{"id":1103,"date":"2024-04-15T13:22:18","date_gmt":"2024-04-15T12:22:18","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1103"},"modified":"2024-04-15T13:22:57","modified_gmt":"2024-04-15T12:22:57","slug":"la-tradition-fontquernie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1103","title":{"rendered":"La tradition Fontquernie"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Gilbert Cesbron \u2013 Oeuvres romanesques compl\u00e8tes \u2013 Editions Rencontre, Gen\u00e8ve \u2013 1re \u00e9dition 1947.<\/h2>\n\n\n\n<p><strong><em>Je commence ici un cycle d&rsquo;articles critiques sur l&rsquo;oeuvre romanesque de Gilbert Cesborn,  \u00e0 partir de l&rsquo;ensemble publi\u00e9 par les Editions Rencontre dans les ann\u00e9es 1970. Ce corpus s&rsquo;enrichira au fur et \u00e0 mesure de mes lectures et pourrait, \u00e0 terme, devenir un petit essai sur cet auteur.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/oeuvres-completes-G-Cesbron.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"201\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/oeuvres-completes-G-Cesbron.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1105\" style=\"width:498px;height:auto\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">* * * * * * * <\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait qualifier ce roman de \u00ab&nbsp;roman de la noblesse provinciale et de la guerre&nbsp;\u00bb. Car ces deux \u00e9l\u00e9ments sont tr\u00e8s \u00e9troitement tiss\u00e9s pour dessiner la toile de l\u2019intrigue. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 une famille de vieille noblesse provinciale, les Fontquernie, de l\u2019autre le moment historique de la \u00ab&nbsp;Dr\u00f4le de guerre&nbsp;\u00bb de 1940 et l\u2019attaque-\u00e9clair des Allemands.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/gilbert-cesbron-portrait.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"492\" height=\"432\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/gilbert-cesbron-portrait.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1085\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/gilbert-cesbron-portrait.jpg 492w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/gilbert-cesbron-portrait-300x263.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 492px) 100vw, 492px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Mais il serait faux de croire que nous sommes face \u00e0 un roman \u00e0 th\u00e8se. Il s\u2019agit bel et bien d\u2019un destin romanesque, celui d\u2019Antoine de Fontquernie, le petit dernier d\u2019une fratrie de trois. Hubert est l\u2019a\u00een\u00e9, G\u00e9rard le pu\u00een\u00e9 et Antoine le cadet. Ils sont tr\u00e8s diff\u00e9rents&nbsp;; les deux a\u00een\u00e9s sont sportifs, virils et parfaitement inscrits dans la tradition aristocratique que comte, leur p\u00e8re leur a inculqu\u00e9e. Antoine est peu port\u00e9 sur les sports et la virilit\u00e9 seigneuriale. Il entretient avec sa m\u00e8re, Catherine, une relation fusionnelle dont nous ne comprendrons la nature que lors du d\u00e9nouement. Il l\u2019appelle \u00ab&nbsp;Mammy&nbsp;\u00bb, et parfois \u00ab&nbsp;ma ch\u00e9rie&nbsp;\u00bb, ce que son p\u00e8re r\u00e9prouve fermement. Ainsi est pos\u00e9e la distribution de ce drame. Le d\u00e9cor est essentiellement en deux tableaux&nbsp;: Le ch\u00e2teau de Fontquernie et \u00ab&nbsp;Sciences Po Paris&nbsp;\u00bb. Antoine se partage entre ces deux lieux, o\u00f9 il est assez diff\u00e9rent. A Paris, il est le marginal dou\u00e9 qui sortira major du concours