{"id":114,"date":"2007-09-26T16:08:13","date_gmt":"2007-09-26T15:08:13","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2007\/09\/26\/a-propos-de-%c2%ab-quatre-mois-trois-semaines-et-deux-jours-%c2%bb-et-de-l%e2%80%99histoire-recente-de-la-roumanie%e2%80%a6\/"},"modified":"2007-09-26T16:08:13","modified_gmt":"2007-09-26T15:08:13","slug":"a-propos-de-%c2%ab-quatre-mois-trois-semaines-et-deux-jours-%c2%bb-et-de-l%e2%80%99histoire-recente-de-la-roumanie%e2%80%a6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=114","title":{"rendered":"A propos de \u00ab Quatre mois, trois semaines et deux jours&#8230; \u00bb et de l\u2019histoire r\u00e9cente de la Roumanie\u2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0Quatre mois, trois semaines et deux jours&#8230;\u00a0\u00bb<span><!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoBodyText2\">Film roumain de <strong>Cristian Mungiu,<\/strong> Palme d&rsquo;or au Festival de Cannes 2007, prix de l\u2019Education nationale (en France)<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\" align=\"center\"><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <\/span><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/cristian-mungiu.jpg\" title=\"cristian-mungiu.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/cristian-mungiu.jpg\" alt=\"cristian-mungiu.jpg\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Je me suis pr\u00e9cipit\u00e9 au cin\u00e9ma Utopia de Bordeaux, d\u00e8s que j&rsquo;ai su qu&rsquo;il projetait ce film roumain r\u00e9compens\u00e9 fort justement, d&rsquo;apr\u00e8s la critique, au dernier Festival de Cannes. Un film fort et dur. Une palme d&rsquo;or incontestable (m\u00eame si ces palmar\u00e8s, pour moi, ne riment \u00e0 rien). Une interpr\u00e9tation \u00ab aux tripes \u00bb. Le film est quasi documentaire. Une v\u00e9ritable trag\u00e9die grecque, avec l&rsquo;unit\u00e9 de temps (sur un jour et une nuit cons\u00e9cutifs), unit\u00e9 de lieu (Bucarest, deux chambres), et unit\u00e9 d&rsquo;action (un avortement clandestin). Aucun pathos. Pas de le\u00e7on de morale. Une vision entomologique.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Deux \u00e9tudiantes en sciences : l&rsquo;une, <strong>Gabitsa <\/strong>(pour \u00e9crire phon\u00e9tiquement \u00e0 la fran\u00e7aise), r\u00e9serv\u00e9e et \u00ab oie blanche \u00bb pi\u00e9g\u00e9e, se retrouve enceinte.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><\/span><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/gabitsa-4semaines.jpg\" title=\"gabitsa-4semaines.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/gabitsa-4semaines.jpg\" alt=\"gabitsa-4semaines.jpg\" \/><\/p>\n<p><\/a><span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\" align=\"center\"><span>L&rsquo;autre, <strong>Otilia,<\/strong> est sa compagne de chambre, que le hasard administratif a plac\u00e9 l\u00e0 et qui va l&rsquo;assister dans ce moment particuli\u00e8rement difficile de sa vie, qui constitue le sujet apparent du film. Il serait faux de croire que le sujet de ce film est l&rsquo;avortement. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une cons\u00e9quence de ce qui est le coeur du film : le syst\u00e8me totalitaire roumain. Le film est noir, au mieux gris. La couleur est sale, d\u00e8s les premiers plans dans cette sinistre chambre de sinistre cit\u00e9 universitaire de Bucarest. Pour qui conna\u00eet la Roumanie depuis longtemps, aucun probl\u00e8me et aucune nouveaut\u00e9 : c&rsquo;est ainsi que le pays nous est apparu, juste apr\u00e8s la \u00ab R\u00e9volution de 1989 \u00bb. Les gens aussi avaient fini par devenir gris, d&rsquo;une couleur de d\u00e9sespoir banalis\u00e9. Les petites combines, le march\u00e9 noir et les privil\u00e8ges apparaissent au fur et \u00e0 mesure du film. Ainsi, les parents du petit ami d&rsquo;Otilia, m\u00e9decins, appartiennent-ils \u00e0 cette cat\u00e9gorie qui a de petits privil\u00e8ges par le trafic et la corruption : lors du repas d&rsquo;anniversaire de la m\u00e8re, le r\u00e9alisateur mis bien en \u00e9vidence la bouteille de whisky \u00abBallantines\u00bb, symbole s\u00fbr d\u2019une int\u00e9gration aux circuits des d\u00e9brouillards. Les propos m\u00e9prisants et r\u00e9actionnaires accompagnent merveilleusement l&rsquo;image. Ces gens sont gris et path\u00e9tiques. Comme est gris et path\u00e9tique l&rsquo;avorteur clandestin. Un salaud ordinaire qui agit en professionnel : fausse carte d&rsquo;identit\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e et laiss\u00e9e \u00e0 la r\u00e9ception de l&rsquo;h\u00f4tel, discours technique froid, absence totale de jugement moral et fermet\u00e9 sur les tarifs. Un salaud, mais pas plus que tous les autres. Il survit, affubl\u00e9 d&rsquo;une m\u00e8re s\u00e9nile, habitant dans uns de ces immondes immeubles ceaucesciens. On n&rsquo;arrive pas \u00e0 le d\u00e9tester si on conna\u00eet bien le pays. Nous avons tous l\u00e0-bas des amis qui ont surv\u00e9cu avec des combines peu glorieuses et pourtant, ce sont des gens estimables. Quand les temps sont \u00e0 la barbarie, les h\u00e9ros sont rares.