{"id":1031,"date":"2023-09-24T18:05:20","date_gmt":"2023-09-24T17:05:20","guid":{"rendered":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1031"},"modified":"2023-09-24T18:05:21","modified_gmt":"2023-09-24T17:05:21","slug":"reglement-de-compte-chez-les-daces-ma-roumanie-communiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/?p=1031","title":{"rendered":"R\u00e8glement de compte chez les Daces\u00a0: Ma Roumanie communiste"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-643x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1033\" style=\"width:253px;height:403px\" width=\"253\" height=\"403\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-643x1024.jpg 643w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-188x300.jpg 188w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-768x1224.jpg 768w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-964x1536.jpg 964w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv-1285x2048.jpg 1285w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ma-roumanie-communiste-couv.jpg 1593w\" sizes=\"auto, (max-width: 253px) 100vw, 253px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Ma Roumanie communiste<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Catherine Durandin, Paris, L\u2019Harmattan, 2023.<\/h2>\n\n\n\n<p>Catherine Durandin est un nom que tout lecteur curieux ou tout chercheur ou \u00e9tudiant s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la Roumanie contemporaine conna\u00eet, car elle est l&rsquo;une des meilleures sp\u00e9cialistes fran\u00e7aises de ce pays et y a consacr\u00e9 une bonne partie de sa carri\u00e8re de chercheuse<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Historienne de formation, elle a \u00e9crit des ouvrages d\u2019histoire de ce pays qui ont \u00e9t\u00e9 salu\u00e9s en leur temps pour leur rigueur. Elle a \u00e9galement \u00e9crit de nombreux articles pour des revues<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. C\u2019est donc un auteur exp\u00e9riment\u00e9 et une personne savante en la mati\u00e8re. Ce livre ne fait d \u2018ailleurs que confirmer ces affirmations.<\/p>\n\n\n\n<p>Je dois, avant de parler du livre lui-m\u00eame \u00e9noncer deux faits qui me semblent importants&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord, je dois pr\u00e9ciser que je connais assez bien la Roumanie, certes bien moins que madame Durandin, mais beaucoup plus que beaucoup de gens qui en parlent ou en font un sujet de cours. Comme elle, j\u2019ai s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 de nombreuses reprises dans ce pays et m\u2019y suis fait des amis fid\u00e8les. Comme elle, j\u2019ai appris la langue roumaine, afin de pouvoir converser avec les habitants et lire dans les publications du pays. Comme elle, j\u2019ai une formation universitaire qui m\u2019a donn\u00e9 des outils d\u2019analyse pr\u00e9cieux pour avoir du recul sur le pays et ses habitants. Mais ma connaissance v\u00e9cue d\u00e9bute juste apr\u00e8s la chute de Ceaucescu. Elle, c\u2019est l\u2019histoire, et moi, la g\u00e9ographie. J\u2019ai donc beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 son livre, comme je vais le montrer plus bas, d\u2019autant plus que ce n\u2019est nullement un ouvrage universitaire, mais bien plut\u00f4t un retour d\u2019exp\u00e9riences et un album de famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, je me dois de dire que la lecture de ce livre, pour \u00eatre plaisante, doit s\u2018appuyer sur une r\u00e9elle connaissance de l\u2019histoire r\u00e9cente de la Roumanie et de sa formation en tant que nation et Etat. Faute d\u2019avoir un solide bagage en la mati\u00e8re, le lecteur ne percevra pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la r\u00e9flexion ou ne pourra pas la contextualiser. C\u2019est exactement la m\u00eame chose que pour lire les m\u00e9moires des dissidents sovi\u00e9tiques. C\u2019est donc plut\u00f4t, par son sujet et son positionnement, un ouvrage pour initi\u00e9s.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/catherine-durandin-portrait.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/catherine-durandin-portrait.