{"id":1114,"date":"2024-05-11T18:19:38","date_gmt":"2024-05-11T17:19:38","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1114"},"modified":"2024-05-11T18:19:40","modified_gmt":"2024-05-11T17:19:40","slug":"sur-la-souffrance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1114","title":{"rendered":"Sur la souffrance"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pierre Teilhard de Chardin<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/sur-la-souffrance-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"607\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/sur-la-souffrance-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1115\" style=\"width:284px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/sur-la-souffrance-couv.jpg 607w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/sur-la-souffrance-couv-182x300.jpg 182w\" sizes=\"auto, (max-width: 607px) 100vw, 607px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L\u2019homme ordinaire du XXIe si\u00e8cle n\u2019imagine pas la notori\u00e9t\u00e9 (je pr\u00e9f\u00e8re ce terme \u00e0 \u00ab&nbsp;popularit\u00e9&nbsp;\u00bb qui ne serait pas vraiment juste) de \u00ab&nbsp;Teilhard&nbsp;\u00bb, comme on l\u2019appelait alors. Ce j\u00e9suite (1881-1955) a \u00e9t\u00e9 un intellectuel de tout premier ordre et un scientifique de renomm\u00e9e mondiale. Il a laiss\u00e9 une \u0153uvre tr\u00e8s riche qui associe r\u00e9flexion philosophique et spirituelle et rigueur scientifique du botaniste et pal\u00e9ontologue qu\u2019il \u00e9tait. Ses id\u00e9es, extr\u00eamement novatrices pour l\u2019\u00e9poque, lui ont valu des d\u00e9m\u00eal\u00e9es avec l\u2019Eglise, qui lui a interdit, d\u00e8s 1922, de publier des ouvrages religieux ou th\u00e9ologiques, le cantonnant ainsi \u00e0 un r\u00f4le de savant. Ses grands \u00e9crits dans leur continuit\u00e9 n\u2019ont pu \u00eatre publi\u00e9s qu\u2019apr\u00e8s sa mort et forment un corpus d\u2019une grande richesse. Pour plus de pr\u00e9cision, nous renvoyons le lecteur de cette note \u00e0 l\u2019article de Wikip\u00e9dia sur le personnage (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre_Teilhard_de_Chardin\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre_Teilhard_de_Chardin<\/a>) , lequel est tr\u00e8s bien fait, malgr\u00e9 des r\u00e9p\u00e9titions internes. Or, c\u2019est une grave erreur d\u2019oublier qu\u2019il fut d\u2019abord un pr\u00eatre et un croyant et qu\u2019il n\u2019a jamais failli \u00e0 ses v\u0153ux, ob\u00e9issant aux injonctions de l\u2019Eglise et de sa hi\u00e9rarchie. Le petit recueil que je chronique aujourd\u2019hui peut utilement servir \u00e0 remettre en avant sa foi et son esp\u00e9rance. Il est tout \u00e0 fait possible de d\u00e9sapprouver ses choix et affirmations doctrinales et scientifiques<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et trouver en lui un fr\u00e8re fid\u00e8le et qui peut nous encourager.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce recueil est une compilation s\u00e9lective faite dans les divers \u00e9crits du p\u00e8re Teilhard. Le titre et le choix ne sont donc pas son \u0153uvre et nul ne sait s\u2019il les aurait approuv\u00e9s. Mais, pour le lecteur attentif, ce petit livre est une tr\u00e8s belle chose. La r\u00e9daction de ces \u00e9crits s\u2019\u00e9tale de 1916 \u00e0 1950, preuve d\u2019une r\u00e9flexion constante sur ce th\u00e8me. La souffrance est un sujet profond\u00e9ment chr\u00e9tien&nbsp;; je dirais m\u00eame, profond\u00e9ment christique. Aucun croyant sinc\u00e8re en peut \u00e9viter de le rencontrer et d\u2018y r\u00e9fl\u00e9chir, soit parce qu\u2019il en est atteint dans son propre corps, soit parce des proches souffrent, soit parce qu\u2019il est conscient que le Christ lui a donn\u00e9 une grande place dans sa vie et sa parole.