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 La jeune fille, Gabitsa, avorte donc. Le r\u00e9alisateur entretient le suspense, nous avons peur de l&rsquo;accident car nous avons lu dans la presse que des centaines de milliers de femmes \u00e9taient mortes, lors de ces avortements. Mais il \u00e9vite justement de jouer sur ce registre du drame : tout se passe bien, elle expulse le foetus sans anicroche. Fin de l&rsquo;avortement.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/otilia-4semaines.jpg\" title=\"otilia-4semaines.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/otilia-4semaines.jpg\" alt=\"otilia-4semaines.jpg\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Ce qui nous marque est la conduite de son amie. Personnage fort, r\u00e9volt\u00e9, encore vivant au milieu des zombies r\u00e9sign\u00e9s. La com\u00e9dienne, Anamaria Marinca, porte le personnage avec une intensit\u00e9 rare, une tension palpable, des nerfs \u00e0 fleur de peau. Elle ne peut \u00e9chapper \u00e0 la salissure ambiante : elle devra coucher avec l&rsquo;avorteur, car elles n&rsquo;ont pas assez d&rsquo;argent pour le payer. Elle paiera donc de sa personne, au sens propre du terme. Elle se d\u00e9bat contre un avenir tout trac\u00e9 dont elle per\u00e7oit encore la grisaille et la mort : la visite chez son petit ami est saisissante, un mod\u00e8le de jeu d&rsquo;acteurs et de mise en sc\u00e8ne. Presque sans un mot, elle arrive \u00e0 nous faire comprendre ce qu&rsquo;elle vit, ce gigantesque \u00e9coeurement quasi d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et indicible. La nuit est d&rsquo;ailleurs un personnage \u00e0 part enti\u00e8re dans ce film. Les d\u00e9ambulations nocturnes d&rsquo;Otilia rendent compte de la r\u00e9alit\u00e9 per\u00e7ue, sont une parfaite m\u00e9taphore du monde kafka\u00efen de la Roumanie en 1987, sous les ann\u00e9es de plomb.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>Le sens pr\u00e9cis de ce film, pour moi, est \u00e0 la fois un constat sans complaisance sur la soci\u00e9t\u00e9 roumaine de cette \u00e9poque, et une interrogation sur l&rsquo;avenir de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\">\u00a0<a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/chambre-citeu-4semaines.jpg\" title=\"chambre-citeu-4semaines.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/chambre-citeu-4semaines.jpg\" alt=\"chambre-citeu-4semaines.jpg\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>Pour le cin\u00e9aste, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;innocents au sens complet du terme et pas de victimes expiatoires. Les parents de sa g\u00e9n\u00e9ration ont collabor\u00e9, ne serait-ce qu&rsquo;en s&rsquo;am\u00e9nageant un espace de vie au sein du communisme. Combines, march\u00e9 noir, piston, corruptions et d\u00e9lations ordinaires, voil\u00e0 le quotidien. Tout syst\u00e8me totalitaire ne peut subsister qu&rsquo;avec une certaine complicit\u00e9 objective des citoyens. Je comprends \u00e9videmment que ce film fasse d\u00e9bat et scandalise en Roumanie, comme \u00abLe chagrin et la piti\u00e9<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\" title=\"_ftnref1\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--><\/span><\/span><\/a> \u00bb a pu choquer la France en son temps. Mais il faut crever l&rsquo;abc\u00e8s et ce film le fait fort bien. En \u00e9vitant tout jugement, en laissant au spectateur le soin de faire ce travail. Travail tr\u00e8s dur mais n\u00e9cessaire dans le peuple roumain. Il ne faut pas organiser une conjuration du silence, il ne faut pas cultiver la nostalgie d&rsquo;une \u00ab \u00e9poque Ceausescu \u00bb : la r\u00e9alit\u00e9 est dans ce film, froide et immonde. Regarder la r\u00e9alit\u00e9 en face, aussi p\u00e2le et sordide qu&rsquo;elle f\u00fbt, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 r\u00e9gler son compte au pass\u00e9.