{"id":1151,"date":"2024-07-04T23:56:59","date_gmt":"2024-07-04T22:56:59","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1151"},"modified":"2024-07-04T23:57:01","modified_gmt":"2024-07-04T22:57:01","slug":"louvrier-de-la-nuit-un-livre-coup-de-poing","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1151","title":{"rendered":"L\u2019ouvrier de la nuit : Un livre coup de poing!"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bernard Clavel \u2013 Livre de poche \u2013 1971 (premi\u00e8re \u00e9dition 1956)<\/h2>\n\n\n\n<p>Tu prends ce livre comme un grand coup de poing dans la gueule (ou pour parler aux oreilles d\u2019orfraies&nbsp;: comme un grand seau d\u2019eau glac\u00e9e en plein visage). Sur la couverture de la r\u00e9\u00e9dition en Livre de poche de 1971 il est \u00e9crit, de la plume de l\u2019auteur&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Ce livre est un cri jet\u00e9 sur le papier en quelques jours et quelques nuits de fi\u00e8vre.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/louvvvvvvvvvvvvvvvvvvv-de-la-nuit-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"194\" height=\"259\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/louvvvvvvvvvvvvvvvvvvv-de-la-nuit-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1153\" style=\"width:386px;height:auto\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Ces mots sont tir\u00e9s de la \u00ab&nbsp;<em>lettre \u00e0 Jacques Peuchmaurd<\/em>&nbsp;\u00bb qui tient lieu d\u2019une pr\u00e9face que Clavel n\u2019arrivait pas \u00e0 \u00e9crire. Il a choisi de s\u2019adresser \u00e0 un ami, n\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e que lui<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, devenu \u00e9crivain et qui aussi \u00e9diteur chez Robert Laffont, dont \u00e9diteur de Bernard Clavel. Jurassien lui aussi, il \u00e9tait parfaitement \u00e0 m\u00eame de comprendre notre auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce cri, tu le prends en pleine figure d\u00e8s les premi\u00e8res pages du livre et tu ne peux t\u2019en d\u00e9faire jusqu\u2019au dernier mot. Tu liras ce livre avec fi\u00e8vre, comme il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit. Et voici d\u00e9j\u00e0 la force d\u2019un \u00e9crivain, celle de t\u2019empoigner et de ne plus te l\u00e2cher, en te prenant aux tripes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrier de la nuit est un r\u00e9cit \u00e0 la premi\u00e8re personne. On sait, par exp\u00e9rience de lecteur, que ce proc\u00e9d\u00e9 est d\u2019une redoutable efficacit\u00e9, quand il fonctionne, mais qu\u2019il peut aussi \u00eatre un pi\u00e8ge redoutable pour des auteurs sans talent. La premi\u00e8re personne, m\u00eame dans une fiction, engage celui qui en use. Si ses propos sont creux, il est discr\u00e9dit\u00e9 avec une grande efficacit\u00e9. Le lecteur chevronn\u00e9 conna\u00eet de belles r\u00e9ussites, comme La sonate \u00e0 Kreutzer de L\u00e9on Tolsto\u00ef ou l\u2019Etranger d\u2019Albert Camus, mais il ignore le nombre de cadavres qui encombrent les biblioth\u00e8ques mortes. Or, ce livre est le premier livre publi\u00e9 par Clavel, en 1956, alors qu\u2019il a 33 ans. Jusque-l\u00e0, il avait \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par une carri\u00e8re de peintre qui n\u2019est pas advenu. Il s\u2019est servi de cette exp\u00e9rience personnelle pour construire son livre. Son personnage a beaucoup de points communs avec lui&nbsp;: il se veut peintre puis \u00e9crivain, il a une femme admirable et trois enfants, et il consid\u00e8re tout travail comme alimentaire et contraire \u00e0 sa vocation. Clavel a travaill\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es comme gratte-papier \u00e0 la S\u00e9curit\u00e9 Sociale, emploi