{"id":1076,"date":"2024-01-30T10:58:55","date_gmt":"2024-01-30T09:58:55","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1076"},"modified":"2024-01-30T10:59:32","modified_gmt":"2024-01-30T09:59:32","slug":"lhonneur-du-journalisme-sur-le-juif-errant-est-arrive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1076","title":{"rendered":"L&rsquo;honneur du journalisme &#8211; sur Le juif errant est arriv\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Le juif errant est arriv\u00e9<\/h1>\n\n\n\n<p>Albert Londres \u2013 Paris, Arl\u00e9a poche, 1992, 223 pages.<\/p>\n\n\n\n<p>Albert Londres&nbsp;; ce nom autrefois tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre ne doit plus aujourd\u2019hui parler qu\u2019aux \u00e9tudiants en journalisme (et encore&nbsp;: il n\u2019avait pas de blog&nbsp;! ni de compte Instagram) et aux quelques \u00e9tudiants en histoire cultiv\u00e9s \u2013 ce n\u2019est pas un&nbsp; oxymore. Pourtant, il fut en son temps une voix qui faisait trembler les pouvoirs. Il fut l\u2019honneur d\u2019un certain journalisme d\u2019investigation du XXe si\u00e8cle, dont on peine \u00e0 croire qu\u2019il ait pu exister, tant le m\u00e9tier est devenu servile et peu cr\u00e9atif. On a d\u2019ailleurs donn\u00e9 son nom au plus prestigieux prix qui r\u00e9compense les grands reportages. Ce livre d\u00e9montre de mani\u00e8re \u00e9clatante combien cela est justifi\u00e9.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"577\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1-1024x577.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1077\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1-1024x577.jpg 1024w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1-300x169.jpg 300w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1-768x433.jpg 768w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Albert-Londres-1.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>Pourquoi devient-on journaliste\u00a0? Aujourd\u2019hui, la r\u00e9ponse est parfois tr\u00e8s prosa\u00efque\u00a0: parce qu\u2019on a fait des \u00e9tudes de journalisme, comme on fait celles de juriste ou de technicien en informatique. La formation d\u00e9termine le m\u00e9tier, PracourSup \u00e9tant la pire des choses en la mati\u00e8re, puisque c\u2019est un algorithme qui propose des formations aux jeunes bacheliers. Tel se r\u00eavait dentiste et finira en IUT \u00e0 pr\u00e9parer un dipl\u00f4me de logisticien. Telle autre se voulait pu\u00e9ricultrice, mais sera orient\u00e9e manu militari vers les services \u00e0 la personne. On mesure sans peine ce que cela g\u00e9n\u00e8re comme frustration et d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour le travail. Il fut un temps o\u00f9 l\u2019on devenait journaliste (ou reporter comme on pr\u00e9f\u00e9rait souvent dire) par passion et par un grand coup de culot\u00a0; un temps o\u00f9 les patrons de presse n\u2019\u00e9taient pas les domestiques des entreprises du CAC 40\u00a0; o\u00f9 un journal offrait \u00e0 ses lecteurs des textes originaux de ses \u00ab\u00a0pisse-copies\u00a0\u00bb. On n\u2019avait pas encore mis au point le syst\u00e8me des d\u00e9p\u00eaches pr\u00e9r\u00e9dig\u00e9es des grandes agences de presse, qui sont les auteurs de la majorit\u00e9 des \u00e9crits publi\u00e9s dans els quotidiens. Londres est de ce temps-l\u00e0, celui o\u00f9 un directeur envoyait un journaliste qui n\u2019avait pas froid aux yeux, avec un budget et carte blanche, \u00e0 charge de fournir au journal des pages in\u00e9dites et captivantes.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Le-juif-errant-est-arrive-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"638\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Le-juif-errant-est-arrive-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1078\" style=\"width:388px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Le-juif-errant-est-arrive-couv.jpg 638w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Le-juif-errant-est-arrive-couv-191x300.jpg 191w\" sizes=\"auto, (max-width: 638px) 100vw, 638px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il d\u00e9cide de faire un grand reportage sur les juifs, avouant n\u2019y conna\u00eetre rien. Il va ainsi effectuer un p\u00e9riple dans tous les lieux o\u00f9 les juifs sont nombreux et nous pr\u00e9senter, comme aux lecteurs de 1929, ses d\u00e9couvertes, ses bonnes et mauvaises surprises. Les textes furent initialement \u00e9crits pour publication dans le journal qui l\u2019employait alors, <em>Le Petit Parisien<\/em>, o\u00f9 cela donna 27 livraisons, que l\u2019on retrouve dans le livre sous la forme des 27 chapitres.