Présence de l’église et des chrétiens au monde

8 octobre 2007 à 9:50 | Dans Bible et vie | Laisser un commentaire


Le salut par grâce que nous commémorons activement dans le Repas du Seigneur (la Cène) nous rappelle que nous sommes membres de la famille de Dieu, du corps de Christ au double sens du terme. Mais ce salut par grâce nous donne aussi une responsabilité plus grande. Nous avons une double mission/ministère.

·        Célébrer Dieu par Jésus-Christ dans l’Esprit Saint (fonction d’adoration, de louange du culte chrétien).

·        Représenter Dieu par l’Esprit Saint en diffusant la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, l’Évangile.

On  ne peut séparer une mission de l’autre : l’une est l’avers de la médaille, l’autre le revers.

 

 

Le cadre général

 

 

Lecture de lecture de l’Évangile de Jean, chapitre 17, versets 11 à 23

 

11 ¶ Je ne suis plus dans le monde; eux sont dans le monde, et moi je vais à toi. Père saint, garde-les en ton nom, (ce nom) que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. 

12  Lorsque j’étais avec eux, je gardais en ton nom ceux que tu m’as donnés.  Je les ai préservés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture soit accomplie. 

13  Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. 

14  Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. 

15  Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. 

16  Ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. 

17 ¶ Sanctifie-les par la vérité: ta parole est la vérité. 

18  Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. 

19  Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité. 

20 ¶ Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, 

21  afin que tous soient un; comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi,  qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. 

22  Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un 

23  moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés, comme tu m’as aimé. 

 

Arrêt sur le verset 11 : « ils sont dans le monde »

ici le mot « monde » traduit le mot grec « Kosmos » qui a dans les Évangiles deux sens distincts entraînant souvent des confusions dans la communication chrétienne.

1.      Dans ce passage le sens est celui de « monde organisé par les hommes, au travers des sociétés, familles, clans ou tribus. »

2.      L’autre sens est péjoratif et désigne le « monde rebelle à l’ordre de Dieu, celui qui est sous la domination de Satan ».

Ici, Jésus emploie le mot monde sans lui donner son caractère péjoratif. Les disciples sont membres de leur peuple, de la société de leur temps et appartiennent tous à une famille ou une tribu, si l’on parle des juifs.

 

pour lire l’intégralité  de cet article, alleez sur mon site Bibliathèque.

 

 


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Le dernier attrape-gogos de Sarkozy : le « Grenelle de l’environnement » !

4 octobre 2007 à 9:46 | Dans dans l'actualité, coups de gueule | Laisser un commentaire


Alors que la casse réelle des derniers éléments de l’État-Solidaire gaulliste est commencée à marche forcée, la « com » du Président continue à déployer ses écrans de fumée pour populo anesthésié. Étonnant comme rien ne bouge. Comme si l’ensemble de la classe politique et une bonne partie de l’opinion publique avait été lobotomisée. Le président s’agite, en bon hyperactif et mégalomaniaque pathologique, occupe les médias qui sont pour la plupart à sa botte, comme subjugués par l’énergie suspecte du parvenu à son but. On imagine aisément jusqu’où ils auraient pu aller avec le vrai Napoléon en face d’eux. Bref, nous vivons une drôle d’époque. Une sorte d’enterrement consensuel de la démocratie, alors que les gouvernements s’en gargarisent.

Notre bon président à une méthode sûre : faire diversion, allumer des feux pour occuper l’opinion, pendant que les affaires sérieuses et tragiques sont réglées en cachette et apparaissent seulement au grand jour quand les textes sont passés. Voici la conception de la démocratie de Nicolas Sarkozy.

Le dernier de ces amuse-nigauds s’appelle le « Grenelle de l’environnement ». Il était destiné à divertir l’opinion pendant au moins quatre mois. Au départ, l’animateur avait été choisi avec une classe particulière. Un  ancien premier ministre converti à l’écologie lors du « chemin de Québec ». Las, l’homme qui n’a jamais eu beaucoup de talent pour attirer la sympathie, a réussi à se faire battre aux élections législatives dans sa bonne (ex-) ville de Bordeaux. Exit Alain « la classe ». Bonjour au clown de remplacement : Jean-Louis Borloo. Armé de non-convictions écologiques, l’homme qui a conseillé Bernard Tapie orchestre maintenant le show : il consulte, organise des groupes de travail et doit faire croire qu’il va se passer une véritable révolution au mois d’octobre dans le domaine de l’écologie.

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Bon, il y a quelques bavures gênantes, comme cette virée médiatique au Groenland avec le long-courrier bourré de “people” et de scientifiques pour constater que la glace  fond plus vite que prévu ! Mais comme il est un « bon client », cela passe presque inaperçu. Le talent clownesque de Borloo (il n’a même pas besoin de se grimer, il a le masque de l’Auguste naturellement) occupe télé, radio et presse écrite.

