{"id":105,"date":"2007-08-06T22:14:28","date_gmt":"2007-08-06T21:14:28","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/2007\/08\/06\/la-hache-et-le-violon-alain-fleischer-seuil-2004-2005-points-poches\/"},"modified":"2007-08-06T22:14:28","modified_gmt":"2007-08-06T21:14:28","slug":"la-hache-et-le-violon-alain-fleischer-seuil-2004-2005-points-poches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=105","title":{"rendered":"La Hache et le Violon &#8211; Alain Fleischer &#8211; Seuil &#8211; 2004 &#038; 2005 (points poches)"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Assur\u00e9ment ceci est est un bon roman. Je ne puis dire s\u2019il deviendra un grand roman, seul le temps le dira et je ne serai plus l\u00e0 pour le savoir. Mais ce livre a tout ce qu\u2019il faut pour le devenir, ensuite ce n\u2019est plus que l\u2019histoire complexe d\u2019une transmission, d\u2019une rencontre avec des g\u00e9n\u00e9rations de lecteurs, de choix scolaires et acad\u00e9miques\u2026 Bref, une part non-n\u00e9gligeable de hasard existe\u2026<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]--> <\/span><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/la-hache-et-le-violon.jpg\" title=\"la-hache-et-le-violon.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/la-hache-et-le-violon.jpg\" alt=\"la-hache-et-le-violon.jpg\" height=\"389\" width=\"256\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Le personnage principal de ce livre est un musicien et professeur de musique juif que nous rencontrons pour la premi\u00e8re fois dans son appartement d\u2019une ville d\u2019Europe Centrale, hongroise plus pr\u00e9cis\u00e9ment, au c\u0153ur du ghetto, alors que \u00ab\u00a0la fin du monde d\u00e9bute sous sa fen\u00eatre\u00a0\u00bb.\u00a0Nous voici embarqu\u00e9 pour une tr\u00e8s long premier mouvement qui narre l\u2019improbable \u00e9pid\u00e9mie myst\u00e9rieuse qui frappe les habitants de cette ville et dont nous suivons, p\u00e9riode apr\u00e8s p\u00e9riode, l\u2019avanc\u00e9e\u00a0; Cela constitue en soi un roman de pr\u00e8s de trois cents pages. Ce jeune musicien voit sa vie rythm\u00e9e par trois jeunes filles toutes trois surnomm\u00e9es Esther, qui se succ\u00e8dent pour divers motifs dans son appartement. Esther du matin fait le m\u00e9nage contre un salaire qui lui permet de poursuivre ses \u00e9tudes, Esther de l\u2019apr\u00e8s-midi est une brillante \u00e9tudiante en piano et Esther de la nuit est \u00e0 la fois la ni\u00e8ce et la ma\u00eetresse de notre h\u00e9ros. Fleischer entretient tout au long de cette partie l\u2019id\u00e9e que ces trois Esther sont une seule et m\u00eame personne qui compartimente sa vie autour du musicien. Et nous y croyons dur comme fer ( de hache)\u00a0! M\u00eame si cela traduit une vie bien compliqu\u00e9e pour notre personnage. La Hache, c\u2019est le nom que l\u2019on donnera \u00e0 la mort donn\u00e9e par cette \u00e9pid\u00e9mie incompr\u00e9hensible, en liaison avec le bruit sec qui accompagne la frappe brutale du fl\u00e9au qui ne touche en rien le corps des victimes, mais les abat comme un ch\u00eane. Cette mort brutale est d\u2019abord associ\u00e9e \u00e0 la musique classique car les premi\u00e8res victimes revenaient d\u2019un concert quand elles furent frapp\u00e9es. Fleischer d\u00e9chaine alors son humour pour stigmatiser l\u2019impuissance politique et m\u00e9diatique. Son r\u00e9cit est de la grande famille des grands r\u00e9cits symboliques. La Hache est le totalitarisme dans ses diverses manifestations. Mais personne