final, l\u2019aristocrate \u00e0 la fois un peu cynique et l\u2019\u00e9tudiant provocateur. Il est admir\u00e9 de ses camarades, dont certains sont des amis proches. Il y a aussi des jeunes filles qui gravitent autour des diff\u00e9rents clans in\u00e9vitables. Mais pour Antoine, il n\u2019y en a qu\u2019une&nbsp;: Isabelle. L\u2019histoire de la naissance compliqu\u00e9e de leur amour parcourt tout le roman. Mais Antoine rend cet amour difficile, car il refuse de se livrer et cache ses sentiments, sauf \u00e0 de rares moments. Toute une partie du roman donne \u00e0 voir la vie de ces \u00e9tudiants de milieux privil\u00e9gi\u00e9s que sont les pensionnaires de l\u2019Ecole des Sciences Politiques de paris, en 1940.<\/p>\n\n\n\n<p>Car c\u2019est bien cette date qui est le noeud gordien du roman. Depuis septembre 1939, la France est officiellement en guerre contre l\u2019Allemagne du IIIe Reich, mais rien en se passe. C\u2019est que les historiens ont baptis\u00e9 la \u00ab&nbsp;Dr\u00f4le de guerre&nbsp;\u00bb, durant laquelle les soldats mobilis\u00e9s sur les fronts de l\u2019Est (la fameuse et co\u00fbteuse ligne Maginot) jouent aux cartes et au football pour tuer le temps faute d\u2019ennemis. Les trois fils Fontquernie sont mobilisables, mais n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s. La menace plane sur la maison, d\u00e8s les premi\u00e8res lignes du livre. Les deux a\u00een\u00e9s se plaignent d\u2019\u00eatre appel\u00e9s dans des postes loin du front, car ils br\u00fblent du d\u00e9sir de se battre, au moins pour maintenir la gloire et la tradition de leur nom. Antoine ne sait pas ce qu\u2019il adviendra de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand Antoine vit \u00e0 Paris, il est, malgr\u00e9 lui, oblig\u00e9 de rentrer dans le jeu de la vie \u00e9tudiante. Ce sont les r\u00e9unions dans les bistros autour de l\u2019\u00e9cole, chez certains des \u00e9l\u00e8ves. C\u2019est un \u00e9talage de valeurs bourgeoises, plus ou moins tapageuses. A travers ces fils et filles de \u2026, Cesbron brosse un portrait assez impitoyable de cette classe bourgeoise parisienne. Les rejetons ne sont que les continuateurs de leurs g\u00e9niteurs, les sarments du cep. Cesbron donne ainsi \u00e0 voir un \u00e9chantillonnage du public&nbsp;: il y a le fils de l\u2019homme d\u2018affaire juif, soucieux plus que d\u2019autres d\u2019affirmer son amour de la France, les enfants des grands bourgeois parisiens, le fils d\u2019une modeste femme du peuple dont il a presque honte\u2026 Mais l\u2019auteur a suffisamment de talent pour que cela ne soit pas un catalogue r\u00e9barbatif ou une d\u00e9monstration politique. Ces portraits viennent naturellement au cours de l\u2019action. Avec une maitrise certaine, l\u2019auteur entretient l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 sur les sentiments profonds d\u2019Antoine sur la formation qu\u2019il suit et o\u00f9 il r\u00e9ussit tr\u00e8s bien. Fait-il Sciences Po par envie personnelle ou par tradition familiale&nbsp;? Nous ne le saurons jamais. De m\u00eame est-il clair d\u00e8s le d\u00e9but qu\u2019il est amoureux d\u2019Isabelle, mais tout au long du livre il laisse planer un voile trouble sur leur relation. Finalement, cette ind\u00e9cision n\u2019est-elle pas un des traits de caract\u00e8res dominants d\u2019Antoine, pour en pas dire le principal&nbsp;? A chaque lecteur de le ressentir \u00e0 sa fa\u00e7on. C\u2019est l\u00e0 la force irrempla\u00e7able de la lecture&nbsp;: le m\u00eame livre peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9remment selon les lecteurs, et m\u00eame selon les moments o\u00f9 nous le lisons.