Génial, invivable et attachant Beethoven

1 janvier 2018 à 12:30 | Dans la musique, les livres: divers, les critiques | Laisser un commentaire

 

Sur « Ludwig van Beethoven – « L’art pour unique raison de vivre » - Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, Le bord de l’Eau, Lormont , 207, 262 pages ; 2 CDs, 77 extyraits, 2 h 40 de musique. 32 €

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Après Mozart et Bach (J.S), Michèle Lhopiteau-Dorfeuille s’est attaqué au troisième et dernier des génies incontestés de la musique classique occidentale. Sur le même principe que ses deux précédents ouvrages, elle offre au lecteur un livre accompagné de deux CD d’extraits musicaux à écouter au fur et à mesure de l’avancement de la lecture.

 

Ludwig van Beethoven a réussi un exploit unique en son genre, que ni Mozart ni J.S Bach n’ont accompli. Ce qui en fait véritablement le compositeur le plus connu au monde (pas le plus grand vendeur de disques cependant, les Beatles et Elvis Presley écrasant la compétition). Un de ses morceaux court la Terre entière. « L’hymne à la joie » a marqué l’histoire musicale et politique de la planète, surtout au XXème siècle. Michèle Lhopiteau a parfaitement saisi l’importance de ce final de la 9ème symphonie et donne à cette composition hors norme et unique en son genre à l’époque une place importante dans son livre. Ce qui en fait au sens noble du terme un ouvrage à la fois populaire et érudit. Car elle met un point d’honneur à ne pas écrire seulement pour le petit monde des musicologues et mélomanes du classique en France. Pour preuve l’étrange construction de son livre qui débute par deux boites à outils en général reléguées en notes de bas de page ou annexes terminales. Le préliminaire est un « petit lexique des formes et instruments en usage du temps de Beethoven » (lequel est bien sûr actuel pour toute la musique classique), qui définit à la fois les formes, tels le rondo ou le canon ou la nature des pièces, comme le quatuor ou le concerto. Le lecteur pourra toujours s’y reporter avec profit –l’auteur appelle entre parenthèses ce lexique chaque fois que nécessaire- et gageons qu’à la fin de ce livre, un lecteur attentif connaîtra les bases de compréhension des formes et combinaisons instrumentales majeures. Il y a donc là déjà, avant même de mettre en marche le corps du livre, œuvre pédagogique et donc populaire.  Le premier chapitre est une chronologie à entrées multiples (musique, histoire, culture générale, littérature…) qui situe Beethoven dans son temps et par rapport à ses grands prédécesseurs et contemporains. Le chapitre II est intitulé « Qui furent les destinataires des nombreuses lettres de Beethoven ? ». Nous touchons déjà là à un point de ce que je pourrais appeler la « Méthode Lhopiteau », à savoir s’appuyer sur la correspondance de ses objets d’admiration et d ‘étude. Pour le plus grand bonheur des amateurs, de nombreuses lettres de ces musiciens ont été conservées. On frissonne à l’idée que les futurs historiens ou musicologues se penchant sur les créateurs du XXIème siècle devront se coltiner des milliers de courriels, à la condition plus qu’aléatoire qu’ils aient été conservés ! En utilisant ce procédé épistolaire, Michèle Lhopiteau dresse en fait un petit répertoire des amis, relations d’affaires, mécènes et éditeurs de Ludwig van Beethoven. Mais elle démarre aussi, sans nous le dire sciemment son étude, en posant le décor d’une belle manière. J’avoue, en commençant le livre, avoir été d’abord gêné par ce procédé que je trouvais maladroit, car un peu rebutant en premier contact. Mais une fois entré dans le livre, je me suis senti bien heureux d’avoir avant eu ces informations et j’ai pu y revenir en cas d’oubli ou doute. J’avais donc tort ! A signaler aussi en ouverture une carte situant les principaux lieux beethovéniens (j’avais émis l’idée d’une carte lors de ma lecture du « Mozart » de notre auteur).