ne comprend vraiment cela et les dirigeants s\u2019usent et se d\u00e9consid\u00e8rent en parades st\u00e9riles jusqu\u2019\u00e0 l\u2019effondrement d\u00e9finitif du syst\u00e8me. La musique finit par \u00eatre, au contraire, identifi\u00e9e comme LA protection id\u00e9ale, apr\u00e8s avoir essay\u00e9 toutes les variantes possibles de r\u00e9gime (militaire, nationaliste, populaire\u2026). Le ma\u00eetre de notre h\u00e9ros, Chamansky est le cr\u00e9ateur du violon du titre. Ce violon qui va d\u00e9tourner Esther de l\u2019apr\u00e8s-midi du piano pour en faire une violoniste de talent, jouant sur un instrument parfait. Le destin de notre personnage bascule, car il \u00e9pousera plus tard la fille d\u2019une de ces Esther-l\u00e0, devenue violoniste concertiste \u00e0 son tour. Le violon a sauv\u00e9 sa vie, d\u2019une certaine fa\u00e7on. R\u00e9cit \u00e0 clefs, on peut relire de nombreuses fois cette partie, elle aura toujours quelque chose de nouveau \u00e0 d\u00e9voiler\u00a0; c\u2019est le propre des grands romans, et la tare des mauvais de n\u2019\u00eatre pas \u00ab\u00a0relisible\u00a0\u00bb. Le style de cette premi\u00e8re partie est travaill\u00e9 de mani\u00e8re typiquement juive, par une r\u00e9it\u00e9ration de certains leitmotives, \u00e0 l\u2019image de la musique kletzmer. J\u2019ai song\u00e9 \u00e9videmment au style du grand \u00e9crivain yiddish, I.B.Singer. L\u2019auteur nous rythme et nous prom\u00e8ne ainsi avec ces \u00e9l\u00e9ments de rep\u00e8re qui reviennent et sont devenus des \u00e9vidences au bout des 289 pages. <o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Les parties suivantes seront de plus en plus courtes et ne retrouveront que deux ou trois th\u00e8mes du leitmotiv, \u00ab\u00a0la fin du monde\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0la fen\u00eatre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Esther\u00a0\u00bb. La seconde partie nous plonge au c\u0153ur de la Hache du XX\u00e8me si\u00e8cle, le nazisme. L\u2019action est resserr\u00e9e\u00a0; l\u2019auteur voir, toujours depuis sa fen\u00eatre, les SS venir en force arr\u00eater tous les \u00e9l\u00e8ves et profeseurs de l\u2019\u00e9cole de musique qui est en face de chez lui. Seul le concierge sera relach\u00e9, il n\u2019\u00e9tait pas juif. On comprend vite que nous sommes embarqu\u00e9s dans la logique des camps et de l\u2019extermination, o\u00f9 les futures victimes de la solution finale sont accueillies par un orchestre jouant de la musique classique. Esther de l\u2019apr\u00e8s-midi est embarqu\u00e9e. Commence alors un long r\u00e9cit remarquable, celui d\u2019un r\u00eave o\u00f9 l\u2019auteur est incarn\u00e9 dans le commandant du camp de Teresin, un officier SS. Il voit tout\u00a0, comprend tout, nous explique tout, mais n\u2019a aucune possibilit\u00e9 d\u2019agir sur les faits. Esther de l\u2019apr\u00e8s-midi est la victime de cette p\u00e9riode\u00a0; elle sert d\u2019abord \u00e0 satisfaire le caprice du commandant, puis celui-ci l\u2019exp\u00e9die \u00e0 Birkenau o\u00f9 elle dispara\u00eet. Dans ce chapitre, Fleisher diss\u00e8que formidablement bien la barbarie SS et la schizophr\u00e9nie culturelle des nazis. Et ce autant avec ce qu\u2019il dit qu\u2019avec ce qu\u2019il ne dit pas. C\u2019est ici que l\u2019on rejoint une autre caract\u00e9ristique de son style\u00a0: une \u00e9criture de cin\u00e9ma. Il travaille en longs plans-s\u00e9quences, en flashbacks et en inserts, manie merveilleusement l\u2019ellipse. C\u2019est livre aussi visuel