<\/p>\n\n\n\n<p>Levons d\u2019embl\u00e9e toute ambigu\u00eft\u00e9&nbsp;: \u00e0 aucun moment, Teilhard de Chardin ne fait l\u2019apologie de la souffrance et encourage au dolorisme&nbsp;! Son propos est d\u2019une hauteur spirituelle bien plus grande. Il cherche \u00e0 travers la souffrance \u00e0 \u00ab&nbsp;penser la mort&nbsp;\u00bb en chr\u00e9tien. Et il y parvient fort bien. La lecture achev\u00e9e, nous avons \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s \u00e0 nous familiariser avec cette r\u00e9alit\u00e9 ultime et \u00e0 relier avec elle une mani\u00e8re de vivre la souffrance qui peut la sublimer, faute, bien s\u00fbr, de la supprimer.&nbsp; Je donnerai ci-dessous quelques courts extraits significatifs et \u00e9clairants.<\/p>\n\n\n\n<p><a>\u00ab&nbsp;La douleur, le chr\u00e9tien la sent comme les autres. Comme les autres, il doit s\u2019efforcer de la diminuer et de l\u2019adoucir, non seulement par des pri\u00e8res suppliantes, mais par les efforts d\u2019une Science industrieuse et s\u00fbre d\u2019elle-m\u00eame. Mais, l\u2019heure venue o\u00f9 elle s\u2019impose, il l\u2019utilise. Par une merveilleuse compensation, le mal physique, humblement support\u00e9, consume le mal moral. Suivant des lois psychologiques d\u00e9finissables, il \u00e9pure l\u2019\u00e2me, l\u2019aiguillonne et la d\u00e9tache. Enfin, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un sacrement, il op\u00e8re une myst\u00e9rieuse union du fid\u00e8le au Christ souffrant.&nbsp;\u00bb (P. 12.)<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Petit texte, mais tr\u00e8s riche en contenu et, bien s\u00fbr, objet de d\u00e9bat. Pour Teilhard, pas question de laisser croire au chr\u00e9tien qu\u2019il serait exempt\u00e9 de la souffrance ou qu\u2019elle lui serait amenuis\u00e9e. C\u2019est bien \u00e0 un autre niveau qu\u2019il faut la consid\u00e9rer. La m\u00e9decine a une mission de soulagement ou de d\u00e9livrance. Quand elle n\u2019y parvient pas, que faire de la douleur&nbsp;? La maudire, se laisser briser par elle ou l\u2019utiliser&nbsp;? C\u2019est ce troisi\u00e8me choix que propose le j\u00e9suite. Il voit dans le combat contre la douleur physique une arme contre le mal moral. Comprenons bien ce qu\u2019il avance&nbsp;: il ne s\u2019agit pas de gagner des \u00ab&nbsp;points de purgatoire&nbsp;\u00bb en supportant sa douleur&nbsp;! Il n\u2019e parle pas d\u2019un retour des Indulgences. Il ne parle pas d\u2019un dolorisme d\u00e9guis\u00e9 qui appellerait le souffrant \u00e0 subir pour plaire \u00e0 Dieu. Il parle d\u2019un chemin de purification dont le terme est \u00ab&nbsp;<em>une myst\u00e9rieuse union du fid\u00e8le au Christ souffrant<\/em>&nbsp;\u00bb. Ceci est tout \u00e0 fait conforme \u00e0 la th\u00e9ologie du Nouveau Testament, exprim\u00e9e \u00e0 la fois par Paul et Pierre dans leurs \u00e9p\u00eetres. Je regrette juste la formule \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un sacrement<\/em>&nbsp;\u00bb, qui vient rappeler la vision catholique du minist\u00e8re pastoral, \u00e0 laquelle je ne puis adh\u00e9rer, Bible \u00e0 l\u2019appui. Ce que met en avant l\u2019auteur est une application consciente d\u2019une mystique