{"id":1110,"date":"2024-04-18T23:19:26","date_gmt":"2024-04-18T22:19:26","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1110"},"modified":"2024-04-18T23:19:28","modified_gmt":"2024-04-18T22:19:28","slug":"comment-ca-va-pas-conversation-apres-le-7-octobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1110","title":{"rendered":"Comment \u00e7a va pas\u00a0? Conversation apr\u00e8s le 7 octobre"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Comment \u00e7a va pas&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv.webp\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"664\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv-664x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-1111\" style=\"width:407px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv-664x1024.webp 664w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv-195x300.webp 195w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv-768x1184.webp 768w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/comment-ca-va-pas-couv.webp 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Delphine Horvilleur, Paris, Grasset, 2024, 155 pages, 16\u20ac.<\/h3>\n\n\n\n<p>Je suis les publications de Delphine Horvilleur avec attention, depuis son premier livre, <em><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=237\">En tenue d\u2019Eve<\/a><\/em>, chroniqu\u00e9 sur mon site, en son temps. Cette jeune femme, deuxi\u00e8me de son sexe \u00e0 \u00eatre rabbin en France, poss\u00e8de un r\u00e9el talent litt\u00e9raire, en sus de sa qualit\u00e9 de r\u00e9flexion qui modernise la d\u00e9marche talmudique sans la renier. Ses livres sont en g\u00e9n\u00e9ral assez courts, mais denses par leur contenu<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Celui-ci n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 cette r\u00e8gle. C\u2019est un livre de circonstance, comme l\u2019indique son sous-titre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 7 octobre 2023 restera pour tous les juifs du monde l\u2019\u00e9quivalent des attentats du World Trade Center pour les Am\u00e9ricains&nbsp;: un traumatisme majeur de la nation. Le Hamas, groupe arm\u00e9 terroriste palestinien attaque par surprise et en usant de drones et de moyens inattendus Isra\u00ebl, dans la zone contig\u00fce \u00e0 la Bande de Gaza, tuant environ 1200 personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards et soldats, sans distinction et avec une sauvagerie bestiale. Un \u00e9norme crime contre l\u2019humanit\u00e9, que rien en saurait ni excuser, ni justifier, ni comprendre. Comme cela \u00e9tait in\u00e9vitable (et pr\u00e9vu par le Hamas), Isra\u00ebl r\u00e9plique aussit\u00f4t et d\u00e9marre une v\u00e9ritable guerre conventionnelle contre le Hamas, \u00e0 Gaza, avec la population civile prise en \u00e9tau entre les deux forces. Au moment o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ces lignes, la guerre n\u2019est pas achev\u00e9e, elle a fait au moins 25&nbsp;000 morts palestiniens. Cons\u00e9cutivement \u00e0 ces faits, les r\u00e9actions dans le monde entier ont \u00e9t\u00e9 de l\u2019indignation et une condamnation quasi unanime du Hamas (et des exc\u00e8s de la r\u00e9plique isra\u00e9lienne). Mais ce fut aussi, h\u00e9las, l\u2019occasion de voir resurgir de sa tani\u00e8re la b\u00eate immonde, l\u2019antis\u00e9mitisme. C\u2019est, \u00e0 proprement parler, le sujet unique de ce livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Delphine Horvilleur a trop de talent pour \u00e9crire un pamphlet qui fustigerait ces racistes particuliers. Son propos, s\u2019il un sujet unique, va prendre des formes tr\u00e8s diverses et emprunter des chemins surprenants, parfois. Elle a choisi de faire de chacun des XI chapitres de son livre une conversation. L\u2019interlocuteur (ou les interlocuteurs) changent \u00e0 chaque fois. Pour corser la chose, ce sont des conversations sans dialogues, ou alors seulement au passage.