Qu’est-ce qui ne va pas , Docteur ? Les dysfonctionnements de notre société

7 décembre 2018 à 11:15 | Dans Non classé |

 

 

Introduction

 

Si on prend la peine de mettre côte à côte les bavure, ratés, dysfonctionnements et inepties de notre société, un tableau étrange se dessine.

Un grand pays, moderne, peuplé par une population éduquée et formée, avec un haut degré de technique, connaît des problèmes multiples, certains logiques – nul n’est parfait -, d’autres plus inquiétants, compte tenu du haut degré technique et de la qualification des personnels. Il ne s’agit pas ici de tout peindre en noir et de ne voir que les erreurs, mais de réfléchir à ce que cela nous dit sur notre société et notre mode de vie. Que pouvons-nous faire en tant que citoyen chrétien ?

La démarche sera classique, en trois temps :

  1. Les ratés : petit choix et exemples
  2. Pourquoi ces ratés ?
  3. Y-a-t-il une réponse chrétienne ?

 

I / Petit florilège des dysfonctionnements

 

Nous irons des plus graves aux plus drolatiques.

 

A / Dans le domaine de la santé

 

  • La situation générale des hôpitaux en France, suite à une politique comptable et libérale-concurrentielle est très mauvaise : effectifs insuffisants, personnels épuisés (burn-out) ; locaux saturés, fermetures de petites unités ou d’hôpitaux locaux…

Les services d’urgence  sont dans une situation critique, notamment quand viennent hiver et été. Des nuits sur des brancards pour des patients en attente, des décès faute de prise en charge rapide, tensions et violences envers les personnels d’accueil…

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Exemples :

A Reims, une femme de 60 ans est morte aux urgences d’un arrêt cardiaque alors qu’elle n’est pas encore prise en charge depuis un long moment.

A Rennes, une femme de 73 ans meurt alors que le plateau d’urgences accueille 100 personnes et qu’il y a 27 personnes à l’accueil.

(lecture d’extrait de l’article de Sud-Ouest)

 

  • Le scandale des médicaments.

Après le Médiator, une nouvelle alerte sur les médicaments et leur gestion, avec l’affaire du Lévothyrox, médicament pris par 2,3 millions de personnes ayant des problèmes chroniques avec leur thyroïde.

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Sans se prononcer sur le fond (les symptômes ressentis par les patients), il faut prendre la mesure de l’immense cafouillage national qui a suivi le remplacement de ce médicament par une nouvelle formule, dans laquelle on a changé l’excipient du comprimé. Selon les informations disponibles, il y eu une grave défaillance d’information des patients. Des procès sont en cours et le laboratoire Merck s’est engagé à fournir l’ancienne formule durant l’année 2019 pour les patients qui en ont besoin. Mais pas question de revenir à l’ancienne formule au lactose. Nous verrons pourquoi plus loin.

Il faut aussi signaler les ruptures d’approvisionnement de médicaments de plus en plus fréquentes et des patients gravement atteints qui ne peuvent plus suivre leur traitement régulièrement (maladies chroniques, cancers…). Là aussi nous évoquerons les raisons profondes.

 

  • Le cas dramatique du SAMU de Strasbourg.

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             En décembre 2017, Une jeune femme de 22 ans, Naomi Musenga, habitante de l’agglomération strasbourgeoise appelle le SAMU de Strasbourg depuis chez elle où elle se trouve seule. Il est 11 h du matin. Elle a de violentes douleurs au ventre et saigne abondamment. Son appel, où elle répète « Je vais mourir », n’est pas pris en compte et après l’avoir calmée, on l’incite à appeler SOS médecin et on lui raccroche au nez. Elle ne parvient pas à appeler SOS médecin, se trompant de numéro à cause de son état ; elle finit par appeler une proche qui vient chez elle et les appelle aussitôt devant l’état de Naomi. Le médecin de SOS médecin appelle aussitôt le SAMU qui arrive vers 15 h. Elle est embarquée dans l’ambulance ; elle tombe dans le coma dans le transport. Elle décède à 17 h 30. L’autopsie n’aura lieu que 5 jours plus tard et la décomposition des tissus ne permettra pas un bilan approfondi à part la notion d’hémorragie. Naomi était mère d’une petite fille.

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L’affaire n’éclate qu’en mai 2018 par la publication d’un article de la presse alsacienne. Le directeur du CHU n’a connaissance de ce cas que par cet article. Il décide alors de se renseigner et découvre l’affaire ; il reçoit la famille dans la foulée et lance les investigation. Les parents ont déposé une plainte, l’affaire est en cours.