n\u00e9otestamentaire qui peut utiliser \u00e0 salut la douleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la douleur humaine, la mort est la deuxi\u00e8me grande source de souffrances. La mort d\u2019un proche, d\u2019un conjoint, d\u2019un enfant d\u2019un ami, chaque d\u00e9c\u00e8s est douleur, plus ou moins violente, forte et durable. Certains d\u2019entre nous ne gu\u00e9rissent jamais d\u2019un deuil. Beaucoup pr\u00e9f\u00e9reraient souffrir tout le reste de leur vie que de perdre un \u00eatre aim\u00e9. Il est donc l\u00e9gitime de traiter de la mort dans des textes sur la souffrance. Ce th\u00e8me est d\u2019ailleurs entrelac\u00e9 avec celui de la souffrance physique (et morale) dans plusieurs extraits du livre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<a>S&rsquo;unir, c&rsquo;est, dans tous les cas, \u00e9migrer et mourir partiellement en ce qu&rsquo;on aime. Mais si, comme nous en sommes persuad\u00e9s, cette annihilation en l&rsquo;Autre doit \u00eatre d&rsquo;autant plus compl\u00e8te que l&rsquo;on s&rsquo;attache \u00e0 un plus grand que soi, quel ne doit pas \u00eatre l&rsquo;arrachement requis pour notre passage en Dieu ? &#8211; Sans doute, la destruction progressive de notre \u00e9go\u00efsme par l&rsquo;\u00e9largissement ((automatique \u00bb des perspectives humaines, jointe \u00e0 la spiritualisation graduelle de nos go\u00fbts et de nos ambitions sous l&rsquo;action de certains d\u00e9boires, &#8211; sont des formes tr\u00e8s r\u00e9elles de l&rsquo;extase qui doit nous enlever \u00e0 nous-m\u00eames pour nous subordonner \u00e0 Dieu. Cependant, l&rsquo;effet de ce premier d\u00e9tachement n&rsquo;est encore que de porter aux derni\u00e8res limites de nous-m\u00eames le centre de notre personnalit\u00e9. Arriv\u00e9s en ce point extr\u00eame, nous pouvons avoir l&rsquo;impression de nous poss\u00e9der au supr\u00eame degr\u00e9 &#8211; plus libres et plus actifs que jamais. Nous n&rsquo;avons pas encore franchi le point critique de notre excentration, de notre retournement en Dieu. Il faut faire un pas de plus celui qui nous fera perdre pied \u00e0 tout nous-m\u00eames &#8211; <strong>\u00ab Ilium oportet crescere, me autem minui \u00bb.<\/strong> Nous ne nous sommes pas encore perdus. &#8211; Quel va \u00eatre l&rsquo;agent de cette d\u00e9finitive transformation ? La Mort, pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>En soi, la Mort est une incurable faiblesse des \u00eatres corporels, compliqu\u00e9e, dans notre Monde, par l&rsquo;influence d&rsquo;une chute originelle. Elle est le type et le r\u00e9sum\u00e9 de ces diminutions contre lesquelles il nous faut lutter sans pouvoir attendre du combat une victoire personnelle directe et imm\u00e9diate. Eh bien, le grand triomphe du Cr\u00e9ateur et du R\u00e9dempteur, dans nos perspectives chr\u00e9tiennes, c&rsquo;est d&rsquo;avoir transform\u00e9 en facteur essentiel de vivification ce qui, en soi, est une puissance universelle d&rsquo;amoindrissement et de disparition. Dieu doit, en quelque mani\u00e8re, afin de p\u00e9n\u00e9trer d\u00e9finitivement en nous, nous creuser, nous \u00e9vider, se faire une place. Il lui faut, pour nous assimiler en Lui, nous remanier, nous refondre, briser les mol\u00e9cules de notre \u00eatre. La Mort est charg\u00e9e de pratiquer, jusqu&rsquo;au fond de nous-m\u00eames, l&rsquo;ouverture d\u00e9sir\u00e9e. Elle nous fera subir la dissociation attendue. Elle nous mettra dans l&rsquo;\u00e9tat organiquement requis pour que fonde sur nous le Feu divin. Et ainsi son n\u00e9faste pouvoir de d\u00e9composer et de dissoudre se trouvera capt\u00e9 pour la plus sublime des op\u00e9rations de la Vie. Ce qui, par nature, \u00e9tait vide, lacune, retour \u00e0 la pluralit\u00e9, peut devenir, dans chaque existence humaine, pl\u00e9nitude et unit\u00e9 en Dieu.