{"id":1469,"date":"2026-04-04T00:03:57","date_gmt":"2026-04-03T23:03:57","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1469"},"modified":"2026-04-04T00:03:58","modified_gmt":"2026-04-03T23:03:58","slug":"la-lettre-ecarlate-nathaniel-hawthorne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1469","title":{"rendered":"La lettre \u00e9carlate \u2013 Nathaniel Hawthorne"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00c9ditions Rencontre, 1968.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le jeune homme se pr\u00e9cipite sur les chefs-d\u2019\u0153uvre du pass\u00e9 parfois comme un soudard accoste une berg\u00e8re&nbsp;: \u00e0 la hussarde, et m\u00eame, quelquefois il lui arrive de les violer, sans en \u00eatre conscient. C\u2019est le propre de la jeunesse de ne pas savoir, m\u00eame quand elle croit savoir, de ne pas avoir conscience de la grandeur de ces sommets de la litt\u00e9rature. Il est tr\u00e8s rare qu\u2019une jeune personne go\u00fbte v\u00e9ritablement la puissance d\u2019un chef-d\u2019\u0153uvre universel. Non qu\u2019il en soit intellectuellement incapable, mais il ne poss\u00e8de pas l\u2019exp\u00e9rience de la vie qui permet d\u2019en jouir pleinement. Il faut avoir un peu v\u00e9cu pour d\u00e9guster pleinement les grands textes, tant ils sont porteurs de richesses souvent implicites. Cela signifie-t-il qu\u2019il faudrait atteindre au moins quarante ans pour commencer \u00e0 lire les grands classiques&nbsp;? Sans doute le pensait-on dans l\u2019Antiquit\u00e9, lorsque l\u2019entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge adulte se faisait \u00e0 un \u00e2ge assez avanc\u00e9 et fixe&nbsp;: on devenait <em>Juvenis<\/em> \u00e0 30 ans seulement \u00e0 Rome, et c\u2019est alors qu\u2019on jouissait de tous les droits du citoyen. Le Code civil napol\u00e9onien a fix\u00e9 la majorit\u00e9 civile \u00e0 21 ans. Or, notre \u00e9poque marche r\u00e9solument \u00e0 l\u2019envers de ces principes de sagesse&nbsp;: on abaisse sans cesse les seuils d\u2019\u00e2ge, arguant d\u2019une passion de la libert\u00e9, ce qui cache mal les besoins du capitalisme (l\u2019\u00e2ge l\u00e9gal est un frein \u00e0 la consommation individuelle). Revenons \u00e0 nos livres&nbsp;: si je regarde ma propre exp\u00e9rience de lecteur, je suis bien oblig\u00e9 de reconna\u00eetre que les grands chefs-d\u2019\u0153uvre de la litt\u00e9rature mondiale que j\u2019ai lus dans ma jeunesse ne m\u2019ont pas marqu\u00e9, tout simplement parce qu\u2019il s\u2019av\u00e8re que je n\u2019avais pas compris la plupart d\u2019entre eux. De ce point de vue, les prescriptions scolaires sont \u00e0 double tranchant&nbsp;: elles font conna\u00eetre ces \u0153uvres aux jeunes, mais elles les en d\u00e9go\u00fbtent aussi tr\u00e8s souvent. Ce pr\u00e9ambule lecturo-philosophique est motiv\u00e9 par le sujet du livre que je vais vous pr\u00e9senter.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/nathaniel-Hawthorne-portrait.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"190\" height=\"266\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/nathaniel-Hawthorne-portrait.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1471\" style=\"aspect-ratio:0.7142949841022647;width:344px;height:auto\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Nathaniel Hawthorne, l&rsquo;auteur de La lettre \u00e9carlate<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La lettre \u00e9carlate est en effet un roman extr\u00eamement classique, tant dans sa langue que dans son th\u00e8me. Il est aust\u00e8re et fait appel \u00e0 des r\u00e9f\u00e9rences peu ma\u00eetris\u00e9es par nombre de Fran\u00e7ais. Ce livre est le premier vrai roman am\u00e9ricain. Il s\u2019inscrit dans le cadre historique des d\u00e9buts du peuplement de ce territoire, lorsqu\u2019il \u00e9tait une colonie anglaise. Mais, surtout, il baigne dans le puritanisme, au sens premier, historique du terme. Sans que jamais le nom de la ville o\u00f9 il se d\u00e9roule ne soit cit\u00e9, on comprend qu\u2019il s\u2019agit de Salem, devenu mondialement c\u00e9l\u00e8bre par sa chasse aux sorci\u00e8res au XVIIe si\u00e8cle. L\u2019auteur a choisi de poser dans cette petite