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019une conversation&nbsp;? C\u2019est un \u00e9change poli entre deux personnes capables de s\u2019\u00e9couter, l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un dialogue, mais qui peut \u00eatre \u00e9largi \u00e0 plus de deux intervenants. C\u2019est bien ce que nous livre ici Delphine Horvilleur. Avec chacun de ses interlocuteurs, elle \u00e9change librement, usant parfois du dialogue direct, le plus souvent dans un style indirect qui permet plus de d\u00e9veloppement. Bien entendu, ces conversations sont fictives, elles n\u2019ont jamais eu lieu en tant que telle, ce qui para\u00eet \u00e9vident quand c\u2019est avec ses grands-parents disparus, mais moins avec ses enfants. Le proc\u00e9d\u00e9 est astucieux, il permet une souplesse de traitement et des chapitres tr\u00e8s diff\u00e9rents. Mais, comme je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, le sujet central reste toujours le retour de l\u2019antis\u00e9mitisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Certaines conversations sont strictement intimes, comme <em>Conversation avec ma douleur<\/em> ou <em>Conversation avec la parano\u00efa juive<\/em>. D\u2019autres se cadrent sur le cercle familial, comme <em>Conversation avec mes grands-parents <\/em>ou <em>Conversation avec mes enfants<\/em>. Certaines sont li\u00e9es \u00e0 la situation, comme <em>Conversation avec Isra\u00ebl<\/em>, ou \u00e0 la religion juive, comme <em>Conversation avec le Messie<\/em>. Enfin, d\u2019autres sont beaucoup plus surprenantes, telles <em>Conversation avec Claude Fran\u00e7ois,<\/em> <em>Conversation avec les antiracistes<\/em> ou <em>Conversation avec Rose<\/em>. Enfin il y a cette belle <em>Conversation avec ceux qui me font du bien<\/em>. J\u2019ai fait avec ce livre quelque chose que je ne fais pratiquement jamais&nbsp;: je l\u2019ai lu deux fois \u00e0 la suite. Pour \u00eatre s\u00fbr de ne pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de quelque chose d\u2019important. La premi\u00e8re lecture m\u2019avait beaucoup plu, mais j\u2019avais l\u2019impression d\u2019avoir lu trop vite, alors j\u2019ai recommenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Loin de moi l\u2019id\u00e9e de vous livrer le contenu du livre, il faut absolument l\u2019acheter et le lire, toutes affaires cessantes. D\u2019abord parce que c\u2019est tr\u00e8s bien \u00e9crit, ensuite par la richesse et l\u2019humour de son contenu. Il y a de sacr\u00e9es in\u00e9galit\u00e9s dans la vie terrestre. Prenez Delphine Horvilleur. Voici une jeune femme qui est tr\u00e8s belle (gardez, comme moi la photographie du bandeau de promotion elle y est magnifique&nbsp;!) \u2013 doit-on encore le dire sans \u00eatre accus\u00e9 de viol par les tenants malades du wokisme&nbsp;? -, qui est d\u2019une intelligence \u00e9vidente, maniant un redoutable humour juif et fran\u00e7ais \u00e0 la fois et qui, de surcro\u00eet, \u00e9crit fort bien. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de quoi, beaucoup vont se sentir l\u00e9s\u00e9s par le Cr\u00e9ateur. Pourquoi ce livre est-il si beau&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que, comme <em>Vivre avec nos morts<\/em>, il ne cache pas le r\u00e9el derri\u00e8re un \u00e9cran litt\u00e9raire. Il va planter la lame au c\u0153ur du malaise, ici la haine des juifs. Et l\u2019auteur nous oblige \u00e0 aller au-del\u00e0 de notre excuse traditionnelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;bien s\u00fbr en France il y des antis\u00e9mites, mais c\u2019est une minorit\u00e9\u2026&nbsp;\u00bb. Ces formulations sont effectivement une mani\u00e8re d\u2019\u00e9luder par la minorit\u00e9 un probl\u00e8me tr\u00e8s g\u00eanant.