&nbsp;\u00bb (P. 82-85.)<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux paragraphes de ce texte \u00e9tablissent une progression face \u00e0 la mort. Dans le premier, il s\u2019agit de la mort spirituelle. Ce principe est illustr\u00e9 par la citation en latin d\u2019une parole de J\u00e9sus&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Jean 3:30 \u00ab&nbsp;Il faut qu\u2019il croisse et que je diminue.&nbsp;\u00bb Cette mort spirituelle \u00e0 nous-m\u00eames est fort bien illustr\u00e9e par Paul dans ses \u00e9p\u00eetres, notamment celle aux Colossiens. Les termes qu\u2019emploie Teilhard sont directement ceux de la d\u00e9marche mystique, car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit, \u00ab&nbsp;\u2026 des formes tr\u00e8s r\u00e9elles de l&rsquo;extase qui doit nous enlever \u00e0 nous-m\u00eames pour nous subordonner \u00e0 Dieu.&nbsp;\u00bb Mais ce stade n\u2019est qu\u2019une premi\u00e8re \u00e9tape, m\u00eame s\u2019il est pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Ce que l\u2019auteur exprime ainsi&nbsp;: &nbsp;\u00ab&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas encore franchi le point critique de notre excentration, de notre retournement en Dieu.&nbsp;\u00bb Il pose donc le principe d\u2019une \u00e9tape d\u00e9cisive d\u2019entr\u00e9e dans la communion spirituelle au Christ. Ce pas de plus est sans retour, c\u2019est l\u2019abandon total de soi.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second paragraphe traite de la Mort, comme fin physique de l\u2019humain. Elle est, dit l\u2019auteur, la somme des diminutions progressives que font vieillesse et maladie en nous. Et l\u00e0 s\u2019op\u00e8re le grand retournement mystique que seule la foi peut saisir dans toute sa dimension&nbsp;: \u00ab&nbsp;Eh bien, le grand triomphe du Cr\u00e9ateur et du R\u00e9dempteur, dans nos perspectives chr\u00e9tiennes, c&rsquo;est d&rsquo;avoir transform\u00e9 en facteur essentiel de vivification ce qui, en soi, est une puissance universelle d&rsquo;amoindrissement et de disparition.&nbsp;\u00bb C\u2019est la reprise du \u00ab&nbsp;Oh&nbsp;! Mort, o\u00f9 est ta victoire&nbsp;\u00bb de l\u2019ap\u00f4tre Paul. La Mort, pour le chr\u00e9tien, c\u2019est l\u2019entr\u00e9e dans la vie compl\u00e8te du Christ. Nous touchons le point de basculement du raisonnable humain, le seuil quel\u2019homme naturel ne peut franchir sans l\u2019appel de la Gr\u00e2ce. \u00ab&nbsp;La Mort est charg\u00e9e de pratiquer, jusqu&rsquo;au fond de nous-m\u00eames, l&rsquo;ouverture d\u00e9sir\u00e9e. Elle nous fera subir la dissociation attendue. Elle nous mettra dans l&rsquo;\u00e9tat organiquement requis pour que fonde sur nous le Feu divin.&nbsp;\u00bb Je comprends bien ce que ces propos ont de scandaleux, d\u2019incongru et de stupide pour l\u2019intellectuel du XXIe si\u00e8cle (comme pour le grand patricien romain du Ier si\u00e8cle, hier&nbsp;!). Nous ne pouvons rien d\u00e9montrer. Nous pouvons seulement montrer nos en exemple quand vient l\u2019heure finale. Il faut bien user ici du mot \u00ab&nbsp;myst\u00e8re&nbsp;\u00bb, au sens th\u00e9ologique et non magique et sensationnel. L\u2019ach\u00e8vement du processus est proprement <strong>incroyable<\/strong> et, pourtant, c\u2019est ce que nous croyons&nbsp;: \u00ab Ce qui, par nature, \u00e9tait vide, lacune, retour \u00e0 la pluralit\u00e9, peut devenir, dans chaque existence humaine, pl\u00e9nitude et unit\u00e9 en Dieu.