Le SAMU a gravement dysfonctionné : l’auxiliaire de régulation (qui n’est pas médecin) n’a pas compris la situation et agi avec légèreté (on parle de plaisanteries entendues au téléphone par Naomi avec les autres membres du personnel). La personne a été mise hors circuit en attendant les conclusions judiciaires.

 

  • Rappelons, pour clore sur ce chapitre, les cas répétés de gens opérés par erreur car inversion de dossiers médicaux ou manque de concentration des personnels, sans oublier les actes chirurgicaux inutiles (Prothèses, ablations…).

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Le domaine de la santé est donc très riche en erreurs de tous genres, très graves car mettant l’intégrité des personnes, voir leur vie en jeu. Sans évoquer les maladies nosocomiales.

 

B / Les dysfonctionnements sociaux et politiques

 

  • L’exemple des impôts : la France est le pays qui a le plus fort taux de prélèvements obligatoires dans son PIB.. Voyons quelques cas récents.

Le gouvernement actuel d’Edouard Philippe a eu comme première décision fiscale de supprimer l’ISF (impôt sur la fortune), pour le remplacer par un impôt sur l’immobilier. Ce cadeau à ceux qui sont les plus riches était des plus urgents ! On sait qu’ils s’arrangeaient très bien pour contourner l’ISF : Le Canard  Enchaîné a publié l’ISF payé par les plus grandes fortunes de France, beaucoup n’en payaient pas du tout !

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En parallèle, le gouvernement, au nom de l’écologie et de la transition énergétique, concept mou que personne ne peut sérieusement définir, augmente la taxe carbone sur les carburants et surtout sur le Diesel, le méchant carburant polluant que l’Etat a encouragé pendant des décennies. Mais pas un centime sur le kérosène ou sur les carburants des transports maritimes. Les punis de l’écologie sont donc les automobilistes banlieusards ou ruraux, c’est incontestable.

Or, mathématiquement, la perte due à la suppression de l’ISF correspond exactement au montant de l’augmentation des taxes sur le carburant. Cherchez l’erreur !

  • La taxe d’habitation, impôt injuste et redondant avec la taxe foncière pour les propriétaires doit être diminuée de 30% cette année, mais dans le même temps plus de 6 000 maires l’augmentent massivement pour compenser leurs pertes de dotations. La mesure est donc annulée en grande partie pour de nombreux contribuables modestes.
  • La fameuse transition énergétique est proclamée urbi et orbi, mais on supprime les crédits d’impôts pour toute une série de rénovations.

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  • Le gaspillage alimentaire : de nombreux français ne font pas trois repas par jour , mais on jette et gaspille la nourriture de manière scandaleuse.
  • Les salaires de PDG augmentent annuellement de montant à deux chiffres, les dividendes n’ont jamais été aussi importants pour les actionnaires, mais les retraites sont limitées à un 0,3% d’augmentation après avoir été gelées des années ; les salaires de la fonction publiques sont également gelés depuis des années. Alors comment ne pas se réjouir quand le PDG de Renault Nissan est pris pour  avoir fraudé sur la déclaration de ses 45 000€ quotidiens !

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  • Le mépris incroyable des dirigeants pour le peuple et surtout pour les ruraux (« qui fument des clopes et roulent au Diesel » selon la belle formule de Benjamin Griveaux, pépite de la Macronie), totalement ignorés et inconnus des légions du nouveau pouvoir, urbain et de classes aisées. Il se produit exactement l’inverse de ce que le président Macron a mis en avant pour être élu.

 

Les dysfonctionnements évoqués ci-dessus sont en fait des actes volontaires qui traduisent une idéologie et une conception de la société et l’homme.

 

C / Les dysfonctionnements techniques

 

  • Les ratés du nouveau système de délivrance des cartes grises : la nouvelle procédure ne parvient pas à respecter les délais de délivrance, ce qui met en péril toute une catégorie d’automobilistes et empêche par exemple d’aller à l’étranger avec une voiture non immatriculée définitivement.

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  • Les radars fous qui arrivent à verbaliser des tracteurs à 160 km/h ou en plein Paris alors qu’ils sont au fin fond de la campagne creusoise.
  • L’administration qui réclame des arriérés de quelques centimes à des citoyens (alors que le traitement a coûté beaucoup plus cher que cela) ou procède à des versements du même type.
  • Les propriétaires qui ne peuvent plus rentrer habiter chez eux parce que des squatters qui s’y sont installés sont protégés par la loi.