que sonore. C\u2019est aussi dans cette partie qu\u2019il d\u00e9truit en quelques pages tout ce qu\u2019il avait b\u00e2ti dans la premi\u00e8re partie sur les trois Esther. Il nous montre sans aucun doute qu\u2019il s\u2019agit de trois personnes diff\u00e9rentes qui n\u2019en ont fait qu\u2019une par son imagination seulement. Sa ni\u00e8ce, son amante est partie avec une troupe de th\u00e9atre Yiddish en Palestine, avant la mise en \u0153uvre syst\u00e9matique de l\u2019extermination\u00a0; Esther de l\u2019apr\u00e8s-midi est morte \u00e0 Auschwitz. C\u2019est avec Esther du matin qu\u2019il va prendre la d\u00e9cision de s\u2019enfuir en Am\u00e9rique, \u00e0 Chicago o\u00f9 il va retrouver son oncle Karoly. L\u00e0 commence une vie de pianiste associ\u00e9 \u00e0 la boxe, o\u00f9 il met au point une m\u00e9thode d\u2019entrainement des boxeurs de son oncle autour des rythmes de la musique classique. C\u2019est une p\u00e9riode assez banale qui ne portre aucun fruit. Esther meurt sans lui avoir donn\u00e9 d\u2019enfant.. Il abandonne la boxe quand son oncle vend son \u00e9cole et rejoint un orchestre symphonique o\u00f9 il est une sorte de sparring-partener des musiciens. Avec cet orchestre il va parcourir le monde, c\u2019est ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 la troisi\u00e8me \u00e9poque, en Isra\u00ebl en 2002.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Notre musicien a quatre-vingt dix ans, mais il a la force et la vigeur d\u2019un homme de trente ans (est-il d\u2019ailleurs ce vieillard ou son petit-fils, nous ne le saurons jamais). Il rencontre une violoniste superbe, appel\u00e9e Esther dont il tombe amoureux et avec laquelle il va parcourir le monde. En 2002, ils sont \u00e0 J\u00e9rusalem pour un concours de musique o\u00f9 il est jur\u00e9 et o\u00f9 Esther pr\u00e9sente ses \u00e9l\u00e8ves. Et revient soudain \u00ab\u00a0La fin<span>\u00a0 <\/span>du monde sous ma fen\u00eatre\u00a0\u00bb qui avait disparu de l\u2019\u00e9poque am\u00e9ricaine. Un attentat a lieu juste en face de l\u2019h\u00f4tel o\u00f9 il est, il assiste \u00e0 l\u2019explosion, mais sans un bruit audible, derri\u00e8re les vitres isol\u00e9es du palace. Encore une fois, effet cin\u00e9matographique assur\u00e9. Dans la mare de sang, Esther et ses deux \u00e9tudiants. Il d\u00e9cide alors de s\u2019installer en Isra\u00ebl, seule terre qu\u2019il peut envisager comme pays. Nous arrivons alors \u00e0 la derni\u00e8re \u00e9poque, situ\u00e9e en 2042.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Comme la premi\u00e8re, celle-ci nous fait basculer en plein fantastique. Isra\u00ebl ne doit son salut qu\u2019\u00e0 une diaspora chinoise de convertis au juda\u00cfsme, d\u2019abord venus en Isra\u00ebl pour remplacer la main d\u2019\u0153uvre juive d\u00e9faillante, car il y a un exode de population juive devant l\u2019\u00e9tat de guerre permanent. Notre h\u00e9ros chenu mais toujours vert rencontre alors une de ces juives chinoises, \u00e9videmment rebaptis\u00e9e Esther qu\u2019il \u00e9pouse et qui, cette fois, lui assurera une descendance nombreuse avec sept enfants, un peu comme dans les post\u00e9rit\u00e9s miraculeuses de la Torah. Puis ces chinois reviennent en Chine et se livrent \u00e0 une action incroyable\u00a0: constituer Le Tr\u00e8s Grand Isra\u00ebl sur le territoire chinois, en tra\u00e7ant un pays invisible, mais calquant Isra\u00ebl en l\u2019\u00e9tirant aux dimensions de l\u2019Empire du Milieu. Notre h\u00e9ros habite dans la nouvelle J\u00e9rusalem de