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Commence ensuite l’étude elle-même. Et là s’épanouit la « Méthode Lhopiteau », maintenant bien rôdée. Le piège, avec de tels sujets, est de verser dans la biographie anglo-saxonnes. Celle qui vise à nous décrire la vie de l’individu étudiée jour par jour, voire heure par heure, sans omettre le plus petit incident ou aléa existentiel. Cela donne des ouvrages énormes qui découragent le lecteur, même de bonne volonté, et qui ne sont lus que par des spécialistes ou des prisonniers. Ces livres se doublent en plus d’une analyse serrée des œuvres, offrant souvent deux ouvrages en un seul. Très bien pour le conférencier ou le fanatique monomaniaque,mais pas du tout populaire, le petit peuple ne pouvant et n’osant même s’approcher de ces mausolées de papier. Or le peuple représente quand même au moins 90% des sept milliards d’humains. Ca fait un sacré marché, quand même ! Michèle Lhopiteau a bien compris ce risque car elle connaît ces pavés encyclopédiques. Elle a fait le choix d’un autre chemin, car celui-ci est déjà fort encombré de gigantesques livres qui manquent juste de lecteurs. Non, son truc à elle, c’est l’approche humaine, celle de la vie quotidienne, des amitiés et des haines, à travers lesquelles elle aborde le répertoire, mais sans avoir l‘air d’y toucher et peut délivrer des analyses et commentaires pertinents mais surtout jamais pédants. La correspondance est très précieuse car elle offre des hommes (ou femmes) sans apprêt et ayant levé la garde, car ils ne se doutaient point que leurs missives seraient scrutées deux ou trois siècles plus tard avec la plus grande attention. Pour Beethoven, il faut ajouter les « Cahiers de conversation » qui servaient à ce sourd précoce à communiquer avec son entourage.

 

Sur la base de ces informations, qu’elle recoupe avec les meilleures sources (voir les références citées en fin de volume), elle livre alors des chapitres thématiques, variant les thèmes, alternant moments de vie et focus sur les œuvres ; C’est habile et écrit de manière fluide, émaillée de-ci de-là de petits traits d’humour, comme elle le fait dans ses brillantes et vivantes causeries, notamment à l’Université Populaire des Hauts de Garonne. Bref, on ne s’ennuie jamais. L’écoute des extraits permet une respiration et illustre immédiatement : pédagogie encore que l’ex-professeur de musique n’a pas oubliée et qui est le secret du partage du savoir (et non de la communication, science du vide oral).  Il n’est pas question ici de détailler tous les thèmes abordés, mais je puis vous dire, pour vous allécher que les chapitres « Beethoven et les femmes » ou « Le neveu de Beethoven » sont passionnants et vous apprendront bien plus que des centaines de pages érudites mais mortes de spécialistes. A l’issue de cette lecture, il est d’ailleurs tout à fait possible que vous ayez envie de vous lancer dans la lecture d’une des sommes sur Beethoven (le « Beethoven » de Maynard Salomon, le plus récent ou le « Ludwig van Beethoven » de Brigitte et Jean Massin, références en langue française).

 

Une des originalité de la « Méthode Lhopiteau » est de mener des études comparatives entre maîtres géniaux de la musique, surtout s’ils ne se sont pas croisés. Deux cas sont présentés, celui de Beethoven-Mozart, qui, selon toute vraisemblance, n’ont jamais eu de contact réel et profond, et Beethoven-Joseph Haydn, qui se connurent mais dans un contexte initial de maître trop occupé et d’élève peu soucieux du maître. C’est dans ce genre de démarche que je trouve notre auteur la plus convaincante, car obligée de puiser dans ses ressources propres. Les deux disques joints permettent d ‘étayer ses rapprochements musicaux, toujours pertinents et évidents quand elle nous les a expliqués.