dont il est ais\u00e9 de deviner qu\u2019il n\u2019est pas le fruit d\u2019une vocation<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi ce livre nous saisit-il de cette fa\u00e7on&nbsp;? Sans doute parce qu\u2019il est v\u00e9ritablement sinc\u00e8re et qu\u2019il dit des choses qui peuvent nous concerner. C\u2019est la confession d\u2019un \u00ab&nbsp;salaud ordinaire&nbsp;\u00bb au sens banal. De ce salaud qui se confesse \u00e0 nous, nous ne saurons m\u00eame pas le nom. Il y a d\u2019ailleurs tr\u00e8s peu d\u2019identit\u00e9s affirm\u00e9es dans ce r\u00e9cit si ce n\u2019est celle de la femme de l\u2019\u00e9crivain-peintre, Fran\u00e7oise. Evidemment, ce livre parlera sans doute plus \u00e0 ceux qui ont cru avoir une vocation artistique et ont d\u00fb constater leur \u00e9chec. Le personnage principal, le narrateur, est convaincu qu\u2019il a une vocation et du talent. Il faudra plus de dix ans d\u2019\u00e9checs et de m\u00e9diocrit\u00e9 pour qu\u2019il admette que cette croyance est illusoire. C\u2019est le r\u00e9cit de cette vie qui nous est fait, dans l\u2019urgence d\u2019un voyage de nuit en train, entre Paris et Lyon. Bien s\u00fbr, c\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 litt\u00e9raire qu\u2019il faut accepter sans vouloir le rationaliser. Disons que l\u2019auteur nous fait partager sa confession durant ce trajet, situ\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950. Il alterne, assez adroitement, les confidences sur son enfance et sa jeunesse, dans une famille de paysans pauvres du Jura dont il est l\u2019unique enfant et le r\u00e9cit de sa vie personnelle d\u2019adulte, apr\u00e8s son d\u00e9part du village familial o\u00f9 il ne reviendra que pour les obs\u00e8ques de sa m\u00e8re. Le point commun \u00e0 ces deux \u00e9poques est qu\u2019il s\u2019y conduit avec un \u00e9go\u00efsme forcen\u00e9 qui le pousse \u00e0 oublier, voire \u00e0 m\u00e9priser ceux qui l\u2019entourent, en l\u2019occurrence ses parents. Ce sont, pour lui, des ploucs ignares qui veulent le brider et ne comprennent rien au monde de l\u2019art. Et pourtant, sa m\u00e8re croira en lui et l\u2019aidera de toute sa volont\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 en mourir de fatigue. Le p\u00e8re, lui, est beaucoup plus r\u00e9aliste et pense surtout que son fils est un paresseux. Lequel fils pense que son p\u00e8re ne l\u2019aime pas et m\u00e8ne une vie d\u2019esclave par plaisir, cherchant \u00e0 lui imposer la m\u00eame existence. On le voit, \u00e0 la lecture de ces quelques \u00e9l\u00e9ments, c\u2019est l\u2019histoire \u00e9ternelle du conflit de g\u00e9n\u00e9rations, du r\u00e9cit \u00e9vang\u00e9lique dit du Fils prodigue aux personnages romanesques comme Julien Sorel<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> ou le fils Thibault. Les fils ont toujours cru que leurs p\u00e8res ne comprenaient rien, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils aient \u00e0 leur tour un fils qui pensait qu\u2019ils ne comprenaient rien, et ainsi de suite\u2026 Mais ici, le vrai probl\u00e8me n\u2019est pas le conflit de g\u00e9n\u00e9rations, mais la vocation artistique et le talent du fils. Clavel, avec un masochisme certain, laisse entendre que son personnage n\u2019a aucun talent, ni en peinture ni en litt\u00e9rature. Et qu\u2019il s\u2019aveugle par tous les moyens pour \u00e9viter la remise en question fatale. Et pourtant, elle va venir, par la bouche d\u2019un \u00e9diteur parisien qui lui avait propos\u00e9 de le recevoir s\u2019il passait par la capitale, tout en ayant refus\u00e9 son manuscrit. L\u00e0, il va enfin comprendre qu\u2019il n\u2019a pas le talent manifeste qu\u2019il imaginait. C\u2019est \u00e0 la sortie de cette rencontre, fort courte par ailleurs, qu\u2019il va r\u00e9aliser toute qu\u2019il a pu faire de mal autour de lui et s\u2019en accuser. Il n\u2019y aura aucune recherche d\u2019\u00e9chappatoire&nbsp;: on peut m\u00eame trouver qu\u2019il est tr\u00e8s dur avec lui-m\u00eame, mais cette conviction est \u00e0 la mesure du dessillage qu\u2019il vient de subir.