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand Antoine est \u00e0 Fontquernie, il est partag\u00e9, pour en pas dire d\u00e9chir\u00e9 entre son amour pour sa m\u00e8re et le c\u00f4t\u00e9 viril incarn\u00e9 par le p\u00e8re et le fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Hubert. Il semble ne pas aimer ce grand fr\u00e8re, trop diff\u00e9rent de lui. Mais il ne peut s\u2019emp\u00eacher de le prendre comme r\u00e9f\u00e9rence, d\u00e8s qu\u2019il a un choix \u00e0 faire. Evidemment, le fait qu\u2019Hubert ait embrass\u00e9 Isabelle et tent\u00e9 de la s\u00e9duire lors de son s\u00e9jour au ch\u00e2teau n\u2019arrangera pas les choses. Pourtant Isabelle saura prendre ses distances envers Hubert et r\u00e9affirmer \u00e0 Antoine son amour ind\u00e9fectible. Malgr\u00e9 cela, rien n\u2019est simple, jusqu\u2019au bout.<\/p>\n\n\n\n<p>Le roman bascule lorsque la guerre revient rebattre les cartes. Antoine est appel\u00e9 et incorpor\u00e9 \u00e0 une unit qui va au combat dans le nord de la France, alors que les deux a\u00een\u00e9s sont relativement \u00ab&nbsp;planqu\u00e9s&nbsp;\u00bb. Nous ne saurons absolument rien de ce qui se passe sur le champ de bataille. Ce n\u2019est pas un roman de guerre, mais sur la guerre. Pendant ce temps, \u00e0 Fontquernie, un \u00e9v\u00e9nement qui eut pu \u00eatre ordinaire, la mort d\u2019un voisin, ami de la famille, vient provoquer un s\u00e9isme. Au travers de p\u00e9rip\u00e9ties \u00e0 d\u00e9couvrir par le lecteur, le Comte apprend que ce voisin, Th\u00e9roignes, a \u00e9t\u00e9 l\u2019amant de sa femme et l\u2019a toujours aim\u00e9e&nbsp;; il comprend ainsi qu\u2019Antoine est le fils de cette liaison.<\/p>\n\n\n\n<p>Le drame se noue donc sur ses deux axes&nbsp;: Antoine \u00e0 la guerre et la d\u00e9couverte de l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 de la comtesse. Pour la guerre, le d\u00e9nouement est extr\u00eamement abrupt&nbsp;: un courrier apprend \u00e0 la famille qu\u2019Antoine est mort au combat. On imagine sans difficult\u00e9 le chagrin de la m\u00e8re. Mais en m\u00eame temps, le Comte doit g\u00e9rer ce qu\u2019il a appris. C\u2019est ici que le terme \u00ab&nbsp;tradition Fontquernie&nbsp;\u00bb va prendre tout son sens. D\u2019une part, la mort d\u2019Antoine s\u2019inscrit, malheureusement dans une longue suite de vies donn\u00e9es \u00e0 la patrie par la famille, d\u2019autre part, le Comte va affronter cette double peine avec honneur, selon la m\u00eame tradition, sans faire de scandale, en consid\u00e9rant Antoine comme son fils jusque dans sa mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet aper\u00e7u rapide permet de saisir la complexit\u00e9 des sentiments en jeu dans le livre. De facto, ce n\u2019est pas un livre joyeux. C\u2019est vraiment un drame familial. S\u2019y superpose cet honneur aristocratique qui peut \u00e0 la fois compliquer et surmonter les situations tragiques. Gilbert Cesbron \u00e9crit cette histoire dans un style souple, extr\u00eamement facile \u00e0 lire, emportant le lecteur de chapitre en chapitre. D\u00e8s ce premier roman, il a trouv\u00e9 ce style qui le rendra tr\u00e8s populaire durant des d\u00e9cennies dans le lectorat fran\u00e7ais. Il sait aussi se mettre en position de narrateur objectif, prenant du recul.