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Enfin, revenons encore sur la cathédrale sonore de Beethoven, la « symphonie n° 9 en ré mineur opus 125 ». Michèle Lhopiteau nous livre de belles clés d’écoute, avec des extraits forts bien choisis dans cette construction titanesque. Elle ne cache pas la difficulté d’une telle œuvre pour les musiciens et l’innovation cruciale que fut l’introduction du chant dans une symphonie ( ce que Gustav Mahler et d’autres reprendront plus tard). Mais elle fait aussi un chapitre sur le mauvais usage que l’on a pu faire de ce chef d’œuvre et de la force hypnotique qui s’en dégage. De Adolf Hitler, dont c’était, hélas, un des morceaux préférés, aux dirigeants de la Rhodésie indépendante et raciste, nombreux furent les maîtres en détournement. Mais il y eut aussi la chute du mur de Berlin et ces concerts de réconciliation et le choix d’en faire l’hymne de l’Union Européenne, un de ses plus fortes et belles décisions.

 

Comme j’avais beaucoup aimé le « Mozart », qui s’est avéré apporter un éclairage nouveau et, sans doute décisif, sur les causes de la mort de Wolfgang-Amedeus, j’ai apprécié aussi le « Bach », merveilleusement illustré par les deux disques et rendant justice au génie de Bach et à ses conditions d’existence et d ‘exercice qui rendent encore plus exceptionnelle sa musique,  Ce Beethoven est tout aussi réussi. Cette fois-ci, c’est le paradoxe entre la rudesse de Beethoven et la sympathie qu’il inspira même çà ceux qu’il rudoyait qui nous le rend aimable, quand on connaît l’enfance très difficile de Ludwig et le calvaire de sa surdité, survenue à 27 ans. Le mystère restera à jamais de cet homme maltraité par la vie et qui créa des œuvres tellement empreinte d’optimisme et de beauté. Ce n’est pas le moindre mérite de ce livre que de nous avoir introduit dans ce mystère.

 

Jean-Michel Dauriac

Président-fondateur de l’Université Populaire des Hauts de Garonne (Lormont)

 

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Le goût fameux de l’authenticité: Un autre Pays t’attend de Jean Agogué

13 février 2016 à 11:49 | Dans la musique, les critiques | 1 commentaire

Il y a plusieurs manières pour un disque d’être bon. On peut le réécouter sans cesse car il nous flatte l’oreille. Il peut nous rappeler des moments de notre vie ou nous parler personnellement. La qualité de la musique ou des arrangements s’impose à nous de manière incontestable. Ce sont parfois les paroles des chansons qui sont bien troussées qui emportent notre adhésion. Peut-être a-t-on vu l’artiste sur scène et le disque nous rappelle-t-il alors un concert exceptionnel… Bref, les raisons sont multiples et je suis sans doute loin de les avoir toutes énumérées. Nos disques préférés ont tous de bonnes raisons de l’être.

 

 

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Le disque de Jean Agogué est un bon disque. Je l’ai su dès la première audition. Comme une évidence, il était clair qu’il allait trouver place dans mon panthéon personnel aux côtés de mes groupes de gospel préférés : Pâturages, Image, Les Témoins, Les Reflets, Pierre Lachat, John Featherstone… et tant d’autres. Je pourrais m’en tenir à l’argument d ‘autorité : ce disque est bon parce qu’il est bon, croyez-moi, je m’y connais un peu ! Je pourrais aussi dire qu’il est bon parce qu’il a pleins de qualités citées plus haut. Mais j’ai envie d’être sympa avec toi, ami lecteur ; je vais même te dire pourquoi il est si bon.

 

Si je dois commencer par la plus belle qualité de ce disque, je suis bien embêté, mais je vais être obligé de choisir. Je chois alors l’authenticité, qui est la pierre de touche de toute œuvre de création. Une œuvre ne peut nous toucher que si elle porte une part de vérité. Vérité de celui qui la crée autant que vérité de ce qu’il fait, dit, compose, chante… Je connais Jean depuis plus  de cinquante ans et ce disque lui ressemble totalement. Il est franc, comme lui ; Toute ce qui est dit ici est expérimenté, vécu. Quand Jean te dit que la vérité est en Jésus-Christ, il ne fait pas un sermon ou de la publicité : il te parle de ce qui a changé sa vie à jamais. Son disque ne peut pas parler d’autre chose. Il ne peut pas en parler autrement. Dès sa jeunesse, il a eu ce désir de témoigner par la chanson et n’a jamais cessé de le faire, restant un amateur persévérant. C’est d’ailleurs chez les amateurs que l’on a le plus de chance de trouver l’authenticité ; le métier aurait tendance à rendre habile et à transformer les gens.