Chine Yelousaleng. Il y est devenu une sorte de patriarche de 120 ans vigouerux comme un Priape dont la t\u00e2che consiste \u00e0 ins\u00e9miner de jeunes juives chinoises pour cr\u00e9er une post\u00e9rit\u00e9 de sang juif. Il a d\u00e9j\u00e0 environ 7 000 descendants. Apparemment on se retrouve ici dans une autre parenth\u00e8se du r\u00e9cit. L\u00e0, pas de Hache et de violon, sauf sur le blason de la ville. Mais que pourra-t-il advenir de ces nouveaux juifs chinois\u00a0? Le livree s\u2019arr\u00eate l\u00e0. Notre h\u00e9ros r\u00eave toujours de son Esther de la nuit, dont il attend le retour, qui ne peut avoir lieu que par sa mort.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Que dire de ce livre\u00a0? Le style est d\u2019abord un peu horripilant car d\u00e9roulant une sorte de caricature litt\u00e9raire juive\u00a0; puis on se laisse emporter. L\u2019aspect extr\u00eamement visuel du r\u00e9cit est un bel atout. L\u2019imagination est fortement stimul\u00e9e. Les trouvailles sc\u00e9naristiques marchent \u00e0 fond, et je ne serais pas autrement surpris que Fleischer signe un jour une adaptation cin\u00e9matographique de son livre. Mais je ne sais quel cin\u00e9aste vivant aura le talent de mettre cela en images. Il faudrait un nouveau Fellini\u00a0!<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">On peut cependant \u00e9mettre des critiques. L\u2019histoire peut \u00eatre jug\u00e9e de deux points de vue oppos\u00e9s avec pertinence. Soit comme un r\u00e9cit \u00e9sot\u00e9rique extr\u00eamement bien construit, kafka\u00efen en quelque sorte. Soit comme une histoire un peu bacl\u00e9e qui ne recule pas devant les facilit\u00e9s pour aller au bout du r\u00e9cit. Il y a sans doute des deux. La premi\u00e8re partie est tr\u00e8s r\u00e9ussie, tr\u00e8s homog\u00e8ne et, avec quelques am\u00e9nagements cela aurait fait un roman satisfaisant. La seconde s\u2019encha\u00eene assez bien, mais il faudrait sans aucun doute une conclusion plus claire qui fasse le lien avec la partie pr\u00e9c\u00e9dente\u00a0: comment est-on pass\u00e9 du r\u00e8gne de la musique et des musiciens se faisant \u00e9lire \u00e0 la t\u00eate de l\u2019appareil politique locale \u00e0 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie nazie. Le seul lien est fourni par le cadre temporel et les personnages, ce n\u2019est pas du tout clair. Mais c\u2019est avec les trois \u00e9pisodes suivants, Chicago, Isra\u00ebl et la Chine que l\u2019histoire semble un peu brouillonne. Il me semble qu\u2019il y a l\u00e0 des faiblesses du r\u00e9cit. Le lecteur ne peut pas reconstruire tout ce qui manque. Il aurait besoin d\u2019\u00eatre \u00e9clair\u00e9, mieux guid\u00e9. C\u2019est ce qui donne, quand on referme la derni\u00e8re page un sentiment mitig\u00e9, une sorte d\u2019insatisfaction. Mais une autre hypoth\u00e8se est que je ne sois pas assez intelligent pour comprendre ce livre, ce qui est tout \u00e0 fait possible.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\">Un bon livre donc, mais sans doute pas un grand livre, pour les d\u00e9fauts signal\u00e9s ci-dessus. Mais il faut le relire pour \u00e9mettre un avis d\u00e9finitif.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 10pt\"><!--[if !supportEmptyParas]-->\u00a0<!--[endif]--><o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman'\">Jean-Michel Dauriac \u2013 Ao\u00fbt 2007<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Assur\u00e9ment ceci est est un bon roman. 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