ville le d\u00e9cor de son roman. Il est \u00e9vident que tout lecteur qui ne conna\u00eet pas le puritanisme, mouvement religieux d\u2019ob\u00e9dience calviniste, risque de ne rein comprendre \u00e0 ce livre. Tous les sentiments, les attitudes, les \u00e9v\u00e9nements sont reli\u00e9s \u00e0 cette foi extr\u00eamement aust\u00e8re et sectaire. Cette ville est en r\u00e9alit\u00e9 une communaut\u00e9 religieuse, pas un agglom\u00e9rat de personnes comme c\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral le cas pour toute ville. Ici, les habitants sont venus pour r\u00e9aliser l\u2019utopie d\u2019une cit\u00e9 de Dieu. Le pouvoir est th\u00e9ocratique, les lois et principes sont religieux et bibliques, dans une interpr\u00e9tation fondamentaliste extr\u00eame. C\u2019est, au sens premier, le puritanisme, dont l\u2019\u00e9tymologie est la puret\u00e9 de m\u0153urs. Il faut donc que le lecteur fasse l\u2019effort de se mettre dans ce contexte, sinon le livre lui sera incompr\u00e9hensible et insupportable. Le p\u00e9ch\u00e9 est le grand \u00e9pouvantail de cette cit\u00e9, l\u2019enfer son cauchemar.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit est enti\u00e8rement centr\u00e9 sur un symbole fort&nbsp;: la lettre \u00e9carlate A qui est le symbole de l\u2019adult\u00e8re que doit porter celui ou celle qui ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s pour cette faute, jug\u00e9e particuli\u00e8rement grave dans cette ambiance puritaine o\u00f9 la chair est associ\u00e9e au mal. Une femme a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9e et condamn\u00e9e \u00e0 cause de cette faute. Elle a \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9e, a accouch\u00e9 en prison d\u2019une enfant qui est \u00ab&nbsp;le fruit du p\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00bb, selon la terminologie locale. Le roman s\u2019ouvre sur la condamnation publique que doit subir cette femme&nbsp;: \u00eatre expos\u00e9e des heures durant sur l\u2019estrade du pilori, \u00e0 la vue de toute la ville, en portant sa lettre \u00e9carlate sur la poitrine. D\u00e8s le d\u00e9but, l\u2019auteur sait trouver les mots pour nous faire ressentir l\u2019ambiance \u00e9touffante de cette ville et le drame horrible de cette femme d\u00e9shonor\u00e9e devant tous. Cette femme s\u2019appelle Hester Prynne et sa fille, qui est alors un nourrisson a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e Rachel. Elles seront toutes deux les h\u00e9ro\u00efnes de ce roman. Et j\u2019emploie ici ce mot dans son sens fort&nbsp;: leur comportement sera h\u00e9ro\u00efque face au contexte local. Tout le talent de l\u2019auteur consiste \u00e0 nous faire comprendre d\u00e8s le d\u00e9but que le second coupable, celui qui a commis l\u2019adult\u00e8re avec elle est bien dans cette ville et qu\u2019il y jouit d\u2019une grande r\u00e9putation que son aveu aurait ruin\u00e9e. Ceci est pos\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but&nbsp;: le pasteur Dimmesdale est le p\u00e8re de Rachel, mais il est surtout le pasteur le plus brillant de la communaut\u00e9&nbsp;; v\u00e9ritablement adul\u00e9 par ses paroissiens et paroissiennes. Hester ne l\u2019a pas trahi, elle lui a promis qu\u2019elle se tairait \u00e0 jamais. La situation pourrait \u00eatre ainsi d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, mais stationnaire, ce serait un autre livre. Car l\u2019auteur introduit d\u00e8s la sc\u00e8ne du pilori, un troisi\u00e8me personnage, un homme \u00e2g\u00e9, plut\u00f4t difforme et au regard per\u00e7ant, qui fixe Hester dans les yeux et qu\u2019elle reconna\u00eet imm\u00e9diatement&nbsp;: son mari. Celui-ci est venu la retrouver ici, alors qu\u2019il l\u2019avait laiss\u00e9 partir seule pour la colonie anglaise, la livrant \u00e0 la solitude et \u00e0 la tentation. Il se fait ici appeler Docteur Chillingworth, ce qui est un nom d\u2019emprunt. D\u00e8s lors, implacablement, le m\u00e9canisme de la trag\u00e9die se met en marche. Il a un entretien avec sa femme, sans t\u00e9moin, et elle lui promet qu\u2019elle ne dira \u00e0 personne qui il est. Il reconna\u00eet au passage qu\u2019il est aussi responsable de la faute