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1032\" style=\"width:347px;height:347px\" width=\"347\" height=\"347\" srcset=\"https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/catherine-durandin-portrait.jpg 225w, https:\/\/blogjeanmi.danslamarge.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/catherine-durandin-portrait-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 347px) 100vw, 347px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Catherine Durandin,<\/em><\/strong> historienne, sp\u00e9cialiste de la Roumanie contemporaine<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit couvre une p\u00e9riode d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, de la fin des ann\u00e9es 1960 \u00e0 2016. Celle qui va pour la premi\u00e8re fois en Roumanie en 1967 est une jeune \u00e9tudiante na\u00efve&nbsp;; celle qui conclut l\u2019ouvrage en 2016 est une professeure d\u2019Universit\u00e9 chevronn\u00e9e au seuil de la retraite. C\u2019est donc la m\u00e9moire de toute sa vie intellectuelle et professionnelle qui est ici rassembl\u00e9e, sur le th\u00e8me de ce pays. Il faut bien garder le titre choisi \u00e0 l\u2019esprit, <em>Ma Roumanie communiste<\/em>&nbsp;; c\u2019est cet angle-l\u00e0 qui arme toute la probl\u00e9matique du r\u00e9cit. C\u2019est une histoire subjective v\u00e9cue de la Roumanie de Ceaucescu aux crises actuelles de gouvernance. L\u2019auteure a choisi, et elle a eu raison, de ne pas livrer un ouvrage de type universitaire, mais de revendiquer son exp\u00e9rience et de parler \u00e0 la si redout\u00e9e premi\u00e8re personne, que les universitaires refoulent toujours au nom de l\u2019objectivit\u00e9 \u00ab&nbsp;scientifique&nbsp;\u00bb, qui est une escroquerie dans les sciences dites humaines. On appr\u00e9cie vraiment qu\u2019il y ait une incarnation des sujets abord\u00e9s. Ce qui n\u2019emp\u00eache pas Catherine Durandin d\u2019\u00e9crire en historienne et de sourcer toutes ses r\u00e9f\u00e9rences. Le livre allie donc la rigueur m\u00e9thodique n\u00e9cessaire et l\u2019engagement personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pas l\u2019intention de r\u00e9sumer le contenu de ce livre, qui est dense et complexe parfois. Il faut le lire, lentement, pour l\u2019assimiler. Je voudrais plut\u00f4t donner des \u00e9l\u00e9ments d\u2019analyse et de critique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteure nous montre, au cours de sa relation \u00e9crite, que sa perception du pays et des habitants a beaucoup \u00e9volu\u00e9. La jeune fille qui va \u00e0 Sina\u00efa en stage d\u2019\u00e9t\u00e9, en 1967, n\u2019est pas \u00e9quip\u00e9e pour saisir le contexte national du pays. Elle est saisie par l\u2019attrait de cette nation, par sa langue, sa culture et le d\u00e9paysement qui en d\u00e9coule. Il lui faudra bien des ann\u00e9es pour interpr\u00e9ter ce qu\u2019elle a alors v\u00e9cu. De m\u00eame, lorsqu\u2019elle retourne en Roumanie pour des recherches li\u00e9es \u00e0 sa th\u00e8se, elle est trop impliqu\u00e9e dans son travail pour bien appr\u00e9hender le r\u00e9el. Mais d\u00e9j\u00e0 elle d\u00e9couvre les failles derri\u00e8re le d\u00e9cor. Il lui faudra avoir affaire aux services secrets du pays pour comprendre la parano\u00efa roumaine&nbsp;; elle d\u00e9cide alors de ne pas revenir dans le pays. Si je me souviens bien, cela se produit tout \u00e0 fait \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970. Pourquoi cette d\u00e9cision&nbsp;? Parce qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 approch\u00e9e par des barbouzes du r\u00e9gime, dans le but de lui faire comprendre qu\u2019elle est surveill\u00e9e. Elle a donc peur pour elle et les siens. Elle d\u00e9cide de poursuivre son travail sur la Roumanie, mais depuis la France. Elle ne reviendra dans le pays qu\u2019apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime communiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019a-t-elle d\u00e9couvert qui pourrait g\u00eaner le r\u00e9gime&nbsp;? A dire vrai, rien d\u2019important. Elle a simplement, avec le temps, vu les \u00e9cailles tomber de ses yeux et compris que tout \u00e9tait tr\u00e8s compliqu\u00e9 dans ce pays. A commencer par la notion d\u2019amiti\u00e9. Ce qui est tr\u00e8s paradoxal, car il est tr\u00e8s facile de se faire des amis quand on est Fran\u00e7ais, en Roumanie. Le pays jouissait jusqu\u2019\u00e0 ces derni\u00e8res ann\u00e9es d\u2019une grosse c\u00f4te d\u2019amour, et nous \u00e9tions particuli\u00e8rement bien accueillis. Ceci \u00e9tant renforc\u00e9 par le grand nombre de locuteurs de notre langue, la maniant de fort belle mani\u00e8re.