Mais lorsque nous prenons la peine de vraiment regarder ce qui ressort des propositions et diverses déclarations, il est évident que tout relève du pétard mouillé. Et il ne peut absolument pas en être autrement, quel que soit l’animateur-Auguste retenu pour cette superproduction.

Les articles un peu sérieux font état de divergences irréductibles entre les écologistes divers et les partenaires représentant les activités de la société. Les crétins verts se réjouissent de ce qu’il leur semble que le diagnostic est partagé et la prise de conscience en marche ! Baudruches sans cervelles : je n’aurais moi-même aucune peine à faire reconnaître  à un patron qu’il y a beaucoup de pauvres ou de chômeurs ou à un fasciste du F. N. qu’il y a beaucoup d’étrangers en France ! Mais après, bernique !

Le « Grenelle » a déjà un nom stupide : cette référence à une pseudo-négociation soixante-huitarde est contraire à tout ce que Sarkozy pense de cette période. Peu lui importe. Le symbole seul compte. Alors bande de ratatinés de la critique, esprits simples (et non simples d’esprit), laissez-moi vous rappeler que tous les historiens sont d’accord sur un fait concernant les « accords de Grenelle » de 1968 : leur bénéfice réel a été gommé en quelques années pour les travailleurs, qui ont perdu aussi vite ce qu’ils avaient cru gagner que leur leaders syndicaux avaient été prompts à les trahir dans la grève générale. « Grenelle » est, de fait, un non-événement historique. Et de ce point de vue-là, bien sûr sans le savoir, Sarkozy a fort bien choisi son vocable ! Le « Grenelle de l’environnement » est d’ores et déjà un non-événement. Circulez, y a rien à espérer ! Comme les « Sommets de la Terre », « de Kyoto » de « Johannesburg » les « la maison brûle et les gens regardent ailleurs » de l’inénarrable Chirac. Cocktails, canapés, réunions et pour accoucher, in fine, d’une souris.

Maintenant, lecteur, je vais te dire pourquoi il ne peut rien sortir de cette réunion, sauf de nouvelles charges pour le peuple de France :

les acteurs du capitalisme français ont des intérêts vitaux consubstantiellement contraires à une démarche de raison envers la planète.

            On ne peut envisager de vrais changements que s’il y a remise en cause de tout ce qui sous-tend ce gâchis suicidaire. Cela s’appelle la triade « libéralisme économique-capitalisme-antagonisme de classes ». Désolé pour les mots qui fleurent bon les années politiques ! Le constat a été fait par des esprits supérieurs totalement ignorés il y a plus de 30 ans (Castoriadis, Ellul, Dumont, Charbonneau…).

Je le redis, la seule chose qui va sortir du « Grenelle de l’environnement » sera un accroissement de charges pour la masse populaire, au nom de « l’urgence de la situation » et des « nécessaires sacrifices communs » pour la survie « des générations futures ». Cela fait des millénaires que ce sont les mêmes qui font les sacrifices et les mêmes qui les leur imposent. Il suffit de bien connaître l’histoire du monde.

Seule une remise en cause extrêmement douloureuse de notre système économique, de la croissance-religion, de notre mode de vie absurde à maints égards, de nos rapports aux pays pauvres du monde… peut amorcer une vraie « révolution » qui remette l’homme à sa place. Or, toute la force conjuguée des médias, des politiques, du système éducatif et de la culture dominante vise au contraire à dépolitiser le peuple. La nullité du choix de mai 2007 est une forme de consécration. Ségolène ou Nicolas. Version maternelle contre version bonapartiste du même accord au système mondial. Où est le choix ?

Ce sont nos vies propres qui doivent changer en profondeur et pas « la société », qui est un bel alibi. Nous sommes destinés à vivre ensemble, mais pas en individus égoïstes juxtaposés. Ce que Sarkozy propose est le culte des intérêts particuliers, et d’abord le sien propre. Par cascade, tout le monde agit de la même manière. L’important, c’est moi ! Ce qui est vital est mon « développement personnel », mon « épanouissement ». Déconfiture sociétale, détricotage des rapports interpersonnels, juridicisation des conflits, repli sur la famille la plus racornie qui soit. Voilà notre société.

Et Sarkozy, pendant que le « Grenelle » amuse les gogos, démantèle à tour de bras la santé, l’éducation, le travail. Ce qui doit être examiné, ce sont les faits réels, pas les discours. Ce type est dangereux et ses spadassins itou. Ce système politique français et européen nuit dangereusement à la santé physique et morale des peuples.

Mais je dois avoir l’esprit mal tourné. Quand tu auras travaillé plus, plus longtemps pour mourir plus tôt de ton cancer sociétal, il sera trop tard.

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