une image des deux h\u00e9ros enfants du film adapt\u00e9 du livre, sous le m\u00eame titre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai commenc\u00e9 en disant que le cadre du livre \u00e9tait vieilli&nbsp;; il est compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9, pourrait-on dire. Mais l\u2019enfance et l\u2019enfant, eux, ne changent pas, comme on voudrait nous le faire croire. Il y a encore aujourd\u2019hui des multitudes d\u2019Alain Robert ou de Marc Forgeot. L\u2019enfance est toujours fragile et toujours massacr\u00e9e, par des parents m\u00e9chants, irresponsables, d\u00e9pass\u00e9s, par des adultes ignobles ou un syst\u00e8me froid d\u2019\u00e9ducation et de justice. Il peut donc y avoir une lecture contemporaine toujours valable de ce livre&nbsp;: celle de l\u2019humanisme, ici chr\u00e9tien. &nbsp;Il existe encore des juges Lamy, des Croc-Blanc et des cheftaines Fran\u00e7oise. Il y aura toujours des chiens perdus sans collier dont on ne saura pas trop quoi faire. C\u2019est la grandeur et la mis\u00e8re de l\u2019humanit\u00e9. Cesbron en fut un remarquable observateur&nbsp;; il faut le lire encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Les Bordes, 13 janvier 2026.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Oeuvres romanesques en douze volumes, Editions Rencontre, Lausanne. Ce livre est le plus connu des romans de Cesbron. 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