&nbsp; Mais ce que Catherine Durandin va apprendre avec le temps (et que j\u2019ai aussi appris de la m\u00eame mani\u00e8re), c\u2019est que, dans ces ann\u00e9es Ceaucescu, on ne sait jamais qui est en face de nous. Est-ce la jeune fille roumaine complice, le professeur sympathique ou la famille d\u2019accueil chaleureuse, ou bien ai-je affaire \u00e0 des agents de renseignements des services de la S\u00e9curitate, v\u00e9ritable \u00e9tat dans l\u2019Etat. Suis-je en train de parler \u00e0 c\u0153ur ouvert avec une coll\u00e8gue cultiv\u00e9e et critique ou \u00e0 un membre du Parti soucieux de ne pas avoir d\u2018ennui&nbsp;? Ces questions, qui n\u2019apparaissent que lorsque le syst\u00e8me devient compr\u00e9hensible, finissent par rendre tr\u00e8s m\u00e9fiant, voire parano\u00efaque, et installent des rapports troubles. M\u00eame apr\u00e8s la chute du communisme, les vieux r\u00e9seaux sont rest\u00e9s en place et les mentalit\u00e9s ont mis beaucoup de temps \u00e0 \u00e9voluer.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette ambigu\u00eft\u00e9 de la relation s\u2019ajoute la d\u00e9couverte des opinions parfois choquantes de ceux que l\u2019on estimait \u00eatre des amis, et donc partager des valeurs communes. C\u2019est le vieux fond d\u2019antis\u00e9mitisme, refaisant surface inopin\u00e9ment. C\u2019est le racisme brutal et revendiqu\u00e9 envers les Tziganes ou les hommes de couleur. C\u2019est la revendication pens\u00e9e comme l\u00e9gitime d\u2019une dette de l\u2019occident envers la Roumanie, au nom de sa souffrance sous le communisme et l\u2019abandon pr\u00e9sum\u00e9 des Occidentaux. Ceci pour ne prendre que quelques exemples courants. Le cadre mental communiste a perdur\u00e9 dans les t\u00eates bien apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime des Ceaucescu. L\u2019Eglise orthodoxe consid\u00e8re, de son c\u00f4t\u00e9, que les pays de l\u2019Ouest ont trahi la vraie foi chr\u00e9tienne et se vautrent dans le stupre et le lucre. Il faudra que disparaisse la g\u00e9n\u00e9ration qui a v\u00e9cu et \u00e9tudi\u00e9 sous Ceaucescu pour que la Roumanie devienne vraiment un pays lib\u00e9r\u00e9. Cela ne veut nullement dire qu\u2019elle doit tomber dans les d\u00e9fauts et travers que nous vivons en ce moment. Mais elle doit repenser sa place en Europe, sans chercher des responsables \u00e0 sa situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela fait qu\u2019il est difficile, dans les ann\u00e9es que narre C. Durandin, d\u2019avoir de vrais amis, sinc\u00e8res et non inf\u00e9od\u00e9s au r\u00e9gime. Elle raconte plusieurs de ses d\u00e9convenues, mais aussi quelques belles amiti\u00e9s durables. Cependant, il est clair que cet \u00e9tat de fait a \u00e9t\u00e9 douloureux pour elle, et que ce livre est aussi une catharsis en ce domaine.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette possible duplicit\u00e9 des rapports humains se superpose la duplicit\u00e9 politique du r\u00e9gime de N. Ceaucescu. Catherine Durandin \u00e9tablit tr\u00e8s bien, progressivement au cours de son livre, le fait que le r\u00e9gime de N. Ceaucescu \u00e9tait la continuit\u00e9 du pr\u00e9c\u00e9dent et qu\u2019il \u00e9tait tout \u00e0 fait orthodoxe en termes de marxisme. C\u2019est la forme que lui a donn\u00e9e Ceaucescu qui a pu laisser croire le contraire. Mais s\u2019est surtout le d\u00e9sir des pays occidentaux de voir dans ce dirigeant et son r\u00e9gime un opposant \u00e0 Moscou, et une possibilit\u00e9 donc d\u2019affaiblir le bloc sovi\u00e9tique. Le Conducator a su habilement man\u0153uvrer pour installer cette croyance et l\u2019entretenir par des gestes symboliques. Ensuite, les Occidentaux ne