<\/p>\n\n\n\n<p>Son malaise nait de la r\u00e9surgence quasi imm\u00e9diate de l\u2019antis\u00e9mitisme apr\u00e8s l\u2019attaque du Hamas, le 7 octobre. En France, on sait que LFI (La France Insoumise) et une partie de la NUPES ont os\u00e9 qualifier cet acte monstrueux d\u2019acte de r\u00e9sistance. D\u00e8s lors, la b\u00eate immonde va sortir de son antre , sous le nom substitutif d\u2019antisionisme, qui est devenu le terme chic des antis\u00e9mites d\u2019aujourd\u2019hui&nbsp;. Du coup, le v\u00e9ritable opposant au sionisme, mais philos\u00e9mite ne peut plus user de ce terme et se trouve donc en porte-\u00e0-faux. Delphine Horvilleur revient \u00e0 plusieurs reprises sur le choc que ce brutal retour provoque chez les gens de sa g\u00e9n\u00e9ration. Mais elle convoque alors sa grand-m\u00e8re, qu\u2019elle fait parler avec un impayable accent yiddish, et qui lui explique que cela ne passera jamais. \u00c0 partir du moment o\u00f9 tout le monde savait qu\u2019Isra\u00ebl allait r\u00e9agir vigoureusement \u2013 le Hamas aussi, qui a choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de sacrifier des milliers de Palestiniens innocents pour en faire de martyrs et mettre l\u2019opinion de son c\u00f4t\u00e9 \u2013 et l\u2019 a effectivement fait, le d\u00e9ferlement de haine raciste n\u2019a pas eu besoin de se camoufler. Le diagnostic que fait D. Horvilleur au fil des pages est tr\u00e8s lucide&nbsp;: elle montre que l\u2019on peut, au nom de cette passion triste, reprocher tout et son contraire aux Juifs, cela importe peu, puisque la raison n\u2019a rien \u00e0 voir ici. Je laisse le lecteur d\u00e9couvrir son argumentation, qui est tout sauf didactique. Elle a, sur l\u2019antis\u00e9mitisme cette formule magnifique de v\u00e9rit\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab On sait que&nbsp;le juda\u00efsme \u00e7a s\u2019attrape par la m\u00e8re et &nbsp;l\u2019antis\u00e9mitisme par l\u2019amer\u2026&nbsp;\u00bb (p.59)<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019explication logique \u00e0 la haine s\u00e9culaire des Juifs, surtout dans notre pays. Nous avons voulu croire, en effet, qu\u2019il n\u2019y avait plus de place pour ce racisme particulier apr\u00e8s la Shoah. C\u2019\u00e9tait trop faire confiance \u00e0 la raison et \u00e0 l\u2019intelligence et ignorer la force de la haine primale. Depuis des d\u00e9cennies, l\u2019immigration musulmane a transpos\u00e9 chez nous le conflit isra\u00e9lo-palestinien, opposant des Fran\u00e7ais entre eux et emp\u00eachant la cohabitation paisible des nouveaux arrivants avec les anciens. Ce n\u2019est pas l\u2019\u00e9chec de la R\u00e9publique, c\u2019est la d\u00e9faite de la pens\u00e9e, de l\u2019\u00e9ducation de l\u2019intelligence et de la fraternit\u00e9. L\u2019auteure a cette d\u00e9finition indirecte de l\u2019antis\u00e9mitisme&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Reste que sa vraie force, la puissance intemporelle de l\u2019antis\u00e9mitisme tient, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 sa capacit\u00e9 mutante, une plasticit\u00e9 fondamentale qui lui permet de s\u2019adapter mieux que personne \u00e0 ce que chaque temps de l\u2019Histoire propose.&nbsp;\u00bb (p.93)<\/p>\n\n\n\n<p>On l\u2019a vu avec le glissement pervers de l\u2019antis\u00e9mitisme classique \u00e0 l\u2019antisionisme d\u00e9tourn\u00e9. Quoi qu\u2019il fasse ou qu\u2019il ne fasse pas, le juif sera toujours l\u2019ennemi, le responsable de tous les malheurs, le grand manipulateur du monde. Fait insupportable \u00e0 l\u2019intelligence humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il serait faux de laisser croire que tout l\u2019ouvrage parle directement de l\u2019antis\u00e9mitisme. En bonne talmudiste, Delphine Horvilleur nous prom\u00e8ne de lien en lien dans des domaines qui semblent n\u2019avoir aucun lien entre eux et qui, pourtant, s\u2019av\u00e8rent se compl\u00e9ter. Ainsi, quel rapport peut-il y avoir, a priori, entre la th\u00e9orie du \u00ab&nbsp;crochet renversant&nbsp;\u00bb en langue h\u00e9bra\u00efque et Claude Fran\u00e7ois ou Anne Sylvestre&nbsp;? Eh bien, vous le d\u00e9couvrirez dans les chapitres&nbsp; IV et VIII. Qui est Rose et que vient-elle faire ici&nbsp;? Voir au chapitre VI.