 

Car une autre des qualités de ce disque est la fidélité. Comment un disque peut-il être fidèle ? Par le style musical. Dès le début, Jean fut folk. Et folk il demeure. Insensible aux modes et sans reniement, il continue à vénérer la guitare acoustique à cordes métal, la bonne Dreadnought des familles. Ce disque oscille entre des blues et la pure veine folk ou country. C’est une musique simple, qui ne prétend pas être plus que ce qu’elle est, une succession d’accords peu nombreux et très codifiés. Cette fidélité stylistique couplée avec l’authenticité donne un disque assez jubilatoire et très accessible.

 

Mais il ne faudrait pas limiter les qualités à ces traits quasi-moraux. C’est bien un disque de musicien et de chanteur ; un disque avec de vrais morceaux de vrais musiciens dedans. Jean a composé l’essentiel des musiques et pas mal de textes, secondé par son complice Thierry Bulant. Ce n’est ni niais, ni prétentieux, ni prêchi-prêcha. Ce sont des champs qui interpellent l’auditeur, qui lui parlent de sa vie, de ses questions, de sa quête – car tout le monde en a une – avec des mots d’aujourd’hui. Des chants de confiance en Dieu aussi. Qui ne peuvent qu’aider celui qui est ballotté par une vie difficile, car cette confiance lui est offerte ; elle est là, accessible immédiatement par un pas en avant qui se nomme la foi. Dans cette veine, citons « La main de l’Eternel » ou « Au plus noir de mes nuits ». Jean interpelle son semblable en recherche : « Chercheur d’éternité » ou « Même si » sont le reflet de nos attitudes et de nos errements. Quelques textes d’inspiration strictement biblique sont également inclus. Une belle version du si beau Psaume 23, « L’Eternel est mon berger ». Ou cette adaptation du poème de l’Ecclésiaste sur le temps, sobrement titré « Il y a un temps pour tout ».

 

Tout cela est mis en musique avec un groupe compact qui fonctionne bien. Une formation très seventies : un batteur (Rémi Maisonneuve), un bassiste (Christian Peyron), un pianiste-claviériste (Daniel Grail) et un guitariste électrique (Michaël Lubin), Jean assurant la guitare rythmique électro-acoustique. Les voix sont particulièrement bien posées, dans la tradition également des grands groupes de la pop music des années soixante-soixante-dix (Sophie Waysenson et Rémi Maisonneuve aux chœurs). C’est sobre, mais arrangé avec goût. Le tout est porté par une belle qualité de prise de son et un mixage fait par un ingénieur du son qui n’est pas sourd, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui. Les voix sont bien en avant et il n’y a pas besoin de tendre l’oreille pour deviner les paroles.

 

Tout cela réuni donne un disque de 12 chansons à la fois très cohérentes et différentes. Jean se paie même le luxe de faire chanter ses petits-enfants sur un morceau taillé sur mesure. Voici un beau disque qui procure la paix intérieure, loin du tumulte vain de notre société de superficialité. Un beau cadeau à faire autour de vous. Mais un conseil : n’offre pas le tien, il te manquerait très vite.

 

Jean-Michel Dauriac

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Dévoilement intelligent d’un monstre sacré de la musique

17 janvier 2015 à 1:20 | Dans la musique | Laisser un commentaire


 

Bach – Un sacré tempérament

Michèle Lhopiteau-Dorfeuille – LE BORD DE L’EAU éditions – 2014 – 246 pages

 

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Ce livre est d’abord un bel objet : Une couverture robuste et classieuse, un mise en page soignée et un cahier de reproduction documentaire au milieu, et surtout, bine protégés dans la couverture avant et arrière, deux Cd de musique illustrant le propos de l’auteur.