<\/p>\n\n\n\n<p>La lecture du livre convainc vite son lecteur qu\u2019il a affaire d\u2019abord \u00e0 un \u00e9crivain, ce que confirme la biographie de l\u2019auteur<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. A. Londres a en effet publi\u00e9 trois recueils de po\u00e8mes et \u00e9crit une pi\u00e8ce sur Gambetta, avant de devenir reporter. Il y a un \u00ab&nbsp;style Albert Londres&nbsp;\u00bb qui m\u00e9lange ironie, dialogues, r\u00e9flexions de fond et d\u00e9roulement des faits. C\u2019est un style plut\u00f4t nerveux, opposant des phrases courtes, souvent exclamatives et des phrases longues, descriptives. Un style efficace et accrocheur qui fait merveille pour retenir le lecteur et lui donner envie de poursuivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Londres choisit d\u2019aborder son sujet dans un ordre logique, en commen\u00e7ant par la proximit\u00e9&nbsp;: le juif de l\u2019Europe occidentale (il ne va pas aux \u00c9tats-Unis, qui ont pourtant une tr\u00e8s forte communaut\u00e9 juive, car il consid\u00e8re que ce ne sont plus vraiment des juifs europ\u00e9ens, mais des Am\u00e9ricains d\u2019origine juive). Les quartiers juifs de Londres et de Paris lui permettent de faire connaissance avec les commerces juifs et son onomastique, qu\u2019il retrouvera partout au cours de ses voyages suivants. Dans le chapitre 1, il \u00e9num\u00e8re les noms lus sur les enseignes de Whitechapel&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Goldman, Appelbaum, Lipovitch, Blum, Diamond, Rapoport, Sol L\u00e9vy, Mendel, Elster, Golderberg, Abram, Berliner, Landau, Isaac, Tobie, Rosen, Davidovitch, Smith, Brown, Lewinstein, Salomon, Jacob, Isra\u00ebl\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb (Page 18) Il citera cette liste \u00e0 chaque grande \u00e9tape. Elle a pour fonction de montrer la permanence familiale et la concentration communautaire. Il ne consacre pas de pages sp\u00e9cifiques \u00e0 Paris, \u00e9vitant ainsi de souffler sur les braises de l\u2019antis\u00e9mitisme latent des Fran\u00e7ais. Londres s\u2019arrangera pour faire dire aux juifs d\u2019Europe Centrale ce qu\u2019il faut penser des juifs occidentaux&nbsp;: ils ne sont plus de vrais juifs, ils sont assimil\u00e9s et passent donc un peu pour des tra\u00eetres chez les juifs polonais, roumains, russes\u2026 La Seconde Guerre mondiale lui a donn\u00e9 raison&nbsp;: on a vu les juifs fran\u00e7ais, hollandais ou m\u00eame allemands ne pas comprendre la mont\u00e9e du p\u00e9ril mortif\u00e8re, car ils \u00e9taient Fran\u00e7ais, Hollandais ou Allemands, anciens&nbsp; combattants d\u00e9cor\u00e9s de la Grande Guerre, etc. C\u2019est pour comprendre ce d\u00e9calage que Londres d\u00e9cide de se rendre dans les pays de ghettos et des pogromes. Ce sera la seconde partie de son livre, la plus d\u00e9velopp\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, si l\u2019on veut comprendre et rencontrer le \u00ab&nbsp;juif errant&nbsp;\u00bb c\u2019est bien l\u00e0-bas, dans le monde slave qu\u2019il faut aller. Les chapitres consacr\u00e9s \u00e0 la vie des juifs dans les pays d\u2019Europe Centrale (on disait Mittel Europa \u00e0 l\u2019\u00e9poque) sont parmi les plus r\u00e9ussis litt\u00e9rairement, mais aussi les plus durs \u00e0 lire, car leur contenu est parfois insupportable. L\u2019auteur nous am\u00e8ne \u00e0 le suivre dans les villes et les campagnes de ces pays aux fronti\u00e8res mouvantes qui ne semblent unis que par un seul point commun&nbsp;: leur haine ou m\u00e9pris du juif. L\u00e0 vit le juif errant. Albert Londres le reconna\u00eet imm\u00e9diatement sur le bord d\u2019une route des Carpates. Il est errant d\u2019abord parce qu\u2019il est oblig\u00e9 p\u00e9riodiquement de fuir ses lieux d\u2019habitations face aux pers\u00e9cutions. De cette haine imm\u00e9moriale, il a forg\u00e9 sa patrie int\u00e9rieure qui n\u2019est autre que la Torah. Ce qui frappe le plus Londres, c\u2019est la mis\u00e8re dans laquelle vivent ces populations. Les descriptions des ghettos, notamment ceux de Lwow et Varsovie, sont marqu\u00e9es d\u2019une cruaut\u00e9 de destin inexorable. Ces juifs vivent sans arr\u00eat courb\u00e9s, au sens moral et au physique. Ils se savent sans cesse sous la menace d\u2019une d\u00e9ferlante de haine incontr\u00f4lable, alors ils rasent les murs. Ce que donne \u00e0 voir Albert Londres se passe en 1929, soit quatre ans seulement avant l\u2019accession d\u2019Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne. Le