<\/p>\n\n\n\n<p>Bernard Clavel se r\u00e9gale \u00e0 d\u00e9peindre l\u2019aveuglement et la b\u00eatise de son protagoniste. Sans doute y a-t-il une part d\u2019autobiographie dans ces aveux, notamment envers sa femme et ses enfants. Mais le portrait est d\u2019un noir absolu. Ce peintre m\u00e9diocre, cet \u00e9crivain rat\u00e9 se comporte en mari esclavagiste qui accepte que sa femme se sacrifie positivement pour lui (voir \u00e0 ce propos tr\u00e8s beau personnage du m\u00e9decin, qui sera le seul \u00e0 lui dire la v\u00e9rit\u00e9 sur sa conduite) et en p\u00e8re tyrannique, punissant ses enfants au moindre bruit de jeu, qui l\u2019emp\u00eache de cr\u00e9er. Le vrai petit salaud ordinaire et banal. Le texte est trop r\u00e9aliste pour ne pas \u00eatre inspir\u00e9 de la vie r\u00e9elle de l\u2019auteur, mais il est suffisamment fictionnel pour ne pas \u00eatre de l\u2019autofiction avant l\u2019heure.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enjeu de ce petit livre dense et dur est le talent et la vie d\u2019artiste. Toute personne qui a cru un moment disposer d\u2019un certain talent dans un art pr\u00e9cis s\u2019est n\u00e9cessairement pos\u00e9 les questions que ce livre met en avant&nbsp;: faut-il sacrifier ce talent et cette vocation \u00e0 une vie banale et laborieuse&nbsp;? Ce talent est-il r\u00e9el, cette vocation imp\u00e9rieuse ou est-ce un aveuglement&nbsp;? A-t-on le droit de fonder une famille et de l\u2019entra\u00eener dans ce chemin&nbsp;? Les refus r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et les \u00e9checs sont-ils une preuve a contrario du g\u00e9nie incompris ou, au contraire, la preuve que ce talent n\u2019existe pas&nbsp;? A chacune de ces interrogations, Bernard Clavepond dans son roman et de mani\u00e8re impitoyable pour les pseudoartistes. La suite de sa vie a largement et brillamment prouv\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas ce personnage aveugle et injuste. Mais son itin\u00e9raire personnel nous permet de comprendre pourquoi ce livre est n\u00e9. Il aq attendu dix ans au moins avant d\u2019\u00eatre enfin publi\u00e9. De quoi en vouloir \u00e0 pas mal de monde te douter fortement de ses choix.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1152\" style=\"width:379px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591-768x1024.jpg 768w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591-225x300.jpg 225w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/bernard-clavel-a-vecu-ses-jeunes-annees-a-dole-photo-dr-1683731591.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>J\u2019ai dit que ce livre \u00e9tait comme un coup de poing. Il m\u2019a fait songer, tout au long de sa lecture, \u00e0 un autre roman que j\u2019avais exactement ressenti de la m\u00eame fa\u00e7on, il y a bien longtemps, lors de ma premi\u00e8re lecture&nbsp;: c\u2019est <em>La chute<\/em>, d\u2019Albert Camus. On y trouve aussi des interrogations tr\u00e8s personnelles de l\u2019auteur, transpos\u00e9es dans un contexte fictionnel. Mais personne n\u2019est dupe du caract\u00e8re existentiel de cette pens\u00e9e. Certains trouveront peut-\u00eatre ridicule ou indigne d\u2019oser comparer Camus et Clavel. L\u2019un est un grand penseur, Prix Nobel de litt\u00e9rature, l\u2019autre un grand auteur de romans populaires, apparemment pas du tout intellectuel et philosophe. Eh bien, qu\u2019ils me laissent leur dire qu\u2019ils se trompent