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab <em>Oui, nous avons v\u00e9cu comme cela. Nous avons tol\u00e9r\u00e9 l&rsquo;intol\u00e9rable, nous nous sommes accoutum\u00e9s au mensonge, \u00e0 la dissimulation, \u00e0 l&rsquo;inhumain. Nous aurions pu r\u00e9sister, nous ne l&rsquo;avons pas fait. Ou si peu. Acceptons cela ouvertement. Parlons-en avec nos enfants, avec nos amis europ\u00e9ens. Exorcisons les vieux d\u00e9mons par une psychanalyse collective. Nous n&rsquo;avons pas \u00e9t\u00e9 pires que les Allemands sous Hitler, les Russes sous Staline et les Fran\u00e7ais sous P\u00e9tain. Humains, trop humains ; vuln\u00e9rables et l\u00e2ches, malheureux et heureux. Finissons-en avec l&rsquo;enfouissement.<\/em> \u00bb Plus facile \u00e0 \u00e9crire qu&rsquo;\u00e0 dire, mais n\u00e9cessaire.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\" align=\"center\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/otila-2-4semaines.jpg\" title=\"otila-2-4semaines.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/09\/otila-2-4semaines.jpg\" alt=\"otila-2-4semaines.jpg\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Mais le film est aussi une question. Ouverte par une fin abrupte. Que vont devenir ces jeunes femmes demain\u00a0? En 1987, le pouvoir roumain semble in\u00e9branlable. L&rsquo;espoir est seulement dans la fuite, avec tous les risques pour soi et pour ceux rest\u00e9s au pays. Quand nous quittons Otilia, nous ne pouvons pas imaginer qu\u2019elle se soumette. Elle est \u00e0 la fois tr\u00e8s forte et tr\u00e8s fragile. Deux ans plus tard, les \u00e9tudiants de Bucarest sont place de l&rsquo;Universit\u00e9 et conspuent Ceausescu, puis d\u00e9busquent les tireurs isol\u00e9s. Une autre vie est possible. Mais il faudra longtemps pour repeindre le gris en bleu ciel. Le temps que les g\u00e9n\u00e9rations compromises l\u00e2chent le pouvoir. L&rsquo;Europe joue sans nul doute un r\u00f4le acc\u00e9l\u00e9rateur. Mais tout n&rsquo;est pas r\u00e9gl\u00e9. La Roumanie doit expulser le foetus et s&rsquo;en d\u00e9barrasser. Ce film est une \u00e9tape.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Ce beau et grand film honore \u00e0 la fois le cin\u00e9ma et la cr\u00e9ativit\u00e9 roumaine. Il serait dommage de le r\u00e9duire \u00e0 une querelle sur l&rsquo;avortement. Il parle de ce qui est la part sombre de notre humanit\u00e9, de nos bas instincts, de ce qu&rsquo;il est le plus facile de stimuler en ao\u00fbt. \u00ab <strong><em>L&rsquo;homme n&rsquo;est ni ange ni b\u00eate, et quand il croit faire l&rsquo;ange il fait la b\u00eate.<\/em><\/strong> \u00bb \u00c9crivait Pascal, il y a de cela plus de trois si\u00e8cles. Les faiseurs d&rsquo;anges roumains sont la part de b\u00eate en nous. Merci \u00e0 Cristian<span>\u00a0 <\/span>Mungiu de nous faire r\u00e9fl\u00e9chir sur cette dualit\u00e9 insoluble de notre humanit\u00e9. Et bravo pour ce que la critique occidentale appelle \u00ab l&rsquo;\u00e9cole roumaine \u00bb de cin\u00e9ma, red\u00e9couverte depuis quelque temps. Pour nous il y a toujours eu des cin\u00e9astes de grand talent dans ce pays mais les conditions \u00e9conomiques et politiques leur ont rendu et leur rendent encore la t\u00e2che extr\u00eamement difficile ; cela n&rsquo;enl\u00e8ve rien \u00e0 leurs qualit\u00e9s et \u00e0 celle de<span>\u00a0 <\/span>la cin\u00e9matographie roumaine.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span>Jean-Michel Dauriac &#8212; Bordeaux &#8212; septembre 2007<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p><!--[if !supportFootnotes]--><br clear=\"all\" \/>  <\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>  <!--[endif]--><\/p>\n<p id=\"ftn1\">\n<p class=\"MsoFootnoteText\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\" title=\"_ftn1\"><span class=\"MsoFootnoteReference\"><span><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--><\/span><\/span><\/a> Film de Marcel Ophuls, sur la collaboration avec les nazis durant la seconde guerre mondiale. Longtemps interdit par la censure en France.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Quatre mois, trois semaines et deux jours&#8230;\u00a0\u00bb Film roumain de Cristian Mungiu, Palme d&rsquo;or au Festival de Cannes 2007, prix de l\u2019Education nationale (en France)&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=114\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">A propos de \u00ab Quatre mois, trois semaines et deux jours&#8230; \u00bb et de l\u2019histoire r\u00e9cente de la Roumanie\u2026<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,4],"tags":[],"class_list":["post-114","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dans-lactualite","category-les-critiques","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=114"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/114\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}