moins que l\u2019on puisse dire est que le terrain est pr\u00eat pour recevoir son appel \u00e0 la haine et au meurtre. Londres discute avec diff\u00e9rentes personnalit\u00e9s de ces communaut\u00e9s&nbsp;; il leur demande pourquoi ils ne s\u2019en vont pas. Il se heurte \u00e0 une sorte de fatalisme religieux qui p\u00e8sera lourd dans la Shoah. Pourtant, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, existent le mouvement sioniste et l\u2019appel de la Palestine. Celle-ci attire, mais repousse \u00e9galement une grande partie de ces juifs orientaux, qui ne croient pas que leur destin soit l\u00e0-bas. Il croise un jeune sioniste venu faire de la propagande et du recrutement pour la Palestine et il voit bien l\u2019accueil assez froid qui lui est r\u00e9serv\u00e9. Les rabbins, en particulier, sont hostiles au sionisme qui est, pour eux, un messianisme la\u00efc et ath\u00e9e. On a l\u2019impression de deux mondes qui ne se comprennent gu\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, pour savoir et comprendre, Londres se rend en Palestine. Et l\u00e0, il voir, d\u00e8s son arriv\u00e9e, des juifs debout, des juifs qui n\u2019acceptent plus d\u2019\u00eatre courb\u00e9s face \u00e0 qui que ce soit. Il parcourt le pays des villes aux exploitations agricoles modernes, il rencontre des \u00e9migrants de toutes les origines. Il est manifeste qu\u2019il est tr\u00e8s favorablement impressionn\u00e9 par ces gens, jeunes pour la plupart, et sa r\u00e9daction s\u2019en trouve inspir\u00e9e. Ces pages, bien que lucides sur les tensions et les risques de la cohabitation entre juifs et Arabes, sont aussi lumineuses que celles de ghettos \u00e9taient noires. Il est tr\u00e8s&nbsp; marqu\u00e9 par Tel-Aviv, cette ville n\u00e9e en quelques ann\u00e9es de la volont\u00e9 des pionniers. Il y retrouve ses Blum et Goldeberg, mais le climat a chang\u00e9. Ils sont venus mettre au monde une patrie pour la race juive. Et rien ne semble pouvoir les arr\u00eater, pas m\u00eame les attaques arm\u00e9es des Arabes&nbsp;: ils ont connu les pogromes russes ou polonais et, apr\u00e8s \u00e7a, plus rien ne peut effrayer. Albert Londres croit \u00e0 la r\u00e9ussite du projet sioniste et il fait partager son enthousiasme aux lecteurs. Il semble alors possible que deux peuples puissent se partager ce territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Albert Londres montre donc trois sortes de juifs&nbsp;: les assimil\u00e9s de l\u2019Ouest europ\u00e9en, devenus citoyens de leurs pays de r\u00e9sidence, ayant adopt\u00e9 en grande partie les id\u00e9es de ces nations et se sentant plut\u00f4t en s\u00e9curit\u00e9 et loin du projet sioniste, si ce n\u2019est par des dons de soutien&nbsp;; les juifs errants de la Mittel Europa, ceux qui sont assign\u00e9s \u00e0 r\u00e9sidence, habitu\u00e9s aux brimades, discriminations et violences, qui n\u2019ont aucun horizon \u00e0 part la religion de leurs p\u00e8res&nbsp;; les juifs sionistes de Palestine, enthousiastes, pleins de ressources et dispos\u00e9s \u00e0 se battre pour leur terre et leur dignit\u00e9. Le lecteur d\u2019aujourd\u2019hui sait que les deux premi\u00e8res sortes de juifs ont \u00e9t\u00e9 vou\u00e9es \u00e0 l\u2019extermination et que la troisi\u00e8me a fini par faire na\u00eetre cette nation, mais qu\u2019elle n\u2019a jamais connu la paix depuis 1948. Le juif est-il condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019errance perp\u00e9tuelle&nbsp;? Ou doit-il accepter de se tenir pr\u00eat \u00e0 d\u00e9fendre sa vie \u00e0 tout moment&nbsp;? Le livre n\u2019apporte pas la r\u00e9ponse, car il n\u2019y en a pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce petit livre est d\u2019une grande qualit\u00e9 litt\u00e9raire, mais il a aussi une tr\u00e8s grande valeur de t\u00e9moignage&nbsp;: celui du temps qui pr\u00e9c\u00e9dait de peu l\u2019arriv\u00e9e des nazis et la mont\u00e9e des totalitarismes antis\u00e9mites un peu partout en Europe. \u00c0 lire absolument.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Janvier 2024.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> On lira avec profit l\u2019article Wikip\u00e9dia, qui confirme les d\u00e9buts et la vocation litt\u00e9raire du jeune Albert. <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Albert_Londres\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Albert_Londres<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le juif errant est arriv\u00e9 Albert Londres \u2013 Paris, Arl\u00e9a poche, 1992, 223 pages. 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