que sa femme, par son attitude. Mais le lecteur sent, d\u00e8s le d\u00e9part, que cet individu est trouble et dangereux. Il va devenir un m\u00e9decin respect\u00e9 de la ville, ami de tous les notables et va s\u2019introduire dans l\u2019intimit\u00e9 du pasteur Dimmesdale, car il a devin\u00e9, d\u00e8s la sc\u00e8ne du pilori, qu\u2019il est l\u2019ancien amant de sa femme. Son but, jamais avou\u00e9, est de pousser le pasteur au d\u00e9sespoir d\u2019une faute non reconnue, qui le met dans une situation invivable. Et ce, sous pr\u00e9texte de veiller sur sa sant\u00e9 fragile et d\u00e9clinante. Il ira m\u00eame, sur la demande des autorit\u00e9s et des autres pasteurs, jusqu\u2019\u00e0 aller habiter chez Dimmesdale. Le pi\u00e8ge est alors referm\u00e9 sur le jeune pasteur. Celui-ci sent confus\u00e9ment qu\u2019une force mauvaise s\u2019attaque \u00e0 sa vie, mais il ne peut l\u2019identifier. Sa sant\u00e9 d\u00e9cline, il est rong\u00e9 par le remords et d\u00e9chir\u00e9 par sa conscience religieuse. Hawthorne sait faire monter l\u2019angoisse au fil des pages. On se retrouve vraiment \u00e0 partager la douleur des protagonistes et \u00e0 d\u00e9tester Chillingworth, qui n\u2019est qu\u2019une incarnation du mal. Sans d\u00e9voiler les d\u00e9tails, on se doute d\u00e8s le d\u00e9but que l\u2019histoire finira mal, et c\u2019est bien le cas. Mais, malgr\u00e9 le caract\u00e8re tragique du r\u00e9cit, l\u2019auteur m\u00e9nage cependant une note d\u2019espoir que je me garderai bien de d\u00e9voiler.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre est un chef d\u2019\u0153uvre complet, dans le sens o\u00f9 tout y est r\u00e9ussi au plus haut niveau. Pour autant qu\u2019on puisse en juger au travers d\u2019une traduction, la langue de l\u2019auteur est d\u2019une grande beaut\u00e9. Langue classique du d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, elle assure une grande beaut\u00e9 au texte, soit par la forme qui est vraiment rigoureuse et jamais ennuyeuse, que par les images utilis\u00e9es et l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00e9criture. Hawthorne ne cherche jamais l\u2019effet, mais le mot juste et l\u2019efficacit\u00e9 psychologique. Il y a chez lui de la grande rigueur d\u2019un Flaubert ou d\u2019un Chateaubriand. Son style est au service de l\u2019histoire qu\u2019il raconte. Et l\u2019histoire qu\u2019il raconte est au service d\u2019une pens\u00e9e certes classique, mais beaucoup plus insolente qu\u2019on ne le pourrait supposer. \u00c0 ce propos, il me faut mentionner la pr\u00e9face de Jacques Cabau&nbsp;; celle-ci est d\u2018une belle qualit\u00e9 et pr\u00e9pare bien le lecteur \u00e0 lire l\u2019ouvrage. Je ne lui ferai qu\u2019un seul reproche&nbsp;: elle me semble passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019esprit critique de l\u2019auteur. Elle insiste sur le caract\u00e8re puritain de l\u2019auteur, en ad\u00e9quation avec son sujet. Je suis en d\u00e9saccord sur ce point. Certes Hawthorne est bien un protestant de type bostonien, mais il est aussi et surtout un grand \u00e9crivain, capable de traiter son sujet avec recul et critique. Je crois que Jacques Cabau n\u2019a pas saisi le discours critique qui accompagne tout le r\u00e9cit. Pour ma part, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9, d\u00e8s les premi\u00e8res pages d\u2019une ironie parfaitement ma\u00eetris\u00e9e. Tout au long des chapitres, jamais l\u2019auteur ne cesse de critiquer ce milieu \u00e9triqu\u00e9 et sans humanit\u00e9. Parfois, il le fait d\u2019un simple adjectif, qui vient dynamiter une phrase apparemment consensuelle. Parfois, c\u2019est un paragraphe, serti dans un chapitre apparemment puritain, qui affirme une position tout \u00e0 fait contraire. Mais cela est fait de mani\u00e8re l\u00e9g\u00e8re, sans dogmatisme, comme si de rien n\u2019\u00e9tait. Je suis convaincu qu\u2019il y aurait mati\u00e8re \u00e0 une th\u00e8se de doctorat sur le th\u00e8me de l\u2019esprit critique d\u2019Hawhtorne et les moyens utilis\u00e9s. Il n\u2019est pas jusqu\u2019au dernier chapitre qui en soit un camouflet pour les puritains&nbsp;: m\u00eame si les protagonistes sont vaincus en apparence, ils ne le sont pas au fond et Hester Prynne a triomph\u00e9 de la m\u00e9diocrit\u00e9, de l\u2019esprit de jugement et de l\u2019hypocrisie de Salem&nbsp;; elle a vaincu par l\u2019amour, elle a plus que pay\u00e9 sa faute. Elle choisit de revenir habiter \u00e0 Salem et y mourir, mais la lettre \u00e9carlate est devenu son \u00e9tendard, elle a compl\u00e8tement subverti cette marque d\u2019infamie et l\u2019a retourn\u00e9 contre ses juges.