voyaient plus que ce qu\u2019ils voulaient voir. L\u2019auteure d\u00e9crit le fonctionnement r\u00e9el du pays, qui n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 la RDA, qui \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, \u00e9tait tax\u00e9e de fid\u00e8le laquais sovi\u00e9tique par les Occidentaux. L\u2019aveuglement fran\u00e7ais a donc \u00e9t\u00e9 grand. Et le r\u00e9veil fut tardif, provoqu\u00e9 seulement par la m\u00e9galomanie du couple et les frasques d\u2019Elena, et les r\u00e9v\u00e9lations de certains dissidents r\u00e9fugi\u00e9s en France. Le d\u00e9samour fut d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019illusion pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela \u00e9tablit donc le portrait d\u2019un pays qui a mani\u00e9 la duplicit\u00e9 politique et l\u2019a instill\u00e9 dans la vie quotidienne de ses habitants, \u00e0 tel point qu\u2019il \u00e9tait difficile de savoir ce qu\u2019ils pensaient r\u00e9ellement. On sent bien que l\u00e0 se trouve une blessure intime de l\u2019auteure, qui s\u2019est sentie trahie par certains de ceux qu\u2019elle croyait \u00eatre ses amis. La p\u00e9riode des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, qui cl\u00f4t rapidement le livre, montre comment les hi\u00e9rarques du r\u00e9gime et les cadres de tous niveaux se sont tr\u00e8s vite reconvertis au capitalisme et \u00e0 ce qu\u2019ils croyaient \u00eatre la d\u00e9mocratie. Comme C. Durandin, j\u2019ai crois\u00e9 d&rsquo; anciens directeurs communistes de fermes d\u2019Etat ou d\u2019usines, qui avaient rachet\u00e9 pour rien l\u2019outil de travail, parfois en ayant sabot\u00e9 eux-m\u00eames les machines, pour justifier de ce rachat d\u00e9risoire. Cela a exist\u00e9 \u00e0 tous les niveaux. J\u2019ai connu un ancien professeur de marxisme qui est devenu, apr\u00e8s la R\u00e9volution, professeur de religion&nbsp;! Un des vestiges les plus tristes de la p\u00e9riode communiste est la pr\u00e9valence de la corruption, pr\u00e9sente \u00e0 tous les \u00e9tages de la soci\u00e9t\u00e9. Je l\u2019ai vue en action lors de mes ann\u00e9es de travail humanitaire et de solidarit\u00e9. Tout t\u00e9moigne du fait qu\u2019elle est encore tr\u00e8s pr\u00e9sente, malgr\u00e9 la lutte acharn\u00e9e de certains acteurs roumains (comme la procureure Laura K\u00f6vesi)<\/p>\n\n\n\n<p>Le portrait que dresse Catherine Durandin de la Roumanie communiste est tout \u00e0 fait vrai. Elle a acquis une tr\u00e8s grande exp\u00e9rience de ce pays et son t\u00e9moignage est pr\u00e9cieux. Pour clore sur la forme, je dirais que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 surpris des grands contrastes de qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture. L\u2019essentiel est \u00e9crit dans un style serr\u00e9 et tout \u00e0 fait correct. Mais par endroits, certaines pages apparaissent comme des brouillons ou des \u00e9bauches non relues. Cela vient nuire \u00e0 la coh\u00e9sion du livre, c\u2019est bien dommage.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette restriction \u00e9tant exprim\u00e9e, je recommande la lecture de ce livre, en r\u00e9it\u00e9rant les pr\u00e9cautions initiales.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Dauriac \u2013 Les Bordes, septembre 2023.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pour plus de renseignements consulter les sites suivants&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Catherine_Durandin\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Catherine_Durandin<\/a>, pour des indications biographiques et une liste d\u2019\u0153uvres&nbsp;; <a href=\"https:\/\/data.bnf.fr\/fr\/12105197\/catherine_durandin\/\">https:\/\/data.bnf.fr\/fr\/12105197\/catherine_durandin\/<\/a> pour la bibliographie.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir, par exemple Diploweb&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.diploweb.com\/_Catherine-DURANDIN_.html\">https:\/\/www.diploweb.com\/_Catherine-DURANDIN_.html<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma Roumanie communiste Catherine Durandin, Paris, L\u2019Harmattan, 2023. 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