&nbsp;\u00bb Le coeur de la foi est dans ce myst\u00e8re que le Christ a \u00e9clair\u00e9 pour nous, par sa mort et sa r\u00e9surrection.<\/p>\n\n\n\n<p>Il me semble que ces extraits sont \u00e0 m\u00eame de prouver que le p\u00e8re Teilhard de Chardin \u00e9tait v\u00e9ritablement un homme de foi et un mystique. L\u2019Eglise a donc bien err\u00e9 quand elle l\u2019a interdit de toute production th\u00e9ologique. L\u2019homme de science n\u2019avait nullement tu\u00e9 l\u2019homme de foi. Que le caract\u00e8re novateur de sa d\u00e9marche ait pu effrayer l\u2019Eglise, on peut le comprendre. Mais la peur n\u2019est pas un sentiment chr\u00e9tien. Le Christ, s\u2019adressant \u00e0 ses disciples apeur\u00e9s lors de la temp\u00eate sur le lac de Tib\u00e9riade, leur dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;N\u2019ayez pas peur, c\u2019est moi<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>&nbsp;!&nbsp;\u00bb Il nous dit de m\u00eame en parlant de la Mort.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Teilhard-de-Chardin-portrait-free.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"197\" height=\"256\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Teilhard-de-Chardin-portrait-free.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1116\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Vous l\u2019avez bien compris, ce petit livre (petit format et petite pagination) est un petit tr\u00e9sor qui pourra servir de livre-ressource r\u00e9guli\u00e8rement. Il est \u00e0 nouveau \u00e9dit\u00e9 et disponible chez les libraires (<a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Sur-souffrance-Pierre-teilhard-chardin\/dp\/202023971X\">https:\/\/www.amazon.fr\/Sur-souffrance-Pierre-teilhard-chardin\/dp\/202023971X<\/a>) .<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Ascension 2024 \u2013 Les Bordes<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> L\u2019Eglise, \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle, par la bouche et l\u2019\u00e9crit de Jean-Paul II et Beno\u00eet XVI l\u2019a r\u00e9habilit\u00e9&nbsp;; le pape Fran\u00e7ois le cite dans une de ses encycliques les plus lues, Laudato Si. Comme souvent pour les grands esprits, Teilhard a eu le tort d\u2019avoir raison trop t\u00f4t&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Marc 6&nbsp;:50.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre Teilhard de Chardin L\u2019homme ordinaire du XXIe si\u00e8cle n\u2019imagine pas la notori\u00e9t\u00e9 (je pr\u00e9f\u00e8re ce terme \u00e0 \u00ab&nbsp;popularit\u00e9&nbsp;\u00bb qui ne serait pas vraiment juste)&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1114\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Sur la souffrance<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,4,5],"tags":[],"class_list":["post-1114","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bible-et-vie","category-les-critiques","category-les-livres-essais","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1114"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1114\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1117,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1114\/revisions\/1117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}