 

On pourrait dresser un inventaire à la Prévert de toutes ces stupidités qui pourrissent la vie des citoyens.

 

* * * * *

 

II / Pourquoi ces dysfonctionnement ?

 

Il faut aller au-delà des constats et chercher les raisons profondes de ces bavures diverses. On peut ramener à quelques grandes causes les ratés évoqués ci-dessus.

 

A / Les défaillances techniques : elles sont de toutes sortes. Une machine reste un machine et peut donc tomber en panne ou bugger, vue la place tenue par l’informatique. Notre dépendance est immense et rend nos sociétés très fragiles, voire dangereuses. Et on parle d’aller toujours plus loin, avec les voitures autonomes, les robots chirurgiens et autres joyeusetés du même acabit.

Jacques Ellul ou le philosophe Heidegger avaient signalé haut et fort les risque qu’il y avait à se soumettre à la technique sans discernement. Il n’ont pas été entendu et compris. Il est triste de constater que nous ne tirons aucune leçon des ratés, mais que nous apportons des solutions techniques à ces ratés techniques, augmentant ainsi notre dépendance : à quand la suppression de la monnaie, invention pluri-millénaire qui a permis les échanges de tous types.

 

B / L’appât du gain est le moteur du monde capitaliste contemporain, c’est le seul critère de réussite reconnu et recherché, l’étalon qui pèse les hommes. Nos enfants et nos jeunes gens sont éduqués dans ce culte de la performance et de la compétition : malheur au faible et au perdant…

La notion de rentabilité prime tout autre raison, y compris dans les secteurs où ceci est criminel comme la santé. Le Lévothyrox a changé de formule pour s’adapter au marché chinois, où l’intolérance au lactose est massive ; les pénuries de médicaments chez nous sont dues à des envois massifs sur les marchés où ces produits sont plus profitables, les hôpitaux sont sous la loi de la tarification des actes effectués ; les urgences sont surchargées car il ya des gens de plus en plus nombreux sans mutuelle et des déserts médicaux  où les médecins en veulent pas s’installer, entre autres pour des raisons bassement financières.

La recherche du profit maximal amène à enfreindre les règles morales, éthiques, sanitaires et sécuritaires : chaque jour nous en apporte des exemples. Le cas des centrales nucléaires françaises est emblématique de ce risque : EDF veut les prolonger au-delà de ce qui était la limite initiale, pour des raisons de gains. Qu’il y ait des risques colossaux avec le vieillissement ne les inquiète nullement ; ce sont des dégât collatéraux, comme on dit.

 

C / Les erreurs humaines font également partie des causes. L’humain est faillible. Certaines erreurs peuvent avoir des conséquences mortelles, comme pour Naomi Musenga ou les patientes de Reims et Rennes citées plus haut. De nombreux accidents de toute nature sont imputables à des fautes d’acteurs humains (déraillements de trains, crashes aériens…). Ceci a toujours existé mais est aujourd’hui décuplé dans ses conséquences par la technique. Ce qui est vraiment nouveau aujourd’hui, c’est la pression qui pèse sur le travailleur et le pousse à la faute. Cette pression est due à la recherche du profit maximal et l’homme n’est plus qu’un facteur de production parmi d’autres.

 

D / Un autre facteur est la profonde ignorance de l’autre, du facteur humain. On peut parler de déshumanisation dans de nombreux secteurs : voyez les conditions de travail dans les EPHAD.

La plate-forme d’accueil téléphoniques ou les centres d’appel sont la négation de l’humanité de l’homme et des rapports personnels ; tapez 1, tapez 2…

La dictature des codes, chiffres, mots de passe et identifiants est terrifiante. Et nous sommes tous à la fois complices et victimes.

 

Quoi d’étonnant alors que certains poussent le délire jusqu’à vouloir une société de robots ou d‘individus augmentés, de manipulations scientifiques en tout genre. Ce n’est que l’aboutissement absurde de cette société inhumaine.

 

Les chrétiens ont-ils quelque chose à faire et à dire ?

 

* * * * *

 

III / Et les chrétiens dans tout ça ?

 

Le chrétien est-il interpellé par tout cela ? Peut-il être indifférent ? A-t-il le droit de se comporter selon cet esprit du temps ? Ou bien, ne peut-il pas faire autrement que de poser sa radicale différence ? Le compromis est-il souhaitable ?