lourdement. D\u2019abord parce que ces deux hommes \u2013 et je parle l\u00e0 des personnes humaines, pas des auteurs \u2013 ont beaucoup de points communs au plan \u00e9thique et moral. Ce sont deux hommes int\u00e8gres qui ont su prendre des positions nettes qui leur ont ali\u00e9n\u00e9 une partie de l\u2019opinion. Ce sont tous les deux des fils du peuples, et non des h\u00e9ritiers germanopratins. Ce sont deux esprits libres, \u00e0 force tendance anarchiste et pacifiste. Ce sont des romanciers qui ont su, par leurs livres faire r\u00e9fl\u00e9chir des foules \u00e0 de graves sujets sans pontifier&nbsp;: que ce soit dans <em>L\u2019\u00e9tranger<\/em> ou dans <em>L\u2019Espagnol<\/em>, ils ont pos\u00e9 la question de l\u2019identit\u00e9, du d\u00e9racinement, de l\u2019incompr\u00e9hension ambiante.&nbsp; <em>La Chute<\/em> ou <em>L\u2019ouvrier<\/em> de la nuit posent la question du bilan d\u2019une vie et des faux-semblants adopt\u00e9s par certains (et peut-\u00eatre par nous aussi). <em>La peste<\/em> et <em>La lumi\u00e8re du lac<\/em> traitent tous deux de la peste comme fl\u00e9au r\u00e9v\u00e9lateur des tares et des h\u00e9ro\u00efsmes humains\u2026J\u2019arr\u00eate l\u00e0 la liste des points de convergence, mais il y en a d\u2019autres. Camus savait tr\u00e8s bien le poids moral et r\u00e9flexif du roman et a su l\u2019utiliser tout au long de sa courte vie. Clavel a construit une \u0153uvre riche et tr\u00e8s vari\u00e9e, mais o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 est sans cesse questionn\u00e9e. Je ne fais aucune diff\u00e9rence qualitative entre les deux \u00e9crivains. J\u2019aime que leur mani\u00e8re soit diff\u00e9rente, mais je ressens profond\u00e9ment l\u2019unit\u00e9 de leur cheminement. Lire aujourd\u2019hui L\u2019ouvrier de la nuit n\u2019est pas seulement lire le premier roman-cri d\u2019un auteur \u00e0 succ\u00e8s, mais entrer dans une \u0153uvre vaste et profonde<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Les Bordes \u2013 Juillet 2024.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jacques_Peuchmaurd\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jacques_Peuchmaurd<\/a> pour plus de renseignements.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ayant occup\u00e9 le m\u00eame emploi, mais moins longtemps, avant de pouvoir faire le m\u00e9tier que j\u2019avais vraiment choisi, je puis affirmer cela sans douter.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Dans <em>Le rouge et le noir<\/em> de Stendhal et dans <em>Les Thibault<\/em> de Roger Martin du Gard.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Il n\u2019est d \u2018ailleurs pas impossible que j\u2019entreprenne pour Bernard Clavel une d\u00e9marche similaire \u00e0 celle mise en \u0153uvre pour Gilbert Cesbron, \u00e0 savoir une analyse de l\u2019oeuvre compl\u00e8te, roman par roman.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bernard Clavel \u2013 Livre de poche \u2013 1971 (premi\u00e8re \u00e9dition 1956) Tu prends ce livre comme un grand coup de poing dans la gueule (ou&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1151\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">L\u2019ouvrier de la nuit : Un livre coup de poing!<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,6],"tags":[],"class_list":["post-1151","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-critiques","category-les-livres-litterature","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1151","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1151"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1151\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1154,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1151\/revisions\/1154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}