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait, bien \u00e9videmment, consacrer de longs d\u00e9veloppements analytiques aux quatre personnages centraux du roman (Hester Prynne, Rachel, le pasteur Dimmesdale et le Dr Chilligworth). Ils sont \u00e0 la fois de vraies cr\u00e9atures romanesques et des arch\u00e9types \u00e0 la forte charge religieuse. L\u2019ensemble conduit une r\u00e9flexion tr\u00e8s fine sur le p\u00e9ch\u00e9, sur sa sanction par les hommes, sur le jugement et pose la question de la valeur de la r\u00e9demption lorsque les hommes se substituent \u00e0 Dieu pour juger et condamner. De ce point de vue c\u2019est une v\u00e9ritable \u0153uvre de moraliste, au sens le plus noble de ce terme. Le lecteur, \u00e0 l\u2019issue de la lecture, a bien compris que l\u2019auteur a choisi le camp d\u2019Hester Prynne face \u00e0 ceux qui ne lui ont laiss\u00e9 aucune chance de r\u00e9demption, reniant ainsi l\u2019\u0153uvre du Christ.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire un mot du long prologue qui ouvre el livre sur plus de soixante-dix pages et semble, a priori, n\u2019avoir aucun rapport avec le r\u00e9cit. L\u2019auteur y d\u00e9crit sa vie de bureaucrate douanier \u00e0 Salem et nous fait partager la m\u00e9diocrit\u00e9 de ce cadre et des personnages de la ville. Et c\u2019est l\u00e0 que ce prologue se rattache au roman lui-m\u00eame. Le r\u00e9el qui semble d\u00e9crit en lui \u2013 alors que c\u2019est une r\u00e9daction de type fictionnel, m\u00eame si le fond est autobiographique \u2013 \u00e9tablit, avant m\u00eame de p\u00e9n\u00e9trer dans cette histoire du pass\u00e9, que les personnages sont ridicules dans leurs pr\u00e9tentions. Ils sont falots et compl\u00e8tement hors de leur \u00e9poque. Le \u00ab&nbsp;truc&nbsp;\u00bb utilis\u00e9 par le narrateur du prologue (un manuscrit trouv\u00e9 dans un bureau) ne fait que renforcer ce caract\u00e8re \u00e9triqu\u00e9 de cette petite ville, t\u00eate de pont puritaine dans une colonie tr\u00e8s modeste dans ses commencements. Il faut donc faire le lien entre le prologue et le r\u00e9cit pour mieux pouvoir saisir l\u2019ironie critique de l\u2019auteur. C\u2019est ce qui semble avoir \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 notre pr\u00e9facier.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP.webp\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"633\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-633x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-1470\" style=\"width:297px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-633x1024.webp 633w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-185x300.webp 185w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-768x1243.webp 768w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-949x1536.webp 949w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP-1265x2048.webp 1265w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/lallettre-ecralate-couv-LDP.webp 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 633px) 100vw, 633px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Nous voici donc en pr\u00e9sence d\u2019un tr\u00e8s grand roman, r\u00e9alis\u00e9 avec une grande \u00e9conomie de moyens dramatiques, que compense largement l\u2019acuit\u00e9 de la peinture psychologique des divers \u00eatres humains pr\u00e9sent\u00e9s. R\u00e9duire ce livre \u00e0 un roman puritain serait donc une grande erreur. Il faut le lire avec d\u00e9lectation, c\u2019est ce qu\u2019il m\u00e9rite. Il est disponible en collection de poche.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Avril 2026.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Rencontre, 1968. 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