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/la-tradition-Fontquernie-couv.avif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"270\" height=\"270\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/la-tradition-Fontquernie-couv.avif\" alt=\"\" class=\"wp-image-1104\" style=\"width:394px;height:auto\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Jusqu\u2019o\u00f9 peut aller le devoir&nbsp;? A-t-on le droit d\u2019imposer \u00e0 ses enfants des principes d\u2019un autre temps&nbsp;? Ces questions sous-tendent tout le roman. La grande force de l\u2019auteur est de ne jamais pontifier ni donner des le\u00e7ons. Ce sont ses personnages qui nous font vivre les dilemmes dont il est question. Le personnage du Comte, par exemple, n\u2019est pas le principal dans la trame narrative, mais il est celui qui donne le la des comportements, en positif comme en n\u00e9gatif. Ses fils se d\u00e9finissent par rapport \u00e0 son exemple. Antoine n\u2019est pas du tout \u00e0 l\u2019aise dans ce r\u00f4le d\u2019h\u00e9ritier de la tradition Fontquernie, mais il ne peut s\u2019affranchir de la marque du p\u00e8re, alors que les deux a\u00een\u00e9s se sont fondus, au moins apparemment, dans cette tradition. Le paradoxe est que celui qui accomplira un vrai destin Fontquernie est le b\u00e2tard, celui qui n\u2019a pas une seule goutte de sang bleu dans les veines. L\u2019 a-t-il choisi&nbsp;? Nous n\u2019en saurons rien. Le p\u00e8re, au nom de cet h\u00e9ritage aristocratique, gardera pour lui la douleur de son infortune, submerg\u00e9e par celle de la perte de cet enfant qu\u2019il veut dor\u00e9navant garder comme fils aux yeux de tous. Y-aura-t-il une explication entre le Comte et sa femme&nbsp;? C\u2019est au lecteur d\u2019imaginer la suite. La logique du r\u00e9cit penche dans le sens d\u2019une r\u00e9ponse n\u00e9gative.<\/p>\n\n\n\n<p>Que penser de ces traditions aristocratiques&nbsp;? Dans une r\u00e9publique comme la France, elles sont un vestige d\u2019une \u00e9poque que la R\u00e9volution a d\u00e9finitivement chang\u00e9e. Mais pour les aristocrates, elles sont leur dernier signe de distinction pour s\u2019\u00e9lever au-dessus des roturiers. Mourir \u00e0 la guerre semble \u00eatre pour eux un devoir de caste, avec un garde d\u2019officier. Mais m\u00eame cela est obsol\u00e8te&nbsp;: dans le Second conflit mondial, l\u2019h\u00e9ro\u00efsme a \u00e9t\u00e9 le fait de gens du peuple, de paysans, d\u2019ouvriers, de m\u00e8res de famille\u2026 Lire ce roman aujourd\u2019hui est encore plus \u00e9tranger \u00e0 nos m\u0153urs qu\u2019au moment de sa publication. Cependant, la d\u00e9liquescence morale actuelle devrait nous inciter \u00e0 consid\u00e9rer au moins avec estime de tels sentiments. Tenir sa patrie comme m\u00e9ritant que l\u2019on donne sa vie pour elle signifie que l\u2019on s\u2019inscrit dans un collectif, ce que Renan appelait une nation. C\u2019est comme rester debout face \u00e0 la peste, tel Rieux dans le roman de Camus. Pour quoi sommes-nous pr\u00eats \u00e0 mourir aujourd\u2019hui&nbsp;? Pour notre Rollex, notre Tesla ou notre droit \u00e0 consommer?<\/p>\n\n\n\n<p>Gilbert Cesbron ne moralise pas, il ne juge jamais ses personnages. Il nous laisse cette responsabilit\u00e9&nbsp;; il se contente de les faire vivre devant nous.<ins> <\/ins>En refermant ce beau roman, les questions continuent de nous travailler&nbsp;: voici la preuve d\u2019une bonne litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Avril 2024<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gilbert Cesbron \u2013 Oeuvres romanesques compl\u00e8tes \u2013 Editions Rencontre, Gen\u00e8ve \u2013 1re \u00e9dition 1947. 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