 

Nous n’avons pas le choix : L’Evangile prêché par Jésus pose des principes clairs que nous ne pouvons pas récuser si nous nous affirmons chrétiens. Dans le cas où nous refusons ces principes, nous trahissons le Christ.

 

Quels sont ces principes ?

 

  • Nous sommes nécessairement du côté du « plus petit de nos frères », des faibles et des pauvres. Relisons les propos de Jésus dans le chapitre 25 de Matthieu :

 

« 31 ¶  Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur son trône de gloire.

32  Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs,

33  et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34  Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35  Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez recueilli ;

36  nu et vous m’avez vêtu, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus vers moi.

37  Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ?

38  Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ; ou nu, et t’avons-nous vêtu ?

39  Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ?

40  Et le roi leur répondra : En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

41  Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges.

42  Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire.

43  J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44  Alors ils répondront eux aussi : Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim ou soif, étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas rendu service ?

45  Alors il leur répondra : En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous n’avez pas fait cela à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.

46       Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle »

 

  • Le chrétien vit le partage, l’entraide, la charité , au sens évangélique de l’amour, comme une mise en pratique logique de sa foi. Relire les paraboles de Jésus sur les riches. Elles sont sans ambiguïtés et toujours actuelles ; ce n’est pas une option, mais une obligation. Luc 12 : 13-21.

 

« 13 ¶  Quelqu’un de la foule dit à Jésus : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

14  Il répondit à cet homme : Qui m’a établi sur vous pour être juge ou faire des partages ?

15  Puis il leur dit : Gardez-vous attentivement de toute cupidité ; car même dans l’abondance, la vie d’un homme ne dépend pas de ce qu’il possède.

16  Et il leur dit une parabole : La terre d’un homme riche avait beaucoup rapporté.

17  Il raisonnait en lui-même et disait : Que ferai-je ? car je n’ai pas de place pour amasser mes récoltes.

18  Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai tout mon blé et mes biens,

19  et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.

20  Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, à qui cela sera-t-il ?

21       Il en est ainsi de celui qui accumule des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. »

 

Marc 10 : 17-25

 

« 17 ¶  Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut et, se jetant à genoux devant lui, il lui demanda : Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?

18  Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul.

19  Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d’adultère ; ne commets pas de vol ; ne dis pas de faux témoignage ; ne fais de tort à personne ; honore ton père et ta mère.

20  Il lui répondit : Maître, j’ai gardé tout cela dès ma jeunesse.

21  Jésus l’ayant regardé l’aima ; puis il lui dit : Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi.

22  Mais lui s’assombrit à ces paroles et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

23  Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : Qu’il est difficile à ceux qui ont des biens d’entrer dans le royaume de Dieu !

24  Les disciples étaient stupéfaits par ses paroles. Et Jésus reprit et leur dit : Mes enfants, qu’il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.

25  Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

 

  • Pour nos frères humains, nous devons avoir de l’amour avant tout. Nous n’avons pas à dominer, à exploiter, à juger, à rejeter, à punir autrui mais à l’aimer, le pardonner, le relever… Ce n’est pas du tout facile mais c’est la voie du Christ.
  • La haine est un  sentiment que nous devons haïr. Ne nous laissons pas entraîner vers le rejet de l’autre, par le nationalisme, le racisme ou la politique. Le sermon sur la montagne est sans compromis. Un chrétien qui hait est ennemi du Christ.
  • Rien n’a d’importance que l’humain. Il faut apporter des solutions humaines aux problèmes humains  et des réponses spirituelles aux questions spirituelles. Nous devons agir avec le discernement, fruit de l’Esprit saint, pour savoir quelle est la vraie nature des problèmes que rencontrent nos contemporains, pour ne pas nous tromper de solutions.

 

Ces principes ne sont pas de la morale chrétienne, ils sont l’expression d’une vie fondée sur Christ. La morale est stérile, Jésus l’a dénoncée. La vie est féconde, c’est ce qu’il a prêché. Ces principes pourraient solutionner tous les ratés évoqués plus haut. Il nous faut en être pleinement convaincus, y compris contre l’avis de l’immense majorité.

 

«  Ce n’est pas parce qu’il sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison » disait Coluche ; et il n’avait pas tort !

 

 

Jean-Michel Dauriac – Novembre 2018

 

Le texte complet de cette réflexion en format word:

 

dysfonctionnements-de-notre-societe-culte-dactualite-2-decembre-2018.doc

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