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier chapitre est titr\u00e9 Conversation avec le Messie. Cela n\u2019a pas manqu\u00e9 de m\u2019interpeler. \u00c9videmment il s\u2019agit du Messie juif et pas de celui des chr\u00e9tiens, qui est d\u00e9j\u00e0 venu et que nous connaissons sous le nom de J\u00e9sus-Christ. Madame le rabbin l\u00e8ve un peu du voile th\u00e9ologique sur la messianit\u00e9 en religion juive. Mais, toujours avec le m\u00eame humour, elle juxtapose deux propos tr\u00e8s diff\u00e9rents sur le sujet&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je ne sais d\u2019o\u00f9 viendra le Messie et s\u2019il a la moindre raison de venir. Il me semble qu\u2019il ne sera ni ministre, ni g\u00e9n\u00e9ral ni strat\u00e8ge, mais peut-\u00eatre po\u00e8te ou ex\u00e9g\u00e8te, un homme ou une femme qui sait \u00e9couter les mots, jouer avec eux, et reconstruire ainsi un autre monde.&nbsp;\u00bb (p. 149)<\/p>\n\n\n\n<p>Mine de rien, ces paroles sont tr\u00e8s provocatrices et pourtant tellement inscrites dans le juda\u00efsme. Bien s\u00fbr, que le Messie soit une femme a de quoi faire bouillir un juif traditionnel, mais il est aussi d\u00e9rangeant qu\u2019il puisse \u00eatre po\u00e8te. Mais, comme elle le dit, ce n\u2019est que son sentiment.&nbsp; Quelques pages avant celle-ci, elle citait Kafka&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Franz Kafka, dont le nom ne d\u00e9crit pas trop mal ce que nous vivons aujourd\u2019hui, l\u2019avait bien compris. Il disait&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le Messie viendra le lendemain du jour de sa venue.&nbsp;\u00bb En clair, il \u00e9tait convaincu que le Sauveur n\u2019arriverait que lorsqu\u2019on n\u2019aurait plus besoin de lui.&nbsp;\u00bb (p.145)<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, ami lecteur, comme dans toute d\u00e9marche talmudique, tu as l\u00e0 des points de vue divergents. Aucun ne pr\u00e9tend \u00eatre LA v\u00e9rit\u00e9. Il faut oser se faire sa propre opinion, accepter l\u2019inconfort de la pens\u00e9e libre. Voici un des grands charmes de ce livre, qui a \u00e9t\u00e9 si difficile \u00e0 \u00e9crire pour son auteure, mais qui est si plaisent \u00e0 lire pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai bien compris depuis des semaines combien cette conversation \u00e9tait difficile&nbsp;: celle que je tente de mener avec le monde, et celle qui a lieu dans ma t\u00eate et dont ce livre cherche \u00e0 t\u00e9moigner.&nbsp;\u00bb (p. 146)<\/p>\n\n\n\n<p>Les chefs-d\u2019\u0153uvre ne naissent jamais ais\u00e9ment&nbsp;; on en accouche dans la douleur, payant chaque phrase de sa sueur et de sa crainte. Mais, ch\u00e8re Delphine (souffrez qu\u2019un goy use de votre pr\u00e9nom), vous avez r\u00e9ussi \u00e0 faire passer formidablement cette difficult\u00e9 et \u00e0 la rendre palpitante. Ah&nbsp;! ces Juifs, ils sont quand m\u00eame forts&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Avril 2024<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir aussi <a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=695\">https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=695<\/a> sur <em>Vivre avec nos morts<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment \u00e7a va pas&nbsp;? Delphine Horvilleur, Paris, Grasset, 2024, 155 pages, 16\u20ac. Je suis les publications de Delphine Horvilleur avec attention, depuis son premier livre,&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1110\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Comment \u00e7a va pas\u00a0? Conversation apr\u00e8s le 7 octobre<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,5],"tags":[],"class_list":["post-1110","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-critiques","category-les-livres-essais","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1110","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1110"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1110\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1112,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1110\/revisions\/1112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1110"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1110"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1110"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}