L’idée de l’ouvrage est en effet de proposer au fil de a lecture les illustrations sonores importantes. Ceci semble une évidence pour des ouvrages de musicologie, mais, en fait bien peu proposent des extraits étayant le dire des auteurs. Un bon point donc pour cet ouvrage.

S’installer confortablement dans un fauteuil, sa télécommande à proximité pour envoyer les plages au fur et à mesure de l’avancement de la lecture. E c’est parti !

Michèle Lhopiteau a évité le piège tendu par un tel monstre sacré que J.S Bach – comme elle avait su si bien le faire pour son « Mozart » !- : la biographie érudite et pointilliste de l’hyper-spécialiste exigeant. Ce qui donne en général des pavés avoisinant le millier de pages, certes complets, mais assez rebutant pour le public ordinaire. Elle pris le même principe qui lui avait réussi avec Mozart, à savoir des angles thématiques divers qui en prétendent nullement à l’exhaustivité, mais tiennent le lecteur moyen en haleine sans cesse. Ni trop brefs, ni trop longs.. Les thèmes incontournables sont là, ceux qui l’auraient discréditée si elles ne les avaient pas abordés : la famille Bach, le contexte luthérien et la foi de Bach, le métier de cantor et la condition sociale difficile du musicien à cette époque baroque… On y trouve la base essentielle d’une bonne culture d’honnête homme du temps présent.  Mais la grande force de ce livre est d’oser des chapitres improbables.

 

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Ainsi du chapitre Bach et Mozart. Plutôt gonflé de traiter de deux génies qui n’ont pas du tout de contemporanéité   et que l’on oppose souvent dans les chapelles étroites du classicisme. Elle ne sombre pas dans les rapprochements artificiels, mais ouvre des pistes intéressantes à fouiller sur ce thème. Idem pou le chapitre plus attendu sur Haendel et Bach. Parfois cette audace rate son coup. J’ai très peu goûté le chapitre-catalogue final sur l’éta des lieux des ensembles baroques aujourd’hui. C’est vite fastidieux et j’avoue l’avoir seulement parcouru au bout de quelques pages (en plus il est long, ce chapitre !). De mon point de vue, c’est vraiment dommage de finir ainsi, cela gâche en partie la grande valeur de ce qui précède. Outre le fait que je ne comprend pas le sens d’un tel chapitre (sauf à croire qu’il s’agit d’un renvoi d’ascenseur pour certains interprètes qui ont accordé des plages aux deux CD), il n’y avait aucun problème à déporter cela en annexe, avec le très bon indes, la liste des titres musicaux et la table des matières. Peut-on le suggérer à l’auteur et l’éditeur pour une prochaine édition. Je crains en effet qu’un lecteur curieux et cultivé non-spécialiste du baroque réagisse comme moi.

 

Un point très positif est la qualité de l’informations sur le cadre historique et religieux. L’auteur s’est documenté à de bonnes sources sur les courants du protestantisme et le rapport à la musique. Un lecteur protestant n’y trouvera rien à redire, ce qui n’est pas toujours le cas des écrits sur Bach.

 

Il faut revenir sur la qualité de la bande son et l’intelligence de sa sélection. Ceci est vraiment une des grandes qualités pédagogiques du livre (comme les conférences de l’auteur). Ces deux CD, pourront devenir des compagnons de route en voiture, comme ceux du livre précédent sur Mozart.

Enfin, saluons le beau titre, à double sens et dont je vous laisse découvrir le sens précis d’une des significations, celle de musicologie, que j’ai apprise aussi (un jazzman comme moi ne sait pas tout du lexique baroque !)

 

Je recommande donc vivement la lecture de cet ouvrage, surtout à ceux qui aiment Bach sans le connaître bien : ils en seront conquis.

 

Jean-Michel Dauriac

Président de l’Université Populaire des Hauts de Garonne

Doctorant en théologie protestante et jazzman amateur

(données utiles pour comprendre cette critique et non culte du pedigree)

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